mercredi 30 janvier 2013

Sainte BATHILDE ou MATHILDE, reine, moniale et fondatrice


Sainte Bathilde ou Mathilde

Reine de France

(† 680)

Sainte Bathilde

Sainte Bathilde naquit en Angleterre, au VIe siècle. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle fut vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du roi franc Clovis II. Le jeune roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse. Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France.

Loin de s'enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie; mais elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage: telle fut, sur le trône, la digne émule de sainte Clotilde.

Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs de la piété; détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.

La mort de son époux lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa vertu s'épura dans la tribulation, et c'est sans regret qu'elle put enfin se décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de Chelles, qu'elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus.

Nulle religieuse n'était plus soumise, nulle n'affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n'observait plus fidèlement le silence; elle fut admirable surtout par son humilité et par le mépris d'elle-même. "Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le monde." A sa mort, en 680, ses soeurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950



Sainte Mathilde

La sainte reine Mathilde, de son vrai nom Balthilde1, née anglo-saxonne, était, dit-on, de sang royal. Surprise par des pirates, elle fut emmenée en Gaule et vendue à vil prix comme esclave. La Providence voulut qu’elle fût achetée par le maire du palais de Neustrie, Erchinoald (641) qui, touché par sa grâce et sa beauté, la traita avec beaucoup de bonté et en fit son échanson, fonction qui la mettait à l'égal avec les grands officiers de sa maison.

Bathilde n'en conserva pas moins sa modestie et alla jusqu'à nettoyer les chaussures et à laver les pieds de ses compagnes les plus âgées. Erchinoald qui l'appréciait beaucoup, une fois veuf, songea à épouser Bathilde qui effrayée de ce projet, se cacha jusqu'à ce que son maître se fut résigné à prendre une autre épouse.

Erchinoald qui gardait pour Bathilde une grande et pieuse affection l’emmena à la cour de Clovis II2. Le roi tomba éperdument amoureux de Bathilde, finit par l’épouser3 et en eut trois fils : Clothaire4, Childéric5 et Thierry6. Ce Clovis II était un personnage peu recommandable que les excès de gourmandise et de luxure rendirent fou avant de le conduire au tombeau (657). Pendant la minorité de son fils Clothaire, Bathilde assura le gouvernement du royaume7, avec des conseillers expérimentés, au premier rang desquels Chrodobert, évêque de Paris, et saint Ouen8, évêque de Rouen. Elle combattit efficacement les simoniaques et interdit de recevoir quoi que ce fût pour la collation des ordres sacrés ; elle interdit de vendre des esclaves chrétiens ; elle supprima la capitation, impôt à payer par le chef de famille en raison du nombre des membres qui la composaient, loi impitoyable qui poussait les parents à laisser mourir leurs enfants pour échapper aux charges du fisc.

Le clergé eut à la cour une grande influence, singulièrement l'abbé Genesius que Clovis II avait donné à Bathilde pour l'aider dans ses bonnes œuvres. Il résidait au palais, distribuait les aumônes aux pauvres et s'occupait de l'envoi des nombreux présents que Bathilde offrait sans cesse aux églises et aux monastères9.

Comme la réputation de science et de vertu de Léger, archidiacre de Poitiers, étant parvenue jusqu'à elle, la reine Bathilde le fit venir au palais qu’il ne quitta que pour devenir évêque d'Autun (663). La politique de la reine Bathilde avait un caractère nettement ecclésiastique et les évêques prenaient une part considérable dans les mesures qu’elle édictait.

A l'époque de Bathilde, la réunion du Regnum Francorum (la Neustrie, l'Austrasie et la Bourgogne) était devenue une œuvre fort difficile. Après la mort de Sigebert II d'Austrasie, frère de Clovis II (658), le maire du palais, Grimoald, fit tondre et exiler en Irlande le fils de Sigebert II et lui substitua son propre fils. Après la mort de Grimoald (663) Bathilde prit l'Austrasie et imposa comme roi son second fils, Childéric II.

La reine Bathilde, fit des donations considérables aux monastères de Jumièges et de Fontenelle, fonda ceux de Corbie et de Chelles. Luxeuil, Jouarre, Faremoutier, Logium en Normandie, Saint-Laumer-le-Moutier etd'autres abbayes furent comblées de dons et de privilèges. Elle accorda des immunités et des exemptions aux basiliques de Saint-Germain et de Saint-Denis, à celles de Saint-Aignan d’Orléans et de Saint-Martin à Tours.

Au maire du palais Erchinoald avait succédé Ebroïn, une brute sanguinaire qui s’en priy à l'évêque de Paris, Sigobrand, qu’il fit assassiner par les grands du royaume, malgré les efforts de la reine pour le sauver. Délivré de ce rival, Ebroïn voulut aussi se débarrasser de la tutelle de la régente et Bathilde, obligée de se dessaisir du pouvoir, fut conduite au monastère de Chelles (Seine-et-Marne). Ceci dut se passer avant 673.

Bathilde passa dans ce monastère, qu'elle avait royalement agrandi et auquel elle avait donné comme abbesse Bertila, qu'on était allé chercher à Jouarre, les dernières années de sa vie, soumise en toute simplicité aux autres moniales et se tenant toujours effacée et humble. C'est là qu'elle mourut, d'une plaie aux entrailles, le 30 janvier d'une année qui est, au plus tard, 680. On l'ensevelit au monastère et bientôt son tombeau, - au dire du biographe contemporain et bien informé auquel nous devons la Vita Balthildis - resplendit par des miracles. L'abbesse Bertila prit soin de faire insérer la memoria de Bathilde dans le diptyque de la messe de nombreuses églises, créant ainsi un culte bien attesté et reconnu. La missa domnæ Balthilde est citée parmi les grandes solennités par Adalard de Corbie, dans ses Statua.

Le corps de la sainte reine Bathilde fut, sous la révolution française, protégé par les habitants de Chelles qui le portèrent dans l’église Saint-André où il est encore. Quelques reliques qui ont été distraites de l’ensemble, sont à Rome, dans la chapelle de Pie IX, à la cathédrale de Meaux, à l’abbaye de Jouarre, à Bray-sur-Somme et à Mailly ; les reliques de Corbie ont été détruites par les révolutionnaires.

1 Elle est aussi nommée Baldechilde, Bauteur ou Baudour.

2 Second fils du roi Dagobert I° et de Nanthilde, né en 635, il fut réclamé comme roi par les Neustrien, tandis que son frère aîné, Sigebert, avait reçu l’Austrasie, avec diverses dépendances en Aquitaine et en Provence. Après la mort de Dagobert (19 janvier 639), Clovis fut, sans difficulté, reconnu comme roi par les grands de Neustrie et de Bourgogne et son royaume fut gouverné par sa mère, assistée du maire du palais de Neustrie (Aega, mort en 642, fut remplacé par Erchinoald, pour la Neustrie, et par Flaochat, pour la Bourgogne). Sa mère étant morte en septembre 642, Clovis II, tant en Neustrie qu’en Bourgogne, laissa le gouvernement aux maires du palais : lui et son frère Sigebert sont considérés comme les premiers rois fainéants. Il mourut fou à l’âge de vingt-trois ans (657).

3 Je suis votre esclave et, de gré ou de force, il faudra que je me soumette à votre volonté, dit Bathilde au Roi qui lui répondit : Une esclave ne saurait s’asseoir sur un trône des francs, je vous déclare libre, et libre aussi de refuser ma main.

