samedi 14 avril 2012

Sainte LYDWINE de SCHIEDAM, vierge et mystique

Jean Valdor. Sainte Lydwine de Schiedam. Gravure. XVIIe.

SAINTE LYDWINE de SCHIEDAM

Vierge

(1380-1433)

Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté.

Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents: "Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes." Dieu la prit au mot.

À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os.

À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.

Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années.

À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.

Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais.

J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 152-153

Sainte Lidwine de Schiedam

vierge ( 1433)

Lydwine ou Ludwine, mystique hollandaise. 

Originaire de Schiedam en Hollande, elle naquit dans une famille modeste. Jusqu'à quinze ans, elle fut bien portante. En patinant sur la glace, elle se blessa et dut s'aliter. A partir de ce jour, elle dut rester couchée et les abcès, les névralgies, la gangrène furent désormais son lot. 

Elle connut cette vie de souffrance durant 30 ans. En contrepartie, Dieu lui accordait ses faveurs célestes, extases et ravissements. Tant était grand le bonheur qui en découlait pour elle, qu'elle se tenait pour être une femme vraiment heureuse. 

Fêtée le 14 avril au martyrologe romain: sainte Lidwine, vierge, qui supporta avec patience pendant presque toute sa vie les infirmités corporelles pour la conversion des pécheurs et la libération des âmes.

Les reliques de Sainte Ludwine sont conservées au Carmel Saints Joseph et Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles. 

Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais le principal des reliques de Sainte Ludwine se trouve au carmel. 

(source: Secrétariat de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, Bruxelles).

Des internautes nous signalent:

- "Il existe une biographie écrite par Joris-Karl Huysmans 'Sainte Lydwine de Schiedam', éditions A Rebours rééditée en novembre 2002. 

Ste Lydwine est née en Hollande en 1380; elle vécut 37 ans de souffrances."

- "La fête locale de cette sainte hollandaise Lidwina de Schiedam aux Pays-Bas est le 14 juin, et j'ai cru comprendre que la majeure partie de ses reliques sont rendues à son lieu natal Schiedam!"
- Le prénom original est Liduina, toutes les reliques sont bien dans la basilique St. Liduina de Schiedam

- Sainte Liduina van Schiedam est aussi la patronne des maladies rares.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/974/Sainte-Lidwine-de-Schiedam.html

Sainte Lidwine de Schiedam

Mystique Hollandaise

1380-1433

Fête le 14 avril

Issus d’ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n’avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d’une avenante beauté. Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents : "Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes." Dieu la prit au mot. À la suite d’une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit ; elle ne le quitta plus jusqu’à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu’empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l’usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s’ouvrirent dans son pauvre corps, dont l’une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu’on en retirait jusqu’à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l’épaule, à laquelle s’ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu’aux os. À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l’ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu’à remplacer une maladie par une autre. Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n’ayant que l’usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu’à sa mort, c’est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu’à la fin, ses maux s’aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n’exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu’elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d’elle consolation. Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.

Sainte Lidwine et son Ange gardien

Sainte Lidwine, vierge de Hollande, si célèbre par la patience admirable avec laquelle elle supporta de douloureuses infirmités pendant trente-huit ans, vivait dans une fraternelle et douce intimité avec son saint Ange gardien. Il lui apparaissait souvent accompagné de plusieurs autres Anges, sous la figure de jeunes enfants ayant sur le front une croix resplendissante de lumière ; leur visage était d'une ravissante beauté et plus éclatant que le soleil. Tout le temps que ces esprits célestes restaient auprès de la sainte, ses souffrances cessaient, elle n'éprouvait plus qu'une indicible joie et se croyait transportée au ciel. Aussi pour jouir plus souvent et plus longtemps de ces chastes délices, s'efforçait-elle de conserver et d'augmenter la pureté de son âme et de la préserver des plus légères souillures. Elle s'efforçait aussi d'inspirer à toutes les personnes qui la visitaient une tendre dévotion envers leurs saints Anges gardiens. Les grâces et les faveurs qu'elle recevait par l'entremise de son bon Ange étaient prodigieuses. Souvent il la transportait dans le Purgatoire, afin que, touchée des souffrances des saintes âmes qui y étaient détenues, elles les délivrât par la ferveur de ses prières et en s'engageant à satisfaire pour elles à la Justice divine. Une fois, il lui fit contempler la gloire dont jouissent les heureux habitants du ciel. Remercions Dieu du bienfait qu'il nous a accordé en nous donnant un de ses Anges pour nous garder et nous conduire, et ayons une grande dévotion à notre saint Ange gardien.

L'Ange Gardien n°11 - Mars 1903 (p. 366)

Un jour, son bon Ange transporta sainte Lidwine à Jérusalem et lui fit visiter tous les lieux sanctifiés par les souffrances de notre divin Rédempteur. Là, par un privilège spécial, elle ressentit les mêmes douleurs que notre adorable Sauveur éprouva dans les diverses circonstances de sa passion, et se trouva comme toute transformée en lui. Il la conduisit de même dans plusieurs autres lieux où sa piété pouvait recevoir des consolations. Lorsque ce céleste guide devait la transporter quelque part, il la prenait par la main et la conduisait d'abord dans l'église de Saint-Jean-Baptiste, sa paroisse, la menait devant l'autel de la sainte Vierge et, après avoir révéré avec elle l'image de l'auguste Reine des Anges et des hommes, il la transportait au lieu de pèlerinage que le Seigneur voulait qu'elle fît.

