mercredi 29 février 2012

Saint GRÉGOIRE de NAREK, moine et Docteur de l'Église



Ce saint moine vécut de 944 à 1010 environ au monastère de Narek sur la rive sud du lac de Van (actuellement en Turquie).

Son père, veuf, était devenu évêque alors que Grégoire et ses frères étaient encore dans leur très jeune âge.
Ils furent donc confiés aux soins du monastère où ils vécurent, semble-t-il, toute leur vie.

On ne connaît guère de détails de la vie de saint Grégoire.

Il devint prêtre et peut-être higoumène de son monastère.

Il eut, d’après le synaxaire arménien une grande influence comme réformateur de son monastère ce qui lui valut quelques ennuis avec les autorités allant jusqu’à le faire soupçonner d’hérésie comme le montre cette gracieuse légende :

Les évêques et les princes envoyèrent une délégation d’hommes sûrs auprès de Grégoire afin qu’ils l’amènent à leur tribunal pour être interrogé sur sa foi.

Les délégués arrivés à Narek, Grégoire comprit immédiatement leurs intentions.

Il leur dit : « Mettons-nous d’abord à table, avant de prendre la route. »

Il fait rôtir deux pigeons et les place devant ses hôtes.

Or c’était un vendredi. Ceux-ci, scandalisés, furent plus convaincus que jamais que ce qu’on rapportait de Grégoire était vrai.

Ils lui dirent donc : « Maître n’est-ce pas vendredi aujourd’hui ? »

Le Saint, comme s’il l’ignorait, leur répond : « Excusez-moi, mes frères. »

Et se tournant vers les pigeons : « Levez-vous, dit-il, retournez à votre volière, car aujourd’hui c’est jour d’abstinence. »

Et les oiseaux, retrouvant vie et plumes, s’envolèrent.

A ce spectacle, les envoyés tombèrent aux pieds du saint pour lui demander pardon.

Et ils s’en furent raconter le prodige à ceux qui les avaient délégués
.

L’oeuvre complète de saint Grégoire de Narek a été éditée à Venise en 1840 par les Pères Méchitaristes.

Outre le Livre des Elégies Sacrées il faut noter :

Les Hymnes : une vingtaine en tout pour toutes les fêtes liturgiques

Commentaire sur le Cantique des cantiques

Histoire de la Croix d’Aparanq : sur la demande de l’évêque de Mokq Grégoire a raconté l’Histoire du transfert de la relique de la Vraie Croix de Constantinople en Arménie en 983.

Trois discours en forme de litanies

Panégyrique des saints apôtres et des 70 disciples

Panégyrique de Saint Jacques de Nisibe

Le Livre des Elégies Sacrées, composé en l’an 1002, fut sans doute le dernier ouvrage de saint Grégoire.

Un colloque international a célébré en 2002 le Millénaire de ce texte.

Nous présentons ici les deux dernières élégies, il s’agit certainement de son testament spirituel.

SOURCE : http://eocf.free.fr/text_elegies_narek.htm


Grégoire de Narek, moine et hymnographe (env. 945-1010), est fêté le 27 février. Selon les anciens synaxaires arméniens, à cette date était célébrée la mémoire de Grégoire de Narek, moine et hymnographe qui vécut entre le Xe et le Xle siècle.

Né probablement dans le village actuel de Narek, aux alentours du lac de Van, en Arménie, vers 945, Grégoire demeura vite orphelin de mère. Confié par son père au monastère local, Grégoire y passera toute sa vie.
Il reçut là une très riche formation grâce à l’higoumène Anania, qui lui permit de lire toutes les grandes œuvres patristiques, tant grecques qu’orientales, et de nourrir sa méditation quotidienne d’un immense trésor de lectures spirituelles.
Dans une incessante alternance de travail et de prière, Grégoire se mit à manifester un fort penchant à réélaborer la tradition qu’il avait reçue, la formulant dans un langage poétique parmi les plus élevés de l’histoire chrétienne. Il composa ainsi, pour tous ceux qui le lui demandaient, des hymnes, des traités, des commentaires de la Sainte Écriture, des panégyriques ; il fut donc un prédicateur aimé et apprécié par les gens les plus savants comme par les plus simples. Son Livre de prières est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature chrétienne Nersès de Lambron donnera de lui cette définition: «un ange revêtu d un corps».
L’Église d’Arménie fait mémoire de Grégoire avec les «saints traducteurs», la première moitié du mois d’octobre.
Livre de prières de Grégoire de Narek
Tu es ce chant admirable où nous puisons notre souffle, au cœur de ta musique les formes se dessinent. Tu es la pensée secrète et par elle tout n’est que mouvement d’ensemble, toute beauté en toi se trouve réunie comme dans l’amphore s’harmonisent les flûtes. Tu es le doigt du cyprès qui indique le chemin et tes sourcils sont réunis en un seul arc. Dieu de midi qui a domination sur les astres.


Prières de repentir


J'ai péché à ta grande bonté, moi, le vil, j'ai péché ;
j'ai péché à toi, source des rayons, moi ténèbres, j'ai péché ;
j'ai péché à ta grâce infinie, en vérité j'ai péché ;
j'ai péché à ta haute charité, ouvertement j'ai péché ;
j'ai péché à toi qui m'as créé du néant, réellement j'ai péché ;
j'ai péché à ton sein de suprême tendresse, immensément j'ai péché ;
j'ai péché à ta douce et intarissable lumière, moi, le perfide, j'ai péché.
Et tel un homme violemment bouleversé par une interminable et torturante agitation dans la mer aux vagues périlleuses tourmentées par le vent,
 et qui serait entraîné et roulé en un torrent sauvage, remuant ça et là les doigts des mains dans le courant impétueux grossi par les pluies du printemps,
emporté malgré lui en une lamentable dégringolade, avalant l'eau trouble et étrangleuse,
poussé en des douleurs mortelles dans la vase fétide, moussue et embroussaillée,
où il se noierait écrasé sous les flots :
Tel moi, misérable, on me parle et je ne comprends plus ;
on me crie, et je n'entends plus ;
on m'appelle, et je ne me réveille plus ;
on sonne, et je ne reviens plus à moi-même ;
je suis blessé, et je ne sens plus.
Et je n'ai pas cueilli le fruit prématuré,
et je n'ai pu arriver aux cueilles du renouveau,
et voici que je demeure les mains vides de biens ;
je n'ai pas la fleur de pureté ni l'huile de charité,
et les ténèbres de la nuit sont sans aucune lueur ;
 je dors du sommeil de la mort,
et la frayeur de la trompette du jugement me persécute ;
 je me suis encore une fois dépouillé de la parure nuptiale,
et j'ai perdu de nouveau l'onction de sainteté,
et voici que se ferme devant moi la porte de la maison de l'époux.

