vendredi 31 mai 2013

La FÊTE de la VISITATION



La fête de la Visitation

Cette fête liturgique est le mémorial de la Visitation (cf. Lc 1, 39-56).

Après l’Annonciation, la Vierge Marie, qui par l'Esprit Saint a conçu le Verbe divin, part visiter sa parente Elisabeth, enceinte de Jean-Baptiste.

Jean tressaille. Elisabeth est remplie de l'Esprit Saint. Elle prophétise et reconnaît en Marie la mère de son Seigneur.

La Vierge Marie exulte et chante de Magnificat.

La fête de la Visitation est célébrée en Orient le 2 juillet, pour tenir compte que Marie est demeurée chez sa parente trois mois, jusqu'à la circoncision de Jean.

La fête de la Visitation a été instituée dans toute l'Eglise d'Occident en l'an 1389, à l'époque du grand schisme (quand il y avait un pape et un antipape), à la demande de l'évêque de Prague, comme un appel à Marie, à Jésus et à l'Esprit Saint, pour l'unité de l'Eglise.

Après le concile de Trente, la fête a été déplacée le 31 mai, dans le "mois de Marie", et généralement aussi dans le temps liturgique de la Pentecôte.

Les textes liturgiques reflètent tout cela.

F. Breynaert

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/8069.0.html?&L=0

Dimension liturgique du récit Luc 1,39-56, la Visitation

« En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit :

"Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !" »

(Luc 1,39-45)

Les paroles d'Elisabeth sont une louange liturgique

Elisabeth s’écrie à grande voix une bénédiction : c’est la première louange à Marie après le premier salut venu de Dieu à travers l’ange. La louange adressée à Marie est d’abord celle de Dieu avec l’ange, puis celle de l’humanité en la personne d’Elisabeth, non pas d’elle même, mais sous la motion de l’Esprit Saint, c’est par l’Esprit Saint en effet que l’on peut croire (1 CO 12,3) et prier (Ga 4,6, Rm 8,15).

Le texte de Luc dit d’Elisabeth qu’elle « s’exclame », elle « pousse un cri de joie » : ceci correspond tout à fait à la tradition liturgique juive, nous lisons par exemple, « Et le peuple tout entier poussait de grandes clameurs en louant Yahvé, parce que le Temple de Yahvé avait ses fondations. » (Esdras 3,11). Dans la liturgie chrétienne on parlera plutôt « d’acclamation ».

Les paroles d’Elisabeth sont une bénédiction, Elisabeth agit comme les lévites : « Les prêtres fils de Lévi s'approcheront ; car ce sont eux que Yahvé ton Dieu a choisis pour son service et pour donner la bénédiction au nom de Yahvé… » (Dt 21,5)

La bénédiction biblique a trois mouvements :

1) De Dieu vers l’homme : « parce que Dieu l’aime, il bénit l’homme et le rend fécond » (Dt 7,13) ;

2) L’homme reconnaît les merveilles de Dieu et le bénit (ps 31, 22) ;

3) La bénédiction peut s’exprimer d’une personne à une autre, lorsqu’on reconnaît une vertu (Rt 3,10) , un don particulier, une œuvre éclatante accomplie ; dans certain cas, l’expression hébraïque «le» signifie que celui qui bénit transmet et reconnaît la bénédiction de Dieu lui-même qui a un dessein particulier (par exemple quand Melchisédech bénit Abraham Gn 14,19).

Ainsi, ici, Elisabeth reconnaît que Dieu dans sa bénédiction montre à Marie sa faveur, lui donne des dons pour une mission (sa maternité messianique, salvifique, divine)… que Dieu te gardes, qu’il soit en communion avec toi !

L'action de Dieu inspire une crainte sacrée

La cause du voyage de Nazareth vers la Judée est l’ange qui annonça à Marie qu’Elisabeth mettrait au monde. Marie obéit dans la foi pour rendre service mais aussi d’abord pour se réjouir avec elle, pour remercier avec elle. L’action de Dieu suscite une crainte sacrée, une vénération. Dieu est intervenu et suscite une attitude de respect.

La présence de Dieu inspire aussi une crainte sacrée

Elisabeth remplie de l’Esprit Saint a perçu la présence du Seigneur et elle a un mouvement de crainte sacrée et de révérence : « comment la mère du Seigneur vient jusqu’à moi ? » Marie est arche l’alliance, cette arche que l’on ne pouvait toucher sans mourir ou avoir la main desséchée… Toute la tradition s’extasiera : comment Marie peut-elle porter le Seigneur sans se consumer ?

« Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! »

La formule a la forme d’un distique de la poésie hébraïque, comme par exemple lorsque Osias bénit Judith et bénit le Seigneur (Jdt 13,18) ou lorsque Melchisédech bénit Abraham et bénit le Très Haut. (Gn 14, 19-20), Marie, comme Judith ou Abraham est bénie parce que Dieu est à la racine de sa bénédiction.

La maternité de Marie et sa foi provoquent l'émerveillement

Elisabeth exprime encore sa stupeur par ce titre « la mère de mon Seigneur ». Puis vient l’expression « bienheureuse celle qui a cru ». Dans l’Ancien Testament les expressions « Bienheureux… » sont données comme encouragement ou pour accueillir les pèlerins quand ils entrent dans le temple.

On remarque aussi que dans le Nouveau Testament, les expressions qui commence par « bienheureux (se) » sont suivies d’une explication : « bienheureux … parce que… » il en est de même ici, Elisabeth en donne l’explication : elle a cru et elle a conçu. Il en est de même dans le Magnificat, Marie affirme « toutes le générations me diront bienheureuse » et elle en donne l’explication, elle est l’humble servante et amie du Seigneur qui fait pour elle des merveilles(comme Moïse ou Abraham).

La dernière expression analogue concerne aussi la foi: « heureux ceux qui croient sans avoir cru » (Jn 20,29). Marie est « celle qui a cru » : elle est la croyante. Comme Abraham, père de notre foi, Marie est mère de notre la foi. Elle a cru possible une conception dans la virginité. Elle a cru possible l’Incarnation.

L’exclamation d’Elisabeth a un caractère litanique

Comme à chaque événement (Lc 1-2) correspond un cantique, à chaque titre de Marie exprimant son mystère peut répondre une prière litanique :

Sainte Marie, Mère du Seigneur, prie pour nous

Sainte Marie, Bénie entre les femmes, prie pour nous

Sainte Marie, Bienheureuse, prie pour nous

Sainte Marie, Toi qui as cru, prie pour nous

Une bénédiction qui n'exclut personne

L’hymne aux Ephésiens exprime aussi une bénédiction :

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour… »

(Eph 1,3-5)

C’est une bénédiction qui s’adresse à tous et qui est donnée par l’œuvre du Christ. Marie est incluse dans cette bénédiction de façon particulière car dans le grand dessein de la création, elle fut élue pour être la mère du Christ.

Marie est (la) bénie entre toutes les femmes non pas dans un sens exclusif mais dans le sens où Marie est éminente et qu’elle est un modèle, à cause du lien particulier qui l’unit à Jésus.

