dimanche 21 janvier 2018

Bienheureux GAUTHIER de BRUGES, évêque


Gauthier de Bruges (Bienheureux) (# 1220- 1307)

Frère mineur, maître en théologie, provincial de Paris, évêque de Poitiers, appelé aussi Gauthier de Zande, ou Gauthier de Poitiers.

SA VIE 


Gauthier est né à Zande, près de Dixmude, en Belgique, vers 1220. Il entra jeune encore chez les Frères mineurs de Bruges d’où il fut envoyé au Studium general de Paris. Il y devint Maître régent entre 1267-1269, et produisit un certain nombre d’ouvrages de théologie, dans la lignée de saint Bonaventure qui était alors le ministre général. Il dut participer à la querelle des séculiers contre les réguliers, pour prendre la défense des Ordres mendiants. Il fut choisi comme ministre provincial de la province de France (Paris) qui en plus de l’Ile de France comprenait la Flandre, le Hainaut, Liège et Namur, de 1272 à 1279.- A la fin de sa charge, le Pape Nicolas III le nomma évêque de Poitiers, le 4 décembre 1279. Il semble avoir tenu une place éminente dans l’épiscopat de France. Il prit position contre le roi Philippe le Bel et soutint le Pape Boniface VIII dans le conflit qui l’opposait au roi de France. De même lors de l’affaire des Templiers, il refusa de souscrire à leur condamnation, ce qui irrita le roi, mais aussi le pape français Clément V (Bertrand de Got), qui avait été manipulé par le roi de France. Le pape, irrité, demanda à Gauthier de donner sa démission, en 1306. Il mourut le 21 janvier 1307, laissant, à Poitiers une réputation de sainteté. Il est inscrit comme bienheureux, dans la liste des évêques de Poitiers, bien qu’il n’ait jamais été formellement béatifié. Il est fêté le 22 janvier.- Les habitants de Poitiers, marchands et magistrats se cotisèrent pour lui élever un tombeau dans l’église du couvent des Frères où il était décédé. Mais ce monument fut détruit, et la tombe profanée lors des guerres de religion.

SON ŒUVRE 


Elle est essentiellement théologique et spirituelle. Gauthier est manifestement un disciple de Bonaventure, mais cependant avec une certaine originalité, en adoptant certaines thèses de Thomas d’Aquin, ou de certains maîtres séculier de l’université. Cependant, il ne semble pas avoir eu une grande influence sur l’école franciscaine. Plus que Bonaventure, et avant Duns Scot, il insiste sur le Primat de la volonté, dans la psychologie et la spiritualité. On connaît , parmi ses œuvres encore conservées :

·         Commentaire sur les 4 livres de Sentences

·         Questions disputées, en particulier : Questions sur la correction fraternelle ; Question sur l’Eucharistie, etc…

·         Sermons « de tempore » et Sermons sur les Saints.

·         Instructions sur l’Office divin.

·         Traité sur la prédication


Beato Gualtiero di Bruges Vescovo


Zande, Ostenda, Belgio, 1225 – poitiers, 21 gennaio 1307

Beato GUALTIERO (fr. Galtier, Gautier; ted. Walter) di BRUGES.

Nacque a Zande (presso Ostenda, Belgio) probabilmente nel 1225. Entrò tra i Frati Minori ca. l'anno 1240, nel convento di Bruges (onde la denominazione Gautier di Bruges). Con tutta probabilità fu discepolo di s. Bonaventura, divenne maestro in teologia ed insegnò a Parigi negli anni 1267-1269. Esercitò la carica di ministro provinciale per la Francia (Turonia) e, come tale, prese parte ai capitoli generali dell'Ordine di. Lione (1274), di Padova (1276) e di Assisi (1279). Il 4 dicembre 1279 papa Nicolò III lo destinò vescovo dell'importante sede di Poitiers, nonostante la decisa resistenza del francescano, appoggiato pure dal generale dell'Ordine, fra Bonagrazia.

Esercitò il suo ufficio dimostrando doti di governo non comuni; nutrì grande amore verso i poveri; in particolare si distinse per la strenua difesa dei diritti della sua Chiesa e dei papi Nicolò III e Bonifacio VIII nei confronti del re Filippo il Bello e dei suoi amici, fra i quali l'arcivescovo di Bordeaux, Bertrand de Got. Quando costui nel 1305 divenne papa Clemente V, la posizione di Gualtiero, a causa degli intrighi del re, divenne quanto mai delicata ed il papa accettò la sua rinuncia all'ufficio episcopale, rinuncia che era stata già presentata in passato nel 1296 e nel 1304 ai papi suddetti. Si ritirò quindi in convento a Poitiers dove mori santamente poco tempo dopo, il 21 gennaio 1307.

Gli vennero attribuiti molti miracoli, dei quali possediamo relazioni e testimonianze giurate coeve; era stimato come efficace il suo patrocinio per la febbre detta «quartana». Ebbe grande risonanza il fatto che Clemente V, nello stesso anno della morte di Gualtiero, si recasse a visitare la sua tomba e lo facesse esumare per conoscere il contenuto di un appello, scritto da Gualtiero e posto fra le sue mani nel sepolcro, nel quale egli proclamava la propria innocenza. In seguito le leggende sorte per offuscare la memoria di Clemente V avrebbero drammatizzato questo avvenimento.

Gualtiero ricevette culto pubblico subito dopo la morte e lo stesso papa Clemente V non si oppose alla pietà popolare; tale culto continuò ininterrottamente, anche dopo che gli Ugonotti nel 1562, profanarono il suo sontuoso sepolcro. Un Ufficio liturgico recitato nella cattedrale di Poitiers in suo onore risale alla fine del sec. XV o agli inizi del XVI. Le testimonianze della venerazione pubblica tributata a G. attraverso i secoli sono innumerevoli. Al giorno d'oggi tuttavia il processo apostolico per un formale riconoscimento di tale culto da parte della S. Sede non è ancora giunto a conclusione.