Ce divin Messager rendit à cette âme si pure et si éprouvée toutes sortes de bons offices. En voici un exemple : Un mercredi des Cendres, le prêtre qui devait lui en apporter se faisant attendre, son céleste gardien se chargea de le remplacer et marqua lui-même son front de la sainte poussière bénite que l'Eglise répand en ce jour sur la tête de ses enfants. Les bienfaits de son bon Ange gardien durèrent jusqu'à sa mort qui arriva le 14 avril 1433. Il l'assista à ses derniers moments ; il se tint auprès d'elle, accompagné d'un grand nombre d'autres Anges qui, par de ravissants concerts, semblaient la convier à aller chanter au ciel les louanges de son Bien-Aimé. Ils conduisirent son âme au pied du trône du divin époux des vierges.

L'Ange Gardien n°01 - Mai 1903 (pp. 4-5)

Litanies de sainte Lydwine

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Notre-Dame de Liesse, Source et Cause de notre joie, priez pour nous

Notre-Dame de Liesse, fidèle protectrice de sainte Lydwine, priez pour nous.

Sainte Lydwine, dont le nom signifie "grande souffrance", priez pour nous.

Sainte Lydwine, admirable dès l'enfance, priez pour nous.

Sainte Lydwine, à qui la Sainte Vierge a souri, priez pour nous.

Sainte Lydwine, désireuse de la solitude, priez pour nous.

Sainte Lydwine, épouse de Jésus, priez pour nous.

Sainte Lydwine, modèle des vierges, priez pour nous.

Sainte Lydwine, exemple d'amabilité, priez pour nous.

Sainte Lydwine, miroir d'obéissance, priez pour nous.

Sainte Lydwine, invincible dans la patience, priez pour nous.

Sainte Lydwine, temple de l'humilité la plus parfaite, priez pour nous

Sainte Lydwine, victime pour l'amour de Jésus, priez pour nous

Sainte Lydwine, héroïque dans le sacrifice, priez pour nous.

Sainte Lydwine, généreuse dans le pardon, priez pour nous.

Sainte Lydwine, martyre de pénitence, priez pour nous.

Sainte Lydwine, recours contre les incendies, priez pour nous.

Sainte Lydwine, adoratrice de la Sainte Trinité, priez pour nous.

Sainte Lydwine, imitatrice de Job, priez pour nous.

Sainte Lydwine, magnifique pour les pauvres, priez pour nous.

Sainte Lydwine, discrète auxiliaire du Clergé, priez pour nous.

Sainte Lydwine, miracle de mortification, priez pour nous.

Sainte Lydwine, jardin choisi de toutes les vertus, priez pour nous.

Sainte Lydwine, pleine d'amour pour le Crucifié, priez pour nous.

Sainte Lydwine, parfaite dans la simplicité, priez pour nous.

Sainte Lydwine, si remarquablement confiante en Dieu, priez pour nous.

Sainte Lydwine, jamais invoquée sans quelque réponse, priez pour nous.

Sainte Lydwine, assistée par votre ange gardien, priez pour nous.

Sainte Lydwine, exhalant de divins parfums, priez pour nous.

Sainte Lydwine, astre bienfaisant des égarés, priez pour nous.

Sainte Lydwine, sûr réconfort des éprouvés, priez pour nous.

Sainte Lydwine, protectrice des fugitifs, priez pour nous.

Sainte Lydwine, secours dans les dangers, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Comme le cinnamone et le baume aromatique, dans les places publiques, j'ai répandu une senteur de parfum, et comme la myrrhe la plus excellente, j'ai exhalé une odeur suave.

Priez pour nous, sainte Lydwine.

Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ.

Prions

O Dieu, qui fîtes de la bienheureuse vierge Lydwine une victime admirable de patience et de charité, permettez, nous Vous en prions, que par son exemple et son intercession nous soyons trouvés dignes de parvenir aux joies éternelles après avoir supporté pour votre Volonté les misères de cette vie et secouru notre prochain ici-bas. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

Neuvaine à sainte Lydwine de Schiedham

Prière de sainte Lydwine de Schiedam à son Ange gardien

Ange de Dieu et bien-aimé Frère, je me confie en votre bénéficence et vous supplie humblement d'intercéder pour moi auprès de mon Epoux, afin qu'il me remette mes péchés, qu'il m'affermisse dans la pratique du bien, qu'il m'aide par sa grâce à me corriger de mes défauts et qu'il me conduise au Paradis pour y goûter la fruition de sa présence et de son amour et y posséder la vie éternelle. Ainsi soit-il.

Dire ensuite 5 Pater, 5 Ave en l'honneur de la Sainte Trinité (demandés dans une vision à une religieuse par la sainte comme préalable à sa guérison: un des trois miracles reconnus par l'Eglise pour la canonisation).

SOURCE : http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/07/20/9985578.html


14 avril. Sainte Lydwine de Schiedam, vierge. 1433.

Papes : Clément VII ; Eugène IV

Souverains de Hollande : Le comte Albert ; la comtesse Jacqueline.

" Lorsque les flots de la tristesse submergent votre coeur, au lieu de vous désespérer, cherchez promptement la miséricorde de Dieu, comme l'enfant affligé cherche le sein de sa mère."
Sainte Lydwine de Schiedam aux affligés qui venait la visiter.

Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille.

Lydwine vint au monde le 18 mars, dimanche des Rameaux, de l'année 1380, tandis que l'on chantait à l'église la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Elle recut le nom de Lydwine, nom véritablement prophétique par les deux syllabes qui le composent, Lyd et Wyt, qui signifient souffrir amplement.