L’encyclique Redemptoris Mater cite quatre fois la bénédiction d’Elisabeth et développe ensuite l’union de Marie à Jésus tout au long de son pèlerinage de la foi, jusque dans le mystère eucharistique, telle est la démarche authentique à laquelle nous invite l’Evangile.
F. Breynaert

cf. Mario MARSINI, Il saluto di Elisabetta a Maria (Lc 1,42),

dans la revue Marianum n°58, Rome, 1988, pp. 138-158



Fête de la Visitation de la Vierge Marie

Saint Luc 1, 39-56

En ces jours-là, Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda.

Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit.

Elle s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.

Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ?

Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon sein. Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. »

Et Marie dit : « Mon âme exalte le Seigneur,

Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,

Parce qu’il s’est penché sur son humble servante ; désormais toutes les générations me diront bienheureuse,

Parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint,

Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge Sur ceux qui le craignent.

Il a déployé la force de son bras ; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.

Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles.

Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide.

Il a secouru Israël, son serviteur, Et il s’est souvenu de sa miséricorde, -

Comme il l’avait dit à nos pères, -en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. »

Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.

Réflexion

1. Marie s’en alla en hâte. La première réponse de la « servante du Seigneur » à l’annonce de l’ange découle de son « Fiat » : elle se met au service. Au lieu de se concentrer sur elle-même, Marie veut apporter l’amour et la joie de sa vocation de Mère du Sauveur aux autres. Elle quitte sa maison et devient le premier apôtre du Royaume. « Marie s’en alla en hâte » : cette attitude montre une certaine détermination de la part de Marie. Elle a une idée précise de ce qu’elle veut faire et elle est toute décidée à le faire. Elle comprend les besoins de celle qu’elle vient servir. Et elle s’en va tout de suite accomplir la volonté du Seigneur. Faire la volonté de Dieu, satisfaire ses désirs, fait la joie de Marie. Est-ce que notre « oui » à Dieu se traduit par une action apostolique concrète et efficace ? Est-ce que nous travaillons avec la même clarté d’esprit, le même amour, aussi prompte et joyeuse que Marie ?

2. Une réponse personnelle

Marie comprend fort bien une chose : son travail consiste à aller à la rencontre des âmes. Elle se rend chez Elisabeth pour l’accompagner, la soutenir, l’encourager, et finalement pour partager sa joie. L’aider avec les tâches ménagères n’est pas sa priorité ! Marie apporte à Elisabeth son cœur qu’elle lui transmet par de nombreux gestes d’attention personnelle. Est-ce que notre travail d’apostolat est centré sur les actions à accomplir ou plutôt sur les personnes ? Est-ce que notre amour pour les âmes s’exprime par notre manière de traiter chaque personne dans notre travail apostolique ? Est-ce que nous nous efforçons de transmettre l’amour du Seigneur aux autres par des petits détails délicats et attentionnés ?

3. Communiquer la joie. Dans ce récit, Elisabeth sait que Marie est la « Mère de son Seigneur ». Marie n’est pas venue pour apprendre la nouvelle de sa vocation à sa cousine mais plutôt pour partager sa joie avec elle. Et sa joie, c’est Jésus-Christ lui-même. Quand nous cherchons à partager notre joie de connaître le Christ, Il y prend un rôle actif. Jésus seul a le pouvoir de toucher les âmes. Il a touché Elisabeth et son fils, Jean. Elisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, l’esprit de foi et de joie. Quel plus grand don puis-je partager dans mon apostolat que celui-ci ! Et Marie a reçu d’Elisabeth en retour la joie de partager le don de la foi. Cette joie, est-elle vivante dans notre travail apostolique ?

Prière

Seigneur, illumine mon esprit afin que je connaisse Ta volonté. Apprend-moi à voir clairement les priorités et les objectifs de mon travail apostolique. Accorde-moi la foi afin d’être un apôtre des âmes et d’aimer toutes celles que Tu mets sur mon chemin. Que la joie de Ton cœur remplisse tout ce que je fais. Libère-moi de mon amour-propre afin que je n’essaye plus de me donner moi-même mais à Te donner, Toi, et Ton amour.

Résolution

Faire de manière anonyme trois actes de charité pour des amis.

SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/meditation/9822-fete-de-la-visitation-de-la-vierge-marie


The Feast of the Visitation

The Feast of the Visitation recalls to us the following great truths and events: The visit of the Blessed Virgin Mary to her cousin Elizabeth shortly after the Annunciation; the cleansing of John the Baptist from original sin in the womb of his mother at the words of Our Lady’s greeting; Elizabeth’s proclaiming of Mary—under the inspiration of the Holy Ghost—as Mother of God and “blessed among women”; Mary’s singing of the sublime hymn, Magnificat (“My soul doth magnify the Lord”) which has become a part of the daily official prayer of the Church. The Visitation is frequently depicted in art, and was the central mystery of St. Francis de Sales’ devotions.
The Mass of today salutes her who in her womb bore the King of heaven and earth, the Creator of the world, the Son of the Eternal Father, the Sun of Justice. It narrates the cleansing of John from original sin in his mother’s womb. Hearing herself addressed by the most lofty title of “Mother of the Lord” and realizing what grace her visit had conferred on John, Mary broke out in that sublime canticle of praise proclaiming prophetically that henceforth she would be venerated down through the centuries:
“My soul doth magnify the Lord, and my spirit hath rejoiced in God my Savior. Because he that is mighty, hath done great things to me, and holy is His name” (Lk. 1:46).
This feast is of medieval origin, it was kept by the Franciscan Order before 1263, and soon its observance spread throughout the entire Church. Previously it was celebrated on July 2. Now it is celebrated between the solemnity of the Annunciation of the Lord and the birth of St. John the Baptist, in conformity with the Gospel accounts. Some places appropriately observe a celebration of the reality and sanctity of human life in the womb. The liturgical color is white.
According to the 1962 Missal of Bl. John XXIII the Extraordinary Form of the Roman Rite, today is the feast of the Queenship of the Blessed Virgin Mary and St. Petronilla. The feast of the Queenship of Mary is now celebrated in the Ordinary Rite on August 22.




The Feast of the Visitation

The event

Assuming that the Annunciation and the Incarnation took place about the vernal equinox, Mary left Nazarethat the end of March and went over the mountains to Hebron, south of Jerusalem, to wait upon her cousinElizabeth, because her presence and much more the presence of the Divine Child in her womb, according to the will of God, was to be the source of very great graces to the Blessed John, Christ's Forerunner.

The event is related in Luke 1:39-57. Feeling the presence of his Divine Saviour, John, upon the arrival ofMary, leaped in the womb of his mother; he was then cleansed from original sin and filled with the grace of God. Our Lady now for the first time exercised the office which belonged to the Mother of God made man, that He might by her mediation sanctify and glorify us. St. Joseph probably accompanied Mary, returned toNazareth, and when, after three months, he came again to Hebron to take his wife home, the apparition of theangel, mentioned in Matthew 1:19-25, may have taken place to end the tormenting doubts of Joseph regardingMary's maternity. (Cf. also MAGNIFICAT.)

The feast

The earliest evidence of the existence of the feast is its adoption by the Franciscan Chapter in 1263, upon the advice of St. Bonaventure. The list of feasts in the "Statuta Synodalia eccl. Cenomanensis" (1237, revised 1247; Mansi, supplem., II, 1041), according to which this feast was kept 2 July at Le Mans in 1247, may not be genuine.