4 Né en 652, mort en 673, Clothaire III devint roi de Neustrie et de Bourgogne à la mort de son père ; son royaume fut gouverné par sa mère puis par le maire du palais, Ebroïn.

5 Né après 652, mort en 675, Childéric II fut proclamé roi d’Austrasie (662) après que les grands eurent renversé le maire du palais, Grimaud, et son fils, Childebert, qu’il avait fait roi ; sous Childéric, l’Austrasie fut gouvernée par le duc Gonfaud (maire du palais). Après la déposition de son frère, Thierry III (673), Childéric fut proclamé roi de Neustrie. Ayant réuni tous les royaumes francs, Childéric voulut les gouverner en maître absolu et fit si mal qu’il fut assassiné lors d’un chasse. Childéric II fut le dernier mérovingien qui essaya de régner.

6 Thierry III fut proclamé roi de Neustrie à la mort de son frère, Clothaire III, mais il fut presque aussitôt déposé per son autre frère, Childéric II, et enfermé à l’abbaye de Saint-Denis. Il retrouva sa couronne à la mort de son frère. Battu par, à Tertry (687) par Pépin d’Héristal (père de Charles Martel), maire du palais d’Austrasie, il ne régna plus qu’en titre et mourut en 691.

7 Nous possédons de sa main des souscriptions à des diplômes en faveur de Frodobert, abbé de Chelles (658-659) et en faveur de saint Mommelin, évêque de Noyon-Tournai, et de saint Bertin, abbé de Sithiu (663).

8 Entré dans l’administration sous Clothaire II, il fut, sous Dagobert I°, référendaire, surveillant la rédaction des actes officiels et les scellant du sceau royal dont il avait la garde.

9 Les chroniqueurs anglais, notamment Eddius Stephanus, reprochent nettement à Bathilde d'avoir fait assassiner Aunemundus, évêque de Lyon, pour placer sur ce siège épiscopal son collaborateur l'abbé Genesius. Cet épisode cadre si peu avec le reste qu'un sérieux doute est permis quant à son historicité.



Victor Thérasse, Statue de Sainte Bathilde, Jardin du Luxembourg, Paris
Sainte Bathilde, d’origine anglaise, vécut au 7° siècle. Elle fut sans doute enlevée encore enfant par des pirates.

Amenée en France, elle fut cédée à Erchinoald, Maire du Palais, dignitaire de la Cour des Rois Mérovingiens.

Remarquée par le fils du Roi Dagobert, Clovis II qui l’épousa, elle eut de lui trois enfants et devint reine puis régente du Royaume en 657 à la mort de Clovis II, Clotaire III n’étant alors âgé que de cinq ans.

Sagement conseillée par les évêques Eloi, Ouen et Léger, Bathilde sut assumer ses responsabilités publiques, politiques, sociales et religieuses. Elle abolit le commerce des esclaves, supprima la simonie, soutint l’action des moines défricheurs et évangélisateurs des campagnes.

Elle fonda de nombreuses abbayes, entre autres celle de Chelles dans la vallée de la Marne (aujourd’hui diocèse de Meaux en Seine et Marne).

Ce fut au monastère de Chelles que Bathilde termina sa vie, dans la plus grande humilité, se consacrant au service de ses sœurs, des pauvres et des hôtes. Elle mourut en 680.

C’est en connaissance de cause que Dom Besse, féru d’histoire monastique, choisit le patronage de sainte Bathilde pour la congrégation dont il voyait en Madame Delmas la future fondatrice.

« Cette femme forte au cœur viril » qu’était Bathilde, modèle de courage avisé, de conviction religieuse autant que d’abandon à Dieu, Dom Besse la voulait comme protectrice de l’œuvre entrevue. Il avait reconnu en Madame Delmas une femme de cette trempe.

© 2013 - Congrégation Sainte-Bathilde



SAINTE BATHILDE : UNE ESCLAVE QUI DEVINT REINE

Née vers 626, Bathilde est la fille de Sisoigne prince d’Ascainie, seigneur de Saxe. Elle n’est encore qu’une enfant lorsque est capturée par des corsaires anglais au service d’un roi anglo-saxon que son père a attaqué. Bathilde est réduite à l’esclavage et vendue à Erchinoalde en 642. Ce dernier est le maire du palais du roi Clovis II. De retour en Gaule, Erchinoalde met Bathilde au service de son épouse. Lorsque celle-ci meurt, le maire du palais envisage de se remarier avec Bathilde qui est d’un caractère doux et aimable. La jeune femme n’a aucune envie de devenir l’épouse de son maître et s’en va se plaindre à Clovis II alors âgé de 12 ans. Tout en écoutant les supplications de Bathilde, le roi est séduit par sa beauté et sa douceur. Il décide donc de l’affranchir et de l’épouser lui-même. L’union a lieu en 649. Si certains seigneurs du royaume sont choqués de voir Clovis II épouser une esclave plus âgée que lui (Clovis II est né vers 635), l’Eglise accepte le choix du roi à une époque où Elle se désole de voir des grands seigneurs tromper leur épouse légitime qu’on leur a imposé. Au moins dans ce cas, Clovis a pris pour reine qui il souhaitait. Bathilde donnera trois fils à son époux qui seront tous rois : Clotaire III, Thierry III et Childéric III. Clovis II meurt jeune le 31 octobre 657 vers 22 ans. Bathilde devient régente au nom de ses fils. Elle va alors tenter de réunifier le royaume autour de son aîné Clotaire III au détriment des deux autres. Le peuple aime énormément Bathilde pour sa simplicité et sa droiture. Durant sa régence, la reine abolit la coutume qui permet aux seigneurs d’avoir des esclaves et interdit la vente des enfants. Sans doute Bathilde a-t-elle été traumatisée par son expérience personnelle. La reine s’intéresse beaucoup au développement des abbayes et fonde celles de Corbie, de Chelles ainsi que plusieurs hôpitaux. En 659, le maire du palais Erchinoalde meurt et est remplacé par Ebroïn. Ce dernier est un homme puissant, avide et brutal. Il commence par charger d’impôts le peuple et exige la montée sur le trône du second fils de Bathilde, Thierry III. Ainsi, Clotaire conserve la Neustrie et Thierry devient obtient l’Austrasie. Bathilde voit le royaume se diviser à son grand regret. N’acceptant pas de couvrir les crimes que le maire du palais et les grands seigneurs commettent en son nom, la reine est contrainte de se retirer à l’abbaye de Chelles en 664. Elle y décède le 30 janvier 680. Le pape Nicolas Ier la canonise deux siècles plus tard et la petite esclave qui épousa un roi devint Sainte Bathilde.




Sainte Bathilde (ou Bertille)

D'origine anglo-saxonne, elle avait été prise, encore enfant, par des corsaires et revendue comme esclave à Erkinoald. Quand le roi Clovis II, fils du roi Dagobert, fut en âge de se marier, il la remarqua. Erkinoald la lui céda et elle devint reine. Elle eut trois fils. A la mort prématurée de son mari, elle devient régente de Neustrie, et donna toute sa mesure, conseillée par saint Eloi et d'autres évêques. Elle supprima l'esclavage, rendit l'impôt plus équitable et favorisa la vie monastique. Les aléas des conquêtes conduisirent le Maire du palais à l'évincer. Mais Ebroïn l'estimait tout en la trouvant encombrante. Il l'obligea à s'enfermer dans un couvent, à Chelles près de Paris. Elle avait trente et un ans et y resta jusqu'à sa mort à quarante six ans, en 680, pardonnant à ses ennemis, se chargeant des besognes les plus basses et se vouant de préférence au soin des malades.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2175/-/sainte-bathilde-ou-bertille



St. BATHILDE

(Or BATILDE).