Elle était une enfant gracieuse et forte, mais aussi d'une avenante beauté.

A l'age de 7 ans, elle commença à consacrer son corps et son âme à Notre Seigneur Jésus-Christ et à rejeter les divertissements de ses compagnes.

A douze ans, sa beauté était admirée de tout le monde.

Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à son père qui envisageait de la marier :

" Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes."

Son père abandonna son projet et laissa son admirable fille se consacrer ainsi à Notre Seigneur.
Dieu la prit au mot.

À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit ; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Malgré sa condition, qui n'allait qu'empirer, elle se dépouillait de tout ce qu'elle pouvait pour subvenir au soins des pauvres. Le duc Jean de Bavière, la princesse Marguerite de Hollande - et d'autres personnes de grandes conditions - lui faisaient des dons pour lui permettre de subvenir à son quotidien si douloureux et difficile : elle donnait tout à ses chers pauvres.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le " mal des ardents " qui dévora ses chairs jusqu'aux os.

À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.

Le céleste Epoux de notre Sainte voulut faire connaître par des miracles combien son endurance, sa fidélité et ses libéralités lui étaient agréables.

Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années.

À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.

Elle eut souvent la visite de son ange gardien, qui lui apparaissait souvent et ne contribuait ainsi pas peu à son soulagement. Il la transporta en esprit à plusieurs reprise à Jérusalem afin qu'elle pût adorer les Lieux Saints. Il lui dévoilait les peines que souffrent les âmes en efers et au purgatoire. Sainte Lydwine avait d'ailleurs particulièrement à coeur le soin de la délivrance de ces âmes.

D'autres anges lui apparaissaient en forme humaine ; elle leur parlait et connaissait les personnes qu'ils avaient en leur garde.

Enfin, Dieu lui fit connaître le moment de sa mort. Elle s'y prépara avec toute la dévotion possible. La veille de Pâques, Notre Seigneur Jésus-Christ lui apparut avec sa très sainte Mère et le choeur des Apôtres, et l'oignit d'un baume si précieux, que le lendemain, on sentait auprès d'elle une senteur toute céleste.

Le mercredi de Pâques, 14 avril 1433, ses vommissements ayant repris, elle se mit en oraison, et, dans l'ardeur de sa prière et de son élévation à Dieu, elle rendit son âme à son Epoux céleste, de la manière qu'elle avait désirée, seule, sans autre témoins qu'un petit enfant - qui était son neveu - qu'elle avait gardé auprès d'elle.

Après son trépas, on découvrit la ceinture de crin qu'elle portait en secret depuis sa jeunesse, et qui servit depuis à chasser les démons et autres esprits immondes des corps des possédés.

Son corps, difforme toute sa vie à la suite de ses maladies, devint parfaitement saint, d'une grande beauté et sans plus aucune trace de toutes les diverses et cruelles maladies qu'elle avait souffertes. Il en exhalait un parfum plus suave que jamais.

Sainte Lydwine fut enterrée à Schiedam, en l'église paroisssiale Saint-Jean-Baptiste.

On fit de la maison de son père un monastère de soeurs grises du Tiers Ordre de Saint-François, que même les bêtes féroces calvinistes ne profanèrent pas jusqu'au bout puisqu'elles finirent, parès expulsion violente des religieuse et saccages variés, par le transformer en orphelinat.

Les reliques de la bienheureuses Lydwine furent transportées à Bruxelles et enchâssées dans la collégiale Sainte-Gudule.

Son culte a été confirmé par Léon XIII en 1890.

Rq : Sa vie a été écrite par ses contemporains Jean Gerlac (qui était aussi son parent), Jean Gautier son confesseur et Jean Bruchmann provincial des Franciscains. Chacun des trois l'avait connu personnellement et aurent à admirer l'héroicité de notre Sainte.

A ce sujet, un livre sur sainte Lydwine de Schiedam est assez connu et a pour auteur, à la fin du XIXe siècle, l'écrivain français d'origine flamande, Joris-Karl Huysmans. On l'évitera. Parce qu'il donne une vision très équivoque de la sainte et que ses commentaires sont parfois du goût certain qu'avait cet auteur pour l'ésotérisme et l'obscurité.




Originaire de Schiedam en Hollande-Méridionale (Pays-Bas), elle naquit un Dimanche des Rameaux, le 18 mars 1380 dans une famille d'ancêtres nobles... mais ils étaient tombés dans la pauvreté. Ses parents avaient neuf enfants, huit garçons et une fille. Enfant gracieuse et forte et d'une avenante beauté, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage. Elle dit à ses parents : « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes ». Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute (en patinant sur la glace) où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit. Elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cela, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.
 
Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation. On doit aussi ajouter d’incroyables grâces mystiques : bilocation, lecture dans les âmes, réception des sacrés stigmates et participation régulière à la Passion de Jésus, visions du Christ et de la Vierge. Elle visita des lieux saints (Rome, Terre Sainte) mais aussi l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Lorsqu'elle se trouva au Paradis, son Ange Gardien lui montra un rosier pour lui dire qu'elle ne trépassera pas avant que les toutes les roses soient en fleurs. 
 
Ce fut le mardi de Pâques 1433 (le 14 avril à 53 ans) que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais. Son corps fut conservé intact, miraculeusement, mais au XVIème siècle, les protestants le brûlèrent et on ne conserve plus, en guise de reliques, que les os calcinés retrouvés dans le bûcher… Ses reliques se trouvent maintenant dans la Basilique de Schiedam, aux Pays-Bas (Zuid-Holland). Elle est canonisée le 14 mars 1890 par le Pape Léon XIII.
 