With the Franciscan Breviary this feast spread to many churches, but was celebrated at various dates — atPrague and Ratisbon, 28 April; in Paris, 27 June, at Reims and Geneva, 8 July (cf. Grotefend, "Zeitrechnung", II, 2, 137). It was extended to the entire Church by Urban VI, 6 April, 1389 (Decree published by Boniface IX, 9 Nov., 1389), with the hope that Christ and His Mother would visit the Church and put an end to the Great Schism which rent the seamless garment of Christ.

The feast, with a vigil and an octave, was assigned to 2 July, the day after the octave of St. John, about thetime when Mary returned to Nazareth. The Office was drawn up by an Englishman, Adam Cardinal Easton,Benedictine monk and Bishop of Lincoln (Bridgett, "Our Lady's Dowry", 235). Dreves (Analecta Hymnica, xxiv, 89) has published this rhythmical office with nine other offices for the same feast, found in the Breviaries of the fourteenth and fifteenth centuries. Since, during the Schism, many bishops of the opposing obedience would not adopt the new feast, it was confirmed by the Council of Basle, in 1441.


Pius V abolished the rhythmical office, the vigil, and the octave. The present office was compiled by order ofClement VIII by the Minorite Ruiz. Pius IX, on 13 May, 1850, raised the feast to the rank of a double of the second class. Many religious orders — the Carmelites, Dominicans, Cistercians, Mercedarians, Servites, and others — as well as Siena, Pisa, Loreto, Vercelli, Cologne, and other dioceses have retained the octave. InBohemia the feast is kept on the first Sunday of July as a double of the first class with an octave.

Sources

HOLWECK, Fasti Mariani (Freiburg, 1892); GROTEFEND, Zeitrechnung (Leipzig, 1892). On the iconography of the event, see GUENEBRAULT, Dictionnaire iconographique (Paris, 1850), 645; COLERIDGE, The Mother of the King (London, 1890).

Holweck, Frederick. "Visitation of the Blessed Virgin Mary." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New York: Robert Appleton Company, 1912. 31 May 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/15480a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to the Immaculate Heart of the Virgin Mary.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.


The Spirit at Work in Mary's Visitation



General Audience

 June 13, 1990

The truth about the Holy Spirit is clearly given in the Gospel texts which describe moments in the life and mission of Christ. We have already paused to reflect on Jesus' virginal conception and birth from Mary by the power of the Holy Spirit. There are other pages of the infancy Gospel, to which we must direct our attention, because these highlight the working of the Holy Spirit in a special way.

One of these moments is surely the passage in which the evangelist Luke recounts the visit of Mary to the house of Elizabeth. We read that "during those days Mary set out and traveled to the hill country in haste to a town of Judah" (Lk 1:39). It is commonly understood that he is referring to the locality of Ain-Karim, six kilometers west of Jerusalem. Mary went there to be near her relative Elizabeth, who was older than she. Mary went there after the annunciation, to which the visitation was almost a complement. The angel had said to Mary: "Behold, Elizabeth your relative has also conceived a son in her old age, and this is the sixth month of her who was called barren; for nothing is impossible with God" (Lk 1:36-37).

Mary undertook the journey to Elizabeth "in haste," certainly out of a heartfelt need to offer her loving service as a sister during those months of advanced pregnancy. Within her sensitive and gentle spirit a feeling of feminine solidarity was blossoming, as is characteristic of such circumstances. But against that psychological backdrop, there was probably a special communion which was forged between her and Elizabeth during the announcement made by the angel. The son whom Elizabeth was expecting would be the precursor of Jesus and the one who would baptize him in the Jordan.

On the basis of that communion of spirits we understand why the evangelist Luke took so much care in accenting the working of the Holy Spirit during the meeting of the two future mothers: Mary "entered the house of Zechariah and greeted Elizabeth, and when Elizabeth heard Mary's greeting, the infant leaped in her womb, and Elizabeth was filled with the Holy Spirit" (Lk 1:40-41). Elizabeth experienced this work of the Holy Spirit in a particularly profound way as she met Mary. It was related to the mysterious destiny of the son whom she was carrying in her womb. Earlier the baby's father Zechariah was heard to say, as he received the news about the birth of his son during his priestly service in the temple: "He will be filled with the Holy Spirit even from his mother's womb" (Lk 1:15).

At the moment of the visitation when Mary crossed the threshold of Elizabeth's house (and, with her, he who was already the "fruit of her womb" crossed it too), that presence of the Holy Spirit was felt in an experiential way by Elizabeth. She herself bore witness to that in the greeting which she addressed to the young mother who came to visit her.

According to Luke's Gospel, Elizabeth "cried out in a loud voice and said, 'Most blessed are you among women and blessed is the fruit of your womb. And how does this happen to me, that the mother of my Lord should come to me? For at the moment the sound of your greeting reached my ears, the infant in my womb leaped for joy. Blessed are you who believed that what was spoken to you by the Lord would be fulfilled'" (Lk 1:42-45).

In a few lines, the evangelist reveals to us the surprise of Elizabeth, the joyous leaping of the baby in her womb, and her at least somewhat confused understanding of the messianic identity of the baby that Mary was carrying in her womb. The text shows Elizabeth's recognition of Mary's faith in the revelation which was given her by the Lord. Beginning with these passages Luke uses the divine title "Lord" not only to speak of the God who reveals and promises ("the works of the Lord"), but also of the son of Mary, Jesus. In the New Testament the title is attributed to Jesus especially as the risen one (cf. Acts 2:36; Phil 2:11). Here he is yet to be born. But Elizabeth no less than Mary perceived his messianic greatness.

That means that Elizabeth, "filled with the Holy Spirit," was introduced into the depths of the mystery of the coming of the Messiah. Within her the Holy Spirit worked a special enlightenment which found expression in the salutation she addressed to Mary. Elizabeth spoke as if she were participating in and witnessing the annunciation in Nazareth. In her words, she defined the essence of the mystery which was at work at that moment in Mary. By saying "the mother of my Lord comes to me," she called the baby which Mary has been carrying in her womb "my Lord." Then she proclaimed Mary herself "blessed among women," and added: "Blessed is she who has trusted." It was as if she wished to refer to the attitude and behavior of the handmaid of the Lord, who answered the angel with her fiat: "May it be done to me according to your word!" (Lk 1:38).

The text of Luke shows his conviction that the Holy Spirit was acting, enlightening and inspiring both Mary and Elizabeth. Just as the Holy Spirit helped Mary perceive the mystery of her messianic motherhood brought about within her virginity, so the Spirit gave Elizabeth the ability to discover him whom Mary was carrying in her womb. She discovered what Mary was called to be in the economy of salvation: the "mother of the Lord." And the Spirit gave her the inner energy which prompted her to proclaim what she had learned "in a loud voice" (Lk 1:42), with a kind of enthusiasm and joy which are also the result of the Holy Spirit.

The mother of the future preacher and baptizer in the Jordan attributed that joy to the baby whom she had been carrying for sixth months in her womb: "The infant in my womb leaped for joy." Mother and son were united in a kind of spiritual symbiosis, by which the exultation of the baby almost infected her who conceived him. Elizabeth broke out into that shout to express the joy which she profoundly shared with her son, as Luke testifies.