Wife of Clovis II, King of France, time and place of birth unknown; d. January; 680. According to some chronicles she came from England and was a descendant of the Anglo-Saxon kings, but this is a doubtful statement. It iscertain that she was a slave in the service of the wife of Erchinoald, mayor of the palace of Neustria. Her unusualqualities of mind and her virtues inspired the confidence of her master who gave many of the affairs of the household into her charge and, after the death of his wife, wished to marry her. At this the young girl fled and did not return until Erchinoald had married again. About this time Clovis II met her at the house of the mayor of the palace, and was impressed by her beauty, grace, and the good report he had of her. He freed and marriedher, 649. This sudden elevation did not diminish the virtues of Bathilde but gave them a new lustre. Her humility,spirit of prayer, and large-hearted generosity to the poor were particularly noticeable.


Seven years after their marriage Clovis II died, 656, leaving Bathilde with three sons, Clothaire, Childeric, andThierry. An assembly of the leading nobles proclaimed Clothaire III, aged five, king under the regency of his mother, Bathilde. Aided by the authority and advice of Erchinoald and the saintly bishops, Eloi (Eligius) of Noyon,Ouen of Rouen, Leéger of Autun, and Chrodebert of Paris, the queen was able to carry out useful reforms. She abolished the disgraceful trade in Christian slaves, and firmly repressed simony among the clergy. She also led the way in founding charitable and religious institutions, such as hospitals and monasteries. Through her generosity the Abbey of Corbey was founded for men, and the Abbey of Chelles near Paris for women. At about this date the famous Abbeys of Jumièges, Jouarre, and Luxeuil were established, most probably in large part through Bathilde's generosity. Berthilde, the first Abbess of Chelles, who is honoured as a saint, came fromJouarre. The queen wished to renounce her position and enter the religious life, but her duties kept her at court.Erchinoald died in 659 and was succeeded by Ebroin. Notwithstanding the ambition of the new mayor of the palace, the queen was able to maintain her authority and to use it for the benefit of the kingdom. After her children were well established in their respective territories, Childeric IV in Austrasia and Thierry in Burgundy, she returned to her wish for a secluded life and withdrew to her favourite Abbey of Chelles near Paris.

On entering the abbey she laid down the insignia of royalty and desired to be the lowest in rank among the inmates. It was her pleasure to take her position after the novices and to serve the poor and infirm with her own hands. Prayer and manual toil occupied her time, nor did she wish any allusion made to the grandeur of her past position. In this manner she passed fifteen years of retirement. At the beginning of the year 680 she had a presentiment of the approach of death and made religious preparation for it. Before her own end, that of Radegonde occurred, a child whom she had held at the baptismal font and had trained in Christian virtue. She was buried in the Abbey of Chelles and was canonized by Pope Nicholas I. The Roman martyrology places herfeast on 26 January; in France it is celebrated 30 January.

Sources

Acta SS., II; DUBOIS, Histoire ecclésiastique de Paris, 198; BINET, La vie excellente de Sainte Bathilde (Paris, 1624); CORBLET, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1874); DES ESSARTS, Sainte Bathilde in Correspondant (1873), XXXII, 227-246; DRIOUS, La reine Bathilde (Limoges, 1865); GREÉCY in Revue archéologique (1865), XII, 603-610.

Fournet, Pierre Auguste. "St. Bathilde." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 14 Mar. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/02348b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Steven Fanning.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02348b.htm

Bathildis, OSB, Queen Widow (RM)

(also known as Bathild, Baldechilde, Baldhild, Bauteur)


Died January 30, 680; canonized by Pope Nicholas I; Roman Martyrology sets her feast as January 26.


Bathild, like Saint Patrick, had been a slave. An Anglo-Saxon by birth, in 641 she was captured by Danish raiders and sold to Erchinoald, the chief officer (mayor) of the palace of Clovis II, King of the Franks. She quickly gained favor, for she had charm, beauty, and a graceful and gentle nature. She also won the affection of her fellow-servants, for she would do them many kindnesses such as cleaning their shoes and mending their clothes, and her bright and attractive disposition endeared her to them all.

The officer, impressed by her fine qualities, wished to make her his wife, but Bathild, alarmed at the prospect, both by reason of her modesty and of her humble status, disguised herself in old and ragged clothes, and hid herself away among the lower servants of the palace; and he, not finding her in her usual place, and thinking she had fled, married another woman.

Her next suitor, however, was none other than the king himself, for when she had discarded her old clothes and appeared again in her place, he noticed her grace and beauty, and declared his love for her. Thus in 649, the 19-year-old slave girl Bathild became Queen of France, amidst the applause of the court and the kingdom. She bore Clovis three sons: Clotaire III, Childeric II, and Thierry III--all of whom became kings. On the death of Clovis (c. 655- 657), she was appointed regent in the name of her eldest son, who was only five, and ruled capably for eight years with Saint Eligius as her adviser.

She made a good queen and ruled wisely. Unlike many who rise suddenly to high place and fortune, she never forgot that she had been a slave, and did all within her power to relieve those in captivity. We are told that "Queen Bathild was the holiest and most devout of women; her pious munificence knew no bounds; remembering her own bondage, she set apart vast sums for the redemption of captives." Bathild helped promote Christianity by seconding the zeal of Saint Ouen, Saint Leodegardius, and many other bishops.

At that time the poorer inhabitants of France were often obliged to sell their children as slaves to meet the crushing taxes imposed upon them. Bathild reduced this taxation, forbade the purchase of Christian slaves and the sale of French subjects, and declared that any slave who set foot in France would from that moment be free. Thus, this enlightened women earned the love of her people and was a pioneer in the abolition of slavery.

A contemporary English writer, Eddius (the biographer of Saint Wilfrid), asserts that Queen Bathild was responsible for the political assassination of Bishop Saint Annemund (Dalfinus) of Lyons and nine other bishops. What actually happened is obscure, and it is unlikely that Bathild was guilty of the crime.

She also founded many abbeys, such as Corbie, Saint-Denis, and Chelles, which became civilized settlements in wild and remote areas inhabited only by prowling wolves and other wild beasts. Under her guidance forests and waste land were reclaimed, cornland and pasture took their place, and agriculture flourished. She built hospitals and sold her jewelry to supply the needy. Finally, when Clotaire came of age, she retired to her own royal abbey of Chelles, near Paris, where she served the other nuns with humility and obeyed the abbess like the least of the sisters.

She died at Chelles before she had reached her 50th birthday. Death touched her with a gentle hand; as she died, she said she saw a ladder reaching from the altar to heaven, and up this she climbed in the company of angels.

Her life was written by a contemporary. Chelles convent had many contacts with Anglo-Saxon England, which led to the spread of her cultus to the British Isles (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Butler, Coulson, Delaney, Farmer, Gill, Husenbeth, White).

Saint Bathildis is generally pictured as a crowned queen or nun before the altar of the Virgin, two angels support a child on a ladder (the ladder implies the pun échelle-Chelles) and also the vision she is said to have had at her death. She might also be shown: (1) holding a broom; (2) giving alms or bread; (3) seeing a vision of the crucified Christ before her; or (4) holding Chelles Abbey, which she founded (Roeder, White).