Fra gli scritti di Gualtiero che ci sono pervenuti (non ancora editi completamente e non tutti di sicura attribuzione) enumeriamo i principali: il Commento alle Sentenze (di cui il libro IV ci è ancora sconosciuto), numerose Questioni disputate, una Istruzione «circa divinum officium» ed alcuni sermoni.
Gualtiero è da annoverarsi fra quei magistri che abbracciarono e propugnarono il sistema agostiniano-bonaventuriano: si può affermare che egli diede un forte impulso e maggior perfezione al moto filosofico-teologico impresso da Alessandro di Hales e da s. Bonaventura alla scuola francescana. Il suo Commento alle Sentenze è una testimonianza dell'aperta reazione di questa scuola contro le tendenze aristoteliche. Tuttavia in varie questioni G. dimostra di apprezzare molto le tesi di s. Tommaso. Tra le sue opinioni più notevoli ricordiamo: la dimostrazione a posteriori dell'esistenza di Dio, accettando però in pari tempo, in qualche modo, l'argomento ontologico, la composizione ilemorfica delle sostanze spirituali, la superiorità della volontà sull'intelletto.


Autore: Rodolfo Toso d'Arenzano



samedi 20 janvier 2018

Sainte MARIA CRISTINA dell'IMMACOLATA CONCEZIONE (ADELAIDE BRANDO), vierge religieuse et fondatrice

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Sainte Maria Cristina dell’Immacolata Concezione

Religieuse et fondatrice des

Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement


Marie-Christine, dans le siècle Adelaide Brando, naît à Naples le 1er mai 1856 de Giovanni Giuseppe et de Maria Concetta Marrazzo, qui meurt quelques jours après l’accouchement. 

Elle manifesta très tôt une inclination à la prière et à la chasteté et, en 1876, entra  chez les Sœurs Sacramentines sous le nom de Sœur Maria Cristina de l'Immaculée Conception. 

En 1878, elle fonda la Congrégation des “Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement”, qui connut une croissance rapide malgré les difficultés et la santé fragile de la Fondatrice. Marie Christine Brando émit ses vœux temporaires en 1897. La Congrégation s'installa à Casoria, dans les environs de Naples, et reçut l'approbation canonique du Saint-Siège le 20 juillet 1903. Le 2 novembre, la Fondatrice et d'autres consœurs émirent leur profession perpétuelle.

Elle vécut sa consécration avec générosité, joie et persévérance et remplit ses responsabilités de Supérieure générale avec humilité et prudence. Elle cultiva une dévotion particulière pour l'Incarnation, la Passion et la Mort du Christ et l'Eucharistie. Pour se rapprocher davantage par le corps et l'esprit du tabernacle, elle se fit faire une cellule contiguë à l'Église qu'elle avait fait construire à Casoria. "Le but principal de l'œuvre est la réparation des outrages que reçut le Sacré-Cœur de Jésus dans le Très Saint Sacrement". Les œuvres qui en sont le fruit sont nombreuses:  couvents féminins, pensionnats de jeunes filles, orphelinats, écoles. 

L'amour de Dieu et l'amour pour son prochain, que Marie-Christine définissait comme « les deux branches qui partent du même tronc », sont les deux orientations sur lesquelles se fondent le charisme que Mère Brando a transmis aux Sœurs victimes expiatrices.
Elle meurt le 20 janvier 1906.

Maria Cristina dell’Immacolata Concezione a été reconnue Vénérable le 2 juillet 1994 et béatifiée le 27 avril 2003à Rome par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

Le Saint Père François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) l’a proclamée sainte le 17 mai 2015.


Source principale : vatican.va/news_services/liturgy/saints/ (« Rév. x gpm »).    ©Evangelizo.org 2001-2018


Sainte Marie-Christine de l’Immaculée

Fondatrice des Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement ( 1906)

Canonisée le 17 mai 2015.

Née à Naples (Italie) le 1er mai 1856, elle manifesta très tôt une inclination à la prière et à la chasteté. Elle entra en 1876 chez les Sœurs Sacramentines sous le nom de Sœur Maria Cristina de l'Immaculée Conception. En 1878, elle fonda la Congrégation des Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement, qui connut une croissance rapide malgré les difficultés et la santé fragile de la Fondatrice.

L'amour de Dieu et l'amour pour son prochain, que la bienheureuse définissait comme "les deux branches qui partent du même tronc", sont les deux orientations sur lesquelles se fonde le charisme que Mère Brando a transmis aux Sœurs victimes expiatrices.

Le désir de prendre part à la passion du Christ est comme "transvasé" dans ses œuvres éducatives, qui ont pour objectif de rendre les personnes conscientes de leur dignité et de leur permettre de s'ouvrir à l'amour miséricordieux du Seigneur.

- le 17 septembre 2014, le Pape a ordonné la promulgation du décret relatif au miracle de la bienheureuse Marie-Christine de l'Immaculée (Adelaide Brando), religieuse italienne (1856 - 1906), fondatrice des Sœurs expiatoires de Jésus Sacrement.

- le 17 septembre 2014, le Pape François a décidé de convoquer un consistoire pour la canonisation de la bienheureuse Marie-Christine de l'Immaculée (Adelaide Brando) 

- Bientôt trois nouvelles saintes (Radio Vatican) Le Pape a décidé que les trois nouvelles saintes, Jeanne-Emilie de Villeneuve, Marie-Alphonsine (Maryam Sultanah Danil Ghattas), Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy) ainsi que sainte Marie Christine de l'Immaculée, seront inscrites dès cette année à la date liturgique du 17 mai. (VIS du 14 février 2015)

- Lors de son homélie pour la canonisation de quatre religieuses le 17 mai 2015, le Pape a invité à suivre 'l’exemple lumineux' des quatre nouvelles saintes, et à devenir 'des témoins de la résurrection de Jésus', 'demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l’unité entre nous et l’amour envers tous'. (Demeurer dans le Christ est le secret des saints)

À Casoria près de Naples, en 1906, la bienheureuse Marie-Christine de l’Immaculée (Adélaïde Brando), vierge, qui consacra sa vie à la formation chrétienne des enfants et fonda la Congrégation des Sœurs Victimes expiatrices de Jésus Eucharistie, pour développer l’adoration du Saint-Sacrement. 
Martyrologe romain




CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE SIX SERVITEURS DE DIEU 

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

II Dimanche de Pâques, 27 avril 2003

1. "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 117, 1). Voici ce que chante l'Eglise aujourd'hui, en ce deuxième dimanche de Pâques, Dimanche de la "Divine Miséricorde". Dans le Mystère pascal, se révèle pleinement le dessein salvifique réconfortant de l'amour miséricordieux de Dieu, dont les saints et les bienheureux du Paradis sont les témoins privilégiés.