Continuing with the Lucan narrative, the Magnificat, the hymn of joy, welled up from the soul of Mary. In it she too expressed her joy: "My spirit rejoices in God my Savior" (Lk 1:4-7). Raised as she was in the Word of God by reading and meditating on the Sacred Scripture, Mary in that moment felt welling up from the depths of her soul the verses of the canticle of Anna, Samuel's mother (cf. 1 Sam 2:1-10) as well as other Old Testament verses. She gave free expression to the feelings of the "daughter of Sion," which found highest fulfillment in her.

That is what the evangelist came to know so well, on the basis of the private conversations which he directly or indirectly shared with Mary. Among what was passed on there must have been news of that joy which the two mothers shared in common during that meeting, as the fruit of the love which beat in their hearts. It was the trinitarian Spirit-Love, who was revealing himself on the threshold of the "fullness of time" (Gal 4:4), inaugurated in the mystery of the Incarnation of the Word. Already in that blessed moment what Paul would later say was being fulfilled: "The fruit of the Holy Spirit...is love, joy, peace" (Gal 5:22).


JUAN PABLO II



AUDIENCIA GENERAL



Miércoles 13 de junio de 1990



El Espíritu Santo en el episodio de la visitación


1. La verdad acerca del Espíritu Santo aparece claramente en los textos evangélicos que describen algunos momentos de la vida y de la misión de Cristo. Ya nos hemos detenido a reflexionar sobre la concepción virginal y sobre el nacimiento de Jesús por obra del Espíritu Santo. Hay otras páginas en el “evangelio de la infancia” en las que conviene fijar nuestra atención, porque en ellas se pone de relieve de modo especial la acción del Espíritu Santo.

Una de estas es seguramente la página en que el evangelista Lucas narra la visita de María a Isabel. Leemos que “en aquellos días, se levantó María y se fue con prontitud a la región montañosa, a una ciudad de Judá” (Lc 1, 39). Por lo general se cree que se trata de la localidad de Ain-Karim, a 6 kilómetros al oeste de Jerusalén. María acude allí para estar al lado de su pariente Isabel, mayor que ella. Acude después de la Anunciación, de la que la visitación resulta casi un complemento. En efecto, el ángel había dicho a María: “Mira, también Isabel, tu pariente, ha concebido un hijo en su vejez, y este es ya el sexto mes de aquella que llamaban estéril porque ninguna cosa es imposible para Dios” (Lc 1, 36-37).

María se puso en camino “con prontitud” para dirigirse a la casa de Isabel, ciertamente por una necesidad del corazón, para prestarle un servicio afectuoso, como de hermana, en aquellos meses de avanzado embarazo. En su espíritu sensible y gentil florece el sentimiento de la solidaridad femenina, característico de esa circunstancia. Pero sobre ese fondo psicológico se inserta probablemente la experiencia de una especial comunión establecida entre ella e Isabel con el anuncio del ángel: el hijo que esperaba Isabel será precursor de Jesús y el que lo bautizará en el Jordán.

2. Gracias a esa comunión de espíritu se explica por qué el evangelista Lucas se apresura a poner de relieve la acción del Espíritu Santo en el encuentro de las dos futuras madres: María “entró en casa de Zacarías y saludó a Isabel. Y sucedió que, en cuanto oyó Isabel el saludo de María, saltó de gozo el niño en su seno, e Isabel quedó llena de Espíritu Santo” (Lc 1, 40-41). Esta acción del Espíritu Santo, experimentada por Isabel de modo particularmente profundo en el momento del encuentro con María, está en relación con el misterioso destino del hijo que lleva en su seno. Ya el padre del niño, Zacarías, al recibir el anuncio del nacimiento de su hijo durante su servicio sacerdotal en el templo, escuchó que el ángel le decía: “Estará lleno de Espíritu Santo ya desde el seno de su madre” (Lc 1, 15). En el momento de la visitación, cuando María cruza el umbral de la casa de Isabel (y juntamente con ella lo cruza también Aquel que ya es el “fruto de su seno”), Isabel experimenta de modo sensible aquella presencia del Espíritu Santo. Ella misma lo atestigua en el saludo que dirige a la joven madre que llega a visitarla.

3. En efecto, según el evangelio de Lucas, Isabel “exclamando con gran voz, dijo: ‘Bendita tú entre las mujeres, y bendito el fruto de tu seno; y ¿de dónde a mí que la madre de mi Señor venga a mí? Porque, apenas llegó a mis oídos la voz de tu saludo, saltó de gozo el niño en mi seno. ¡Feliz la que ha creído que se cumplirán las cosas que le fueron dichas de parte del Señor!’” (Lc 1, 42-45).

En pocas líneas el evangelista nos da a conocer el estremecimiento de Isabel, el salto de gozo del niño en su seno, la intuición, al menos confusa, de la identidad mesiánica del niño que María lleva en su seno, y el reconocimiento de la fe de María en la revelación que le hizo el Señor. Lucas usa desde esta página el título divino de “Señor” no sólo para hablar de Dios que revela y promete (“Las palabras del Señor”), sino también del hijo de María, Jesús, a quien el Nuevo Testamento atribuye ese título sobre todo una vez resucitado (cf. Hch 2, 36; Flp 2, 11). Aquí él debe aún nacer. Pero Isabel, igual que María, percibe su grandeza mesiánica.

4. Eso significa que Isabel, “llena de Espíritu Santo”, es introducida en las profundidades del misterio de la venida del Mesías. El Espíritu Santo obra en ella esta particular iluminación, que encuentra expresión en el saludo dirigido a María. Isabel habla como si hubiese sido partícipe y testigo de la Anunciación en Nazaret. Define con sus palabras la esencia misma del misterio que en aquel momento se realizó en María. Al decir “¿de dónde a mí que la madre de mi Señor venga a mí?”, llama “mi Señor” al niño que María (desde hacía poco) lleva en su seno. Y además proclama a María misma “bendita entre las mujeres”, y añade: “Feliz la que ha creído”, como queriendo aludir a la actitud y al comportamiento de la esclava del Señor, que responde al ángel con su “fiat”: “Hágase en mí según tu palabra” (Lc 1, 38).

5. El texto de Lucas manifiesta su convicción de que tanto en María como en Isabel actúa el Espíritu Santo, que las ilumina e inspira. Así como el Espíritu hizo percibir a María el misterio de la maternidad mesiánica realizada en la virginidad, de la misma manera da a Isabel la capacidad de descubrir a Aquel que María lleva en su seno y lo que María está llamada a ser en la economía de la salvación: la “Madre del Señor”. Y le da el transporte interior que la impulsa a proclamar ese descubrimiento “con gran voz” (Lc 1, 42), con aquel entusiasmo y aquella alegría que son también fruto del Espíritu Santo. La madre del futuro predicador y bautizador del Jordán atribuye ese gozo al niño que desde hace seis meses lleva en su seno: “saltó de gozo el niño en mi seno”. Pero tanto el hijo como la madre se encuentran unidos en una especie de simbiosis espiritual, por la que el júbilo del niño casi contagia a la que lo concibió, e Isabel lanza aquel grito con el que expresa el gozo que la une a su hijo en lo más íntimo, como atestigua Lucas.