Traduction : Archag Tchobanian. Poésie arménienne – Anthologie - Sous la direction de Rouben Mélik. Paris 1973


***

Prière à la Mère de Dieu - Saint Grégoire de Narek (951-1003)

Toi qui à été fortifiée et protégée par le Père très haut, préparée et consacrée par l’Esprit Saint qui s’est reposé sur toi, embellie par le fils qui habita en toi. Accueille cette prière et présente la à Dieu.
Ainsi par toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits, aillant trouvé refuge et lumière près de toi, je vivrai pour le Christ, ton fils et Seigneur.
Sois mon avocate, demande et supplie ; comme je crois à ton indicible pureté, je crois au bon accueil qui est fait à ta parole.
Il en sera ainsi, ô Mère du Seigneur,
si dans ma recherche incertaine tu m’accueilles, ô toi toute disponible,
si dans mon agitation tu me tranquillises, ô toi qui es repos,
si le trouble de mes passions tu le changes en paix, ô Pacificatrice,
si mes amertumes tu les adoucis, ô toi qui es douceur,
si mes impuretés, tu les enlèves, ô toi qui as surmonté toute corruption,
si mes sanglots, tu les arrêtes, ô Allégresse.
Je te le demandes, Mère du Très Haut Seigneur Jésus, lui que tu as enfanté Homme et Dieu à la fois,
Lui qui aujourd’hui glorifié par le Père et le Saint Esprit, Lui qui est tout et en toutes choses.
A Lui soit la Gloire, dans les siècles des siècles
Amen.

SOURCE :


Grégoire de Narek (950-1003)

• Né dans la région d'Andzévatsiats, dans la province de Vaspourakan (Arménie historique). Il fut éduqué par son père, Khosrov Andzévatsi, puis par son oncle, Anania Narékatsi, au monastère de Narek. Ils eurent une position critique envers les méthodes de l'église arménienne de l'époque et développèrent l'idée d'un contact direct avec Dieu.

• De Grigor Narékatsi nous sont parvenus vingt-cinq poèmes choisis, un grand poème (le Livre des Lamentations), quelques panégyriques, des odes et des chants didactiques. D'un riche savoir, d'un grand pouvoir créateur et d'une liberté sociale sans entraves, il fut le plus grand poète du Moyen Age arménien.

• Narékatsi retrouve actuellement dans la littérature arménienne. et mondiale, la place qu'il mérite : celle du représentant de la Renaissance arménienne, antique prélude à la Renaissance européenne. Son influence se fit sentir sur la poésie des époques qui suivirent, jusque et y compris la nôtre.

• Rouben Mélik (Paris)


Saint Grégoire de Narek.

C'est l'un des grands poètes spirituels de la littérature universelle. Son oeuvre principale "Le Livre des Prières" est un ouvrage d'environ 20 000 vers, composé vers l'an mille.

Grégoire naquit en Arménie, près du Lac de Van en 944. Tout petit, il perd sa mère et son père, entre dans un couvent. Grégoire sera élevé par un oncle maternel au monastère de Narek ; il y passera toute sa vie. Le jeune moine est passionné par l'étude des Pères de l'Eglise, tant Arméniens que Grecs. Reconnu comme maitre spirituel, il est chargé de former les novices de son couvent et chose délicate ! de réformer les monastères voisins.

Des moines jaloux de son influence et de ses qualités vont le dénoncer coupable d'hérésie ; il est mis à l'écart et rejeté dans l'ombre. On lui rendra quand même justice, à cause de son humilité. Saint Grégoire de Narek reprendra son oeuvre d'écrivain en de nombreux ouvrages. Il entre dans la Vision de Dieu en 1010. Ses Elégies sacrées (poèmes lyriques), où s'exprime son expérience mystique, constitue encore de nos jours le principal Livres de prières de l'Eglise Arménienne.

Le pape Jean Paul II a rendu hommage à ce grand mystique le 2 février 2001 à l'occasion du 1700ème anniversaire du baptême du peuple arménien : "Parmi les figures illlustres, je désire rappeler ici saint Grégoire de Narek, qui a sondé les profondeurs ténébreuses du désespoir humain et qui a entrevu la lumière fulgurante de la grâce qui en celui-ci resplendit également pour le croyant, et saint Nerses Shnorhali, le Catholicos qui allia un amour extraordinaire pour son peuple et pour sa tradition, à une ouverture clairvoyante aux autres Eglises, dans un effort exemplaire de recherche de la communion dans la pleine unité."

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

SOURCE : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Saints/Gregoire-de-Narek

Saint Grégoire de Narek

Moine au monastère de Narek, en Arménie ( v. 1005)

Né en Arménie près du lac de Van, le jeune Grégoire perd sa mère; son père décide alors d'entrer au couvent, confiant son fils au monastère de Narek, où il est élevé par son grand-oncle. Passionné pour l'étude, le jeune moine lit les Pères de l'Église arménienne ainsi que les traductions des Pères grecs. Des jaloux l'accusent d'hérésie. Pour lui tendre un piège, on lui apporte un pâté, un jour de jeûne. Il rend la liberté aux oiseaux cuits et ceux-ci s'envolent emportant avec eux sa réputation d'hérétique. Sa renommée se répand. On lui demande de nombreux écrits. Actuellement encore, ses 'Élégies sacrées' où s'exprime son expérience mystique, constituent le principal livre de prière de l'Église arménienne.

- Un moine arménien bientôt docteur de l'Eglise (Radio Vatican 23 février 2015)

-
Grégoire de Narek, moine et prêtre arménien du Xe siècle, mort vers 1005, recevra prochainement le titre de Père de l'Eglise (VIS)

Au monastère de Narets en Arménie, vers 1005, saint Grégoire, moine, docteur des Arméniens, illustre par sa doctrine, ses écrits et sa connaissance mystique.

Martyrologe romain


Un moine arménien bientôt docteur de l'Église
(RV) Saint Grégoire de Narek sera prochainement déclaré docteur de l’Eglise universelle. Le Pape François a donné son approbation samedi matin, au cours d’une audience accordée au préfet de la Congrégation pour la Cause des saints. Ce moine arménien est né vers 950 et mort vers 1005 dans une région qui faisait alors partie de l’Arménie et qui se trouve aujourd’hui en territoire turc, sur la rive sud du lac de Van. - See more at: http://www.news.va/fr/news/un-moine-armenien-bientot-docteur-de-leglise#sthash.YidEzIS8.dpuf
Grand auteur mystique, Grégoire de Narek est surtout connu pour son recueil de prières, d’environ 20 000 vers, composé en l’an 1000 et utilisé dans la liturgie arménienne. Les thèmes principaux de l’œuvre de Saint Grégoire, appréciée pour son expression poétique vigoureuse, sont la solidarité dans le péché, la confiance en la Miséricorde divine malgré la nécessité absolue du combat spirituel et l’amour de la vie mystique. Passionné par l’étude des Pères de l’Eglise, Saint Grégoire a passé presque toute sa vie au monastère de Narek.