Par une coïncidence providentielle, j'ai la joie d'élever aux honneurs des autels six nouveaux bienheureux précisément en ceDimanche où nous célébrons la "Divine Miséricorde". En chacun d'eux, de manière différente, s'est manifestée la tendre et surprenante miséricorde du Seigneur:  Jacques Alberione, prêtre, Fondateur de la Famille paulinienne; Marco d'Aviano, prêtre, de l'Ordre des Frères mineurs capucins; Maria Cristina Brando, vierge, Fondatrice de la Congrégation des Soeurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement; Eugenia Ravasco, vierge, Fondatrice de la Congrégation des Filles des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie;Maria Domenica Mantovani, vierge, Co-fondatrice de l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille; Giulia Salzano, vierge, Fondatrice de la Congrégation des Soeurs catéchistes du Sacré-Coeur.

2. "Ceux-là (ces signes) ont été mis par écrit... pour qu'en croyant vous ayez la vie en son nom" (Jn 20, 31). La Bonne Nouvelle est un message universel destiné aux hommes de tous les temps. Il est personnellement adressé à chacun et demande à être traduit concrètement dans la vie. Lorsque les chrétiens deviennent des "évangiles vivants", ils se transforment en "signes" éloquents de la miséricorde du Seigneur et leur témoignage atteint plus facilement le cæur des personnes. En tant qu'instruments dociles entre les mains de la Divine Providence, ils marquent profondément l'histoire. C'est ce qui s'est produit pour ces six nouveaux bienheureux, qui proviennent de la chère Italie, une terre féconde en saints.

3. Le bienheureux Jacques Alberione comprit la nécessité de faire connaître Jésus-Christ, Chemin, Vérité et Vie, "aux hommes de notre temps, par les moyens de notre temps" - comme il aimait à dire -, et il s'inspira de l'Apôtre Paul, qu'il définissait "le théologien et l'architecte de l'Eglise", demeurant toujours docile et fidèle au Magistère du Successeur de Pierre, "phare" de vérité dans un monde souvent privé de solides références à des idéaux. "Que ce soit un groupe de saints qui utilise ces moyens", aimait à répéter cet apôtre des temps nouveaux.

Quel formidable héritage laisse-t-il à sa Famille religieuse! Puissent ses fils et ses filles spirituelles conserver intact l'esprit des origines, pour répondre de façon adaptée aux exigences de l'évangélisation du monde d'aujourd'hui.

4. C'est à une époque et dans un contexte différents que resplendit la sainteté du bienheureux Marco d'Aviano, dans l'âme duquel brûlait le désir de prière, de silence, d'adoration du mystère de Dieu. Ce contemplatif itinérant sur les routes d'Europe fut au centre d'un vaste renouvellement spirituel, grâce à une courageuse prédication accompagnée de nombreux prodiges. Prophète désarmé de la miséricorde divine, il fut poussé par les circonstances à s'engager activement pour défendre la liberté et l'unité de l'Europe chrétienne. Le bienheureux Marco d'Aviano rappelle au continent européen, qui s'ouvre en ces années à de nouvelles perspectives de coopération, que son unité sera plus solide si elle se fonde sur les racines chrétiennes communes.

5. Ce que Dieu a accompli à travers Maria Cristina Brando est surprenant. Elle possède une spiritualité eucharistique et expiatrice, qui se partage en deux voies, comme "deux branches qui partent du même tronc":  l'amour de Dieu et l'amour pour le prochain. Le désir de prendre part à la passion du Christ est comme "transvasé" dans ses oeuvres éducatives, qui ont pour objectif de rendre les personnes conscientes de leur dignité et de leur permettre de s'ouvrir à l'amour miséricordieux du Seigneur.

6. La bienheureuse Eugenia Ravasco se consacra entièrement à la diffusion de l'amour pour les Coeurs du Christ et de Marie. En contemplant ces deux Coeurs, elle se passionna pour le service du prochain et donna sa vie avec joie pour les jeunes et les pauvres. Elle sut s'ouvrir avec clairvoyance aux urgences missionnaires, en consacrant une attention particulière à ceux qui étaient "loin" de l'Eglise.

L'expression:  "faire le bien par amour du Coeur de Jésus" et "brûler du désir du bien des autres, en particulier de la jeunesse", résume bien son charisme, qu'elle a légué à son Institut.

7. C'est dans le même sillage que se place la bienheureuse Maria Domenica Mantovani. Cette digne fille de la terre véronaise,  disciple du bienheureux Giuseppe Nascimbeni, s'inspira de la sainte Famille de Nazareth pour se faire "toute à tous", toujours attentive aux nécessités du "pauvre peuple". Sa façon d'être fidèle en toute circonstance, jusqu'au dernier souffle, à la volonté de Dieu,  par qui elle se sentait aimée et appelée,  fut  extraordinaire.  Quel bel exemple de sainteté pour chaque croyant!

8. Que dire, ensuite, de la bienheureuse Giulia Salzano? Anticipant l'avenir, elle fut une apôtre de la nouvelle évangélisation, dans laquelle elle unit l'action apostolique à la prière, offerte sans relâche en particulier pour la conversion des personnes "indifférentes".

