dimanche 8 juin 2014

Bienheureuse MARIE du DIVIN COEUR (Maria Droste), religieuse


MARIE DU DIVIN CŒUR

Maria Droste zu Vischering

Religieuse du Bon-Pasteur, Bienheureuse

1863-1899

« Oh Qu'il est beau de se livrer à aider les gens les plus pauvres et méprisés ! »
Maria Droste est née le 8 septembre 1863 à Münster, Allemagne. Elle est la quatrième des dix enfants du Comte Clemens Heidenreich Droste zu Vischering et son épouse, la comtesse Hélène. Elle reçoit le baptême deux jours après sa naissance avec son frère jumeau Max.
C'était une enfant espiègle, elle courait dans le jardin, jouait... Elle avait un cœur tendre, était simple, ouverte, mais elle savait aussi se mettre en colère...
Le 25 avril 1875, à l'âge de 11 ans, Maria reçoit l'Eu-charistie par la première fois et quelques semaines plus tard, la Confirmation (8 juin). « Ce jour-là j'ai entendu pour la première fois l'appel de Dieu. J'ai compris que je devais Lui consacrer ma vie.
Passionnée pour le salut des enfants et filles en difficulté, Marie est entrée dans la Congrégation du Bon-Pasteur à Münster le 21 novembre 1888 où elle a pris le nom de Marie du Divin Cœur.
Elle a prononcé ses vœux perpétuels le 29 janvier 1891 : « Seigneur j'ai tout laissé, absolument tout pour t'aimer jusqu'au dernier moment de ma vie et pour diffuser tant que possible, la vénération du Sacré-Cœur ».
Marie a travaillé comme éducatrice des jeunes filles. Elle avait une préférence pour les plus difficiles : elle disait : « Celles que j'aime le plus sont les plus marginalisées, celles qui sont dans la plus grande détresse. Elles sont mon trésor ».
En 1894 Marie est destinée à Lisbonne (Portugal). Quelques mois après, elle est nommée supérieure à porto. Elle trouve la maison dans un état pitoyable, Des vrais des bienfaiteurs et son ingéniosité, et la maison prend un nouveau départ.
Sa santé, toujours faible se ressent d'une inflammation de la moelle épinière. La paralysie est progressive...
À Porto se répand encore plus l'opinion que « la supérieure du Bon-Pasteur est une sainte » et on prie pour sa guérison.
Entre 1897 et 1899 elle demande à plusieurs reprises au Pape Léon XIII la consécration du monde au Sacré Cœur de Jésus.
Finalement, Maria apprend par les journaux que l'Encyclique « Annum sacrum », a été publiée le 25 mai 1899, dans laquelle le Pape fixe le jour où il fera la consécration du monde au Sacré Cœur.
Marie meurt le 8 juin 1899, la veille du triduum préparatoire à cette consécration.
Elle est déclarée Bienheureuse par le Pape Paul VI le 1er novembre 1975.
LA BIENHEUREUSE MARIA DROSTE

ET L'AMOUR DES FEMMES EN DIFFICULTÉ
Témoignage des Religieuses du Bon-Pasteur de Porto vers 1900.
« La dévotion au Cœur de Jésus est inséparable du zèle pour le salut des âmes » (1895)

Expérience personnelle de Maria Droste :

« Le trait qui la caractérisait et qui a fait d'elle  une vraie fille de Sainte Marie Euphrasie, c'était son grand zèle pour le salut des âmes. Nos chères enfants étaient sa perpétuelle préoccupation. Tant qu'elle a été sur pied, elle allait les voir souvent.
Quel soin ne prenait-elle pas pour les savoir heureuses et contentes ? Dès que l'une ou l'autre était triste ou ennuyée, elle cherchait par mille moyens ingénieux à ramener le calme dans ces pauvres cœurs.
Nous l'avons vue passer des heures à consoler et à encourager ces chères enfants. Les plus déshéritées et les plus misérables avaient toujours sa préférence ».

Lettre de Maria Drost écrite pendant ses années à Porto.

« Les enfants sont notre unique bonheur, et il me semble que je mourrais de désolation si je devais refuser de les recevoir, voyant ces pauvres enfants qui se perdent si elles ne trouvent pas un secours chez nous. Rien ne pourrait abréger ma vie comme de m'imposer une restriction en ce qui concerne le salut des âmes. Il ne faut pas mesurer avec des mesures naturelles ce qui est vraiment surnaturel ; on n'obtiendrait rien dans la vigne de Dieu.
J'ai les mains pleines de travail, la tête pleine de soucis et le cœur plein d'amour »
CONSÉCRATION AU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS
Mon très aimable Jésus, je me consacre aujourd'hui, de nouveau et sans réserve, à votre divin Cœur.
Je vous consacre mon corps avec tous ses sens, mon âme avec toutes ses facultés, et mon être tout entier. Je vous consacre toutes mes pensées, mes paroles et mes œuvres, toutes mes souffrances et mes peines, toutes mes espérances, mes consolations et mes joies, et principalement je vous consacre mon cœur, afin qu'il vous aime.
Agréez, ô Jésus, le désir de vous appartenir pour toujours. Prenez possession de moi. Je mets en vous toute ma confiance, une confiance sans bornes, et l'espère de votre miséricorde infinie le pardon de mes péchés.
Je remets entre vos mains tous mes soucis. Je vous promets de vous aimer et de vous honorer jusqu'au dernier instant de ma vie, et de propager, autant que je le pourrai, le culte de votre Sacré-Cœur.
Pour d'autres renseignements, veuillez vous adresser à :

SOURCE : http://irma.maria.free.fr/marie_du_divin_coeur.htm


La bienheureuse Marie du Divin Cœur (Maria Droste zu Vischering)
 et  sainte Marguerite-Marie Alacoque 