6. Siempre según la narración de Lucas, del alma de María brota un canto de júbilo, el Magnificat, en el que también ella expresa su alegría: “Mi espíritu se alegra en Dios mi salvador” (Lc 1, 47). Educada como estaba en el culto de la palabra de Dios, conocida mediante la lectura y la meditación de la Sagrada Escritura, María en aquel momento sintió que subían de lo más hondo de su alma los versos del cántico de Ana, madre de Samuel (cf. 1 S 2, 1-10) y de otros pasajes del Antiguo Testamento, para dar expresión a los sentimientos de la “hija de Sión”, que en ella encontraba la más alta realización. Y eso lo comprendió muy bien el evangelista Lucas gracias a las confidencias que directa o indirectamente recibió de María. Entre estas confidencias debió de estar la de la alegría que unió a las dos madres en aquel encuentro, como fruto del amor que vibraba en sus corazones. Se trataba del Espíritu-Amor trinitario, que se revelaba en los umbrales de la “plenitud de los tiempos” (Ga 4, 4), inaugurada en el misterio de la encarnación del Verbo. Ya en aquel feliz momento se realizaba lo que Pablo diría después: “El fruto del Espíritu es amor, alegría, paz” (Ga 5, 22).

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Saludos

Amadísimos hermanos y hermanas:

Presento ahora mi más cordial bienvenida a esta Audiencia a todos los peregrinos y visitantes de lengua española. En particular a la numerosa peregrinación venida de Colombia y a los componentes del Grupo Coral Colombiano “ Ballestrinque ”.

A todas las personas, familias y grupos procedentes de los diversos países de América Latina y de España imparto con afecto la bendición apostólica.

© Copyright 1990 - Libreria Editrice Vaticana

Sainte PÉTRONILLE de ROME, vierge et martyre



Richard de Montbaston et collaborateurs, Sainte Pétronille et les infirmes.

 Cote : Français 185 , Fol. 218. Vies de saints, France, Paris, XIVe siècle.

Ste Pétronille, vierge

Les itinéraires du VIIe siècle pour les pèlerins mentionnent au cimetière de Domitille la tombe de sainte Pétronille, ornée d’une fresque du Ive siècle où on lit : Petronella Mart..

Au VIIIe siècle, Grégoire III (731-741) ordonna de faire chaque année la station en la fête de sainte Pétronille, mais il n’en donne pas la date.

On trouve mention du nom de sainte Pétronille dans tous les martyrologes à partir du VIIIe siècle. La fête se diffuse en France au XIe siècle mais à Rome, elle demeure localisée dans la rotonde du Vatican où sa dépouille a été transférée en 757.

La fête sera introduite au XIIe siècle.


Décor de la tombe de Vénéranda, Scène de Vénéranda introduite au ciel par Sainte Pétronille.
 Catacombe de Domitille, Rome

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

L’Église n’accorde qu’un souvenir à cette illustre vierge dans l’Office d’aujourd’hui ; mais nous ne laisserons pas de lui rendre nos hommages. Au douze de ce mois nous avons fêté la noble Flavia Domitilla, décorée de la double palme de la virginité et du martyre ; Aurélia Pétronilla paraît avoir appartenu comme elle à la race impériale des Flaviens. Les plus antiques traditions nous la recommandent comme la fille spirituelle du Prince des Apôtres ; et si elle n’eut pas la fortune de répandre son sang pour la foi du Christ comme Domitilla, elle offrit à l’Époux divin l’hommage suprême de la virginité. De très anciens documents nous apprennent qu’ayant été demandée en mariage par un patricien de Rome du nom de Flaccus, elle réclama trois jours pour réfléchir à la proposition. Son refuge fut auprès du Seigneur auquel elle s’était vouée ; et Flaccus s’étant présenté le troisième jour, trouva le palais dans le deuil, avec tout l’appareil des solennelles funérailles que l’on préparait pour la jeune vierge qui s’était envolée comme la colombe aux approches de l’oiseleur.

Au VIIIe siècle, le pape saint Paul Ier retira des Catacombes le corps de sainte Pétronille, qui reposait au Cimetière de Domitilla, sur la voie Ardéatine. On le trouva renfermé dans un sarcophage de marbre, dont le couvercle était orné de dauphins aux quatre angles. Paul le déposa dans une petite église qu’il éleva près du flanc méridional de la basilique vaticane.

La France a professé longtemps une tendre vénération pour sainte Pétronille. Pépin le Bref fit transporter à Rome sa fille Gisèle qui venait de naître, demandant qu’elle reçût le baptême des mains du pape saint Paul Ier près du tombeau de la noble vierge. L’église bâtie par ce pontife fut longtemps appelée la Chapelle des rois de France. Louis XI la fit restaurer et la dota richement, et son fils Charles VIII lui donna de nouvelles marques de sa munificence. Cette église, où l’on remarquait de nombreuses sépultures françaises, fut détruite au XVIe siècle par suite des dispositions que nécessitait la construction de la nouvelle basilique de Saint-Pierre, et le corps de sainte Pétronille fut transféré sous l’un des autels de la partie occidentale de ce temple auguste. Il ne convenait pas que la dépouille mortelle de l’illustre vierge fût éloignée de la Confession du Prince des Apôtres qui l’avait initiée à la foi, et préparée pour les noces éternelles.

Nous associons votre triomphe à nos joies pascales, ô fille de Pierre ! Nous vénérons à travers les siècles votre mémoire bénie. Vous avez dédaigné le monde avec ses délices et ses honneurs, et votre nom virginal se lit en tète des fastes de la sainte Église Romaine qui s’honore d’avoir été votre mère. Aidez-la maintenant de vos prières, et souvenez-vous aussi de la France, qui longtemps vous voua un culte fervent. Protégez tous ceux qui vous implorent, et donnez-nous de célébrer avec un saint enthousiasme les solennités qui se multiplient en ces jours.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station dans la basilique de Pétronille, au cimetière de Domitille.

Cette sainte vierge, sur laquelle les Apocryphes ont amassé tant de ténèbres, quand ils ont voulu en faire une fille de saint Pierre, reçoit seulement le titre de martyre dans une peinture murale située derrière l’abside de son église cimitérale :

PETRO

NELLA

MART.

Tout porte à croire l’indication exacte, et ainsi s’explique la grande vénération dont Pétronille fut l’objet dans l’antiquité et au début du moyen âge, alors que le culte liturgique était réservé aux seuls martyrs. Les Itinéraires nous indiquent constamment sa tombe près de celle des martyrs Nérée et Achillée, et dans la liste des Huiles des tombes de martyrs portées à Monza sous saint Grégoire Ier, sainte Pétronille figure avec les mêmes martyrs locaux.