Cette nouvelle bienheureuse nous encourage à persévérer dans la foi et à ne jamais perdre confiance en Dieu, qui fait tout. Appelés à être les apôtres des temps modernes, puissent les croyants s'inspirer également de la bienheureuse Giulia Salzano, "afin de communiquer à toutes les créatures la charité immen-se du Christ".

9. "Eternelle est la miséricorde de Dieu!", qui resplendit en chacun des nouveaux bienheureux. A travers eux, Dieu a accompli de grandes merveilles! O Seigneur, ta miséricorde est véritablement éternelle! Tu n'abandonnes pas celui qui a recours à Toi. En même temps que ces nouveaux bienheureux, avec une dévotion filiale, nous te répétons:  Jésus, en Toi je place ma confiance! "Iesu, ufam Tobie!":  les paroles de sainte Faustine Kowalska.

Aide-nous, Marie, Mère de la Miséricorde, à proclamer à travers notre existence que "la miséricorde de Dieu est éternelle". Maintenant et toujours. Amen! Alléluia!

© Copyright 2003 - Libreria Editrice Vaticana



Maria Cristina Brando (1856-1906)

Née à Naples (Italie) le 1 mai 1856, elle manifesta très tôt une inclination à la prière et à la chasteté.
Elle entra en 1876 chez les Soeurs Sacramentines sous le nom de Soeur Maria Cristina de l'Immaculée Conception.

En 1878, elle fonda la Congrégation des Soeurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement, qui connut une croissance rapide malgré les difficultés et la santé fragile de la Fondatrice. Maria Cristina Brando émit ses voeux temporaires en 1897. La Congrégation s'installa à Casoria, dans les environs de Naples, et reçut l'approbation canonique du Saint-Siège le 20 juillet 1903. Le 2 novembre, la Fondatrice et d'autres consoeurs émirent leur profession perpétuelle. Elle vécut sa consécration avec générosité, joie et persévérance et remplit ses reponsabilités de Supérieure générale avec humilité et prudence. Elle cultiva une dévotion particulière pour l'Incarnation, la Passion et la Mort du Christ et l'Eucharistie. Pour se rapprocher davantage par le corps et l'esprit du tabernacle, elle se fit faire une cellule contiguë à l'Eglise qu'elle avait fait construire à Casoria. "Le but principal de l'oeuvre est la réparation des outrages que reçut le Sacré-Coeur de Jésus dans le Très Saint Sacrement". Les oeuvres qui en sont le fruit sont nombreuses:  couvents féminins, pensionnats de jeunes filles, orphelinats, ou écoles.

L'amour de Dieu et l'amour pour son prochain, que la bienheureuse définissait comme "les deux branches qui partent du même tronc", sont les deux orientations sur lesquelles se fondent le charisme que Mère Brando a transmis aux Soeurs victimes expiatrices.

Elle mourut le 20 janvier 1906.



« Demeurer dans le Christ est le secret des saints » selon le Pape

(RV) Lors de son homélie pour la canonisation de quatre religieuses ce dimanche matin place Saint-Pierre, le Pape a invité à suivre « l’exemple lumineux » des quatre nouvelles saintes, et à devenir « des témoins de la résurrection de Jésus », « demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l’unité entre nous et l’amour envers tous ». Comme les apôtres, il faut « comprendre que la mission d’annoncer le Christ ressuscité n’est pas une tâche individuelle : elle est à vivre de manière communautaire, avec le collège apostolique et la communauté ». Ainsi, tout chrétien se situe dans la lignée des douze apôtres, « témoins oculaires de la résurrection », en liant notre foi à leur témoignage « comme à une chaîne ininterrompue déployée au cours des siècles, non seulement par les successeurs des Apôtres, mais par des générations et générations de chrétiens ».

Pour y parvenir, « il faut demeurer dans le Christ ressuscité et dans son amour » conseille le Pape, rappelant la Première Lettre de Jean (4, 16). « Demeurer dans le Christ est le secret des saints » selon lui. L’amour comme fruit, c’est le témoignage donné par la Française Jeanne-Emilie de Villeneuve « qui a consacré sa vie à Dieu et aux pauvres, aux malades, aux prisonniers, aux exploités, devenant pour eux et pour tous signe concret de la miséricorde de Dieu, a relevé François. Cette relation avec Jésus est "l’atmosphère" dans laquelle vit le chrétien et dans laquelle il trouve la force de rester fidèle à l’Évangile » même devant les obstacles et les difficultés.

L'unité, aspect essentiel du témoignage de Jésus

« Demeurer dans l’amour » : Sœur Maria Cristina Brando l’a fait également selon le Pape. « Elle a été complètement conquise par l’amour brûlant pour le Seigneur ; et, de la prière, de la rencontre cœur à cœur avec Jésus ressuscité, présent dans l’Eucharistie, elle recevait la force de supporter les souffrances et de se donner comme pain rompu à beaucoup de personnes loin de Dieu et affamées d’amour authentique » a-t-il dit.

De ce témoignage à rendre à Jésus, il ne faut pas oublier un aspect essentiel selon François : « l’unité entre nous, ses disciples, à l’image de celle qui subsiste entre Lui et le Père ». L’amour du Père appelle également « à cultiver la prière contemplative », comme l’a fait Sœur Marie Baouardy. « Illettrée, elle a su donner des conseils et des explications théologiques avec une grande clarté, fruit du dialogue continuel avec le Saint Esprit » a estimé François. Une « docilité à l’Esprit Saint » qui lui a également permis de devenir « un instrument de rencontre et de communion avec le monde musulman ».

Suivre les traces de ces quatre modèles de sainteté

Enfin, le Pape n’a pas oublié la figure de Sœur Marie Alphonsine Danil Ghattas, qui nous a offert « un exemple clair de l’importance de nous rendre responsables les uns des autres, de vivre l’un au service de l’autre » car elle avait bien compris « ce que signifie irradier l’amour de Dieu dans l’apostolat, en devenant témoin de douceur et d’unité ».