BIENHEUREUSE

MÈRE MARIE DU DIVIN CŒUR


Maria Droste zu Vischering


1863-1899


Religieuse du Bon-Pasteur
« Oh Qu'il est beau de se livrer à aider les gens les plus pauvres et méprisés ! »
Maria Droste est née le 8 septembre 1863 à Münster, Allemagne. Elle est la quatrième des dix enfants du Compte Clemens Heidenreich Droste zu Vischering et son épouse, la comtesse Hélène. Elle reçoit le baptême deux jours après sa naissance avec son frère jumeau Max.
C'était une enfant espiègle, elle courait dans le jardin, jouait... Elle avait un cœur tendre, était simple, ouverte, mais elle savait aussi se mettre en colère...
Le 25 avril 1875, à l'âge de 11 ans, Maria reçoit l'Eucharistie par la première fois et quelques semaines plus tard, la Confirmation (8 juin). « Ce jour-là j'ai entendu pour la première fois l'appel de Dieu. J'ai compris que je devais Lui consacrer ma vie.
Passionnée pour le salut des enfants et filles en difficulté, Marie est entrée dans la Congrégation du Bon-Pasteur à Münster le 21 novembre 1888 où elle a pris le nom de Marie du Divin Cœur.
Elle a prononcé ses vœux perpétuels le 29 janvier 1891 : « Seigneur j'ai tout laissé, absolument tout pour t'aimer jusqu'au dernier moment de ma vie et pour diffuser tant que possible, la vénération du Sacré-Cœur ».
Marie a travaillé comme éducatrice des jeunes filles. Elle avait une préférence pour les plus difficiles : elle disait : « Celles que j'aime le plus sont les plus marginalisées, celles qui sont dans la plus grande détresse. Elles sont mon trésor ».
En 1894 Marie est destinée à Lisbonne (Portugal). Quelques mois après, elle est nommée supérieure à porto. Elle trouve la maison dans un état pitoyable, Des vrais des bienfaiteurs et son ingéniosité, et la maison prend un nouveau départ.
Sa santé, toujours faible se ressent d'une inflammation de la moelle épinière. La paralysie est progressive...
À Porto se répand encore plus l'opinion que « la supérieure du Bon-Pasteur est une sainte » et on prie pour sa guérison.
Entre 1897 et 1899 elle demande à plusieurs reprises au Pape Léon XIII la consécration du monde au Sacré Cœur de Jésus.
Finalement, Maria apprend par les journaux que l'Encyclique « Annum sacrum », a été publiée le 25 mai 1899, dans laquelle le Pape fixe le jour où il fera la consécration du monde au Sacré Cœur.
Marie meurt le 8 juin 1899, la veille du triduum préparatoire à cette consécration.
Elle est déclarée Bienheureuse par le Pape Paul VI le 1er novembre 1975.

LA BIENHEUREUSE MARIA DROSTE ET L'AMOUR DES FEMMES EN DIFFICULTÉ

Témoignage des Religieuses du Bon-Pasteur de Porto vers 1900.

« La dévotion au Cœur de Jésus est inséparable du zèle pour le salut des âmes » (1895)
Expérience personnelle de Maria Droste :
« Le trait qui la caractérisait et qui a fait d'elle  une vraie fille de Sainte Marie Euphrasie, c'était son grand zèle pour le salut des âmes. Nos chères enfants étaient sa perpétuelle préoccupation. Tant qu'elle a été sur pied, elle allait les voir souvent.
Quel soin ne prenait-elle pas pour les savoir heureuses et contentes ? Dès que l'une ou l'autre était triste ou ennuyée, elle cherchait par mille moyens ingénieux à ramener le calme dans ces pauvres cœurs.
Nous l'avons vue passer des heures à consoler et à encourager ces chères enfants. Les plus déshéritées et les plus misérables avaient toujours sa préférence ».

Lettre de Maria Droste écrite pendant ses années à Porto.

« Les enfants sont notre unique bonheur, et il me semble que je mourrais de désolation si je devais refuser de les recevoir, voyant ces pauvres enfants qui se perdent si elles ne trouvent pas un secours chez nous. Rien ne pourrait abréger ma vie comme de m'imposer une restriction en ce qui concerne le salut des âmes. Il ne faut pas mesurer avec des mesures naturelles ce qui est vraiment surnaturel ; on n'obtiendrait rien dans la vigne de Dieu.
J'ai les mains pleines de travail, la tête pleine de soucis et le cœur plein d'amour »

CONSÉCRATION AU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS
Mon très aimable Jésus, je me consacre aujourd'hui, de nouveau et sans réserve, à votre divin Cœur.
Je vous consacre mon corps avec tous ses sens, mon âme avec toutes ses facultés, et mon être tout entier. Je vous consacre toutes mes pensées, mes paroles et mes œuvres, toutes mes souffrances et mes peines, toutes mes espérances, mes consolations et mes joies, et principalement je vous consacre mon cœur, afin qu'il vous aime.
Agréez, ô Jésus, le désir de vous appartenir pour toujours. Prenez possession de moi. Je mets en vous toute ma confiance, une confiance sans bornes, et l'espère de votre miséricorde infinie le pardon de mes péchés.
Je remets entre vos mains tous mes soucis. Je vous promets de vous aimer et de vous honorer jusqu'au dernier instant de ma vie, et de propager, autant que le pourrai, le culte de votre Sacré-Cœur.
 Pour d'autres renseignements, veuillez vous adresser à :


La bienheureuse Marie du Divin Cœur (Maria Droste zu Vischering) adorant le Sacré-Cœur de Jésus.


Maria Droste zu Vischering was born on September 8, 1863 in the Erbdrostenhof Palace, in Münster, and spent her childhood in the Darfeld Castle. She was the daughter of Count Clemens Droste zu Vishering and of Countess Helen von Galen.

At the age of twenty-five she joined the congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd, in Munster. She was given the name, Sr. Mary of the Divine Heart. In 1891, she devoted herself to the girls sent to the Good Shepherd Sisters in Munster for rehabilitation and care. With an ardent love for youth ministry, she maintains: “the most needy, the most miserable, the most forsaken are the children I love best.”

In 1894, at the age of 31, she was transferred to Portugal and appointed superior of Oporto, Portugal.  While there she reported some messages from Jesus Christ in which she was asked to contact the pope, requesting the consecration of the world to the Sacred Heart of Jesus.

On June 10, 1898, her confessor at the Good Shepherd monastery wrote to Pope Leo XIII stating that Sister Mary of the Divine Heart had received a message from Christ, requesting the pope to consecrate the entire world to the Sacred Heart. The pope initially did not believe her and took no action.

However, on January 6, 1899 she wrote another letter, asking that in addition to the consecration, the first Fridays of the month be observed in honor of the Sacred Heart. In the letter she also referred to the recent illness of the pope and stated that  Christ had assured her that Pope Leo XIII would live until he had performed the consecration to the Sacred Heart. Theologian Laurent Volken states that this had an emotional impact on Leo XIII, despite the theological issues concerning the consecration of non-Christians.

Pope Leo XIII commissioned an inquiry on the basis of her revelation and Church tradition. In his 1899 encyclical letter Annum Sacrum, Leo XIII decreed that the consecration of the entire human race to the Sacred Heart of Jesus should take place on June 11, 1899.

 In the encyclical Annum Sacrum, Pope Leo XIII referred to the illness about which Sister Mary had written, stating:  "There is one further reason that urges us to realize our design; We do not want it to pass by unnoticed. It is personal in nature but just as important: God the author of all Good has saved us by healing us recently from a dangerous disease."