Sainte Lydwine est la sainte patronne des maladies rares et de la ville de Schiedam.


Un pèlerinage en son honneur existe le 2ème dimanche après Pâques.

SOURCE : http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-14-avril-sainte-lydwine-de-schiedam-vierge-et-mystique-neerlandaise-1380-1433-103371968.html



AVANT-PROPOS

La vie de sainte Lydwine a été successivement écrite par trois religieux qui furent, tous les trois, ses contemporains:
Jan Gerlac, son parent, sacristain du monastère augustin de Windesem. Il vécut, pendant de longues années, auprès de la sainte, dans sa maison même, et il nous raconte de visu son existence.
Jan Brugman, frère mineur de l'Observance. Il reprit l'histoire de Gerlac qu'il traduisit du teuton en latin et il l'amplifia surtout avec les renseignements que lui fournit Jan Walter de Leyde, le dernier confesseur de Lydwine.

Thomas A Kempis, sous-prieur des chanoines augustins du Mont Sainte-Agnès, près de Zwolle; sa relation est un abrégé de celle de Brugman, mais elle contient des détails inédits qu'il recueillit dans l'entourage de la Bienheureuse, à Schiedam même.

Je note enfin, pour mémoire, un résumé de ces livres, rédigé, plus tard, au seizième siècle, par Surius, et d'anciennes traductions françaises du texte de Brugman, éditées au dix-septième siècle par Walrand Caoult, prêtre, Douay, in-12, 1600; par Michel d'Esne, évesque de Tournay, Douay, in-12, 1608; par le P. Thiersaut, Paris, in-12, 1637. Quant aux biographies modernes, il en sera question plus loin.

Les monographies de Gerlac et de Brugman ont été imprimées et annotées par Enschenius et Papebroch dans la collection des Bollandistes, les Acta Sanctorum.

Jan Gerlac fut un écrivain renommé dont les Soliloques sont encore, au point de vue ascétique, recherchés; il fut, d'après le témoignage de ses contemporains, un très fervent et un très humble moine; - Jan Brugman, un ami de Denys le Chartreux, est cité par Wading, dans les Annales de son ordre, comme l'un des prédicateurs célèbres de son siècle; il ratteste admirable et par la noblesse de son éloquence et par l'ampleur de ses vertus; - Thomas A Kempis, un des auteurs présumés de l'Imitation de Jésus-Christ, naquit la même année que Lydwine et mourut, en odeur de sainteté, en 1471, après avoir écrit toute une série d'oeuvres mystiques dont plusieurs traductions françaises furent tentées.

Ces trois hagiographes sont donc des gens connus et dignes, par leur situation et par leur probité d'âme, d'être crus; l'on doit ajouter encore que les détails de leurs ouvrages peuvent se contrôler avec un procès-verbal officiel que rédigèrent, après une attentive et minutieuse enquête, les bourgmestres de Schiedam, du temps même de la sainte, dont ils passèrent la vie au crible.

Il n'y a donc pas de livres historiques qui se présentent ainsi que les leurs, dans des conditions de bonne foi et de certitude plus sûres.

Cela dit, il faut bien avouer qu'une histoire de Lydwine est, grâce à eux, un écheveau qu'il est fort difficile de débrouiller. Il est, en effet, impossible d'adopter l'ordre chronologique; Brugman déclare tranquillement "qu'il jugerait inconvenant de procéder de la sorte"; sous le prétexte d'être plus édifiant, il groupe les scènes de la vie de la Bienheureuse, suivant la liste de ses qualités qu'il s'apprête à faire ressortir; avec cette méthode qui est également celle de Gerlac et d'A Kempis, il n'y a pas moyen de savoir si tel événement qu'ils nous rapportent eut lieu ayant ou après tel autre qu'ils nous racontent.

Cette façon d'écrire l'histoire était celle, d'ailleurs, de tous les hagiographes de cette époque. Ils narraient, pêle-mêle, des anecdotes, ne s'occupant qu'à classer les vertus, afin d'être à même de tirer, à propos de chacune d'elles, un tiroir de lieux- communs qui pouvaient s'adapter, du reste, à n'importe quel saint; ils entrelardaient ces pieuses rengaines de citations des psaumes, et c'était tout.

Il semble, à première vue, qu'il y ait moyen de remédier à ce désordre, en extrayant et en comparant les dates éparses, çà et là, dans les livres des trois écrivains et en les utilisant, ainsi que des points de repère, pour ponctuer la vie de la Bienheureuse; mais ce système n'aboutit nullement aux résultats promis. Gerlac et Brugman nous apprennent bien parfois qu'une aventure qu'ils relatent survint aux environs ou le jour même de la fête de tel saint; l'on peut évidemment, à l'aide de cette indication, retrouver le quantième et le mois, mais pas l'année qu'ils omettent de spécifier; les dates plus précises qu'ils accusent, Gerlac surtout, n'ont trait bien souvent qu'à des épisodes de minime importance et elles ne concordent pas toujours avec celles de Thomas A Kempis. Très méticuleux quand il s'agit de noter les fêtes liturgiques, celui-ci nous fournit un certain nombre de chiffres, mais comment s'y fier? Ses dates, dès qu'on les examine de près, sont inexactes; c'est ainsi qu'il fait mourir une nièce de Lydwine, Pétronille, en 1426; alors qu'il nous la montre assistant chez sa tante à une scène où elle fut blessée, en 1428. L'une des deux dates est par conséquent fausse, la seconde, très certainement, car le chiffre de 1425 donné par les deux autres écrivains parait, cette fois, certain.