A l’image de ces quatre nouvelles saintes, le Pape a invité chacun à se demander concrètement comment il est témoin du Christ ressuscité aujourd’hui : « suis-je capable de "semer" en famille, dans le milieu de travail, dans ma communauté, la semence de cette unité qu’il nous a donnée ? » a-t-il lancé à la foule de fidèles place Saint-Pierre. La réponse est dans le chemin emprunté par ces « quatre femmes, modèles de sainteté » dont le Pape nous invite à suivre « les traces ». 


Bienheureuse Marie Christine de l'Immaculée Conception BRANDO
Nom: BRANDO
Prénom: Marie Christine (Maria Cristina)
Nom de religion: Marie Christine (Maria Cristina) de l'Immaculée Conception
Pays: Italie
Naissance: 01.05.1856  à Naples
Mort: 20.01.1906  à Casoria
Etat: Religieuse – Fondatrice
Note: Fonde en 1878 les Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement. Approbation en 1903.
Béatification: 27.04.2003  à Rome  par Saint Jean Paul II
Canonisation: 17.05.2015 par le Pape François
Fête: 20 Janvier
Réf. dans l’Osservatore Romano: 2003 n.17 p.1-2
Réf. dans la Documentation Catholique: 2003 n.11 p.517-519

Notice.
Maria Cristina (Marie Christine) Brando naît à Naples en 1856. Très tôt, elle manifeste des dispositions pour la piété.
Elle dit : « Je dois devenir sainte. Je veux devenir sainte! ».
En 1876, elle fait un essai chez les Sacramentines où elle reçoit le nom de Sœur Marie Christine de l'Immaculée Conception.
Mais après diverses tentatives de Vie Religieuse, elle en revient à son projet primitif auquel elle pense depuis longtemps :
Dans l'appartement qu'elle loue, elle Fonde en 1876 avec quelques autres compagnes une Communauté dans laquelle elles instaurent l'Adoration perpétuelle.
En effet, elle a un Amour ardent pour le Sacré-Cœur et elle souffre des offenses qui lui sont faites dans l'Eucharistie, Sacrement de son Amour, de la part des Chrétiens et même des Prêtres.
Elle veut réparer et expier; elle veut aussi aller vers le prochain, car – pense-t-elle – si on apprend l'Amour de Dieu à ceux qui l'ignorent, ceux-ci deviendront à leur tour des Adorateurs et le Sacré-Cœur sera honoré.
Ainsi tout revient à un but unique : réparer. Elle dit aussi que l'Amour de Dieu et du prochain sont comme « deux branches qui partent du même tronc. »
La croissance de la Communauté est rapide malgré la pauvreté, les obstacles et la santé précaire de la Fondatrice.
Après avoir séjourné en plusieurs endroits, les Sœurs s'établissent à Casoria, non loin de Naples, conseillées par Michel-Ange de Marigliano et le Bienheureux Louis de Casoria.

Elles émettent leurs vœux simples en 1897. Le 16 août 1903, elles reçoivent l'approbation canonique du Saint-Siège.
Leur Congrégation s'appelle : "Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement". La même année, le 2 Novembre, elles font leurs Vœux solennels.
Leur Amour de Jésus-Sacrement se traduit concrètement en œuvres caritatives nombreuses : Couvents, pensionnats de jeunes filles, orphelinats, écoles.
Sœur Marie-Christine fait construire une église à Casoria avec une petite grotte contiguë pour rappeler celle de la Nativité: Elle y passe la nuit et, de là, elle peut voir et Adorer le Saint-Sacrement.
Elle meurt en 1906.
A l'occasion de sa Béatification, Saint Jean-Paul II déclare aux Religieuses venues fêter leur Fondatrice : « Je me tourne avec affection vers les Filles spirituelles de Maria Cristina Brando, qui ont reçu de leur Fondatrice un programme exigeant de vie et de service ecclésial : celui de s'unir au Christ qui s'immole pour l'humanité dans l'Eucharistie et de transmettre leur Amour pour Dieu dans le service humble et quotidien à leurs frères dans le besoin. ».




Saint Maria Cristina dell’Immacolata Concezione


Also known as
  • Adelaide Brando
  • Maria Cristina Brando
  • Maria Cristina of the Immaculata
  • Sister Maria Cristina of the Immaculate Conception
Profile

Born to a wealthy family, the daughter of Giovanni Giuseppe and Maria Concetta Marrazzo; her mother died with Adelaide was only a few days old. The girl waseducated at home, felt an early call to religious life, and attended Mass daily. At age twelve she took a personal vow of chastity, and soon after tried to enter the monastery of the Sacramentine Nuns in Naples,Italy, but was stopped by her father. She eventually gained his approval to enter the Poor Clare monasteryat Fiorentine, Italy but twice fell severely ill, and had to return home. Upon her recovery she returned toNaples, Italy, and joined the Sacramentine Nuns as she had wanted originally, making her vows in 1876, and taking the name Sister Maria Cristina of the Immaculate Conception. Her health broke again, and she was forced to return home.

Seeing the constant failure as a sign, while renting a room with the Teresiane Sisters of Torre del Greco in1878 she founded the group that would become the Congregation of the Sisters, Expiatory Victims of Jesus in the Blessed Sacrament, which returned papal approval on 20 July 1903. Though they had money trouble, and Maria’s health continued to suffer, the Congregation grew quickly, received help from Venerable Michelangelo of Marigliano and Blessed Ludovico of Casoria, and settled in Casoria where Maria served as superior general of the Congregation. Noted for her strong prayer life, devotion to the birth and Passion of Christ, and the Eucharist, she slept every night in a chair in a small grotto where she could rest near the exposed Host.

Born

Maria Cristina Brando (1856-1906)   

Mother Maria Cristina Brando was born in Naples on May 1, 1856 of wealthy parents, Giovanni Giuseppe and Maria Concetta Marrazzo. Her mother died several days after the birth of the Servant of God. 

Possessing a gentle and docile nature, she received a fruitful and sound religious education within her family and, early on, showed clear signs of an inclination toward prayer and celibacy. 