Pope Leo XIII also composed the Prayer of Consecration to the Sacred Heart and included it in Annum Sacrum. Pope Pius X later decreed that this consecration of the human race, performed by Pope Leo XIII be renewed each year.

Sister Mary of the Divine Heart died on June 8, 1899, the feast of the Sacred Heart, two days before the consecration, which had been deferred to the following Sunday.

 In 1964, Sister Mary of the Divine Heart, the countess of Droste zu Vischering, officially received the title of Venerable by the Catholic Church. On November 1, 1975, she was declared blessed by Pope Paul VI.
Dr. Waldery Hilgeman is the Postulator of the cause of canonization and the vice Postulator is Br. Reginald Cruz, cfx.



samedi 7 juin 2014

Saint PAUL de CONSTANTINOPLE, archevêque et martyr

Saint Paul de Constantinople

Archevêque de Constantinople ( v. 350)

A peine élu patriarche de Constantinople, il fut déposé et exilé par les évêques partisans de l'arianisme soutenus eux-mêmes par l'empereur. Banni, il se réfugia par deux fois auprès du Patriarche d'Occident, le Pape de Rome, qui le soutenait. Il y retrouva d'ailleurs saint Athanase d'Alexandrie également exilé pour la même raison. Il put revenir à Constantinople en 342, mais une guerre, entre orthodoxes et ariens, l'exile à nouveau en Mésopotamie. Après plusieurs tentatives de retour au siège patriarcal, en particulier en 347 lors du concile de Sardique, il connut deux autres exils et finit emprisonné en Arménie où ses gardiens, après l'avoir consumé lentement par la faim, l'étranglèrent durant la Divine Liturgie avec le pallium qu'il portait autour du cou.

L'Occident le fête le 7 juin.


En moins de vingt ans, il subit trois fois l'exil pour sa fidélité à la foi apostolique. Il fut rétabli dans sa charge par le Pape de Rome, Jules Ier.

Plusieurs fois chassé de son siège par les ariens à cause de la foi de Nicée, et plusieurs fois rétabli, il fut enfin relégué par l’empereur Constance à Cucuse, petite ville de Cappadoce ; là, dit-on, les manœuvres des ariens le firent étrangler cruellement.