Fussent-elles même toujours d'accord entre elles, ces dates, et justes, qu'il n'en resterait pas moins à emboîter au hasard entre tel ou tel fait datés d'autres qui ne le sont pas; et ce classement, rien ne l'indique. Quoi que l'on fasse, il faut donc renoncer à la précision chronologique en ce récit.

D'autre part, dans l'oeuvre des trois biographes figurent plusieurs personnages qui sont les amis et les garde-malades de Lydwine, et aucun renseignement ne nous est laissé sur eux; ces comparses s'agitent, à la cantonade, viennent d'on ne sait où et finissent on ne sait comme; enfin, pour aggraver la confusion, trois des confesseurs de la sainte s'appelèrent Jan. Or, au lieu d'ajouter à ce prénom le nom de famille ou de ville qui les distingue, la plupart du temps, les trois religieux n'écrivent que le prénom, si bien que l'on ignore si le confesseur Jan dont il est question à propos de tel ou de tel incident, est Jan Pot, Jan Angeli ou Jan Walter.

C'est, on le voit, un tantinet, le gâchis. Je ne me flatte nullement de l'avoir élucidé. Je me suis servi, pour condenser cette vie, des trois textes de Gerlac, de Brugman et d'A Kempis, complétant leurs anecdotes les unes par les autres, et j'ai rangé les événements qu'ils retracent suivant l'ordre qui m'a semblé être, sinon le plus rigoureux, au moins le plus intéressant et le plus commode.

En sus des histoires de France, d'Angleterre, des Flandres, de la Hollande et autres pays et de la chronologie universelle de Dreyss, j'ai dû consulter pour cet ouvrage une série de volumes dont voici la liste:
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Acta Sanctorum, aprilis, tomus secundus, pages 270-365, édition des Bollandistes, Palmé, Paris, 1866.
Une traduction anonyme du texte de Brugman, concernant Lydwine, a paru en un volume à Clermont-Ferrand en 1851, puis à Paris, sans date, chez Périsse. Elle est très incomplète et par suite d'une extravagante pudibonderie, volontairement inexacte.
Quant au texte de Gerlac, le plus alerte, le plus vivant des deux, il n'a jamais été translaté du latin en français.

Ven. viri Thomae A Kempis opera omnia, 1 vol. Coloniae Agrippinae, apud Joannem Busaeum, MDCLX, pages 143- 207.
Une traduction de la vie de Lydwine et de Gérard le Grand, extraite de ce livre par le P. Saint-Yves, a été éditée chez Victor Sarlit, à Paris, sans date. - Elle forme le tome VII des Oeuvres spirituelles de Thomas A Kempis.

La vie de la Très saincte et vrayment admirable Vierge Lydwine, tirée du latin de Jean Brugman, de l'ordre de Saint-François, et mise en abrégé par Messire Michel dEsne, évesque de Tournay, 1 vol., à Douay, de l'imprimerie de Baltazar-Bellière, au Compas d'Or, l'an 1608.
Ce petit livre, très rare, se borne, en y adjoignant quelques détails personnels, à résumer, en 80 pages, la biographie de Brugman.

Vie de la Bienheureuse Lydwine, vierge, modèle des infirmes, par M. l'abbé Coudurier, Paris, 1 vol., Ambroise Bray, 1862.
Cette biographie, tissée avec les vies expurgées des Acta Sanctorum et celle d'A Kempis, est agrémentée, à la fin de chacun de ses chapitres, de pieuses réflexions et de sages conseils. Elle vient d'être rééditée par la maison Victor Retaux, à Paris.

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La Flamboyante Colomne des Pays-Bas autrement dict des XV11provinces, 1 vol., Amsterdam, chez Jacob Colom, 1636.

Natales Sanctorum Belgii, auctore Joanne Molano, 1 vol., Duaci, typis viduae Petri Borremans, sub signo SS. Apostolorum Petri et Pauli, 1616.

L'Abrégé du Martyrologe ou Hagiologe Belgic, ou recueil des Saincts et Bienheureux du Païs-Bas, par Bauduin Villot, Binchois, S. J., 1 vol., Lille, chez Ignace et Nicolas de Rache, au Soleil d'Or, 1658.

La Hollande Catholique, par Dom Pitra, O.S.B., 1 vol., Paris, Bibliothèque nouvelle, 1850.

Particularités curieuses sur Jacqueline, duchesse de Bavière, comtesse de Hainaut, de Hollande et de Zélande, etc., par Léopold Devillers, 1 vol., Mons, Dequesne-Masquillier, 1879.

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Principes de Théologie mystique, par le R. P. Séraphin, 1 vol., Paris et Tournai, Casterman, 1873.

Principes de Théologie mystique, par Mgr Chaillot, 1 vol., Paris, Hervé, 1866.

La Mystique divine, naturelle et diabolique, par Görres, 5 vol., Paris, Poussielgue.Rusand, 1861.

La Mystique divine distinguée des contrefaçons diaboliques et des analogies humaines, par Ribet, 3 vol., Paris, Poussielgue, 1879.

Vie et oeuvres spirituelles de saint Jean de la Croix, 4 vol., Paris, Oudin, 1890.