Hommage de saint Jean-Paul II

En 2001, à l’occasion du 17° centenaire du baptême du peuple arménien, Jean-Paul II avait rendu hommage à ce grand poète spirituel « qui a sondé les profondeurs ténébreuses du désespoir humain et qui a entrevu la lumière fulgurante de la grâce ».

L’annonce de sa proclamation comme docteur de l’Eglise intervient à deux mois des commémorations du centenaire du massacre des arméniens par les Turcs, le 24 avril 1915, question ultra-sensible qui complique les rapports entre Ankara et une vingtaine de pays qui ont officiellement reconnu le génocide arménien. Aujourd’hui encore les blessures ne sont pas refermées. Le 23 avril, les victimes de ce massacre seront béatifiées à Etchmiadzine, ville où le se trouve le siège de l’Eglise apostolique arménienne. A Rome, le Pape François célèbrera une messe pour les fidèles arméniens le 12 avril prochain, en la fête de la divine Miséricorde, dans la basilique Saint-Pierre.

L’Arménien Grégoire de Narek sera proclamé docteur de l’Église

Recevant samedi 21 février le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, le pape François a validé la prochaine proclamation de saint Grégoire de Narek, mystique arménien du Xe  siècle, comme docteur de l’Église.

23/2/15 - 17 H 00

Qui est saint Grégoire de Narek ?

Né vers 950, orphelin de mère très jeune, Grégoire de Narek est éduqué par son père évêque avant d’entrer au monastère de Narek dirigé par son oncle. Prêtre en 977, il enseigne ensuite à l’école du monastère avant d’être écarté par des moines jaloux qui l’accusent d’être trop proche des thèses byzantines. Il meurt vers 1003, laissant une abondante œuvre, notamment un Commentaire du Cantique des Cantiques et de nombreux poèmes et hymnes et odes. Mais son chef-d’œuvre demeure le Livre des Lamentations (achevé vers 1003), monument de la langue arménienne classique et pièce majeure de la littérature mystique, qu’il décrivait comme une série de « conversations avec Dieu venues des profondeurs du cœur ».

Qu’est-ce qu’un docteur de l’Église ?

L’Église catholique attribue le titre de docteur de l’Église à ceux dont elle reconnaît une autorité théologique exceptionnelle en raison de la profondeur de leur foi, de la sûreté de leur doctrine et de la sainteté de leur vie, conférant ainsi une place particulière à leurs enseignements. Attribué à 35 reprises, il l’a été pour la première fois en 1295 par Boniface VIII (saints Augustin, Ambroise, Jérôme et Grégoire le Grand) et pour la dernière fois en 2012 (saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen). Seuls quatre femmes ont été honorées du titre (les premières étant saintes Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne, en 1970) et huit orientaux (le dernier étant saint Éphrem le syrien, hymnographe de langue syriaque, en 1920). Actuellement, la cause de saint Bernardin de Sienne serait en bonne voie, tandis que les évêques de France poussent celle de saint Jean Eudes.

Pourquoi proclamer Grégoire de Narek docteur de l’Église ?

Reconnu saint dans l’Église arménienne (où il est fêté le 9 octobre), Grégoire de Narek l’est aussi chez les catholiques, dans l’Église arménienne-catholique comme dans l’Église latine – il y est célébré le 27 février – où son œuvre, connue depuis le XVIIe  siècle, a eu un fort retentissement. Sa mystique, fondée sur l’aspiration de l’homme à combler l’abîme qui le sépare de Dieu, exprime aussi la possibilité pour le croyant de ressentir la proximité immédiate de Dieu, la nature humaine pouvant aller jusqu’à s’unir à la nature divine. Il dessine aussi l’idée d’un cheminement personnel avec Dieu fondé sur l’humilité, tout à fait en phase avec la spiritualité dessinée par l’Église depuis Vatican II.

L’annonce faite hier par le Saint-Siège intervient aussi au moment du centenaire du génocide arménien – au cours duquel le monastère de Narek fut d’ailleurs entièrement détruit – que le pape marquera lui-même le 12 avril prochain lors d’une messe place Saint-Pierre en mémoire du 1,5 million de victimes. De son côté, le 23 avril, le catholicos arménien Karekin II canonisera toutes les victimes du génocide, tuées « pour la foi et pour le pays ».

Nicolas Senèze

Pope Francis declares Armenian saint Doctor of the Church

(Vatican Radio) Pope Francis has declared Armenian poet and monk, Saint Gregory of Narek, a Doctor of the Universal Church.  Meeting with Cardinal Angelo Amato, Prefect of the Congregation for the Cause of Saints on Saturday ahead of his departure for Aricca on Lenten retreat, the Pope confirmed the proposal put forward by the Plenary Session of the Congregation to confer the title of Doctor of the Universal Church on the 10th century saint.


St. Gregory of Narek is widely revered as one of the greatest figures of medieval Armenian religious thought and literature. Born in the city of Narek in about 950 A.D., St. Gregory came from a line of scholars and churchmen.

St. Gregory received his education under the guidance of his father, Bishop Khosrov, author of the earliest commentary on the Divine Liturgy, and from Anania Vartabed, abbotof Narek Monastery. He and his two brothers entered monastic life at an early age, and St. Gregory soon began to excel in music, astronomy, geometry, mathematics, literature, and theology.

He became a priest at the age of 25 and dedicated himself to God. He lived most of his life in the monastery of Narek, where he taught at the monastic school. St. Gregory began his writings with a commentary on the “Song of Songs,” which was commissioned by an Armenian prince. Despite his reservations that he was too young for the task, the commentary became famous for its clarity of thought and language and its excellence of theological presentation.

He also wrote a number of famous letters, sharagans, treasures, odes, melodies, and discourses. Many of his prayers are included in the Divine Liturgy celebrated each Sunday in Armenian Churches around the world.

St. Gregory’s masterpiece is considered to be his Book of Lamentations. Also known as Narek, it is comprised of 95 prayers, each of which is titled “Conversation with God from the depth of the heart.” A central theme is man’s separation from God, and his quest to reunite with Him. St. Gregory described the work this way: “Its letters like my body, its message like my soul.” He called his book an “encyclopedia of prayer for all nations.” It was his hope that it would serve as a guide to prayer for people all over the world. After the advent of movable type, the book was published in Marseille in 1673, and has been translated into at least 30 languages.

St. Gregory of Narek is remembered by the Armenian Church in October of each year.

(Emer McCarthy)



St. Gregory of Narek

Accept with sweetness almighty Lord my bitter prayers.

Look with pity upon my mournful face.

Dispel, all-bestowing God, my shameful sadness.

Lift, merciful God, my unbearable burden.

For you are glorified by all creation, forever and ever. Amen.

St. Gregory of Narek is widely revered as one of the greatest figures of medieval Armenian religious thought and literature. Born in the city of Narek in about 950 A.D., St. Gregory came from a line of scholars and churchmen.

St. Gregory received his education under the guidance of his father, Bishop Khosrov, author of the earliest commentary on the Divine Liturgy, and from Anania Vartabed, abbot of Narek Monastery. He and his two brothers entered monastic life at an early age, and St. Gregory soon began to excel in music, astronomy, geometry, mathematics, literature, and theology.