Martyrologe romain


Saint Paul de Constantinople
Saint Alexandre, premier patriarche de Constantinople, avait attiré par ses prières la vengeance de Dieu sur Arius, qui, feignant d'être catholique et allant à ses nécessités naturelles, rendit les entrailles et l'âme avec les excréments : il avait valeureusement combattu les ariens l'espace de vingt-trois ans qu'il tint le Siège, lorsqu'il mourut le vingt-huit août de l'an 340. Il n'ordonna pas, il est vrai, d'évêque pour son successeur : mais sur ce qu'on lui demanda quelle personne il désirait, il recommanda que l'on fit élection de saint Paul, qu'il avait lui-même ordonné prêtre, remontrant qu'en effet -il était jeune d'âge, mais que la maturité de ses mœurs suppléait à ce défaut : de plus, que tout ce qu'ils sauraient désirer dans un Prélat se rencontrait en sa personne, à savoir la doctrine et l'éloquence, jointes avec une probité singulière.
Cette élection excita un grand tumulte dans Constantinople, parce que le peuple y était divisé en deux parties, à savoir les catholiques et les ariens. Il est bien vrai que du vivant de saint Alexandre les catholiques étaient les plus puissants, quelques efforts que fissent les ariens : mais sa mort rendit ceux-ci plus fiers qu'auparavant; ils voulurent trancher d'égal avec les catholiques et eurent enfin l'avantage. Néanmoins les catholiques élurent et consacrèrent saint Paul dans l'église de la Paix, qui était proche de la grande église.
Mais l'empereur Constance, qui était arien, arrivant sur ces entrefaites à Constantinople, causa un grand trouble dans l'Église; parce que, favorisant ceux de sa secte au préjudice des catholiques, il assembla un conventicule d'évêques ariens, où il lit déposer saint Paul de son siège, et Eusèbe de Nicomédie fut établi en sa place. Cependant saint Paul fut relégué à Pont, et de là en plusieurs autres lieux, selon la passion de ses ennemis, ainsi que nous l'apprend saint Athanase, son contemporain. Cette déposition et cet exil étaient bien capables de causer de l'affliction à tout autre qu'à saint Paul : toutefois, par une résignation entière de toutes ses volontés à celle de Bieu, il goûtait indifféremment et les prospérités et les adversités de ce monde.
Tout ce qui se passait contre lui n'était pas pour aucune chose de sa part qui fût le moins dû monde contre la raison, mais bien par l'instigation de cet Eusèbe, esprit brouillon et ambitieux, et qui ne pouvait pas se contenir dans la modération, aspirant toujours à quelque plus haut degré de fortune. C'est ainsi même que le déclarent les Pères du synode d'Alexandrie tenu par les évêques d'Égypte, et en l'épître synodale qu'ils adressèrent au Pape Jules (devant lequel saint Athanase et les eusébiens devaient comparaître pour dire chacun leurs raisons, afin de terminer leur débat) et à tous les évêques de l'Église catholique. Saint Athanase la rapporte en entier au commencement de sa seconde apologie.
Aussi cet Eusèbe n'en demeura pas là : car sur ce que le Pape Jules envoya des légats à Constantinople pour indiquer le temps d'un synode qu'il faisait convoquer à Rome, pour justifier et terminer les accusations des ariens contre saint Athanase, il les retint si longtemps, qu'enfin le temps fixé se passa sous le prétexte de la guerre des Perses, qui leur ôtait la liberté et la sûreté des chemins. (Théodoret dit que ce qui empêcha véritablement les ariens d'aller à Rome, était qu'ils avoient eu avis que leur malice et leurs mensonges étaient découverts.) Là-dessus Eusèbe prit sujet de convoquer un synode à Antioche, où l'empereur était, et d'y appeler les autres évêques par l'autorité de l'empereur, afin d'y dédier une église que l'empereur Constantin avait commencé à y faire bâtir. Ils s'y trouvèrent au nombre de quatre-vingt-dix (quelques-uns disent quatre-vingt-dix-sept, les autres quatre-vingt-dix-neuf), entre lesquels il y en avait trente-six ariens. Là, après avoir fait Fe qu'il désirait contre saint Athanase, malgré les évêques catholiques qui n'y consentirent jamais, il envoya des ambassadeurs au Pape pour le supplier d'être le juge en la cause de saint Athanase. Mais Dieu ne lui fit pas la grâce d'en voir la décision, et peu après son synode il mourut.
Là-dessus le peuple rétablit aussitôt saint Paul en son siège, mais il n'en fut pas encore longtemps paisible possesseur, car les ariens ayant élu en même temps un certain Macédonius, il y eut de grands troubles et des séditions étranges, où plusieurs perdirent la vie de part et d'autre. L'empereur Constance, qui était à Antioche, en ayant été averti, commanda au duc Hormogène, qu'il envoyait en Thrace, de se transporter jusqu'à Constantinople et apaiser la sédition en chassant Paul de son Église. Mais il en a: riva autrement qu'il ne pensait : car ayant voulu user de force, le peuple, au lieu de s'apaiser, entra en une telle furie, que, sans considération de sa qualité, ils assiégèrent son logis, y entrèrent, y mirent le feu, et l'ayant lui-même tiré dehors, le massacrèrent. Néanmoins cette fureur populaire fut bientôt apaisée. Aussitôt que l'empereur eut appris ces nouvelles, il s'y transporta promptement, chassa lui-même saint Paul de la ville, l'envoya en exil et châtia le peuple par de gros impôts, sans toutefois autoriser Macédonius, contre lequel il se fâcha grandement, pour avoir été la cause de tout ce trouble, et de la perte de tant de personnes, d'autant plus que son élection avait été faite sans son autorité ; après quoi il s'en retourna à Antioche.
Saint Paul n'était pas le seul prélat affligé : Àsclépas, évêque de Gaza, Marcel d'Ancyre et Lucius d'Adrianopolis, furent également chassés de leurs sièges pour divers sujets. De sorte que s'étant trouvés tous à Rome, ils se présentèrent au Pape Jules, et lui firent entendre leurs plaintes et le tort qu'on leur faisait. Sa Sainteté, usant du pouvoir qu'elle a sur tous les autres évêques, écrivit aux villes d'Orient, l'an 342, afin que chacun de ces évêques fût remis en son siège : ce qui fut fait.
Mais saint Paul ne fut pas plutôt à Constantinople, que l'empereur Constance écrivit au gouverneur, nommé Philippe, et lui commanda de chasser saint Paul derechef de son siège, et d'y établir Macédonius en sa place. Ce gouverneur, plus avisé qu'Hermogène, et craignant l'émotion du peuple, se servit d'une ruse, qui lui réussit ainsi qu'il désirait, pour l'exécution de la volonté de l'empereur. Il feignit de vouloir pourvoir à quelques affaires de la ville, et fit venir saint Paul pour ce sujet au bain public, où il était. Là- dessus il lui fit entendre le commandement qu'il avait de l'empereur; et aussitôt, comme le peuple, qui se doutait de l'affaire, s'était assemblé en ce lieu-là, il le fit passer par une ouverture sur le derrière, et le fit embarquer dans un vaisseau qu'il avait préparé. On le conduisit à Thessalonique, ville principale de la Macédoine, qui était le pays natal du saint prélat, avec défense de partir de là sans jamais retourner au Levant. Ainsi le bon saint Paul fut subtilement chassé de son siège et de la ville, contre l'espérance et la créance de chacun.
Après cela, ce gouverneur s'en alla à l'église avec Macédonius en son carrosse, et l'y établit à main armée; de sorte qu'il y eut encore un grand trouble pour ce sujet. Socrate dit qu'il y eut bien 1,150 personnes de tuées pour ce coup-là. Voilà la façon de procéder des hérétiques. Ce fut ainsi que Macédonius usurpa le siège de Constantinople sur saint Paul.
Cependant saint Paul trouva moyen de sortir de Thessalonique et de s'enfuir en Italie, en feignant d'aller à Corinthe; saint Athanase s'étant aussi trouvé en ce pays, ils firent tous deux leurs plaintes à Constant, empereur d'Orient. Constant s'étant employé pour leur rétablissement envers l'empereur, son frère, mais sans effet, il fit convoquer, avec l'autorité du Pape Jules, un concile à Sardique, l'an 347, en partie pour le même sujet.
Ce concile était composé de trois cents évêques de l'Occident, et de septante-six seulement du Levant : ceux-ci se tinrent à part et ne voulurent pas se joindre avec les Occidentaux, si Athanase et Paul n'étaient chassés de l'assemblée, ce qu'ils ne purent obtenir. Car il est vrai que saint Paul et saint Athanase assistaient à ce concile : encore que saint Paul fut averti par le peuple de Constantinople qu'il ne s'y trouvât pas, parce que les ariens lui voulaient jouer un mauvais parti, ainsi que nous l'apprend Théodoret. Les ariens donc furent condamnés par ces doctes prélats, comme n'osant pas poursuivre l'accusation intentée contre ces deux grands personnages, saint Athanase et saint Paul; et puis les décrets du concile furent confirmés; enfin ce mot de consubstantiel éclairci et autorisé contre l'erreur des ariens.
Après cela, le concile envoya saint Vincent, évêque de Capoue, et Euphrates, évêque de Cologne, en ambassade vers l'empereur Constance, pour lui faire connaître ce qui s'était passé en ce concile. Ce que fit aussi Constant son frère, empereur d'Occident, par une autre ambassade, le suppliant tous de rétablir en leurs sièges saint Athanase, saint Paul et les autres évêques qui en avoient été chassés. Mais l'empereur Constance tirant cette affaire trop en longueur, Constant, son frère, l'envoya derechef prier de les rétablir promptement, et que s'il ne le faisait, il irait lui-même le faire : lui déclarant la guerre en ce cas-là. Par ce moyen saint Paul fut honorablement reçu dans Constantinople, et les autres en leur siège, par le commandement de l'empereur ; car Constance, intimidé par les menaces de son frère, ne le voulait pas désobliger jusqu'à ce point d'avoir la guerre contre lui pour cette considération.
Mais comme Constance était le prince le plus inconstant du monde, après la mort de Constant, son frère, qui arriva l'an 350, n'ayant plus rien à craindre, il se laissa gagner facilement par les ariens : tellement qu'il chassa encore une fois saint Paul de son siège et l'envoya en exil à Cueuse, petite ville de Cappadoce. Les ariens, vrais esprits de division et de sang, non contents de le voir retiré et solitaire en ce petit lieu, envoyèrent des gens cruels, ministres de leur passion, qui l'étranglèrent en public le septième jour de juin, l'an de Notre-Seigneur 351, autorisés en cela du gouverneur Philippe, qui leur prêta main-forte pour exécuter leur méchant dessein.
Il est vrai que ce grand saint a souffert de furieuses bourrasques pour le soutien et la défense de la foi orthodoxe contre les ariens ou eusébiens, et qu'il a été comme le jouet de leurs passions. Car il fut premièrement envoyé en exil à Pont, d'où ayant été rappelé, l'empereur l'envoya après chargé de chaînes, dont on l'avait lié, à Singre en Mésopotamie ; depuis il fut encore exilé à Emèse, puis enfin à Cueuse, petite ville d'Arménie, près des déserts du mont Taurus, où il trouva le couronnement de ses travaux. Saint Athanase a eu la curiosité de compter tous ses exils.
Cependant le cardinal Baronius remarque que ce préfet qui autorisa et procura même sa mort, ne vécut pas longtemps sans ressentir la main vengeresse de la justice divine. Car Dieu permit que, cette même année-là, il fut ignominieusement dépouillé de sa préfecture, et exposé à la risée du peuple : de sorte que, privé de la compagnie des siens, il s'en allait errant, vagabond, loin de son pays, comme un autre Caïn, toujours pleurant et tremblant, et finit malheureusement ses jours.
Trente ans après, l'empereur Théodose Ier ayant appris tout ce qui s'était passé à l'endroit de saint Paul pendant sa vie et après sa mort, il fit transférer son corps d'Ancyre, où il reposait, à Constantinople ; il le reçut avec tous les honneurs imaginables, et le posa avec beaucoup de respect dans l'église même que Macédonius, son grand persécuteur, avait fuit bâtir, et que les macédoniens avoient longtemps occupée : laquelle depuis a toujours porto le nom de saint Paul.
Tous les Martyrologes latins font une honorable mention de saint Paul le Patriarche : comme aussi le Ménologe des Grecs, le 6 septembre. Sa vie a été écrite par Métaphraste, qui l'a recueillie des anciens monuments; par Lipomani et par Surius. Saint Athanase, son contemporain, Socrate, Sozomène et Théodoret décrivent assez particulièrement toutes ses actions. Plusieurs auteurs parlent encore fort honorablement de lui, selon le rapport du cardinal Baronius; comme aussi ce dernier, tant en ses Annales ecclésiastiques qu'eu ses Annotations sur le Martyrologe romain.