Attracted by the things of God, she fled from worldly vanities, and in addition to a love for solitude, she frequently celebrated the sacrament of the Penance and was a daily communicant. She heeded the teaching of our Savior (cf. Mt 5, 48), and was accustomed to say repeatedly: “I must become holy; I want to be a saint.” Approximately at the age of twelve, before an image the Child Jesus, she professed a vow of perpetual chastity.  

When she perceived that she had a vocation to religious life, she tried to enter the Monastery of the Sacramentine Nuns in Naples, but she prevented from doing so by her father. However she did obtain his consent to be received as a candidate for the Poor Clare Nuns at their Monastery of the Fiorentine. Nevertheless, because of illness she was prevented twice from entering and was forced to return her family for medical care. Following her recuperation, she received permission to enter the Monastery of the Sacramentine Nuns. In 1876 she was vested in the religious habit and took the name of Sister Maria Cristina of the Immaculate Conception. Here, too, she became ill and was forced to abandon the venture that she had undertaken with such great fervor. 

At this point she understood that the moment had arrived for her to dedicate her life to an Institute to which she had always felt a calling. Therefore in 1878, while renting a room with the Teresiane Sisters of Torre del Greco, she laid the foundation for a new religious family that currently bears the name: the Congregation of the Sisters, Expiatory Victims of Jesus in the Blessed Sacrament. The new congregation grew quickly despite economic constraints and other obstacles, as well as the unstable health of the foundress herself. 

After residing in various places, the community, with the guidance of the Servant of God, Michelangelo of Marigliano and of Blessed Ludovico of Casoria, settled in Casoria, not far from Naples. The new Institute encountered numerous difficult situations, but in many ways it also experienced divine Providence and it enjoyed the help of many benefactors and clergy, most especially the priest, Domenico Maglione. The Institute grew with members and new houses and demonstrated great devotion to the Eucharist and diligent care for the education of young boys and girls. 

In 1897 the Servant of God professed temporary vows, and on July 20, 1903 the Congregation received canonical approbation from the Holy See. On November 2 of the same year, the Foundress, together with many of her Sisters, professed perpetual vows.

She lived her consecration with generosity, with perseverance and with spiritual joy. She held the office of superior general with humility, prudence and amiability, giving her sisters continual examples of fidelity to God and to one's vocation and of zeal for the growth of the kingdom of God.
She walked the path of holiness with exactitude and generosity, and with the help of God's grace, she continually progressed in imitation of the Lord, in obedience to the Gospel and in Christian perfection. 

The Servant of God entered eternal life on January 20, 1906, to which, even as a young child, she had always aspired, and for which she had prepared herself so diligently. 

Her Spirituality

The life of Mother Maria Cristina was always characterized by a faith that was simple, consistent and lively, and which was nourished by listening to the word of God, by fruitful celebration of the sacraments, by assiduous contemplation of the eternal truths and by fervent prayer. She particularly cultivated devotion to the Incarnation, to the Passion and Death of Christ and to the Eucharist. In order to be nearer in spirit and in body to the tabernacle, she built a cell adjacent to the church, which she called the ‘grotticella' (the little grotto) recalling the crèche of the Nativity. It was a source of edification for everyone in Casoria. Here she spent every night of her life, seated in a chair, so as to accompany Jesus in the Eucharist, while awake and while resting. 

Her spirituality of expiation was so strong, that it became the charism of the Institute. In fact, among the remaining fragments of her autobiography, written in obedience to her spiritual director, we read: “the principal purpose of this work is reparation for the offenses that are received by the Sacred Heart of Jesus in the Blessed Sacrament, especially so many acts of irreverence and carelessness, sacrilegious communions, and sacraments poorly celebrated, Holy Masses assisted at inattentively and, that which bitterly pierces that Sacred Heart, that so many of his ministers and so many souls that are consecrated to him, align themselves with these ignorant people and thus pierce his heart even more. (...) To the Perpetual Adorers the divine Heart of Jesus wants to entrust the sweet and sublime office of Victims of perpetual adoration and reparation to his Divine Heart, so horribly offended and affronted in the Blessed Sacrament of love. (...) To the Perpetual Adorers, in the active and contemplative lifestyle, (...) the Sacred Heart of Jesus entrusts the sweet office of Victims of Charity and of reparation; of charity because they are entrusted with the care of children.”

In light of this second dimension, various works would be established: collegiate schools for girls, secondary schools for girls, orphanages, boarding and day schools: all for reparation. In fact, bringing the knowledge of the love of God wherever it is not known, makes Him become loved, and in doing so, helps other to avoid those offenses that Mother Cristina lived to expiate. 

This becomes very clear in the two elements which summarize the charism that Mother Brando imparted to her Sisters, Expiatory Victims: the love of God and the love of neighbor, which Blessed Maria Cristina defined as “two branches that originate from the same trunk.”


BEATIFICATION OF SIX NEW SERVANTS OF GOD

HOMILY OF JOHN PAUL II

II Sunday of Easter, 27 April 2003

1. "Give thanks to the Lord for he is good, his love endures forever (Ps 117[118]: 1). This is what the Church sings today on this Second Sunday of Easter, Divine Mercy Sunday. In the Paschal Mystery, the comforting design of salvation, God's merciful love whose privileged witnesses are the saints and blesseds in Heaven, is fully revealed.

By a providential coincidence, I have the joy of raising six new Blesseds to the honours of the altars on this very Sunday on which we celebrate the "Divine Mercy". Each one of them, in a different way, expressed the Lord's tender and wonderful mercy: James Alberione, a priest, Founder of the Pauline Family; Mark of Aviano, a priest of the Order of Friars Minor Capuchin; Maria Christina Brando, virgin, Foundress of the Congregation of the Sisters, Expiatory Victims of Jesus in the Blessed Sacrament; Eugenia Ravasco, virgin, Foundress of the Congregations of the Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary; Maria Domenica Mantovani, virgin, Co-Foundress of the Institute of the Little Sisters of the Holy Family; Julia Salzano, virgin, Foundress of the Congregation of the Catechist Sisters of the Sacred Heart.