She is the patroness of children (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0130.shtml#savi



St. Bathildes, Queen of France

From her life written by a contemporary author, and a second life, which is the same with the former, except certain additions of a later date, in Bollandus and Mabillon, sec. 4. Ben. p. 447. and Act. Sanct. Ben. t. 2. See also Dubois, Hist. Eccl. Paris, p. 198. and Chatelain. Notes on the Martyr. 30 Jan. p. 462. See Historia St. Bathildis et Fundationem ejus, amongst the MS. lives of saints in the abbey of Jumieges, t. 2. Also her MS. life at Bec, &c.

A.D. 680.

ST. BATHILDES, or BALDECHILDE, in French Bauteur, was an Englishwoman, who was carried over very young into France, and there sold for a slave, at a very low price, to Erkenwald, otherwise called Erchinoald, and Archimbald, mayor of the palace under King Clovis II. When she grew up he was so much taken with her prudence and virtue, that he committed to her the care of his household. She was no ways puffed up, but seemed the more modest, more submissive to her fellow-slaves, and always ready to serve the meanest of them in the lowest offices. King Clovis II. in 649 took her for his royal consort with the applause of his princes and whole kingdom: such was the renown of her extraordinary endowments. This unexpected elevation, which would have turned the strongest head of a person addicted to pride, produced no alteration in a heart perfectly grounded in humility and other virtues. She seemed even to become more humble than before, and more tender of the poor. Her present station furnished her with the means of being truly their mother, which she was before in the inclination and disposition of her heart. All other virtues appeared more conspicuous in her; but above the rest an ardent zeal for religion. The king gave her the sanction of his royal authority for the protection of the church, the care of the poor, and the furtherance of all religious undertakings. She bore him three sons, who all successively wore the crown, Clotaire III. Childeric II. and Thierry I. He dying in 655, when the eldest was only five years old, left her regent of the kingdom. She seconded the zeal of St. Owen, St. Eligius, and other holy bishops, and with great pains banished simony out of France, forbade Christians to be made slaves, 1 did all in her power to promote piety, and filled France with hospitals and pious foundations. She restored the monasteries of St. Martin, St. Denys, St. Medard, &c. founded the great abbey of Corbie for a seminary of virtue and sacred learning, and the truly royal nunnery of Chelles, 2 on the Marne, which had been begun by St. Clotildis. As soon as her son Clotaire was of an age to govern, she with great joy shut herself up in this monastery of Chelles, in 665, a happiness which she had long earnestly desired, though it was with great difficulty that she obtained the consent of the princes. She had no sooner taken the veil but she seemed to have forgotten entirely her former dignity, and was only to be distinguished from the rest by her extreme humility, serving them in the lowest offices, and obeying the holy abbess St. Bertilla as the last among the sisters. She prolonged her devotions every day with many tears, and made it her greatest delight to visit and attend the sick, whom she comforted and served with wonderful charity. St. Owen, in his life of St. Eligius, mentions many instances of the great veneration which St. Bathildes bore that holy prelate, and relates, that St. Eligius, after his death, in a vision by night, ordered a certain courtier to reprove the queen for wearing jewels and costly apparel in her widowhood, which she did not out of pride, but because she thought it due to her state whilst she was regent of the kingdom. Upon this admonition, she laid them aside, distributed a great part to the poor, and with the richest of her jewels made a most beautiful and sumptuous cross, which she placed at the head of the tomb of St. Eligius. She was afflicted with long and severe cholics and other pains, which she suffered with an admirable resignation and joy. In her agony she recommended to her sisters charity, care of the poor, fervour and perseverance, and gave up her soul in devout prayer on the 30th of January, in 680, on which day she is honoured in France, but is named on the 26th in the Roman Martyrology.

A Christian, who seriously considers that he is to live here but a moment, and will live eternally in the world to come, must confess that it is a part of wisdom to refer all his actions and views to prepare himself for that everlasting dwelling, which is his true country. Our only and necessary affair is to live for God, to do his will, and to sanctify and save our souls. If we are employed in a multiplicity of exterior business, we must imitate St. Bathildes, when she bore the whole weight of the state. In all we do, God and his holy will must be always before our eyes, and to please him must be our only aim and desire. Shunning the anxiety of Martha, and reducing all our desires to this one of doing what God requires of us, we must with her call in Mary to our assistance. In the midst of our actions, whilst our hands are at work, our mind and heart ought to be interiorly employed on God, at least virtually, that all our employments may be animated with the spirit of piety: and hours of repose must always be contrived to pass at the feet of Jesus, where in the silence of all creatures we may listen to his sweet voice, refresh by him our wearied souls, and renew our fervour. Whilst we converse with the world, we must tremble at the sight of its snares, and be upon our guard that we never be seduced so far as to be in love with it, or to learn its spirit. To love the world, is to follow its passions; to be proud, covetous, and sensual, as the world is. The height of its miseries and dangers, is that blindness by which none who are infected with its spirit, see their misfortunes, or are sensible of their disease. Happy are they who can imitate this holy queen in entirely separating themselves from it!

Note 1. The Franks, when they established themselves in Gaul, allowed the Roman Gauls to live according to their own laws and customs, and tolerated their use of slaves; but gradually mitigated their servitude. Queen Bathildes alleviated the heaviest conditions, gave great numbers their liberty, and declared all capable of property. The Franks still retained slaves with this condition, attached to certain manors or farms, and bound to certain particular kinds of servitude. The kings of the second race often set great numbers free, and were imitated by other lords. Queen Blanche and Saint Lewis contributed more than any others to ease the condition of vassals, and Lewis Hutin abolished slavery in France, declaring all men free who live in that kingdom according to the spirit of Christianity, which teaches us to treat all men as our brethren. See the life of St. Bathildes, and Gratiguy, Œuvres posthumes, an 1757. Disc. sur la Servitude et son Abolition in France. [back]

Note 2. In the village of Chelles, in Latin Cala, four leagues from Paris, the kings of the first race had a palace. St. Clotildis founded near it a small church under the invocation of St. George, with a small number of cells adjoining for nuns. St. Bathildes so much enlarged this monastery as to be looked upon as the principal foundress. The old church of Saint George falling to decay, Saint Bathildes built there the magnificent church of the holy Cross, in which she was buried. Gisela, sister to the emperor Charlemagne, abbess of this house, rebuilt the great church, which some pretend to be the same that is now standing. At present here are three churches together; the first which is small, the oldest, and only a choir, is called the church of the holy Cross, and is used by six monks who assist the nuns; the lowest church is called St. George’s, and is a parochial church for the seculars who live within the jurisdiction of the monastery: the great church which serves the nuns is dedicated under the invocation of the Blessed Virgin, and is said to be the same that was built by the abbess Gisela, and much enlarged and enriched by Hegilvich, abbess of this monastery, mother to the empress Judith, whose husband, Lewis le Debonnaire, caused the remains of our saint to be translated into this new church, in 833, and from this treasure it is more frequently called the church of St. Bathildes, than our Lady’s. Two rich silver shrines are placed over the iron rails of the chancel, in one of which rest the sacred remains of St. Bathildes, in the other those of St. Bertilla, first abbess of Chelles, these rails, which are of admirable workmanship, were the present of an illustrious princess of the house of Bourbon, Mary Adelaide of Orleans, abbess of this house in 1725, who not thinking her sacrifice complete by having renounced the world, after some years abdicated her abbacy, and died in the condition of humble obedience, and of a private religious woman, near the shrines of SS. Bathildes and Bertilla, and those of St. Genesius of Lyons, St. Eligius and Radegondes of Chelles, called also little St. Bathildes. The last-mentioned princess was god-daughter to our saint, and died in her childhood, in this monastery, two or three days before her. See Piganiol’s Descr. de Paris, t. 1. and 8. Chatelain’s notes in martyr. p. 464, and especially Le Bœuf, Hist. du Diocess de Paris, t. 6. p. 32. This author gives (p. 43.) the full relation of a miracle approved by John Francis Gondé, archbishop of Paris, mentioned in a few words by Mabillon and Baillet. Six nuns were cured of inveterate distempers, attended with frequent fits of convulsions, by touching the relics of Saint Bathildes, when her shrine was opened on the 13th of July, in 1631. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/1/301.html