He became a priest at the age of 25 and dedicated himself to God. He lived most of his life in the monastery of Narek, where he taught at the monastic school. St. Gregory began his writings with a commentary on the “Song of Songs,” which was commissioned by an Armenian prince. Despite his reservations that he was too young for the task, the commentary became famous for its clarity of thought and language and its excellence of theological presentation.

He also wrote a number of famous letters, sharagans, treasures, odes, melodies, and discourses. Many of his prayers are included in the Divine Liturgy celebrated each Sunday in Armenian Churches around the world.

St. Gregory’s masterpiece is considered to be his Book of Lamentations. Also known as Narek, it is comprised of 95 prayers, each of which is titled “Conversation with God from the depth of the heart.” A central theme is man’s separation from God, and his quest to reunite with Him. St. Gregory described the work this way: “Its letters like my body, its message like my soul.” He called his book an “encyclopedia of prayer for all nations.” It was his hope that it would serve as a guide to prayer for people all over the world. After the advent of movable type, the book was published in Marseille in 1673, and has been translated into at least 30 languages.

St. Gregory of Narek is remembered by the Armenian Church in October of each year.


Grigor Narekatsi (or Krikor, Grigor Naregatsi, (951-1003) is a cannonized saint. He was an Armenian monk, poet, mystical philosopher and theologian, born into a family of writers. His father, Khosrov, was an archbishop. He lost his mother very early, so he was educated by his cousin, Anania of Narek, who was the founder of the monastery and school of the village. Almost all of his life he lived in the monasteries of Narek (in Greater Armenia, now Turkey) where he taught at the monastic school.

He is the author of mystical interpretation on the Song of Songs (977) and numerous poetic writings. Narekatsi's poetry is deeply biblical and is penetrated with images, themes and realities of sacred history, distinguished with intimate, personal character. The mystical poem "Book of Lamentations" (published in 1673 in Marseille) has been translated into many languages and has played a significant role in the development of the Armenian literary language.

For Narekatsi, peoples' absolute goal in life should be to reach to God, and to reach wherever human nature would unite with godly nature, thus erasing the differences between God and men. As a result, the difficulties of earthly life would disappear. According to him, mankind's assimilation with God is possible not by logic, but by feelings.

Numerous miracles and traditions have been attributed to the saint and perhaps that is why he is referred to as "the watchful angel in human form".

Numerous miracles and traditions have been attributed to the saint and perhaps that is why he is referred to as "the watchful angel in human form".

Written shortly before the first millennium of Christianity, the prayers of St. Gregory of Narek have long been recognized as gems of Christian literature. St. Gregory called his book an "encyclopedia of prayer for all nations." It was his hope that it would serve as a guide to prayer by people of all stations around the world.

A leader of the well-developed school of Armenian mysticism at Narek Monastery, at the request of his brethren he set out to find an answer to an imponderable question: what can one offer to God, our creator, who already has everything and knows everything better than we could ever express it? To this question, posed by the prophets, psalmist, apostles and saints, he gives a humble answer - the sighs of the heart - expressed in his Book of Prayer, also called the Book of Lamentations.

In 95 grace-filled prayers St. Gregory draws on the exquisite potential of the Classical Armenian language to translate the pure sighs of the broken and contrite heart into an offering of words pleasing to God. The result is an edifice of faith for the ages, unique in Christian literature for its rich imagery, its subtle theology, its Biblical erudition, and the sincere immediacy of its communication with God.


Marian Prayer of St. Gregory of Narek



Assist me by the wings of your prayers,



O you who are called the Mother of the living,



so that on my exit from this valley of tears



I may be able to advance without torment



to the dwelling of life



that has been prepared for us



to lighten the end of a life burdened by my iniquity.



Healer of the sorrows of Eve,



change my day of anguish into a feast of gladness.



Be my Advocate,



ask and supplicate.



For as I believe in your inexpressible purity,



so do I also believe in



the good reception that is given to your word.



O you who are blessed among women,



help me with your tears



for I am in danger.



Bend the knee to obtain my reconciliation,



O Mother of God.



Be solicitous for me for I am miserable,



O Tabernacle of the Most High.



Hold out your hand to me as I fall,



O heavenly Temple.



Glorify your Son in you:



may he be pleased to operate Divinely in me



the miracle of forgiveness and mercy.



Handmaid and Mother of God,



may your honour be exalted by me,



and may my salvation be manifested through you.



Amen.






mardi 28 février 2012

Saint ROMAIN et Saint LUPICIN, abbés



Saint Romain et Saint Lupicin naquirent vers la fin du IVème siècle dans ce qui est aujourd’hui le Haut Bugey. Il semble qu’ils soient nés à Izernore (Ain)

Romain n’était pas très porté sur le travail intellectuel, ce qui fait qu’il n’était pas très “doué” pour l’école. Par contre, il possédait de hautes vertus de charité.

Renonçant au mariage, il alla trouver l’abbé Sabin, qui dirigeait le monastère d’Ainay, à Lyon. Celui-ci le forma à la vie monastique.

Vers l’âge de 35 ans, il alla se fixer à Condat, dans les forêts du Mont Jura. Il y partagea son temps entre la prière et le travail des mains. Il passa ainsi quelques années dans la solitude et au milieu des bêtes féroces.

Mais cela n’allait pas durer.

De son côté, Lupicin qui s’était marié, perdit sa femme et aussi son père. Après ces épreuves, il décida de rejoindre son frère Romain dans la solitude.

C’est alors que le démon, jaloux de cette sainte union leur fit subir mille tentations intérieures mais aussi les molestait par bien des mauvais traitements, jour et nuit. Par exemple, il faisait tomber des pluies de pierres.

Un jour où ils en avaient assez de cette situations, il quittèrent leur ermitage. Après avoir raconté toutes leurs doléances à une dame charitable qui les avait accueilli, ils revinrent plus décidés que jamais à ne pas se laisser faire.

Il avaient établi leur demeure au fond d’une gorge, sous un énorme sapin. Ce fut le noyau autour duquel se forma l’abbaye de Condat. Très vite, des disciples arrivèrent. Les deux frères animaient ensemble la communauté.

Romain était de caractère doux et dirigeait ses moines sur un mode paternel alors que Lupicin était plutôt rigide et la sévérité présidait à ses décisions. Heureusement, elles étaient toujours tempérées par la bonté de Romain. Lupicin ne dormait que sur un banc et ne mangeait que tous les trois jours. Il ne buvait jamais de vin. Les huit dernières années de sa vie, il ne buvait plus. Quand la soif le prenait, il trempait ses mains dans l’eau pour se rafraîchir.

En raison du nombre des disciples, il fallut que Lupicin parte avec un groupe de moine fonder un autre monastère, à Lauconne. Mais Lupicin ne dirigeait pas sans son frère et les deux monastères étaient sans cesse habités par leur présence.