Saint Paul of Constantinople

Bishop of Constantinople, during the period of bitter controversy in the Church over the Arian heresy. Elected in 336 to succeed Alexander of Constantinople, the following year he was exiled to Pontus by Emperor Constantius II.

Because of his staunch position against Arianism, Paul was replaced by the heretical bishop Macedonius. Allowed to return in 338, Paul was again exiled by the Arians, who had the support of many in the imperial government, but returned about 340. Once more he was seized and, at the order of Emperor Constantius, he was exiled to Mesopotamia. Brought back in 344, he was sent yet again into exile, this time to Cucusus, in Armenia.

Here he was deliberately starved and finally strangled by Arian supporters. He is considered a martyr for the orthodox cause and was a close friend St. Athanasius.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/paul-of-constantinople/

Paul of Constantinople BM (RM)

Died c. 350. Patriarch Saint Paul spent most of his episcopate in exile. He was elected in 336; exiled to Pontus 337-338; exiled to Trèves by an Arian synod until 340; and, in 342, he was sent in chains to Mesopotamia by Emperor Constantius. Recalled in 344, he was banished for the last time to Kukusus, Armenia, where he was left without food for six days and then strangled (Benedictines). In art, Saint Paul is depicted as a bishop with a stole in his hand or as strangled with his own stole (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0607.shtml

June 7

St. Paul, Bishop of Constantinople, Martyr

From St. Athanasius, Ep. ad Solitar. &c. Socrates, Sozomen, &c. See Tillem. t. 7, p. 251. Baert, the Bollandist, t. 2, Junii, p. 13.

A.D. 350.

ST. PAUL was a native of Thessalonica, but deacon of the church of Constantinople in 340, when the bishop, Alexander, lying on his death bed, recommended him for his successor. He was accordingly chosen, and being a great master in the art of speaking, and exceedingly zealous in the defence of the Catholic faith, he was a terror to the Arians. Macedonius, who was passionately in love with that dignity, and supported by a powerful faction of the heretics, spread abroad many calumnies against the new bishop. But the accusation being destitute of all probability, he was obliged to drop the charge; and he so well acted the part of a hypocrite, that he was soon after ordained priest by St. Paul. 1 However, Eusebius of Nicomedia, who was the ringleader of the Arians, and had been already translated from the see of Berytus to that of Nicomedia, against the canons, began to cast his ambitious eye on that of Constantinople, revived the old slanders, and impeached Paul falsely, alleging that he had led a disorderly life before his consecration: and secondly, that he ought not to have been chosen bishop without the consent of the two neighbouring metropolitans of Heraclea and Nicomedia. The election of Paul had happened during the absence of Constantius. This was made a third article of the impeachment; and the two former having been easily confuted, this was so much exaggerated to that prince, as a contempt of his imperial dignity, that St. Paul was unjustly deposed by an assembly of Arian prelates, and the ambitious Eusebius placed in his see in 340. Our saint, seeing himself rendered useless to his flock, whilst Arianism reigned triumphant in the East, under the protection of Constantius, took shelter in the West, in the dominions of Constans. He was graciously received by that prince and by St. Maximinus at Triers, and, after a short stay in that city, went to Rome, where he found St. Athanasius, and assisted at the council held by Pope Julius in 341, of about eighty bishops, in the church, in which, as St. Athanasius informs us, the priest Vito was accustomed to hold assemblies of the people; that is, was priest of that parish. This is that Vito who, with Vincent and Osius, was legate of St. Sylvester in the council of Nice. By this synod, St. Athanasius, Marcellus of Ancyra, and St. Paul were ordered to be restored to their respective sees. And Pope Julius, as Socrates and Sozomen relate, 2 by virtue of his authority in the church, sent them back with letters to the eastern bishops, requiring them to restore them to their bishoprics. The excellent letter of Pope Julius to the oriental bishops, is preserved by St. Athanasius. 3 The pope particularly reproves the persecutors for having presumed to judge bishops, even of the principal sees which the apostles had governed, without having first written to him, according to custom. 4