Santa Batilde Regina dei Franchi


m. Chelles, Parigi, 680

Di origine anglosassone, Batilde durante un viaggio fu catturata da alcuni pirati e venduta in Francia, nel 641, ad Erchinoaldo, dignitario di corte di Neustria, che, dopo essere rimasta vedovo, voleva sposarla. L'ex schiava si rifiutò, accettando poi di sposare Clodoveo II re di Neustria e di Borgogna. Ebbe tre figli, Clotario III, Tierrico III e Childerico II. Nel 657 Batilde divenne vedova e quindi reggente del regno in nome del figlio Clotario; con la guida dell'abate Genesio, si diede alle opere di carità, aiutando i poveri e i monasteri. Lottò strenuamente contro la simonia e contro la schiavitù, che fu interdetta per i cristiani, mentre con proprio denaro restituì la libertà a moltissimi schiavi. Quando il figlio Clotario III raggiunse la maggiore età, Batilde si ritirò nel monastero di Chelles, nella diocesi di Parigi, che lei stessa nel 662, aveva fatto restaurare. Vi morì nel 680. Fu sepolta a Chelles, accanto al figlio Clotario III, morto nel 670. (Avvenire)

Martirologio Romano: A Chelles vicino a Parigi in Francia, santa Batilde, regina: fondò cenobi sotto la regola di san Benedetto secondo il costume di Luxeuil; dopo la morte del marito Clodoveo II, assunse il governo del regno dei Franchi e, durante il regno del figlio, visse i suoi ultimi anni nell’assoluta osservanza della regola di vita monastica.

Era di origine anglosassone, durante un viaggio fu catturata dai pirati e venduta in Francia nel 641, ad Erchinoaldo, dignitario di corte di Neustria, il quale poi rimasto vedovo, voleva sposarla. 

L’ex schiava si rifiutò, accettando poi di sposare Clodoveo II re di Neustria e di Borgogna, antiche regioni della Gallia; ebbe tre figli, Clotario III poi re di Neustria e di Borgogna, Tierrico III che succedette a Clotario III e Childerico II re di Austrasia, regione orientale della Gallia. 

Nel 657 Batilde divenne vedova e quindi reggente del regno in nome del figlio Clotario; con la guida dell’abate Genesio, si diede alle opere di carità, aiutando i poveri ed i vari monasteri. 

Lottò strenuamente contro la simonia e contro la schiavitù, che fu interdetta per i cristiani, mentre con proprio denaro restituì la libertà a moltissimi schiavi. 

Come per altre sante regine di quel lontano periodo storico, raggiunta la maggiore età il figlio Clotario III, si ritirò (prima del 673) nel monastero di Chelles, nella diocesi di Parigi, che lei stessa nel 662, aveva fatto restaurare per penitenza. 

Nel monastero si mise umilmente al servizio delle religiose, lì visse per circa 7-8 anni morendo il 30 gennaio del 680; fu sepolta a Chelles, accanto al figlio Clotario III, morto prima di lei nel 670. 

La sua tomba fu oggetto di pellegrinaggi di fedeli attirati dalla fama dei miracoli; nell’833 fu fatta una traslazione alla chiesa della Madonna di Chelles.
La festa religiosa della santa regina Batilde è al 26 gennaio.

Autore: Antonio Borrelli

Sainte MARTINE de ROME, vierge et martyre

Sainte Martine

Vierge et Martyre

(† 226)

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l'argent à des oeuvres de miséricorde. L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L'empereur, irrité, commanda qu'on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l'empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l'huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L'empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu'il la crut morte; mais s'apercevant qu'il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? – J'ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L'empereur, informé de ce qui s'était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d'y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d'Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l'avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l'instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L'empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu'au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64



Sainte Martine, vierge Romaine, fille d’un consulaire et issue d’une race illustre, fut, dès ses plus jeunes années, privée de ses parents. Animée de l’ardeur de la piété chrétienne, elle distribua aux pauvres ses abondantes richesses avec une admirable libéralité.

Sous l’empire d’Alexandre-Sévère, on voulut la forcer à sacrifier à de vaines divinités, et elle repoussa avec une souveraine liberté ce crime horrible. Ayant, en conséquence, été à plusieurs reprises frappée de verges, déchirée par des ongles de fer, labourée par des débris de vases, percée dans ses membres par des glaives acérés, enduite de graisse bouillante, elle est enfin condamnée aux bêtes de l’amphithéâtre. Elle leur échappe saine et sauve par la permission de Dieu, et, jetée dans un bûcher enflammé, elle est préservée par un miracle semblable.

Le Bréviaire romain indique dans la Légende (« ce qui doit être lu ») de sainte Martine dans l’Office des Matines :

« Plusieurs de ses bourreaux, stupéfaits de ces merveilles et touchés de la grâce de Dieu, embrassent la Foi du Christ et obtiennent la glorieuse palme du martyre, après avoir été torturés et avoir eu la tête tranchée.

« À ses prières, des tremblements de terre qui s’élèvent, des pierres qui tombent du ciel, ruinent les temples des démons et consument leurs simulacres ; et, en même temps, de ses blessures il sort du lait mêlé avec le sang, et une splendeur éblouissante ainsi qu’un parfum des plus suaves s’échappent de son corps ; puis elle apparaît placée sur un trône royal, chantant les louanges de Dieu avec les habitants du Ciel.

« Le juge, profondément ému de ces prodiges, et plus encore de la constance de cette Vierge, ordonne qu’on lui tranche la tête. À sa mort, une voix se fit entendre du Ciel qui l’appelait aux parvis d’en-Haut ; la Ville entière en tremble, et beaucoup d’adorateurs des idoles se convertissent à la Foi du Christ.

« Le corps sacré de sainte Martine, martyrisé sous le pontificat de saint Urbain Ier, retrouvé sous Urbain VIII dans une très vieille église à elle dédiée, près de la prison Mamertine, au pied de la colline du Capitole, ainsi que ceux des saints martyrs Concordius, Épiphane et leurs Compagnons, fut replacé dans le même lieu, réparé et plus convenablement orné, au milieu d’un immense concours de peuple, à la joie de la Ville entière et avec une pompe solennelle ».

Sainte Martine mourut martyre l’an 226, saint Urbain Ier étant pape et Alexandre-Sévère empereur romain.