La Vie spirituelle et l'oraison d'après la Sainte Écriture et la tradition monastique, Solesmes, imprimerie Saint-Pierre, et Paris, Retaux, 1899.

Les Stigmatisées, par le Dr Imbert-Gourbeyre, 2 vol., Paris, Palmé, 1873.

La Stigmatisation, par le même, 2 vol., Clermont-Ferrand, Bellet, et Paris, Vic et Amat, 1894.

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Essai sur le mysticisme spéculatif en Alllemagne au seizième siècle, par H. Delacroix, 1 vol., Paris, Félix Alcan, 1900.

Étude sur les mystiques des Pays-Bas au moyen âge, par Auger. Collection des mémoires publiés par l'Académie royale des sciences, lettres et beaux-arts, en Belgique, avril 1882, tome XLVI.

Introduction aux oeuvres choisies de Thomas A Kempis, Étude sur la mystique dans les Flandres et les Pays-Bas, par Sigismond Ropartz, Paris, Waille, sans date.

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Les Petits Bollandistes, de Mgr Guérin, 17 vol., plus 3 de suppléments, par Dom Piolin, O.S.B., Paris, Blond et Barral, sans date.

Les Fleurs de la çie des Saints de Ribadeneira, 2 vol. in-fol., Paris, Christophe Journel, 1687.

Dictionnaire des ordres religieux, par le R. P. Helyot, 4 vol., Paris, Migne, 1847.

Tableau historique du monachisme occidental, par Dom Bérengier, O.S.B., 2e édition, Solesmes, 1892.

Histoire de l'Église, par l'abbé Hemmer, 2 vol., Paris, Colin, 1895.

Dictionnaire des hérésies de Pluquet, 2 vol., Paris, 1764.

Histoire et filiation des hérésies, par l'abbé Morère, 1 vol., Paris, Poitiers, Oudin, 1881.

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Essai historique sur l'abbaye de Cluny, par Lorain, 1 vol., Dijon, Popelain, 1839.

L'Abbaye de Mont-Olivet-Majeur, par Dom Grégoire Thomas, O.S.B., 1 vol., Florence, 1881.

Le Ménologe du Carmel, par le R. P. Ferdinand de SainteTérèse, carme déchaussé, 3 vol., Société de Saint- Augustin, Bruges et Paris, 1879.

Vies des Saints et Bienheureux de l'ordre de Saint-François, par le R. P. Léon, franciscain, 1 vol., Paris, Bloud et Barral, 1887.

Vie de saint Bruno, avec divérses remarques, par le P. de Tracy, théatin, 1 vol., Paris, 1785.

Denys le Chartreux, par Mougel, 1 vol., Montreuil-sur-Mer, imprimerie de la Chartreuse de Notre-Dame-des-Prés, 1896.

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Vie de la Bienheureuse Marie d'Oignies, traduite du latin du cardinal de Vitry, 1 vol., Nivelle, chez l'imprimeur Plon, 1822.

Sainte Brigitte, par la comtesse de Flavigny, 1 vol., Paris, Oudin, 1892.

Sainte Catherine de Sienne, par le Bienheureux Raymond de Capoue, traduction Cartier, 1 vol., Paris, Sagnier et Bray, 1853.

Sainte Françoise Romaine, par Dom Rabory, O.S.B., 1 vol., Paris, Librairie catholique internationale, 1886.

Sainte Françoise Romaine, traduite des Acta Sanctorum, par un vicaire général d'Évreux, 1 vol., Paris, Périsse, sans date.

Sainte Françoise Romaine, par la comtesse de Rambuteau, 1 vol., Paris, Lecoffre, 1900.

Sainte Colette, par l'abbé Douillet, curé de Corbie, 1 vol., Paris, Bray et Retaux, 1869.

La Bienheureuse Jeanne de Maillé, par Bourassé et Janvier, 1 vol., Tours, Mame, 1873.

Saint Bernardin de Sienne, par Thureau-Dangin, 1 vol., Paris, Plon, 1897.

Saint Vincent Ferrier, par le P. André Pradel, de l'ordre des Frères Prêcheurs, 1 vol., Paris, Veuve Poussielgue-Rusand, 1864.

La Vie et les oeuvres spirituelles de Catherine d'Adorny de Gennes, 1 vol., Paris, chez Martin Durand, rue Saint-Jacques, au roy David, 1627.

Sainte Catherine de Gênes, Vie et oeuvres, par le vicomte de Bussière, 1 vol., Paris, Allard, sans date.

Sainte Térèse, sa Vie écrite par elle-même, traduite par le P. Marcel Bouix, S. J., t. I des oeuvres, Paris, Lecoffre, 1884.

Histoire de sainte Térèse (par une carmélite), 2 vol., Paris, Retaux-Bray, 1887.

Vie de sainte Catherine de Ricci, par le P. Bayonne, de l'ordre des Frères prêcheurs, 2 vol., Paris, Poussielgue frères, 1873.

La Vie de sainte Madeleine de Pazzi, par le P. Lézin de Sainte- Scolastique, 1 vol., Paris, Sébastien Cramoisy, 1670.

La Vie de sainte Madeleine de Pazzi, par Fabrizzi, 1 vol., Lyon et Paris, Pélagaud, 1873.

Vie de Marguerite du Saint-Sacrement, par de Cissey, 1 vol., Paris, Ambroise Bray, 1856.

Vie de la soeur Marie Ock, par le P. Albert de Saint-Germain, 1 vol., Tournai et Paris, Casterman, 1886.