2. "These (signs) are written... that believing you may have life in his Name" (Jn 20: 31). The Good News is a universal message destined for the people of all times. It is personally addressed to each one and asks to be expressed in his life style. When Christians become "living Gospels", they are transformed into eloquent "signs" of the Lord's mercy and their witness touches others' hearts more easily. As docile instruments in the hands of divine Providence, they have a profound effect on history. This is how it was with these six new Blesseds, who come from beloved Italy, a land rich in saints.

3. Bl. James Alberione felt the need to make Jesus Christ, the Way, the Truth and the Life, known "to all people of our time with the means of our time", as he liked to say. He was inspired by the Apostle Paul, whom he described as a "theologian and architect of the Church", remaining ever docile and faithful to the Magisterium of the Successor of Peter, a "beacon" of truth in a world that is so often devoid of sound spiritual references. "May there be a group of saints to use these means", this apostle of the new times was in the habit of repeating.

What a formidable heritage he left his religious family! May his spiritual sons and daughters keep intact the spirit of their origins, to respond adequately to the needs of evangelization in the contemporary world.

4. In a different time and context, Bl. Mark of Aviano shone with holiness as his soul burned with a longing for prayer, silence and adoration of God's mystery. This contemplative who journeyed along the highways of Europe was the centre of a wide-reaching spiritual renewal, thanks to his courageous preaching that was accompanied by numerous miracles. An unarmed prophet of divine mercy, he was impelled by circumstances to be actively committed to defending the freedom and unity of Christian Europe. Bl. Mark of Aviano reminds the European continent, opening up in these years to new prospects of cooperation, that its unity will be sounder if it is based on its common Christian roots.

5. All that God worked through Maria Christina Brando is astonishing. Her Eucharistic and expiatory spirituality is expressed in two lines, like "two branches that stem from the same trunk": love of God and love of neighbour. Her desire to take part in Christ's passion, as it were, "overflowed" into educational works, for the purpose of making people aware of their dignity and open to the Lord's merciful love.

6. Bl. Eugenia Ravasco was wholly concerned with spreading love for the Hearts of Christ and Mary. Contemplating these two Hearts, she was passionately devoted to serving her neighbour and joyfully devoted her whole life to young people and the poor. With foresight, she was able to open herself to the pressing needs of the mission, with special concern for those who had "fallen away" from the Church.

The words "doing good for love of the Heart of Jesus", and "burning with desire for the good of others, especially young people" neatly sum up the charism she bestowed on her institute.

7. Bl. Maria Domenica Mantovani followed the same path. This praiseworthy daughter of the region of Verona, a disciple of Bl. Giuseppe Nascimbeni, was inspired by the Holy Family of Nazareth to make herself "all things to all people", ever attentive to the needs of the "poor people". She was extraordinarily faithful, in all circmstances and to her last breath, to the will of God, by whom she felt loved and called. What a fine example of holiness for every believer!

8. Then, what can I say about Blessed Julia Salzano? In advance of her time, she was an apostle of the new evangelization in which she combined apostolic activity with prayer, offered ceaselessly, especially for the conversion of the "indifferent".

This new Blessed encourages us to persevere in faith and never to lose our confidence in God who does all things. Called to be the apostles of modern times, may believers also be inspired by Bl. Julia Salzano "to instil in many creatures the immense charity of Christ".

9. "Eternal is God's mercy" which shines in each one of the new Blesseds. Through them God has worked great marvels! Truly eternal, O Lord, is your mercy! You never abandon those who turn to you. With these new blesseds let us repeat to you with filial confidence:

"Jesus, I trust in you! Iezu, ufam Tobie!", the words of St Faustina Kowalska.

Help us, Mary, Mother of Mercy, to proclaim with our lives that "God's love endures for ever".

Now and forever. Amen! Alleluia!

© Copyright 2003 - Libreria Editrice Vaticana



Santa Maria Cristina dell'Immacolata Concezione (Adelaide Brando) Religiosa e fondatrice


Napoli, 1 maggio 1856 - Casoria, 20 gennaio 1906

Adelaide Brando, originaria di Napoli, sentì dall’adolescenza la chiamata ad essere interamente del Signore. Entrata inizialmente nel monastero delle Clarisse dette Fiorentine, poi in quello delle Sacramentine di Napoli, prese il nome di suor Maria Cristina dell’Immacolata Concezione, ma dovette lasciare la clausura per motivi di salute. Trasferitasi a Casoria, fondò le Suore Vittime Espiatrici di Gesù Sacramentato, dedite all’adorazione perpetua, all’insegnamento catechistico e scolastico e a varie opere di carità. Morì a Casoria il 20 gennaio 1906, a 49 anni. Beatificata da san Giovanni Paolo II a Roma il 27 aprile 2003, è stata canonizzata da papa Francesco, ancora a Roma, il 17 maggio 2015. I suoi resti mortali riposano nella chiesa adiacente alla Casa madre delle Vittime Espiatrici di Gesù Sacramentato a Casoria, in via Gioacchino D’Anna.

Martirologio Romano: A Casoria vicino a Napoli, beata Maria Cristina dell’Immacolata (Adelaide) Brando, vergine, che dedicò la sua vita alla formazione cristiana dei fanciulli e attraverso la Congregazione delle Suore Vittime Espiatrici di Gesù Sacramento da lei fondata promosse fortemente l’adorazione della santa Eucaristia. 

Adelaide Brando nacque a Napoli il 1° maggio 1856, ultima delle quattro figlie di Giovanni Giuseppe Brando, cassiere del Banco di Napoli, e Concetta Marrazzo. Lo stesso giorno venne battezzata nella chiesa di San Liborio.

Quando aveva appena 12 anni, la notte di Natale del 1868, ai piedi di Gesù Bambino, Adelaide si consacrò a Dio con un voto di perpetua verginità. Desiderando entrare fra le suore Sacramentine, trovò l’opposizione del padre, che però le permise di raggiungere la sorella Maria Pia, clarissa nel monastero delle Clarisse dette Fiorentine in via Chiaia a Napoli. Ma una grave malattia, per ben due volte, la costrinse a lasciare il monastero. 