Sainte Martine, vierge et martyre

La Légende fait d’elle la fille de parents illustres à Rome. Son père avait été trois fois consul et s’était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde. Dénoncée comme chrétienne, elle subit mille tourments sans cesser de confesser sa foi au Christ et gagna la palme du martyre à Rome, en 226.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2165/-/sainte-martine-vierge-et-martyre

El Greco. La Vierge Marie et l'Enfant Jésus avec sainte Martine et sainte Agnès

1597-1599, 193, 5 X 103, Washington, National Gallery of Art

Fête titulaire de la basilique de Ste Martine, érigée par le pape Donus (676-678). Ses restes furent découverts en la basilique en 1634. La fête fut instituée l’année suivante, 1635.

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Martine, vierge romaine, fille d’un consulaire, était de race illustre. Privée de ses parents dès ses plus tendres années, et embrasée de l’ardeur de la piété chrétienne, elle distribua aux pauvres, avec une admirable libéralité, les richesses qu’elle possédait en abondance. Sous l’empire d’Alexandre, comme on lui ordonnait d’adorer les faux dieux, elle repoussa avec une grande liberté la proposition de ce crime énorme. C’est pourquoi elle fut frappée de verges à diverses reprises, déchirée avec des crochets, des ongles de fer et des têts de port cassés ; on lui lacéra tous les membres avec des glaives très aigus, on l’arrosa de graisse bouillante, enfin on la condamna aux bêtes de l’amphithéâtre ; mais, par un effet de la puissance divine, elle échappa sans blessure à ce nouveau danger, et, jetée sur un bûcher ardent, elle en sortit saine et sauve par un prodige semblable au premier.

Cinquième leçon. Quelques-uns de ses bourreaux, frappés de la nouveauté de ce miracle et sollicités par la grâce de Dieu, embrassèrent la foi de Jésus-Christ ; après plusieurs tourments, ils eurent la tête tranchée et remportèrent ainsi la palme glorieuse du martyre. Aux prières de la Sainte, des tremblements de terre se produisirent, des feux tombèrent du ciel avec un bruit de tonnerre, renversèrent les temples des faux dieux et consumèrent leurs statues. Il coulait des blessures de Martine du lait avec du sang, et une clarté très brillante ainsi qu’une très suave odeur émanaient de son corps ; parfois elle paraissait élevée sur un trône royal, chantant les louanges de Dieu avec les habitants du ciel.

Sixième leçon. Exaspéré par ces prodiges et surtout par la constance de la vierge, le juge ordonna de lui trancher la tête. Dès que Martine eut reçu le coup de la mort, l’on entendit une voix du ciel qui l’appelait au séjour des bienheureux ; toute la ville trembla fortement, et beaucoup d’adorateurs des idoles se convertirent à la foi chrétienne. Le corps sacré de Martine, martyrisée pendant que saint Urbain 1er siégeait à Rome, fut trouvé sous le pontificat d’Urbain VIII avec les corps des saints Martyrs Concorde, Épiphane et leurs conpagnons, dans une antique église, près de la prison Mamertine, sur le penchant du mont Capitolin. Cette église ayant été reconstruite sur un meilleur plan et très bien ornée, on y replaça le corps ; de la Sainte, avec une pompe solennelle, en présence d’un grand concours de peuple et à la joie de la Ville entière.

A Laudes

Hymnus

Tu natále solum prótege, tu bonæ

Da pacis réquiem Christíadum plagis ;

Armórum strépitus, et fera prælia

In fines age Thrácios.

Et regum sócians ágmina sub crucis

Vexíllo, Sólymas néxibus éxime,

Vindéxque innócui sánguinis hósticum

Robur fúnditus érue.

Tu nostrum cólumen, tu decus ínclytum,

Nostrárum obséquium réspice méntium ;

Romæ vota libens éxcipe, quæ pio

Te ritu canit, et colit.

Hymne. (Urbain VIII)

Protège le sol qui t’a vue naître, donne au pays des Chrétiens le repos d’une paix utile, repousse jusqu’aux confins de la Thrace le bruit des armes et les cruels combats.

Rassemble tous les rois avec leurs bataillons sous l’étendard de la croix, délivre Jérusalem de la captivité, et, vengeant un sang innocent, renverse jusque dans ses fondements la force de l’ennemi.

O toi, notre appui, toi, notre gloire éclatante, agrée l’hommage de nos cœurs : reçois les vœux de Rome, qui te chante avec piété et t’honore avec joie.

Éloignez de nous les joies dangereuses, ô Dieu, dont la droite soutient les Martyrs ; vous qui êtes Un et Trois, donnez à vos serviteurs la lumière par laquelle vous faites, dans votre clémence, le bonheur des âmes.

Amen.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Une troisième Vierge romaine, le front ceint de la couronne du martyre, vient partager les honneurs d’Agnès et d’Émérentienne, et offrir sa palme à l’Agneau. C’est Martine, dont le nom rappelle le dieu païen qui présidait aux combats, et dont le corps glorieux repose au pied du mont Capitolin, dans un ancien temple de Mars, devenu aujourd’hui la somptueuse Église de Sainte-Martine. Le désir de se rendre digne de l’Époux divin que son cœur avait choisi, Fa rendue forte contre les tourments et la mort, et sa blanche robe a été aussi lavée dans son sang. L’Emmanuel est le Dieu fort, puissant dans les combats [1] ; mais comme le faux dieu Mars, il n’a pas besoin de fer pour vaincre. La douceur, la patience, l’innocence d’une vierge lui suffisent pour terrasser ses ennemis ; et Martine a vaincu d’une victoire plus durable que les plus grands capitaines de Rome.

Cette illustre Vierge, l’une des patronnes de Rome, a eu l’honneur d’être chantée par un Pape. Urbain VIII est l’auteur des Hymnes du bréviaire.

C’est par ces chants, ô Vierge magnanime, que Rome chrétienne continue de remettre entre vos mains le soin de sa défense. Elle est captive ; si vous la protégez, elle reprendra possession d’elle-même et reposera dans la sécurité. Écoutez ses prières, et repoussez loin de la ville sainte les ennemis qui l’oppriment. Mais souvenez-vous qu’elle n’a pas seulement à craindre les bataillons qui lancent la foudre et renversent les remparts ; même dans la paix, des attaques ténébreuses n’ont jamais cessé d’être dirigées contre sa liberté. Déjouez, ô Martine, ces plans perfides ; et souvenez-vous que vous fûtes la fille de l’Église romaine, avant d’en être la protectrice. Détruisez de plus en plus la puissance du Croissant ; affranchissez Jérusalem, amenez l’Europe à sentir enfin ses entrailles émues pour les Églises de Syrie.

Demandez pour nous à l’Agneau votre Époux la force nécessaire pour enlever de notre cœur les idoles auxquelles il pourrait encore être tenté de sacrifier. Dans les attaques que les ennemis de notre salut dirigent contre nous, prêtez-nous l’appui de votre bras. Il a ébranlé les idoles au sein même de Rome païenne ; il ne sera pas moins puissant contre le monde qui cherche à nous envahir. Pour prix de vos victoires, vous brillez auprès du berceau de notre Rédempteur ; si, comme vous, nous savons combattre et vaincre, ce Dieu fort daignera nous accueillir aussi. Il est venu pour soumettre nos ennemis ; mais il exige que nous prenions part à la lutte. Fortifiez-nous, ô Martine, afin que nous ne reculions jamais, et que notre confiance en Dieu soit toujours accompagnée de la défiance de nous-mêmes.