St. Paul went back to Constantinople, but could not recover his see till the death of his powerful antagonist, who had usurped it, made way for him in 342. Though the Catholics took that opportunity to reinstate him in his dignity, the Arians, who were headed by Theognis of Nice, and Theodorus of Heraclea, constituted Macedonius their bishop. This schismatical ordination was followed by a furious sedition, in which almost the whole city ran to arms, and several persons lost their lives. Constantius, who was then at Antioch, upon the news of these commotions, ordered his general, Hermogenes, who was going into Thrace, to pass by Constantinople and drive Paul out of the city. The general found the mob in too violent a ferment, and whilst he endeavoured to execute his commission by force, lost his own life. This outrage drew Constantius himself to Constantinople in the depth of winter. At the entreaty of the senate he pardoned the people, but banished Paul. Nevertheless he refused to confirm the election of Macedonius, on account of his share in the late sedition. St. Paul seems to have retired back to Triers. We find him again at Constantinople in 344, with letters of recommendation from the emperor of the West. Constantius only allowed his re-establishment for fear of his brother’s arms, and the saint’s situation in the East continued very uneasy; for he had much to suffer from the power and malice of the Arian party. He hoped for a redress from the council of Sardica, in 347. The Eusebians, withdrawing to Philippopolis, thundered out an excommunication against St. Paul, St. Athanasius, Pope Julius, and several other pillars of the Catholic faith. The death of Constans in 350 left Constantius at full liberty to treat the Catholics as he pleased. Upon application made to him by those of his party, he sent from Antioch, where he then was, an order to Philip, his Præfectus Prætorii, to drive Paul out of the church and city of Constantinople, and to place Macedonius in his see. Philip, being attached to the Arian party, but fearing a sedition from the great affection which the people bore their pastor, privately sent for him to one of the public baths of the city, and there showed him the emperor’s commission. The saint submitted cheerfully, though his condemnation was in every respect notoriously irregular. The people, suspecting some foul design, flocked about the door; but Philip caused a passage to be made by breaking down a window on the other side of the building, and sent him under a safe guard to the palace, which was not far off. From thence he was shipped away to Thessalonica, and at first allowed to choose the place of his exile. But his enemies soon repented of this mildness; and he was loaded with chains, and sent to Singara in Mesopotamia. From thence he was carried to Emesa in Syria, and afterwards to Cucusus, a small town on the confines of Cappadocia and Armenia, famous for its bad air and unhealthful situation, in the deserts of mount Taurus. Here he was confined in a close, dark place, and left to starve to death. After he had passed six days without food, he was, to the great disappointment of his enemies, found alive. Upon which they strangled him, and gave out that he died after a short sickness. Philagius, an Arian officer, who was upon the spot when this was executed, told the whole affair to several persons, from whom St. Athanasius had it. 5 His martyrdom happened in 350 or 351. The divine vengeance soon overtook Philip, who the same year was deprived of his honours and estate, and banished. The Arians from this time remained masters of the church of Constantinople, till the year 379, when St. Gregory Nazianzen was chosen bishop. The body of St. Paul was brought to Ancyra in Galatia, and, by the order of Theodosius the Great, was thence translated to Constantinople in 381, about thirty years after his death. It was buried there in the great church built by Macedonius, which from that time was known by no other name than that of St. Paul. 6 His remains were removed to Venice in 1226, where they are kept with great respect in the church of St. Laurence, belonging to a noble monastery of Benedictin nuns. 7

The Arian emperor Constantius objected to the Catholics the prosperity of his reign, as a proof of the justice and truth of his cause; but he had not then seen the issue. When Polycrates of Samos boasted that fortune was in his pay, he little thought that he should shortly after end his life at Sardis on a cross. The smiles of the world are usually, to impenitent sinners, the most dreadful of all divine judgments. By prosperity they are blinded in their passions, and “resemble victims fattened for slaughter, crowned for a sacrifice,” according to the elegant expression of Minutius Felix. 8 Of this we may understand the divine threat of showing them temporal mercy: Let us have pity on the wicked man, and he will not learn justice. 9 Upon which words St. Bernard cries, “This temporal mercy of God is more cruel than any anger. O Father of mercies, remove far from me this indulgence, excluding from the paths of justice.” 10 Who does not pray that if he err he may rather be corrected by the tenderness of a father, than disinherited as a cast-away? Even the just must suffer with Christ, if they hope to reign with him. He who enjoys here an uninterrupted flow of prosperity, sails among rocks and shelves.

Note 1. Socr. l. 2, c. 6. Sozom. l. 3, c. 4. S. Athan. ad Solitar. p. 813. [back]

Note 2. Et quoniam propter sedis dignitatem omnium cura ad ipsum spectabat, suam cuique ecclesiam restituit. Sozomen, l. 3, c. 8, ed. Vales. Cum Julio Romanæ urbis episcopo causam suam exposuissent, ille, quæ est Romanæ ecclesiæ prærogativa, liberioribus litteris eos communitos in orientem remisit; singulis sedem suam restituens. Socrates, l. 2, c. 15. [back]

Note 3. Apud S. Athanas. Apol. contra Arianos, p. 141. [back]

Note 4. An ignoratis hanc esse consuetudinem, ut primum nobis scribatur, et hinc quod justum est decernatur. Quæ accepimus a beato Petro Apostolo, ea vobis significo: non scripturus tamen, quod nota apud omnes ea existiment, nisi quæ gesta sunt, nos conturbassent. Julius apud Athan. p. 153. [back]

Note 5. St. Athan. ad Solitar. t. 1, p. 813, et de fugâ suà, p. 703. [back]

Note 6. Socr. l. 5, c. 9. Sozom. l. 7, c. 10. Photius, Cod. 257. [back]

Note 7. See Baërt, p. 24. [back]

Note 8. In Octav. [back]

Note 9. Isa. xxvi. 10. [back]

Note 10. Serm. 42, in Cant. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VI: June. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/071.html

lundi 2 juin 2014

Saint ÉRASME (ELME) de FORMIA, évêque et martyr


Martyre  de saint Elme (entrailles enroulées autour d'un treuil). 
Fresque du XVe siècle, Église Marie de Båstad, Suède


Saint Érasme

Martyr ( v. 301)

ou saint Elme.

Il menait une vie ascétique dans sa solitude d'Antioche. D'après une des légendes à son sujet, mû par une inspiration divine, il annonça l'Évangile et parvint ainsi jusqu'en Macédoine, à Ochrid. C'est là qu'il fut martyrisé, revêtu d'une cuirasse de bronze incandescent.

Selon une autre légende, il aurait été évêque de Formie près de Gaète en Italie, d'autres le confondent avec un évêque syrien du nom d'Erasme d'Antioche...



Il est devenu le saint patron des marins. On attribue l'origine de ce patronage à un prodige: entouré de fidèles, saint Erasme était en train de prêcher quand un orage éclata brusquement; la terreur s'empara de l'assistance mais le saint demeura, lui, absolument tranquille, et l'on vit qu'au-dessus de sa tête, le ciel restait calme et serein tandis que la foudre tombait à ses côtés, l'épargnant miraculeusement. C'est pourquoi les marins ont donné le nom de feux Saint-Elme aux aigrettes lumineuses qu'ils aperçoivent parfois à l'extrémité des vergues et des mâts de leurs bateaux; ce nom désigne aussi les petites flammes qui voltigent la nuit à la surface de l'eau.