Pour expliquer que la basilique du cimetière de Domitille ait été dédiée en commun à Nérée, Achillée et Pétronille, De Rossi a mis en lumière un détail architectonique très important de cet édifice. Sur le côté gauche, l’abside fut détournée irrégulièrement, et sa courbe fut brisée par un cubiculum qu’on voulut à tout prix conserver ; dans ce but on alla jusqu’à instituer une communication entre l’hémicycle absidal et cette chapelle ornée de peintures. A quelques pas de là, on voit le tombeau d’une femme nommée Veneranda, avec la peinture mentionnée plus haut ; la défunte y est représentée au moment même où elle est introduite dans le royaume céleste par Pétronille, sa patronne : Petronella Martyr. La Sainte est représentée jeune, et de sa main gauche elle indique le coffret de bronze contenant les volumes des saintes Écritures, comme pour résumer son enseignement spirituel par le conseil d’observer ce que disent les saints Livres.

Dans le cubiculum situé entre la tombe de Veneranda et le tombeau des martyrs Nérée et Achillée dans l’abside de la basilique, se trouvait donc le sépulcre de Pétronille, avec le sarcophage de marbre sur lequel se lisait l’épigraphe qui a donné aux Apocryphes l’idée de voir en elle la fille de l’apôtre Pierre :

AVRELIAE • PETRONILLAE • FIL • DVLCISSIMAE •

Elle appartenait donc à la famille romaine des Aurelii, apparentés aux Flaviens, et ce lien explique sa sépulture en ce lieu.

Une stationem annuam in coemeterio sanctae Petronillae est mentionnée dans la vie de Grégoire III qui offrit un grand nombre d’objets précieux à ce sanctuaire, mais cela ne suffit pas à le soustraire au sort commun d’abandon qui échut après un certain temps à tous les cimetières romains. Aussi Paul Ier, en 755, transporta-t-il solennellement le corps de la Sainte au Vatican, où il le déposa dans l’antique mausoleum Augustorum de Valentinien II, qui devint dès lors l’église de Sainte-Pétronille, sous le patronage des rois carolingiens. Sur cette dépouille virginale, le Pape et l’Église romaine, sous la foi du serment, s’apparentèrent spirituellement avec la famille de Pépin et avec la France, laquelle devint, dès lors, comme Pétronille, la fille spirituelle de l’apôtre Pierre [1].

Dans la reconstruction de la basilique vaticane, la rotonde de Sainte-Pétronille — qui se trouvait à peu près là où s’élève maintenant à Saint-Pierre l’autel des Saints-Simon-et-Jude — fut détruite, et les trésors impériaux trouvés dans les tombeaux de Théodore II, d’Honorius, de Valentinien III et de l’impératrice Marie, furent envoyés à la Monnaie. En 1574, le sarcophage primitif de sainte Pétronille fut brisé, pour être employé comme matériel de construction, et les saintes reliques furent transférées en 1606 sous le nouvel autel de la basilique vaticane, au-dessus duquel on admire une magnifique mosaïque, copie de la célèbre peinture du Guerchin, représentant les funérailles de sainte Pétronille [2].

L’antienne pour l’entrée du célébrant est la même que pour la fête de la naissance de sainte Agnès le 28 janvier. La première collecte est identique à celle de sainte Pudentienne, le 19 mai. La lecture est tirée de l’Épître de saint Paul aux Corinthiens (I, VII, 25-34), où l’Apôtre trace les règles de la virginité chrétienne. Cette vertu, dit-il, est si sublime, que Jésus n’en fait pas l’objet d’un précepte, mais d’un simple conseil de perfection. Elle anticipe en quelque sorte ce bienheureux état d’incorruption qui sera la prérogative de nos corps glorieux ; car, en nous révélant la vanité et la brièveté du temps, elle nous permet de nous consacrer entièrement, corps et âme, au service et à l’amour de Dieu.

La prudence dont il est fait l’éloge dans le saint Évangile à propos des cinq vierges sages, équivaut à la prévoyance. Être prudent signifie donc prévoir, c’est-à-dire voir, au delà de l’apparence présente, ce qui n’est pas encore ; voir l’éternité durant le temps. Dans quelle lumière l’âme virginale va-t-elle donc au delà des choses présentes et voit-elle par avance le règne futur de Dieu ? C’est la tâche de la foi, grâce à laquelle le juste vit ici-bas et agit pour là-haut, selon la parole de l’Apôtre : Sancti per fidem vicerunt regna, operati sunt iustitiam, adepti sunt retributionem.

L’antienne pour la Communion du peuple est tirée du texte évangélique lu aujourd’hui (Matth., XIII, 45-46). Le royaume des cieux est semblable à un marchand qui recherchait des perles de grande valeur ; quand il en eut enfin trouvé une très précieuse, il donna tout son bien et l’acheta.

Le chrétien donne tout ce qu’il possède, mais il n’obtient qu’une unique pierre précieuse : car Dieu est un trésor de si immense valeur, qu’il ne souffre pas d’être joint dans le cœur de l’homme à des biens créés.

[1] La France était déjà la fille première-née de l’Église, du fait du baptême de Clovis et de son peuple à Reims l’an 496. (N. du T.).

[2] Une lampe votive, entretenue par une œuvre française, brûle tout le jour devant le tombeau de sainte Pétronille (N. du T.).


Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Sainte Pétronille. — La légende nous raconte à son sujet : « Elle était la fille du saint Apôtre Pierre. Elle renonça au mariage avec un homme distingué, nommé Flaccus. On lui donna trois jours pour réfléchir. Le troisième jour, après avoir reçu la sainte communion, elle rendit son esprit » (Martyrologe). Son tombeau se trouvait dans la catacombe de Priscille, près des saints Nérée et Achillée. En 755, son corps fut transporté dans l’église Saint-Pierre.



SAINTE PÉTRONILLE *

Pétronille, dont saint Marcel a écrit la vie, était la fille de l’apôtre saint Pierre. Elle était d'une beauté extraordinaire et elle souffrait de la fièvre par la volonté de son père; or, un jour que les disciples logeaient chez saint Pierre, Tite lui dit : « Puisque vous guérissez tous les infirmes, pourquoi laissez-vous Pétronille souffrante? » « C'est, répondit saint Pierre, que cela lui vaut mieux : néanmoins, pour que l’on ne puisse pas conclure de mes paroles qu'il est impossible de la guérir, il lui dit: « Lève-toi promptement, Pétronille, et sers-nous. » Elle fut guérie aussitôt, se leva et les servit. Quand elle eut fini de les servir saint Pierre lui dit : « Pétronille, retourne à ton lit. » Elle y revint aussitôt et la fièvre la reprit comme auparavant : mais dès qu'elle eut eu acquis la perfection dans l’amour de Dieu, il la guérit complètement. Le comte Flaccus vint la trouver afin de la prendre pour femme à cause de sa beauté. Pétronille lui dit donc : « Si tu désires m’avoir pour épouse, fais-moi venir des vierges qui me conduisent jusqu'à ta maison. » Comme il s'en occupait, Pétronille se livra au jeûne et. à la prière, reçut le corps du Seigneur, se coucha et trois jours après elle rendit son âme à Dieu. Flaccus, se voyant déçu, s'adressa à Félicula, compagne de Pétronille, et lui intima ou de l’épouser ou de sacrifier aux idoles.

Comme elle refusait de consentir à aucune de ces deux propositions, le préfet la fit mettre en prison oie elle n'eut ni à manger ni à boire pendant sept jours ; après quoi il la fit tourmenter sur le chevalet, la tua et jeta son corps dans un cloaque. Cependant saint Nicodème l’en retira et lui donna la sépulture.