[1] Psalm. XXIII, 8.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Bien qu’Urbain VIII, par la restauration de la basilique de Sainte-Martine près du Carcer Mamertini au Forum romain, et par la composition classique d’hymnes propres pour l’office de sa fête, ait cherché à rendre populaire la mémoire de cette martyre, elle est cependant presque complètement ignorée de l’antique hagiographie romaine. Son culte date à Rome du temps du pape Donus qui, entre 676 et 678, la fit représenter dans la mosaïque absidale de sa basilique entre les images du pape Honorius Ier et la sienne propre.

Le Laterculus de Berne du Hiéronymien mentionne cette sainte le Ier janvier : Romae... et Martini martyris. Il s’agit toutefois d’une sainte quelque peu étrangère à la Ville éternelle, et dont on ignore à la fois l’origine et l’histoire.

Un Oratorium sanctae Martinae est mentionné par Jean Diacre dans la vie de saint Grégoire [2], mais il se trouvait sur la voie d’Ostie, dans le fundus Barbilianus.

Cette localisation peut toutefois nous mettre en mesure de retrouver la patrie de Martine. De fait, dans ses actes, on parle de compagnons de son martyre, qui seraient morts le 15 novembre, et dans le récit de la découverte des corps de sainte Martine et de ses compagnons martyrs, Concorde et Épiphane, au temps d’Urbain VIII, l’on remarque que ceux-ci provenaient originairement d’une localité sur la voie d’Ostie [3]. Or, il est frappant que précisément sur la même voie, dans le fundus Barbilianus, il existait au ixe siècle un oratoire en l’honneur de sainte Martine, desservi par des moines. Il s’agit peut-être d’un groupe de martyrs du faubourg Ostien, transportés à Rome du temps d’Honorius Ier ? Nous considérons cette hypothèse comme probable.

Les deux salles dédiées à saint Adrien et à cette sainte Martine étaient contiguës et ne formaient qu’un seul monument. L’une était la grande salle du Sénat romain et l’autre une salle (le secretarium), annexe de la Curie, dont elle était séparée seulement par un court portique.

La messe est celle du Commun des vierges martyres, comme pour la fête de sainte Barbe, le 4 décembre.

[2] IV, 93 (P.L., LXXV, col. 237).

[3] Act. SS. Jan., I, p. 18.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Vous êtes les concitoyens des saints et les familiers de Dieu.

Sainte Martine. — jour de mort : 1er janvier, vers 226. Tombeau : Sous le règne d’Urbain VIII, ses reliques furent découvertes et déposées dans l’église Sainte-Martine sur le forum, à Rome. Image : On la représente avec les instruments de son supplice : l’épée et les tenailles. Sa vie : Martine, vierge romaine, dont le père était consulaire, perdit de bonne heure ses parents. Par amour pour le Christ, elle distribua ses biens aux pauvres. Sous l’empereur Alexandre Sévère, elle reçut l’ordre d’adorer les dieux. Elle repoussa avec horreur un pareil sacrilège. C’est pourquoi elle fut battue de verges, déchirée avec des tenailles et, après beaucoup d’autres tortures, elle fut décapitée par l’épée. Elle mourut, sous le pape Urbain l, vers 226.

La messe (Loquebar). — La messe unit le thème de l’Épouse avec celui du martyre. A l’Introït, nous voyons la sainte se tenir, sans crainte, devant son juge et de plus l’entrée du prêtre nous rappelle la « démarche ») immaculée de la vierge sainte. Il est émouvant d’entendre, dans la Leçon, les actions de grâces de la sainte pour le secours du Christ, du « Roi », au milieu des « rugissements des lions » et de la « flamme oppressante ». Dans les deux chants qui suivent, nous voyons le cortège nuptial du Christ et de son Épouse l’Église, qui, dans cette sainte, est si semblable à l’Époux divin. L’Évangile des vierges sages qui, dans la nuit, attendent, avec des lampes allumées à la main, l’Époux qui va venir, s’applique à l’Église, à sainte Martine et à nous aussi. Comme cette parabole s’est merveilleusement accomplie dans la mort de la sainte martyre ! Au Saint-Sacrifice, elle se réalise. C’est pourquoi, à l’Offertoire, nous nous avançons comme des vierges sages vers l’autel, avec les lampes allumées de l’amour de Dieu et de notre union au Sacrifice : les vierges sont offertes au Roi (qui a son trône sur l’autel) « offerentur » (Off.). A la Communion, nous comprenons une fois de plus que c’est l’Eucharistie qui donne la force de souffrir.

La lumière dans la liturgie. — « Toutes les vierges se levèrent et allumèrent leur lampe. » Cette belle parabole de la lumière peut nous servir de préparation à la fête imminente de la Chandeleur. Il importe de nous demander quelle est la signification de la lumière dans la liturgie. La lumière est le symbole de Dieu et de la vie divine, alors que, par contre, les ténèbres sont le symbole du démon et de ses œuvres (le péché). Toute l’année liturgique est un grand symbole de lumière.

Le cycle d’hiver ou de la nuit exprime nos efforts pour sortir de la nuit et tendre vers la lumière. Le cycle d’été ou du jour représente la victoire de la lumière, du Christ, sur les ténèbres.

Le jour liturgique lui aussi est tout pénétré des pensées de lumière. De même, dans les offices liturgiques, on se sert fréquemment de la lumière comme symbole. Le sens symbolique se résume toujours ainsi : le Christ et la vie divine qui procède de lui. C’est pourquoi on se sert de la lumière partout où le Christ paraît. C’est pourquoi il est prescrit d’avoir des cierges allumés pour célébrer la messe ; c’est pourquoi brûle toujours, devant le Saint-Sacrement, la lampe du sanctuaire ; c’est pourquoi, aussi, on porte des cierges pendant le chant de l’Évangile ; c’est pourquoi on allume des cierges au moment de la Consécration ; c’est pourquoi enfin, à Pâques, on bénit et on allume solennellement le cierge pascal. Mais il convient aussi que le chrétien ait à la main un cierge allumé, car il possède la vie divine : il le reçoit solennellement des mains de l’Église au moment de son Baptême ; il le porte le jour de sa première communion ; chez lui, il l’allume dans les périls et le besoin ; enfin, au moment de sa mort, il le reçoit dans sa main tremblante, pour s’en aller dans la nuit du trépas au-devant de l’Époux. Au jour de la Chandeleur, nous recevons de nouveau, de la main du prêtre, un cierge bénit. L’Église nous exhorte, par là, à rester toute l’année des fils de lumière et à passer à travers le monde, en portant le Christ en nous.

SOURCE : http://www.introibo.fr/30-01-Ste-Martine-vierge-et#nh1


Pietro da Cortona, Sainte Martine rtefusant d’adorer les idoles, 

St. Martina

Roman virgin, martyred in 226, according to some authorities, more probably in 228, under the pontificate of Pope Urban I, according to others. The daughter of an ex-consul and left an orphan at an early age, she so openly testified to her Christian faith that she could not escape the persecutions under Alexander Severus. Arrested and commanded to return to idolatry, she courageously refused, whereupon she was subjected to various tortures and was finally beheaded. The accounts of her martyrdom which we possess belong to a late period and as usual contain many amplifications which have not, as Baronius has already observed, any historical value. The relics of St. Martina were discovered on 25 Oct., 1634, in a crypt of an ancient church situated near Mamertine prison and dedicated to the saint. Urban VIII, who occupied the Holy See at that time, had the church repaired and, it would seem, composed the hymns which are sung at the office of the noble martyr, 30 January.
Sources

Acta SS. Bolland. (1643), January, I, II; BARONIUS, Ann. (1589), 228, I; SURIUS, De vit. SS. (1618), I, 9-10; VINCENT OF BEAUVAIS, Spec. Hist. (1473), XII, 27-29; MOMBRITIUS, Sanctuarium (Milan, 1749), II, CXXV-XL; Ragguaglio della vita di S. Martina vergine e martire (Rome 1801).