Connu en Corse sous le nom de san Teramu (pour sant'Eramu) et sur le continent , saint Elme (pour Saint Erasme), patron de nos confréries de marins-pêcheurs... (d'après 'Eglise de Corse en prière') - Voir aussi le site du diocèse d'Ajaccio


(…)


À Formies en Campanie, vers 303, saint Érasme, évêque et martyr.



Martyrologe romain


Matthias Grünewald, Saint Érasme et saint Maurice

Huile sur bois, vers 1520-1524,226 X 176, Munich

SAINT ÉRASME

Évêque et martyr - 2 juin

En Orient il était connu comme grand thaumaturge (faiseur de miracles) : il chassa des démons, guérit diverses maladies et convertit au christianisme, par ses miracles et par sa parole, plusieurs milliers de personnes.
 
L'empereur Dioclétien le fit frapper de verges, puis on versa sur lui du plomb fondu, de la poix, du souffre et de la cire ; ensuite, comme son corps est quand même resté intact, il le jeta en prison.

Un ange le libéra et l'emporta en Italie, dans la Campanie. Mais bientôt la renommée de ses nouveaux miracles et de ses conversions arriva aux oreilles de l'empereur Maximian, le successeur de Dioclétien.

Celui-ci furieux, surpassa même en cruauté son prédécesseur. Il fit jeter le saint dans un chaudron rempli d'huile bouillante, de plomb et de poix. Ensuite il le fit éventrer et sortir les entrailles. Pour la seconde fois le saint fut délivré par un ange et conduit sur un bateau vers Formia, près de Gaéta.

Là il mourut en martyr le 3 juin 303.

On représente St Erasme, comme évêque, un livre dans une main, dans l'autre un treuil (un cabestan) tenant les entrailles.

On invoque Saint Erasme contre les douleurs corporelles, également comme patron et protecteur des veuves et des orphelins et lors d'accouchements difficiles. Les marins en mer le prient lors des tempêtes.
PRIÈRE :

O noble et glorieux évêque, St Erasme, aide dans les maux corporels et protecteur de ceux qui sont persécutés. Par tes affreuses souffrances physiques que tu as endurées, obtiens-nous de Dieu la protection contre la souffrance physique et les malheurs de l'âme. Sois attentif aux veuves et aux orphelins qui sont opprimés et qui souffrent. Sois le protecteur des mères chrétiennes contre les malheurs et pour elles un maître de la patience et de l'esprit de dévouement dans les difficultés de leur état. Allume en nous tous l'espérance des joies éternelles et pures pour que nous achevions notre chemin courageusement et fidèlement.

Amen.



Nicolas Poussin  (1594–1665). Le Martyre de Saint Érasme, 1628, 

Nicolas Poussin, Martyre de Saint Erasme

Le Martyre de Saint Erasme est la première œuvre publique de Nicolas Poussin à Rome, où il s’était installé en 1624. L’œuvre était destinée à l’autel du transept droit de la Basilique Saint-Pierre, dans lequel sont conservées les reliques du Saint. Le tableau y resta jusqu’au XVIIIe siècle, avant d’être remplacé par une copie en mosaïque et transféré au palais pontifical du Quirinal. En application du Traité de Tolentino, il fut transféré à Paris, puis après sa restitution entra dans la Pinacothèque du Vatican de Pie VII (1820).
A l’origine, le retable d’autel avait été commandé à Pietro da Cortona, puis il passa en 1628 à Poussin qui le termina l’année suivante, en suivant les dessins préparatoires de Pietro da Cortona.
Cette œuvre représente Erasme, évêque de Formia, subissant le martyre durant les persécutions de Dioclétien en 303 apr. J.-C.

Le peintre représente au premier plan le martyr, un prêtre lui indiquant la statue d’Hercule (l’idole païenne qu’Erasme refusa d’adorer ; raison pour laquelle il fut condamné au martyre sur la place publique), un soldat romain à cheval chargé d’exécuter le supplice, le bourreau en train d’extraire les intestins en les enroulant sur un treuil de bateau, un fragment d’architecture classique et des anges qui descendent vers la victime en portant la palme et la couronne, symbole du martyre. Cette composition devint un véritable modèle pour les futures représentations de martyres. Valentin s’en inspira pour son Martyre des Saint Proces et Saint Martinien exécuté pour un autre autel tout proche dans la basilique Saint-Pierre.

Saint Elmo

St. Elmo, also known as St. Erasmus, is the patron of sailors and stomach ailments and against storms. He was the bishop of Formiae, Campagna, Italy, and suffered an excruciating martyrdom during Diocletian’s persecution of the Christians. He once fled to Mount Lebanon during the persecution and lived a life of solitude there for some time, and according to tradition was fed by a raven.
After the emperor discovered his whereabouts, he was tortured and thrown in prison. Legend claims that an angel released him and he departed for Illyricum, and eventually suffered a martyr’s death.
St. Elmo is one of the Fourteen Holy Helpers, a group of saints invoked with special confidence because they have proven themselves efficacious helpers in adversity and difficulties.  St. Elmo is also invoked against stomach cramps and colic. This came about because he was tortured by having iron hooks stuck into his intestines by persecutors under Emperor Diocletian.
Legend records that when a blue light appears at mastheads before and after a storm, the seamen took it as a sign of St. Elmo’s protection. This was known as “St. Elmo’s fire”. The blue electrical discharges under certain atmospheric conditions have also been seen on the masts or riggings of ships.




St. Erasmus, or Elme, Bishop and Martyr


HE is said to have been a native of Antioch, and a bishop in some part of Syria; who, in the persecution, hid himself on Mount Libanus, where he led an eremitical life for seventeen years, often visiting his flock, till he was crowned with martyrdom, probably in the persecution of Licinius, which had been begun by Dioclesian. He is named in the Roman Sclavonian or Muscovite, and other calendars. 1

Note 1. This saint is not to be confounded with St. Erasmus, M. called also Elmo or Ermo, who is honoured on the 2nd of June; and whose acts in Latin and Greek are of little authority. See Jos. Assemani, &c. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/11/252.html

Erasmus of Formiae BM (RM)
(also known as Elmo, Erarmo, Ermo)


Died 303. Saint Erasmus is one of the Fourteen Holy Helpers (combined feast August 8), who were especially venerated in France and Germany for their efficacious intercessory power. All had/have also individual feast days. Most are non-existent, or shadowy figures of early Christianity popularized by embroidered tales.