Une année où les arbres fruitiers avaient donnés en abondance, les moines de Condat se permirent quelques abus qui furent rapidement reprochés par Romain. Mais les ils se révoltèrent. Romain fit appel à Lupicin qui, pour les punir, ne leur servit que de la bouillie faite sans orge et sans sel. Quand les moines virent leurs murmures inutiles, douze d’entre eux quittèrent le monastère. Romain reprocha à Lupicin son austérité et pleura ses frères absents. Mais plus tard, ils revinrent tous et se repentirent.

En l’an 444, Célidoine, évêque de Besançon, fut déposé pour avoir épousé une veuve. Saint Hilaire, évêque d’Arles, était venu spécialement à Besançon pour l’affaire. Entendant parler des vertus de Romain, il le fit mander et l’ordonna prêtre.

La réputation de Romain se fit telle qu’on fut obligé de bâtir d’autres monastères dans les Vosges et jusqu’en Allemagne. Un des monastères fut celui du Canton de Vaud dont le lieu prit le nom de Romain-Moutier.

Romain rédigea une règle qu’il tira de celle des moines de Lérins. De plus, il institua la défense de manger de la chair.

Sa soeur vint le rejoindre et fonda un monastère pour femmes à la Baume, près de Lauconne.

Un jour, Romain qui allait visiter le tombeau de saint Maurice, à Agaune, fut surpris par un violent orage. Il demanda l’asile dans une cabane de lépreux où il passa la nuit sans aucune répugnance pour l’affreuse maladie de ses hôtes. Le matin, il partit de bonne heure. Peu après, en se réveillant, les lépreux constatèrent qu’ils étaient parfaitement guéris. Persuadés que leur guérison venait de Romain, il lui coururent après mais ne purent le rattraper. Par contre, ils répandirent rapidement la nouvelle du miracle. Ce qui rajouta à la réputation de Romain qui fut accueilli en grandes pompes à son retour.

Bien vite, il alla se retirer à son monastère de Condat et y mourut quelques temps après.

Son corps fut transporté au monastère de la Baume, selon le désir de sa soeur. Il y resta jusqu’en 1522, date à laquelle il fut consumé dans un incendie. Ses derniers reste sont aujourd’hui dans l’église de saint Romain de Roche.

L’Abbaye de Condat prit ensuite le nom de Saint Oyend, après la mort de cet abbé. Ensuite, elle devint l’abbaye de Saint Claude après la mort de celui-ci.

On représente saint Romain et saint Lupicin à genoux, sous une grêle de cailloux. Ou encore en abbé, travaillant la terre ou lavant les pieds des malades. Ou encore avec une crosse à la main et une petite église.

SOURCE : http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaints/condat.htm



SAINT ROMAIN (+460) et SAINT LUPICIN (+480)

Abbés de Condat

Saint Romain et saint Lupicin naquirent d'une honnête famille, vers la fin du IVe siècle, dans le diocèse actuel de Belley; ce dont donc deux saints français.

La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain, c'était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin.

Dieu avait donné aux deux frères des caractères fort différents; autant Romain était doux et indulgent, autant Lupicin était ferme et rigide, et on eût pu l'accuser d'excès, s'il n'avait encore été plus dur pour lui que pour les autres. Chez les deux Saints, ces divergences étaient toujours, chose étonnante, accompagnées d'une parfaite union. Si Lupicin avait paru dépasser la mesure, Romain était là pour tout concilier; s'il était besoin d'un coup d'énergie, Romain avait recours à Lupicin, dont le bras de fer brisait tout obstacle.

Une année que les récoltes avaient été très abondantes, les religieux se relâchèrent de leur abstinence et ne se rendirent point aux douces observations de Romain. Le saint abbé confia l'affaire à son frère, qui ne fit servir à la communauté, pendant un certain temps, que de la bouillie d'orge sans apprêt. Douze moines quittèrent le monastère, les autres retrouvèrent leur ferveur. Romain pleura ses douze religieux et se plaignit à son frère; il versa tant de larmes et fit tant de prières, que les douze fugitifs revinrent et menèrent une vie austère et pleine d'édification.

Un des plus anciens religieux lui reprocha un jour de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n'avoir plus de place pour accueillir les sujets d'élite: "Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des coeurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_romain_et_saint_lupicin.html


Saint Romain

Abbé du Jura, frère de saint Lupicin (✝ 460)

Romain et Lupicin : Deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents, mais bien complémentaires. Plutôt que de s'opposer, ils unirent leurs différences, pour se rejoindre dans un même service de Dieu.

Romain avait trente cinq ans lorsqu'il quitta son Bugey natal, n'emportant avec lui que "la vie des Pères du Désert." Il prit son chemin vers l'Est, traversa de grandes forêts et finit par atteindre la Bienne. Il venait de trouver ce qui lui convenait: de la terre labourable, une fontaine, des arbres et du silence. Il vécut là quelques années comme s'il était dans le désert égyptien de la Thébaïde.

Puis des disciples vinrent à lui, si nombreux qu'il dût leur bâtir deux monastères distants de 12 kilomètres l'un de l'autre. Condat qui deviendra la ville de Saint Claude, et Laucone qui deviendra Saint Lupicin. Son frère en effet vint le rejoindre, mais attendit son veuvage. Romain garda la direction de Condat et confia Laucone à Lupicin.

Romain était indulgent, doux et patient. Lupicin, sévère et intransigeant. Cela composait un heureux mélange. Quand le relâchement s'introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Laucone commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé.

La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

Illustration: Saint Romain et saint Lupicin - cathédrale de Saint-Claude.

Originaire de la région, formé dans un monastère lyonnais, Romain se retire à 35 ans, vers 435, dans un "désert" au confluent de deux rivières, pour y vivre en ermite. Il est bientôt rejoint par Lupicin, puis par d'autres; une vie commune s'esquisse, dans ce lieu nommé Condadisco, puis dans un autre appelé Lauconne qui comptera bientôt 150 moines, enfin à Romainmôtier... (Propre du diocèse de Saint-Claude)

Dans le Jura, en 461, la mise au tombeau de saint Romain, prêtre et abbé de Condat. Suivant l’exemple des anciens moines, il fut le premier dans ce lieu à mener la vie érémitique et devint par la suite le père d’un grand nombre de moines.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/721/Saint-Romain.html

Saint Lupicin

Abbé de Condat (✝ 480)

Romain et Lupicin : Deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents mais bien complémentaires. Plutôt que de s'opposer, ils unirent leurs différences, pour se rejoindre dans un même service de Dieu. Romain avait trente cinq ans lorsqu'il quitta son Bugey natal, n'emportant avec lui que "la vie des Pères du Désert." Il prit son chemin vers l'Est, traversa de grandes forêts et finit par atteindre la Bienne. Il venait de trouver ce qui lui convenait: de la terre labourable, une fontaine, des arbres et du silence. Il vécut là quelques années comme s'il était dans le désert égyptien de la Thébaïde. Puis des disciples vinrent à lui, si nombreux qu'il dût leur bâtir deux monastères distants de 3 kilomètres l'un de l'autre; Condat qui deviendra la ville de Saint Claude, et Leucone qui deviendra Saint Lupicin. Son frère en effet vint le rejoindre, mais attendit son veuvage. Romain garda la direction de Condat et confia Leucone à Lupicin. Romain était indulgent, doux et patient. Lupicin, sévère et intransigeant. Cela composait un heureux mélange. Quand le relâchement s'introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Leucone commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé. La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

Ces deux frères, premiers "Pères du Jura" sont assez bien connus, grâce à la remarquable Vie rédigée par un moine contemporain de saint Oyend.