Clugnet, Léon. "St. Martina." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910. 30 Jan. 2016<http://www.newadvent.org/cathen/09730a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by C.A. Montgomery.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/09730a.htm


Crypte deSanti Luca e Martina, Rome
Martina of Rome VM (RM)

(also known as Prisca, Tatiana)


Died 228; feast day was formerly January 20; Martina was removed from the general Roman Calendar in 1969, but not from local ones. In 1634, Pope Urban VIII decided to rebuild an ancient church in honor of Saint Martina that stood under the Capitoline Hill in Rome, overlooking the Forum. The workmen discovered a Christian tomb containing the bones of a Roman lady and her two brothers. These were believed to be the remains of Saints Martina, Concordius, and Epiphanius. Bernini created a magnificent bronze shrine for these relics and today, in the church of Santi Luca e Martino, Rome, lamps burn continually around the shrine. In 1558, Pope Sixtus V added Saint Luke the Evangelist as co-titular of the church, when he gave it and the neighboring building to the Accademia di San Luca.


Although we know little about her, she remains one of the patron saints of the city of Rome itself. Her fabulous acta, which can be traced to the 7th century, closely resemble those of Saints Prisca and Tatiana--they may all be the same person. According to this story, the virgin Martina, born of an illustrious family, was orphaned at an early age. She is said to have been a Roman martyr under Alexander Severus (222-235 AD). It is said that at her martyrdom, milk flowed from her body rather than blood. There is no evidence for an early cultus of a Tatiana or Martina in Rome, and Prisca is difficult to identify (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Coulson, Sheppard).


Saint Martina is pictured as a maiden with a lion. She may be shown beheaded by a sword or martyred with a two-pronged hook, receiving the palm and lily from the Virgin and Child (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0130.shtml#savi

January 30


St. Martina, Virgin and Martyr


SHE was a noble Roman virgin, who glorified God, suffering many torments and a cruel death for his faith in the capital city of the world, in the third century. There stood a chapel consecrated to her memory in Rome, which was frequented with great devotion in the time of St. Gregory the Great. Her relics were discovered in a vault, in the ruins of her old church, and translated with great pomp in the year 1634, under Pope Urban VIII. who built a new church in her honour, and composed himself the hymns used in her office in the Roman Breviary. The city of Rome ranks her among its particular patrons. She is mentioned in the Martyrologies of Ado, Usuard, &c. The history of the discovery of her relics was published by Honoratus of Viterbo, an Oratorian. See Bollandus.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/1/302.html

Saint Martina of Rome

Memorial
Profile

Wealthy daughter of a Christian Roman consul. On her parent’s death, she gave away her riches to the poor and devoted herself to prayer. Tortured and martyred in the persecutions of Alexander Severus for refusing to sacrifice to pagan gods. A basilica is dedicated to her at the Roman forum.

In the time after her death there were a series of biographies and descriptions of her martyrdom written, each more extravagant that the last, and none with historical value. Assorted miracles were ascribed to her, and her story was blended with those of other early martyrs, especially Saint Prisca and Saint Tatiana of Rome. One of the writers claimed that when she was beheaded, her body bled milk, a tale that led to her patronage of nursing mothers.



Canonized
Patronage
Representation
SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-martina/

Santa Martina Martire


Martina, figlia di un nobile romano, sarebbe stata diaconessa, che per aver rifiutato di fronte al tribunale di Alessandro Severo di sacrificare ad Apollo, dopo infiniti tormenti e prodigi da parte sua, fu condannata ad essere decapitata. La più antica notizia su Martina è che papa Onorio I le dedicò una chiesa nel Foro.

Etimologia: Martina = dedicato a Marte

Emblema: Palma

Martirologio Romano: A Roma, commemorazione di santa Martina, sotto il cui titolo il papa Dono dedicò una basilica nel foro romano.

La storia di questa giovane santa comincia a ritroso, dalla sua tomba, 1.400 anni dopo il suo martirio, quando nel 1634 l'attivissimo Urbano VIII, impegnato sul fronte spirituale nella controriforma cattolica e su quello materiale nella restaurazione di celebri chiese romane, avendo riscoperto le reliquie della martire, ripropose ai romani la devozione di S. Martina, fissandone la celebrazione al 30 gennaio. Ne compose egli stesso l'elogio, con l'inno: "Martinae celebri plaudite nomini, Cives Romulei, plaudite gloriae", che invita ad ammirare la santa nella vita immacolata, nella carità esemplare e nella coraggiosa testimonianza resa a Cristo col martirio.

Chi era in realtà S. Martina, che riemergeva improvvisamente e prepotentemente nella devozione popolare, tanto da essere considerata come una delle patrone di Roma, dopo tanti secoli di oblio? Le notizie storiche sono poche. La più antica risale al VI secolo, quando papa Onorio le dedicò una chiesa nel Foro. Cinquecento anni dopo, compiendosi degli scavi in questa chiesa, si trovarono in effetti le tombe di tre martiri. La festa della santa era già celebrata nel secolo VIII. Null'altro si conosce, per cui è necessario attingere altre notizie da una Passio leggendaria. Secondo questo racconto, S. Martina era una diaconessa, figlia di un nobile romano. Arrestata per la sua aperta professione di fede, venne condotta al tribunale dell'imperatore Alessandro Severo (222-235). Questo principe semiorientale, aperto a tutte le curiosità, al punto di includere Cristo tra gli dei venerati nella famiglia imperiale, fu estremamente tollerante verso i cristiani e il suo governo è contrassegnato da una fruttuosa parentesi di distensione nei confronti della Chiesa, che in quel periodo ebbe una grande espansione missionaria.

Tutto è ignorato dall'autore della Passio, il quale si diffonde nell'elenco delle atroci torture inflitte dall'imperatore alla santa. Martina, trascinata davanti alla statua di Apollo, la fece andare in frantumi, provocando subito dopo un terremoto che distrusse il tempio e uccise i sacerdoti del dio.

Il prodigio si ripetè con la statua e con il tempio di Artemide. Tutto ciò avrebbe dovuto indurre i suoi persecutori a riflettere; al contrario, più ostinati che mai, infierirono sulle delicate membra della fanciulla sottoponendola a crudelissimi tormenti, dai quali ella uscì sempre illesa. Fu la spada a porre fine a tante sofferenze, troncando il capo della martire, il cui sangue andò a irrorare il fertile terreno della Chiesa romana.

Il culto di santa Martina è inoltre attestato a Martina Franca (Taranto), dove è giunto in via particolare. Nel 1730 il cardinale Tommaso Innico Caracciolo, della famiglia dei duchi di Martina, pochi mesi prima di morire, volle donare alla città natale, e in particolare alla Collegiata di San Martino, in segno di affetto alcuni frammenti ossei della Santa, in un prezioso reliquiario d'argento, provenienti dalla chiesa dei Santi Luca e Martina di cui aveva il titolo cardinalizio, accompagnando il dono con una affettuosa lettera in cui annunciava che voleva donare alla città le reliquie della Santa che ne portava lo stesso nome. Santa Martina fu dichiarata patrona secondaria di Martina Franca.


Autore: Piero Bargellini