En conséquence, le comte Flaccus fit appeler Nicodème et comme celui-ci refusait de sacrifier, il le battit avec des cordes chargées de plomb. Son corps fut jeté dans le Tibre; mais son clerc Juste l’en ôta et l’ensevelit avec honneur.

* Martyrologe d'Adon.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci




Guercino, Seppellimento e gloria di Santa Petronilla 
(Funérailles et Apothéose de Sainte Pétronilla),
 1621-22. Roma, Musei Capitolini.


St. Petronilla

Virgin, probably martyred at Rome at the end of the first century.


Almost all the sixth- and seventh-century lists of the tombs of the most highly venerated Roman martyrsmention St. Petronilla's grave as situated in the Via Ardeatina near Sts. Nereus and Achilleus (De Rossi, "Roma sotterranea", I, 180-1). These notices have been completely confirmed by the excavations in theCatacomb of Domitilla. One topography of the graves of the Roman martyrs, "Epitome libri de locis sanctorum martyrum", locates on the Via Ardeatina a church of St. Petronilla, in which Sts. Nereus and Achilleus, as well as Petronilla, were buried (De Rossi, loc. cit., 180). This church, built into the above-mentioned catacomb, has been discovered, and the memorials found in it removed all doubt that the tombs of the three saints were once venerated there (De Rossi in "Bullettino di archeol. crist.", 1874 sq., 5 sqq.). A painting, in which Petronilla is represented as receiving a deceased person (named Veneranda) into heaven, was discovered on the closing stone of a tomb in an underground crypt behind the apse of the basilica (Wilpert, "Die Malereien der Katakomben Roms", Freiburg, 1903, plate 213; De Rossi, ibid., 1875, 5 sqq.). Beside the saint's picture is her name: Petronilla Mart. (yr). That the painting was done shortly after 356, is proved by an inscription found in the tomb. It is thus clearly established that Petronilla was venerated at Rome as a martyr in the fourth century, and the testimony must be accepted as certainly historical, notwithstanding the later legend which recognizes her only as a virgin (see below). Another known, but unfortunately no longer extant, memorial was the marble sacrophagus which contained her remains, under Paul I translated to St. Peter's. In the account of this in the "Liber Pontificalis" (ed. Duchesne, I, 466) the inscription carved on the sacrophagus is given thus: Aureae Petronillae Filiae Dulcissimae (of the golden Petronilla, the sweetest daughter). We learn, however, from extant sixteenth-century notices concerning this sacrophagus that the first word was Aur. (Aureliae), so that the martyr's name was Aurelia Petronilla. The second name comes from Petro or Petronius, and, as the name of the great-grandfather of the Christian consul, Flavius Clemens, was Titus Flavius Petronius, it is very possible that Petronilla was a relative of the Christian Flavii, who were descended from the senatorial familyof the Aurelii. This theory would also explain why Petronilla was buried in the catacomb of the Flavian Domitilla. Like the latter, Petronilla may have suffered during the persecution of Domitian, perhaps not till later.

In the fourth-century Roman catalogue of martyrs' feasts, which is used in the "Martyrologium Hieronymianum", her name seems not to have been inserted. It occurs in the latter martyrology (De Rossi-Duschesne, "Martyrol. Hieronym.", 69), but only as a later addition. Her name is given under 31 May and theMartyrologies of Bede and his imitators adopt the same date (Quentin, "Les martyrologes historiques", Paris, 1908, 51, 363, etc.). The absence of her name from the fourth-century Roman calendar of feasts suggests that Petronilla died at the end of the first or during the second century, since no special feasts for martyrs were celebrated during this period. After the erection of the basilica over her remains and those of Sts. Nereus andAchilleus in the fourth century, her cult extended widely and her name was therefore admitted later into themartyrology. A legend, the existence of which in the sixth century is proved by its presence in the list of thetombs of the Roman martyrs prepared by Abbot John at the end of this century (De Rossi, "Roma sotterranea", I, 180), regards Petronilla as a real daughter of St. Peter. In the Gnostic apocryphal Acts of St. Peter, dating from the second century, a daughter of St. Peter is mentioned, although her name is not given (Schmid, "Ein vorirenöische gnostisches Originalwerk in koptischer Sprache" in "Sitzungsber. der Berliner Akademie", 1896, 839 sqq.; Lipsius, "Die apokryphen Apostelgeschichten u. Apostellegenden", II, i, Brunswick, 1887, 203 sqq.). The legend being widely propagated by these apocryphal Acts, Petronilla was identified at Rome with this supposed daughter of St. Peter, probably because of her name and the great antiquity of her tomb. As such, but now as a virgin, not as a martyr, she appears in the legendary Acts of the martyrs St. Nereus and Achilleusand in the "Liber Pontificalis" (loc. cit.). From this legend of Sts. Nereus and Achilleus a similar notice was admitted into the historical martyrologies of the Middle Ages and thence into the modern Roman Martyrology. In 757 the coffin containing the mortal remains of the saint was transferred to an old circular building (an imperial mausoleum dating from the end of the fourth century) near St. Peter's. This building was altered and became the Chapel of St. Petronilla (De Rossi, "Inscriptiones christianae urbis Romae", II, 225). The saintsubsequently appears as the special patroness of the treaties concluded between the popes and the Frankishemperors. At the rebuilding of St. Peter's in the sixteenth century, St. Petronilla's remains were translated to an altar (still dedicated to her) in the upper end of the right side-aisle (near the cupola). Her feast falls on 31 May.

Sources

DE ROSSI, Sepolcro di S. Petronilla nella basilica in via Ardeatina e sua translazione al Vaticano in Bullettino di arch. crist. (1878), 125 sq. (1879), 5 sq.; DUMAZ, La France et sainte Pétronille in Annales de St. Louis des François (1899), 517 sq.; URBAIN, Ein Martyrologium der christl. Gemeinde zu Rom (Leipzig, 1901), 152; DUFOURCQ, Les Gesta Martyrum romains, I (Paris, 1900) 251 sq.

Kirsch, Johann Peter. "St. Petronilla." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton Company, 1911. 11 May 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/11781b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Alphonsus Maria Arata Nunobe. Dedicated to Maria Petronilla Kurenai Nunobe.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. February 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.


Petronilla of Rome VM (RM)

1st (?) or 3rd century. In the cemetery of Domitilla, Rome, is a fresco dating from the 4th century that shows Saint Petronilla about to be put to death. A member of the Domitilla family, she was killed because she had refused to marry a nobleman named Flaccus, preferring to devote herself totally to her Savior. She has been venerated from the earliest times.

Among the legends connected with Petronilla is the notion--no doubt derived partly from her name--that she was the daughter of Saint Peter or that she ministered to him. While this was included in several 6th-century Gnostic apocrypha, most scholars do not accept this. It is certain, however, that around the middle of the 3rd century a young virgin of this name was martyred because of her faith. In some of the stories, her intended groom wanted her killed but she died after fasting three days.