Originaire de la région, formé dans un monastère lyonnais, Romain se retire à 35 ans, vers 435, dans un "désert" au confluent de deux rivières, pour y vivre en ermite. Il est bientôt rejoint par Lupicin, puis par d'autres; une vie commune s'esquisse, dans ce lieu nommé Condadisco, puis dans un autre appelé Lauconne qui comptera bientôt 150 moines, enfin à Romainmôtier... (Propre du diocèse de Saint-Claude)

Illustration: Plaque découverte en 1689, sous l'autel de Saint-Lupicin, avec un monument de pierre contenant des ossements. Elle peut être datée entre le VIe et le VIIIe siècle et pourrait avoir été gravée à l'occasion d'un transfert du corps de saint Lupicin.

Au Ve siècle, Saint-Lupicin et son frère Saint-Romain se retirent dans le Jura à Condat (futur Saint-Claude) où ils fondent un monastère. Vers 450, Lupicin et son frère fondent une autre communauté à Lauconne (qui deviendra Saint-Lupicin vers 1100) où il meurt en 480. En 790, Saint-Lupicin devient un prieuré de l’abbaye de Saint-Claude. (source: Racines Comtoises)

À Laucone dans le Lyonnais, en 480, saint Lupicin, abbé, qui, avec saint Romain, son frère, donna naissance et vigueur aux établissements de vie monastique dans le Jura.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saints_844.html

St.Romanus,

Abbot of Condat, now St. Claude in the French Jura, b. about 400; d. in 463 or 464. When thirty-five years old he went into the lonely region of Condat to live as a hermit, where after a while his younger brother Lupicinus followed him. A large number of scholars, among whom was St. Eugendus, placed themselves under the direction of the two holy brothers who founded several monasteries: Condat (now Saint-Claude),Lauconne (later Saint-Lupicin, as Lupicinus was buried there), La Balme (later Saint-Romain-de-Roche), whereSt. Romanus was buried, and Romainmôtier (Romanum monasterium) in the canton of Vaud in Switzerland.Romanus was ordained priest by St. Hilary of Arles in 444, and with Lupicinus he directed these monasteries until his death. His feast is observed on 28 February. Two lives of him are in existence: one by Gregory of Tours in the "Liber vitae patrum" (Mon. Germ. Hist.: Script. Merov., I, 663), and an anonymous "Vita Sanctorum Romani, Lupicini, Eugendi" [ibid., III, 131 sqq.; cf. Benoît, "Histoire de St-Claude", I (Paris, 1890); Besson, "Recherches sur les origines des évêchés de Genève, Lausanne, et Sion" (Fribourg, 1906), 210 sqq.].
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/13163a.htm

lundi 27 février 2012

Saint GABRIEL de L'ADDOLORATA, religieux passionniste et confesseur



Saint Gabriel de l’Addolorata

Francesco Possenti naît en 1838 à Assise au sein d’une famille nombreuse. Son père est un haut fonctionnaire de l’Etat pontifical. A dix-huit ans, il entre chez les Passionistes où il reçoit le nom de frère Gabriel de l'Addolorata. Il développa une attention fidèle à la Règle et un amour joyeux envers Jésus crucifié. En 1861 il reçut les ordres mineurs à la cathédrale de Penne mais mourut de tuberculose le 27 février 1862 demandant à la Vierge de la rejoindre vite.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/27/13081/-/saint-gabriel-de-l-addolorata

SAINT GABRIEL de L'ADDOLORATA

Passionniste

(1838-1862)

Frère Gabriel de L'Addolorata (c'est-à-dire "de Notre-Dame des Sept-Douleurs") est le nom de religion que reçut François Possenti lorsqu'il fut entré chez les Passionnistes.

Dès son enfance, le jeune Saint professait une dévotion ardente envers la Sainte Vierge, dévotion qui lui avait été inspirée par les soins attentifs de sa mère. Pendant le temps de sa scolarité, cette dévotion s'intensifia sous l'influence de ses maîtres religieux, les Frères des Écoles Chrétiennes et les Pères Jésuites.

Aussi la divine Mère avait-Elle pour lui des attentions toutes particulières. Et on ne s'étonnera pas qu'Elle soit intervenue Elle-même dans l'appel du jeune homme à la vie religieuse.

A Spolète (Italie), on vénère une délicieuse et très antique image de la Madone, que l'on porte en procession dans la ville, le jour octave de l'Assomption. Personne ne voudrait manquer cette procession ni refuser de s'unir aux manifestations pieuses d'un peuple entier en l'honneur de la sainte image. Chacun s'efforce de se trouver sur son passage, de la contempler avec dévotion, dans l'espoir d'en obtenir quelque faveur particulière.

En 1856, comme les années précédentes, François Possenti se trouvait au milieu de la foule. Mais, cette fois, dès qu'il eut porté les yeux sur l'image de la Vierge, il se sentit profondément ému. Il avait aperçu la Sainte Vierge le regarder avec une maternelle tendresse; il L'avait entendue lui dire: "François, le monde n'est plus pour toi; il te faut entrer en religion."

Il entra donc chez les Passionnistes. Il y vécut saintement, puis y mourut en prédestiné, âgé de 24 ans, après six ans seulement de vie religieuse. Canonisé il y a peu d'années, il est devenu un des patrons de la jeunesse. Nous l'invoquons sous le nom de saint Gabriel de l'Addoorata, et sa fête se célèbre le 27 février.

La tendresse que saint Gabriel avait pour la Sainte Vierge atteignait à une véhémence qu'on ne saurait exprimer. Son coeur était comme un brasier brûlant d'amour pour sa tendre Mère. Et si vive que fût sa dévotion mariale pendant qu'il vivait encore dans le monde, elle n'était, pourtant, que l'ombre, pour ainsi dire, de celle qu'il manifesta une fois devenu religieux.

Dès son noviciat, il s'appliqua constamment à une union intime avec sa Mère du Ciel dans ses pensées, ses affections, ses paroles, ses actions. Il en était venu à ne plus perdre le souvenir de Marie, souvenir qui ne le quittait pas même pendant le sommeil, car ses rêves les plus fréquents avaient la Mère de Dieu pour objet.