Vie de Marcelline Pauper, publiée par le P. Marcel Bouix, S. J., 1 vol., Nevers, imprimerie Fage, 1871.

Anne-Catherine Emmerich, Oeuvres, 9 vol., Tournai et Paris, Casterman, sans date.

Anne-Catherine Emmerich, sa Vie, par le P. Schmoeger, de la Congrégation du T. S. Rédempteur, traduite de l'allemand, par l'abbé Cazalès, 3 vol., Paris, Bray, 1868.

Anne-Catherine Emmerich, Vie merveilleuse, intérieure et extérieure, par le P. Thomas Wegener, 0. S. A., 1 vol., Tournai et Paris, Casterman, sans date.

La Vénérable Anna-Maria Taigi et la servante de Dieu, Élisabeth Canora Mori, par le P. Calixte, trinitaire déchaussé, 1 vol., Bruxelles, Goemare, 1871.

Vie de la servante de Dieu, Élisabeth Canori Mora, anonyme, 1 vol., Paris, bureau des Annales de la Sainteté, 1870.

Marie-Claire-Agnès Steiner, Abrégé de la vie du P. de Reus, traduit de l'italien, par Mgr Constans, 1 vol., Paris, Librairie catholique internationale, 1883.

Les Stigmatisées du Tyrol, par Léon Boré, 1 vol., Paris. Lecoffre, 1846.

Les Voix prophétiques, par l'abbé Curicque, 2 vol., Paris, Palmé, 1872.

Mme du Bourg, mère Marie de Jésus, fondatrice de la Congrégation des Soeurs du Sauveur et de la Sainte Vierge, par l'abbé Bersange, 1 vol., Paris et Lyon, Delhomme et Briguet, sans date.

Louise Lateau (figure dans les Stigmatisées du Dr Imbert-Gourbeyre, déjà citées).

Louise Lateau, Étude médicale, par le Dr Lefebvre, 1 vol., Louvain, Peeters, 1873.

Vie de la soeur Marie-Catherine Putigny (par une soeur visitandine), 1 vol., imprimerie de Notre-Dame-des-Prés, à Neuville-sur-Montreuil, 1888.
L'on peut encore joindre à la liste de ces ouvrages ies quelques livres que j'ai dépouillés à propos des épidémies et de la condition des lépreux, au Moyen Age:
Notice historique sur la maladrerie de Voley, par le Dr Ulysse Chevalier, 1 vol., Romans, 1870.

Les lépreux de Reims au quinzième siècle (par Tarbé), Société des bibliophiles de Reims, 1857.

Les signes d'infamie au moyen âge, par Ulysse Robert, 1 vol., Paris, Champion, 1891.

Chéruel, Dictionnaire des institutions, moeurs et coutumes de la France, 2 vol., Paris, Hachette, 1870 (voir articles "Ladres et léproseries" dans le tome II).

Dr Dupouy, Le Moyen âge médical, 1 volume, Paris, Meurillon, 1888.

Dr Louis Durey, La Médecine occulte de Paracelse, 1 vol., Paris, Vigot frères, 1900.

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Est-il utile d'ajouter que dans ce volume, au cours duquel défilent les noms d'un grand nombre de célicoles, les expressions "Saint et Sainteté", "Bienheureux et Vénérable", ne sont parfois employées que d'une manière relative et non dans le sens rigoureux que leur assignent les décrets du pape Urbain VIII; il n'y a donc pas à attribuer une signification absolue à ces termes, lorsqu'ils s'appliquent à des personnages dont la béatification ou la canonisation n'ont pas été officiellement proclamées par les pouvoirs sans appel de Rome. Il ne convient pas davantage de considérer ainsi que des saintes, dans l'acception stricte du mot, les victimes expiatrices dont l'origine céleste des souffrances n'a pas encore été certifiée par l'Église.

Joris-Karl Huysmans, « Avant-propos » à Sainte Lydwine de Schiedam, 1901

SOURCE : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/lydwine_retirer/lydwine/lyd1.htm


St. Lidwina

Born at Schiedam, Holland, 18 April 1380; died 14 April, 1433. Her father, Peter by name, came of a noblefamily while her mother Petronella, born at Kethel, Holland, was a poor country girl. Both were poor. Very early in her life St. Lidwina was drawn towards the Mother of God and prayed a great deal before the miraculousimage of Our Lady of Schiedam. During the winter of the year of 1395, Lidwina went skating with her friends, one of whom caused her to fall upon some ice with such violence that she broke a rib in her right side. This was the beginning of her martyrdom. No medical skill availed to cure her. Gangrene appeared in the woundcaused by the fall and spread over her entire body. For years she lay in pain which seemed to increase constantly. Some looked on her with suspicion, as being under the influence of the evil spirit. Her pastor, Andries, brought her an unconsecrated host, but the saint distinguished it at once. But God rewarded her with a wonderful gift of prayer and also with visions. Numerous miracles took place at her bed-side. The celebrated preacher and seer, Wermbold of Roskoop, visited her after previously beholding her in spirit. The pious Arnoldof Schoonhoven treated her as a friend. Hendrik Mande wrote for her consolation a pious tract in Dutch. WhenJoannes Busch brought this to her, he asked her what she thought of Hendrik Mande's visions, and she answered that they came from God. In a vision she was shown a rose-bush with the words, "When this shall be in bloom, your suffering will be at an end." In the spring of the year 1433, she exclaimed, "I see the rose-bush in full bloom!" From her fifteenth to her fifty-third year, she suffered every imaginable pain; she was one sore from head to foot and was greatly emaciated. On the morning of Easter-day, 1433, she was in deepcontemplation and beheld, in a vision, Christ coming towards her to administer the Sacrament of Extreme Unction. She died in the odour of great sanctity. At once her grave became a place of pilgrimage, and as early as 1434 a chapel was built over it. Joannes Brugmann and Thomas à Kempis related the history of her life, and veneration of her on the part of the people increased unceasingly. In 1615 her relics were conveyed toBrussels, but in 1871 they were returned to Schiedam. On 14 March, 1890, Leo XIII put the official sanction of the Church upon that veneration which had existed for centuries.