In the 8th century, her tomb was translated to Saint Peter's Basilica, where her chapel became the burial place for French kings. Because Blessed Charlemagne and Carloman were considered Saint Peter's adopted sons, his supposed daughter became their patroness. The chapel includes embellishments by Michelangelo and Bramante. Mass on this day in St. Peter's is offered for France and attended by French residents of Rome (Benedictines, Bentley, Delaney, Farmer).

In art, Saint Petronilla is an early Christian maiden with a broom. She might also be shown (1) with a dolphin; (2) as her grave is opened and her body is found with flowers in her hair; (3) in the company of Saint Peter; or (4) spurning a king who offers a marriage ring (Roeder). Farmer notes that her usual emblem in English late medieval stained glass and painted screens is a set of keys--borrowed, of course, from her father, Saint Peter.

Petronilla is the patroness of mountain travellers and the dauphins of France, by reason of the dolphin which was reputedly found carved on her sarcophagus (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0531.shtml


Sano di Pietro.Saint Petronilla

May 31

St. Petronilla, Virgin

AMONG the disciples of the apostles in the primitive age of saints, this holy virgin shone as a bright star in the church. She lived when Christians were more solicitous to live well than to write much: they knew how to die for Christ; but did not compile long books or disputations, 1 in which vanity has often a greater share than charity. Hence no particular account of her actions hath been transmitted down to us. But how eminent her sanctity was we may judge from the lustre by which it was distinguished among the apostles, prophets, and martyrs. Her name is the feminine and diminutive of Peter, and she is said to have been a daughter of the apostle St. Peter, which tradition is confirmed by certain writings quoted by the Manichees in the time of St. Austin, 2 which affirm that St. Peter had a daughter whom he cured of a palsy. That St. Peter was married before his vocation to the apostleship we learn from the gospel; though St. Jerom and other ancient fathers testify that he lived in continency after his call. St. Clement of Alexandria assures us, 3 that his wife attained to the glory of martyrdom; at which that apostle himself encouraged her, bidding her to remember our Lord. But it seems not certain whether St. Petronilla was more than the spiritual daughter of that apostle. She flourished at Rome, and was buried on the way to Ardea, where anciently a cemetery and a church bore her name; so famous that in it a station or place for the assembly of the city in public prayer, was established by Gregory III. She is commemorated in the true Martyrology of Bede, in those which bear the name of St. Jerom, &c.

The saints, whether in sickness or in health, in public or in private life, devoted all their thoughts and actions to God, and thus sanctified all their employments. The great end for which they lived was always present to their minds, and they thought every moment lost in which they did not make some advances towards eternal bliss. How will their example condemn at the last day the trifling fooleries, and the greater part of the conversation and employments of the world, which aim at nothing but present amusements, as if it were the business of a rational creature to divert his mind from thought and reflection, and forget the only affair—the business of eternity.

Note 1. Sciebant mori, non sciebant disputare. St. Cypr. [back]

Note 2. St. Aug. l. Contra Adimant. c. 17. [back]

Note 3. Strom. l. 7, p. 736. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/5/311.html

Santa Petronilla Martire


Anche per santa Petronilla, come per molti santi dei primi secoli, nonostante abbia avuto un culto così diffuso, abbiamo scarse notizie. Quello che è certo che era sepolta nel cimitero di Domitilla nei pressi o nell'ambito della Basilica sotterranea delle catacombe: le fonti archeologiche indicano la più antica testimonianza in un affresco del IV secolo tuttora esistente in un cubicolo dietro l'abside della basilica sotterranea, costruita da papa Siricio tra il 390 e il 395, che raffigura Veneranda introdotta in paradiso, tenuta per mano da una fanciulla al cui fianco è scritto «Petronella Mart(yr)». Secondo la «Passio» dei santi Nereo ed Achilleo composta nel VI secolo Petronilla sarebbe stata figlia di san Pietro e sarebbe morta naturalmente, quindi non martire come invece è segnalato nell'affresco. Il corpo di Petronilla sarebbe rimasto nel cimitero di Domitilla a Roma, fino al 757 quando papa Paolo I lo trasportò insieme al sarcofago che lo conteneva, nella basilica vaticana. (Avvenire)

Etimologia: Petronilla = di luogo petroso, dal latino

Emblema: Chiavi, Palma

Martirologio Romano: A Roma nel cimitero di Domitilla sulla via Ardeatina, santa Petronilla, vergine e martire.

Come per tanti santi della prima era cristiana, anche in questo caso vi sono notizie discordanti sulla ‘Vita’. 

Anche per s. Petronilla nonostante che abbia avuto un culto così diffuso, abbiamo notizie dubbiose sulla sua esistenza. Quello che è certo che era sepolta nel cimitero di Domitilla nei pressi o nell’ambito della Basilica sotterranea delle catacombe, le fonti archeologiche indicano la più antica testimonianza in un affresco del IV secolo tuttora esistente in un cubicolo dietro l’abside della basilica sotterranea, costruita da papa Siricio tra il 390 e il 395, che raffigura Veneranda introdotta in un paradiso fiorito di rose, tenuta per mano da una fanciulla col capo coperto e al cui fianco è scritto “Petronella Mart(yr)”. 

D’altra parte abbiamo le notizie tratte dalla ‘Passio’ dei santi Nereo ed Achilleo composta nel V-VI sec. ma di poco valore storico, che afferma che Petronilla sarebbe figlia di s. Pietro e sarebbe morta naturalmente dopo aver ricevuto la Comunione dalle mani del presbitero Nicomede, quindi non martire come invece è segnalato nell’affresco, comunque nel narrare la vita dei santi Nereo ed Achilleo l’agiografo del V sec. dice che dopo morti furono sepolti nel cimitero di Domitilla presso il sepolcro di Petronilla, questo concorda con le fonti archeologiche. 

L’attribuzione di figlia di s. Pietro che comunque nei secoli è rimasta tale, deve essere scaturita dalla somiglianza dei nomi Pietro e Petronilla. Il suo corpo sarebbe rimasto nel cimitero di Domitilla sulla via Ardeatina a Roma, fino al 757 quando papa Paolo I adempiendo una promessa del suo predecessore Stefano II lo trasportò insieme al sarcofago che lo conteneva, nella basilica vaticana.
Carlo Magno nell’anno 800 visitò e venerò la cappella a lei dedicata con grande partecipazione di soldati e popolo. Grande venerazione e devozione le ha da sempre tributato la Francia che l’ha eletta sua principale patrona e protettrice perché come Petronilla è considerata figlia di s. Pietro, così la Francia è la figlia primogenita della Chiesa romana e quindi di Pietro. 

E’ stata raffigurata ed onorata da artisti insigni in tutti i secoli; nella Basilica Vaticana un mosaico è al disopra dell’altare di una cappella che le competeva quale patrona di Francia nella più grande chiesa della cristianità. 

Siena ebbe particolare devozione per lei, la quale è raffigurata in una predella di Sano di Pietro, intenta a servire a tavola il padre e in un altro quadro s. Pietro è intento a curarla dalla paralisi. 

Il nome Petronilla deriva da Petronio che a sua volta deriva dal latino della gens Petronia che significa “proveniente da una località pietrosa”, il diminutivo è Nilla. – Festa il 31 maggio.

Autore:
Antonio Borrelli