Nothing is really known of Saint Elmo since his acta were written long after his death and were based on legends that confuse him with a Syrian bishop of Antioch. He is thought to have been a bishop at Formiae in the Italian Campagna, a hermit on Mount Lebanon, and martyred under Diocletian.
According to his legend, it is said that when the persecutions of Diocletian began, Elmo fled to Mount Lebanon and lived alone on what ravens brought him to eat. Captured by his enemies, he was brought before Diocletian and beaten with clubs weighted with lead and whips. When it was perceived that he was still alive, the saint was rolled in tar and set alight; but still he survived. Thrown into prison with the intention of letting him die of starvation, Erasmus managed to escape.

He was recaptured in the Roman province of Illyricum, after boldly preaching and converting numerous pagans to Christianity. This time his tortures included being forced to sit in a heated iron chair. Finally, according to this version of the legend, he was killed when his stomach was cut open and his intestine wound around a windlass. This late legend of his intestines being drawn out and wound around a windlass may have developed from his emblem of a windlass (signifying his patronage of sailors who use the windlass to wind up the anchor of their ships) being confused with an instrument of torture.

Elmo may have become the patron of sailors because he is said to have continued to preach even after a thunderbolt struck the ground beside him. This prompted sailors, who were in danger from sudden storms and lightning to claim his prayers. The electrical discharges at the mastheads of ships were read as a sign of his protection and came to be called "Saint Elmo's Fire."

Saint Gregory the Great recorded that his relics were preserved in the Formiae cathedral in the sixth century. When Formiae was razed by the Saracens in 842, the body of Elmo was translated to Gaeta (Benedictines, Bentley, Sheppard, White).

Saint Erasmus is depicted in art with his entrails wound on a windlass (Sheppard) or as a vested bishop holding a winch or windlass (White). On the web you can see Matthias Grünewald's The Disputation of Saint Erasmus and Saint Maurice and Nicholas Poussin's The Martyrdom of Saint Erasmus.

Elmo is the patron saint of sailors and Gaeta (White). He is invoked against colic in children, cramp (Sheppard), and, as a result of his legendary form of martyrdom, the pain of women in labor (White), as well as cattle pest (Roeder).


Sant' Erasmo di Formia Vescovo e martire


Fonti sicure attestano l’esistenza di un sant’Erasmo vescovo di Formia, martire al tempo di Diocleziano e Massimiano (303) e sepolto nella località costiera del Lazio meridionale. Di storico su di lui si sa, però, poco. La «Passio» che lo riguarda, compilata nel VI secolo, è leggendaria. Venerato nel Lazio e in Campania, è menzionato, oltre che negli antichi martirologi, anche nel Calendario marmoreo di Napoli. Nell’842, dopo che Formia era stata distrutta dai Saraceni, le reliquie furono nascoste nella vicina Gaeta. Quando furono ritrovate, nel 917, il martire venne proclamato patrono della diocesi del Golfo. Nel 1106 Pasquale II consacrò la cattedrale di Gaeta, dedicandola alla Vergine e a sant’Erasmo. È invocato contro le epidemie e le malattie dell’intestino per il fatto che, nel martirio, gli sarebbero state strappate le viscere. I marinai lo venerano con il nome di Elmo. (Avvenire)

Patronato: Malattie dell'intestino

Etimologia: Erasmo = amabile, piacevole, simpatico, dal greco

Emblema: Argano, Bastone pastorale, Intestini, Palma

Martirologio Romano: A Formia nell’odierno Lazio, sant’Erasmo, vescovo e martire.

Fonti degne di fede attestano l'esistenza di un s. Erasmo, martire, vescovo di Formia, il cui culto era molto diffuso nella Campania e nel Lazio. La più antica è il Martirologio Geronimiano in cui Erasmo è ricordato il 2 giugno S. Gregorio Magno alla fine del sec. VI, scrivendo al vescovo Bacauda di Formia, attesta che il corpo del santo era conservato in quella chiesa: "Formianae ecclesiae in qua corpus beati Herasmi martyris requiescit". Lo stesso pontefice ricorda due monasteri dedicati ad Erasmo: uno a Napoli e l'altro posto "in latere montis Pepperi" presso Cuma. Anche Roma aveva un monastero dedicato al santo sul Celio, nel quale fu educato da giovane il papa Adeodato I (m. 619) che poi, da pontefice, lo ampliò e lo arricchì di beni e privilegi. Altri monasteri intitolati ad Erasmo erano presso Formia (detto anche di Castellone) e presso Itri "in valle Itriana".

Il nome di Erasmo, oltre che nei martirologi storici, donde è passato nel Romano, era inserito nel Calendario marmoreo di Napoli. Nell'842, dopo che Formia era stata distrutta dai Saraceni, le sue reliquie vennero trasferite a Gaeta e nascoste in un pilastro della chiesa di S. Maria, dove furono rinvenute nel 917 dal vescovo Bono.
Da quel tempo Erasmo fu proclamato patrono di Gaeta e furono anche coniate monete con la sua effigie. Il 3 febbraio 1106 Pasquale II consacrò la cattedrale di Gaeta in onore della Vergine e di Erasmo Nel Medio Evo il santo fu annoverato tra i cosidetti santi Ausiliatori e invocato specialmente contro le epidemie, mentre i marinai lo venerano come patrono col nome di S. Elmo.

Sulla personalità di Erasmo purtroppo siamo male informati poiché la passio, compilata con molta probabilità verso il sec. VI, è favolosa e leggendaria, né può aver maggior valore una biografia attribuita, senza solido fondamento, a Gelasio II (1118-19). Da questi scritti appare evidente come gli autori niente sapessero di sicuro intorno ad Erasmo se non ch'era stato vescovo di Formia ed era morto martire al tempo forse di Diocleziano.

Secondo la passio, dunque, Erasmo era oriundo di Antiochia. Quando scoppiò la persecuzione era già vescovo e si nascose per sette anni in una caverna del monte Libano. Ritornato in città fu arrestato e condotto al tribunale dell'imperatore che con lusinghe e tormenti cercò di persuaderlo a sacrificare agli dei; ma Erasmo rimase saldo nella fede e fu rinchiuso in carcere. Liberato miracolosamente, si recò nell'Illirico dove in sette anni convertì quattrocentomila persone. Arrestato ancora una volta per ordine di Massimiano, fu condotto a Sirmio dove abbatté un simulacro e convertì altre quattrocentomila persone, molte delle quali furono immediatamente uccise, mentre Erasmo, dopo essere stato ancora tormentato orribilmente, era rinchiuso in carcere. Fu liberato allora dall'arcangelo Michele che lo condusse a Formia, ed ivi sette giorni dopo placidamente morì.

Autore:
Antonio Balducci


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/55550