Ristabilitasi in salute, nel 1875 entrò tra le Adoratrici Perpetue di Gesù Sacramentato (o Sacramentine) del monastero napoletano di San Giuseppe dei Ruffi e l’anno successivo poté indossarne l’abito, prendendo il nome di Maria Cristina dell’Immacolata Concezione. L’adorazione a Gesù Sacramentato, cardine della spiritualità di quelle religiose, era il suo maggior desiderio, ma il Signore dispose diversamente: ancora una volta la salute venne meno. 

Nel 1877 si ritirò come pensionante nel Conservatorio delle Teresiane a Torre del Greco; quando si fu ripresa dalla malattia, ritornò a Napoli. Insieme ad alcune compagne, andò ad abitare in un appartamento della salita Ventaglieri e poi in vico Montemiletto. Anche sua sorella Maria Pia dovette uscire dal convento per malattia: indirizzata a Mugnano nel 1881, vi fondò un santuario dedicato al Sacro Cuore di Gesù.

Suor Maria Cristina ebbe come consiglieri preziosi padre Ludovico da Casoria (canonizzato nel 2014), fra Michelangelo Longo (Venerabile del 2008) e i sacerdoti Raffaele Ferraiolo e Polidoro Schioppa. Il 22 novembre 1884 si trasferì definitivamente nella cittadina di Casoria, in provincia di Napoli, ospitata con il suo gruppo dal canonico Domenico Maglione. 

Qualche anno dopo, nel 1890, vista l’affluenza di altre giovani adoratrici, acquistò la casa degli eredi Costa in via San Rocco e vi si stabilì con la sua comunità, compiendo quanto padre Ludovico le aveva predetto: «In mezzo a questa cittadina erigerai una casa centrale».

Qui l’ormai fondatrice avvertì la necessità di potere erigere un tempio dedicato a Gesù Sacramentato, dove l’adorazione potesse continuare giorno e notte senza interruzione: il 19 febbraio 1893 viene posta la prima pietra della chiesa. Per sé riservò una stanzetta, che chiamò “grotticella”, con un’apertura dalla quale poteva vedere l’altare, così da poter essere ancora più unita alla Divina Vittima del Tabernacolo.

La comunità, oltre allo scopo principale dell’adorazione, si assunse il compito della catechesi e dell’istruzione ai fanciulli. L’approvazione pontificia giunse il 20 luglio 1903; il 16 agosto l’Istituto prese il nome ufficiale di Suore Vittime Espiatrici di Gesù Sacramentato, mentre il 2 novembre si svolsero le professioni perpetue, compresa quella della Fondatrice.

Così lei spiegava alle sue figlie il loro compito specifico nella Chiesa: «Gesù vuole essere amato assai da noi, che portiamo il nome di Vittime. Noi dobbiamo riparare gli oltraggi che Gesù riceve da tutto il mondo.... Abbiamo avuto l’onore grandissimo di essere chiamate Vittime Espiatrici, e dobbiamo esserlo per davvero ... E se non ci infochiamo di amore verso Dio, se non dimostriamo con le opere che in noi c’è vero amore, come ci regge il cuore di prostrarci ai piedi dell’altare e dire al Signore di riparare per gli altri?». 

Madre Maria Cristina si ammalò gravemente il 14 gennaio 1906. Ricevuti i sacramenti, morì sei giorni dopo, il 20 gennaio; a maggio avrebbe compiuto cinquant’anni. Come visse così morì, senza segni soprannaturali, ma con un sorriso di dolcezza che manifestava il suo sì alla volontà di Gesù. 


L’Istituto da lei fondato a Casoria si allargò ad altre numerose case in Italia e all’estero. Le sue figlie, impegnate oggi come allora nell’arduo cammino della virtù, sulla scia del suo luminoso esempio, sono diventate varie centinaia. 


Dato che la sua fama di santità perdurava, venne deciso di aprire il suo processo di beatificazione. La fase informativa durò dal 1927 al 1940, mentre il 1° marzo 1955 giunse il decreto sugli scritti. La fase apostolica, successiva all’introduzione della causa il 4 maggio 1972, si svolse dal 1972 al 1973; la convalida di entrambe le fasi avvenne il 19 maggio 1978. La “positio super virtutibus” venne trasmessa alla Congregazione vaticana per le Cause dei Santi nel 1989. A seguito della riunione dei periti teologi, il 25 gennaio 1994, e della riunione dei cardinali e vescovi membri della Congregazione, il 3 maggio 1994, venne promulgato il decreto che attribuiva a madre Maria Cristina il titolo di Venerabile, reso noto il 2 luglio 1994.

Nel 1995 si svolse il processo diocesano su un probabile miracolo, approvato con il decreto del 20 dicembre 2001. La beatificazione si svolse a Roma, il 27 aprile 2003, presieduta dal Papa, san Giovanni Paolo II.

Come secondo miracolo per ottenere la canonizzazione è stato preso in esame il caso di Mariangela Di Mauro, che nel 2004, dopo due gravidanze extrauterine, poté dare alla luce il figlio Pasqualino dopo essersi affidata alle preghiere della Beata Maria Cristina, essendo ex-allieva delle Vittime Espiatrici. Con il decreto del 17 settembre 2014 è stato effettivamente riconosciuto come evento inspiegabile, aprendo il via alla canonizzazione. 

Il 17 maggio 2015, in piazza San Pietro a Roma, papa Francesco ha ufficialmente posto alla venerazione di tutta la Chiesa cattolica madre Maria Cristina e altre tre Beate, suor Maria Alfonsina Danil Ghattas, suor Giovanna Emilia De Villeneuve e suor Maria di Gesù Crocifisso (Mariam Baouardy).


Autore: Antonio Borrelli ed Emilia Flocchini


SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&id=14493&fd=0