La Sainte Vierge était le sujet le plus ordinaire de ses conversations. Il avait toujours quelque chose de nouveau à dire de Sa tendre Mère, et il faisait l'édification de tous ceux qui l'écoutaient. Ses lettres n'étaient qu'une longue louange de sa bonne Mère, qu'il désirait tant voir aimée et honorée des siens. Sans cesse, il leur recommandait la lecture du livre de saint Alphonse de Liguori intitulé "Les gloires de Marie".

C'est par amour pour la Sainte Vierge qu'il voulut s'appeler Frère Gabriel de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

En esprit de pénitence et comme moyen d'écarter de lui tout ce qui aurait pu le détourner du souvenir constant de la divine Vierge, Frère Gabriel pratiquait strictement la modestie des yeux. Après cinq ans de cette pratique, il en était arrivé à ne plus avoir de distractions pendant ses prières.

Le jeune Saint s'était imposé un grand nombre de pratiques pieuses en l'honneur de Marie. L'une de ses plus chères dévotions était sa coutume d'offrir chaque jour à la bonne Mère un bouquet de petites mortifications, qu'il multipliait de façon étonnante. Mais il savait, et n'oublia jamais, que sa principale obligation de religieux était l'exacte observance de sa Règle.

Il était également plein d'ardeur pour faire partager à tous sa dévotion envers Marie. Il voulait s'engager par voeu particulier à étendre le règne de Marie. À la grande joie de son coeur, ses Supérieurs lui permirent de faire ce voeu apostolique.

Son agonie ne fut qu'une douce extase. Quelques instants avant de rendre le dernier soupir, il demanda l'image de Notre-Dame des Sept-Douleurs. L'ayant reçue, il la couvrit d'abord de baisers, puis la plaça sur son coeur, où il la pressa fortement de ses deux mains jointes. Soudain, un céleste sourire épanouit son visage, et c'est dans cette attitude qu'il rendit son âme.

F. Georges-Maurice, Cortège Marial, Tome II, p. 32-33

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_gabriel_de_l_addolorata.html


Saint Gabriel de la Vierge des Douleurs, confesseur

Dans les Abruzzes, déposition de St Gabriel de l’Addolorata, acolyte, en 1862. Religieux passioniste depuis 1856, mort de la tuberculose, canonisé en 1920. Fête le 13 avril 1932.

Gabriel, né à Assise en Ombrie, et nommé François en souvenir de son séraphique compatriote, révéla une âme d’une rare qualité. Étant adolescent, par une faveur de Dieu qui, dans sa miséricorde, l’invitait depuis longtemps à une vie plus parfaite, il tomba malade et n’éprouva plus que du dégoût pour la vanité du siècle. Entré dans l’Institut des Clercs de la Passion, il choisit le nom de Gabriel de la Vierge des douleurs pour rappeler sans cesse le souvenir des joies et des souffrances de la Vierge. Il l’honorait par toutes les formes de dévotion et surtout il avait tant de tristesse à la contempler affligée par les tourments de Jésus qu’il répandait des flots de larmes. Il garda intacte la fleur de la virginité et, mettant à profit l’austérité de sa congrégation, entièrement crucifié au monde, il vécut uniquement pour Dieu. Ayant ainsi rempli la brève durée de sa vie par la pratique de toutes les vertus, consumé plutôt par le feu de la charité que par la violence de la maladie, réconforté par le secours de la divine Mère, il s’envola aux cieux en 1862. Par la suite, le Pape saint Pie X l’inscrivit au nombre des bienheureux et Benoît XV au nombre des saints. Pie XI daigna étendre son office et sa messe à l’Église universelle.

 Vie de St Gabriel

François Possenti naît à Assise (PG) le 1er mars 1838, onzième des treize enfants. Son père Sante est gouverneur dans les États Pontificaux, sa mère Agnès Frisciotti est une dame noble de Civitanova Marche, qui malheureusement meurt à 42 ans laissant François encore bébé. La famille est obligée de se déplacer plusieurs fois à cause du travail du père avec ce que cela occasionne comme déracinement et malaises.

En 1841 Sante est nommé assesseur de Spoleto. La famille accède à un niveau social élevé et vit dans la crainte de Dieu. Chaque soir, on récite le saint rosaire. Les souffrances ne manquent pas. Des treize enfants, il n’en reste que huit. Mais tout cela est loin d’affaiblir le caractère vivace et joyeux de François. À treize ans il commence les études au lycée des Jésuites. C’est un étudiant brillant ; il réussit dans toutes les matières et particulièrement en littérature. Il décroche prix et mérites. Il s’habille de manière élégante, est sûr de lui-même et s’adonne à des plaisanteries spirituelles. Il produit des caricatures de ses compagnons de classe.

Il aime les fêtes et la danse, mais il reste bon. On raconte qu’il aurait poursuivi en le menaçant un de ses amis qui lui avait fait on ne sait quelle mauvaise avance. Pour obtenir la (grâce de la) guérison d’une grave affection à la gorge, il promet de s’enfermer au couvent et il a tenté de le faire. Mais l’attraction de la vie sans soucis et les appels du monde l’ont toujours dévié. Même son père Sante n’était pas du tout content. Une vie apparemment exemplaire qui concilie poliment le monde et Dieu.

Mais il n’en est pas ainsi. Quiconque ne rassemble pas avec moi disperse, dit le Seigneur, et les talents ne peuvent pas être enfouis sans culpabilité. Que des fois il se sent dire : « Je n’ai pas besoin d’aller à l’église ou de prendre part à quelque groupe que ce soit. Je ne fais de tort à personne, j’accomplis consciemment mon travail ». Mais il n’y a pas de sainteté sans projet, fruit d’une décision. Cette décision, François l’a prise le 22 août 1856, quand la Madonne de l’image portée en procession lui dit : "Cecchino que fais-tu dans le monde ? La vie religieuse t’attend".

La Vierge, à la dévotion de laquelle il avait été éduqué en famille, l’accompagnera toujours. Il s’appellera Gabriel de la Mère des Douleurs, en l’honneur de Marie. Elle sera le secret de sa rapide ascension spirituelle en six ans seulement ; ce qui fera dire à son compagnon du noviciat, le Bienheureux Bernard Silvestrelli : "Ce garçon nous a volé notre passé". C’est bien là un axiome de la mariologie montfortaine : Marie est la voie la plus courte pour arriver à Jésus.

Saint Gabriel est connu précisément pour son amour extraordinaire pour Marie Mère des Douleurs, "son Paradis". Le prénom pris en endossant l’habit religieux devient un programme de vie. Gabriel a appris à contempler la passion de Jésus dans le cœur douloureux de Marie et à contempler les douleurs de Marie dans le cœur transpercé du Christ. De la même manière qu’il a fait le vœu d’aimer et faire aimer Jésus-Crucifié, de même il fait le vœu d’aimer et faire aimer Marie, Mère des Douleurs. L’amour de Gabriel pour Marie Mère des Douleurs fut un amour concret. Il avait promis de ne jamais dire non lorsqu’on lui faisait une requête, par amour pour Marie. Dans les épreuves et les tentations, il répétait : "Ne voudras-tu pas te vaincre par amour pour Marie ?". C’était l’arme qui lui faisait surmonter toutes les difficultés. À cela, Gabriel ajoute une intense vie de prière et une lutte acharnée contre toute forme de péché. On raconte souvent l’épisode dans lequel Gabriel surveille avec anxiété son directeur, le vénérable P. Norbert Cassinelli et le supplie de lui dire s’il voit en lui quelque péché car, dit-il : "je veux l’arracher à tout prix de ma vie" et il accompagne son intention d’un grand geste de la main.

Sa course vers la sainteté ne lui pèse pas ; il est toujours serein et joyeux. De Morrovalle il écrivait à son père : "Ma vie est un continuel jouir. La joie que j’éprouve en vivant dans cette maison est presque indicible". Pourtant, sa vie fut une continuelle épreuve : mais quand il y a l’amour, même la croix se transforme en joie.

Où se trouve le secret de sa sainteté ? "Qu’a-t-il fait d’extraordinaire ?", se demandaient ses confrères, face à tant de miracles. Son saint directeur disait : "Gabriel a travaillé avec son cœur". Il a toujours dit “si” à Dieu, c’est le saint du quotidien, le saint des petites choses. Il accepte sereinement sa maladie, la tuberculose, qui aura raison de lui à 24 ans. Il meurt dans une extase paradisiaque en priant : "Ma Mère, fais vite". C’est le 27 février 1862, à l’aube, réconforté par la vision de la Madonne qu’il avait tant aimée. Le reste c’est de l’histoire actuelle que tout le monde connaît.


Bl. Gabriel Possenti

Passionist student; renowned for sanctity and miracles; born at Assisi, 1 March, 1838; died 27 February, 1862, at Isola di Gran Sasso, Province of Abruzzo, Italy; son of Sante Possenti and Agnes Frisciotti; received baptismon the day of his birth and was called Francesco, the name by which he was known before entering religion,educated at the Christian Brothers' School, and at the Jesuit college at Spoleto. Immediately after the completion of his secular education, he embraced the religious state; on 21 September, 1856 he was clothed with the Passionist habit, and received the name of Gabriele dell' Addolorata. He made his religious professionon 22 September, 1857, and then began his ecclesiastical studies as a Passionist student. He was gifted with talent of a higher order and with a wonderful memory; and in his exact observance of rule, his spirit of prayer, and his fervent devotion to the Passion of our Lord, to the Holy Eucharist, and to the Dolours of the Blessed Virgin. In the sixth year of his religious life he died of consumption; his death was that of the just, holy and edifying, and he was buried in the church attached to the retreat at Isola di Gran Sasso where his remains are still entombed, and where numerous prodigies have been wrought, and numerous conversions effected, through his intercession.


Little was known of Gabriel's extraordinary spiritual gifts during his life. He was not singular, he conformed himself to the community life; he was only a fervent and exemplary Passionist novice and student hidden from the world in the cloister. After death, this young religious in a few years was declared venerable by the Church, thereby testifying that he had practised all the virtues in a heroic degree; and he was beatified and raised to the honours of the altar, by special privilege of the supreme pontiff before he was fifty years dead.

His solemn beatification took place on 31 May, 1908, in the Vatican basilica, in the presence of the cardinalsthen in Rome, of the Passionist fathers resident in Rome and of representatives from all the provinces of the congregation. Among those present were many who had known the beatified during his life, including one of his brothers, Father Norbert, C.P., his old spiritual director and confessor and Signor Dominico Tiberi, who had been miraculously cured through his intercession. [Editor's Note: Gabriel was canonized in May of 1920.]

The Mass and Office in honour of Blessed Gabriel are allowed to the whole Passionist congregation, and hisfeast day is celebrated on 31 May. It is the express wish of Leo XIII and Pius X that he should be regarded as the chief patron of the youth of today, and especially as the patron of young religious, both novices and professed, in all that concerns their interior lives.

Devine, Arthur. "Bl. Gabriel Possenti." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 27 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/06330c.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Christine J. Murray.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06330c.htm

St. Gabriel of Our Lady of Sorrows


Born in Italy into a large family and baptized Francis, he lost his mother when he was only four years old. He was educated by the Jesuits and, having been cured twice of serious illnesses, came to believe that God was calling him to the religious life. Young Francis wished to join the Jesuits but was turned down, probably because of his age, not yet 17.
Following the death of a sister to cholera, his resolve to enter religious life became even stronger and he was accepted by the Passionists. Upon entering the novitiate he was given the name Gabriel of Our Lady of Sorrows. Ever popular and cheerful, Gabriel quickly was successful in his effort to be faithful in little things. His spirit of prayer, love for the poor, consideration of the feelings of others, exact observance of the Passionist Rule as well as his bodily penances—always subject to the will of his wise superiors— made a deep impression on everyone.
His superiors had great expectations of Gabriel as he prepared for the priesthood, but after only four years of religious life symptoms of tuberculosis appeared. Ever obedient, he patiently bore the painful effects of the disease and the restrictions it required, seeking no special notice. He died peacefully on February 27, 1862, at age 24, having been an example to both young and old. Gabriel of Our Lady of Sorrows was canonized in 1920.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-gabriel-of-our-lady-of-sorrows/

Gabriel of Our Lady of Sorrows (Possenti), CP

Born in Assisi, Italy, March 1, 1838; died on Isola di Gran Sasso, Abruzzi, Italy, on February 27, 1862; canonized in 1920.
Francis Possenti, the 11th of thirteen children of the lawyer Sante Possenti, was raised in a wealthy family that was both pious and cultured. His mother died when he was only four years old, and his father had just been appointed the registrar of Spoleto.

He was so inordinately vain and innocently, but passionately, devoted to worldly pleasures, that his friends referred to him as il damerino ('the ladies' man'). Before he finished school at the Jesuit college at Spoleto, he fell dangerously ill, and he promised that if he recovered, he would enter religious life. Upon his recovery, however, he did not act immediately upon his promise. Sure, he joined the Jesuits at age 17 but delayed entering the novitiate.

A year or two later, when he fell ill again, he renewed his promise. Once again he recovered. This time he fulfilled his vow and astonished everyone when he announced that he was entering the Passionist Order at Morovalle near Macerata immediately upon his graduation in 1856.

His religious life was one of love throughout--joyous love made all the sweeter by the penances prescribed by his rule, which he fulfilled to the letter. There was nothing extraordinary about him except his fidelity to prayer, his love of mortification, and his joyfulness of spirit. He was ordained, but, at the age of 23, just after finishing his studies, he was stricken with tuberculosis and died at age 24. Through his intercession it is believed that Saint Gemma Galgani was cured of spinal tuberculosis (Attwater, Benedictines, Butler, Delaney, Encyclopedia, White).

Gabriel is the patron saint of students, particularly those in colleges and seminaries (acting as a model to them), of the clergy, and of young people involved in Catholic Action in Italy (White).