Sources

COUDURIER, Vie de la bienheureuse Lidwine (Paris, 1862); RIBADENEIRA, La vie de s. Lidwine, vierge (Valenciennes, 1615); THOMAS À KEMPIS, Vita Lidewigis virginis in Opera Omnia, iv (Freiburg, 1905); HUYSMANS, Sainte Lydwine de Schiedam (Paris, 1901).

Albers, Petrus Henricus. "St. Lidwina." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910. 13 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/09233a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to the Poor Souls in Purgatory.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/09233a.htm



Johannes Brugman, Lidwine tombe sur la glace, gravure sur bois, 1498


Saint Lydwine


St. Lydwine is the patroness of sickness. She was born at Schiedam, Holland, one of nine children of a working man. After an injury in her youth, she became bedridden and suffered the rest of her life from various illnesses and diseases.

She experienced mystical gifts, including supernatural visions of heaven, hell, purgatory, apparitions of Christ, and the stigmata. Thomas a Kempis wrote a biography of her. She was canonized by Pope Leo XIII in 1890. Lydwine suffered a fall while ice skating in 1396, when a friend collided with her and caused her to break a rib on the right side. From this injury, she never recovered. An abscess formed inside her body which later burst and caused Lydwine extreme suffering.

Eventually, she was to suffer a series of mysterious illnesses which in retrospect seemed to be from the hands of God. Lydwine heroically accepted her plight as the will of God and offered up her sufferings for the sins of humanity. Some of the illnesses which affected Lydwine were headaches, vomiting, fever, thirst, bedsores, toothaches, spasms of the muscles, blindness, neuritis and the stigmata. Her feast day is April 14.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/lydwine/

Blessed Lidwina of Schiedam V (AC)
(also known as Lydwina, Lydwid, Lidwyna)


Born in Schiedam, the Netherlands, in 1380; died 1433; cultus approved in 1890. Lidwina, one of nine children of a laborer, developed a devotion to the Blessed Virgin in her childhood. When her mother would send her on any errand, Lidwina would visit the church to greet her Lady with a Hail Mary. At the age of 12, she pledged her virginity to Christ.


She was injured in 1396 while ice skating and became a life-long invalid. She was cruelly wed to agonizing bodily pains, ulcers, the Black Plague and other maladies, without counting the familial and spiritual complications. Lidwina bore the pain patiently as reparation for the sins of others.

For 30 years she received no explanation of her incredible sufferings except through Jesus Christ who confided in her and promised the consolation of a heavenly life. Upon the advice of her confessor, Jan Pot, Lidwina meditated night and day on our Lord's passion, which she divided into seven parts, to correspond to the seven canonical hours of prayer. Through this practice Lidwina soon found all her bitterness and affliction converted into sweetness and consolation, and her soul so much changed, that she prayed to God to increase her pains and patience. Beginning in 1407, Lidwina began to experience supernatural gifts--ecstasies and visions in which she participated in the Passion of Christ, saw purgatory and heaven and visited with saints.

Though her family was poor, Lidwina gave away the major portion of the alms given to her by others. Upon the death of her parents, she bequeathed to the poor all the goods that they left to her.

The last 19 years of her life she partook of no food except the Holy Eucharist, slept little if at all during the last seven years of her life, and became almost completely blind and was unable to move any part of her body except her head and left arm. Her extraordinary sufferings attracted widespread attention. When a new parish priest accused her of hypocrisy, the people of the town threatened to drive him away. An ecclesiastical commission appointed to investigate declared her experiences to be valid.

She died on Easter Tuesday in 1433. Thomas a Kempis, author of Imitation of Christ and an eyewitness of some of her miracles, wrote her biography. The chapel in which her body lay in a marble tomb was renamed for her the following year, and her father's house was converted into a monastery of Gray Sisters of the third order of St. Francis. The Calvinists demolished the chapel and changed the monastery into a hospital for orphans. Her relics were translated to Brussels, and enshrined in the collegiate church of St. Gudula. Isabella obtained a portion of her relics and enshrined them in the church of the Carmelite convent which she founded.

Lidwina was never formally beatified; however, a Mass was sung in her chapel at Schiedham on her festival, with a panegyric on the holy virgin. Her vita was compiled by John Gerlac, her cousin, and John Walter, her confessor: and by John Brugman, provincial of the Franciscans, who were all personally acquainted with her (Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth).

Lidwina is portrayed in art as a cripple holding a crucifix and receiving a branch of roses from an angel. Sometimes she may be shown (1) receiving a lily from the angel; (2) with a cross and rosary; (3) as a girl falling on ice while skating; or (4) working on embroidery (Roeder). She is the patron of skaters.


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0414.shtml#bene

B. Lidwina, Called Lydwid, Virgin

SHE was born at Schiedham, or Squidam, in Holland, near the mouth of the Meuse, in 1380. From seven years of age, she conceived an extraordinary devotion to the Blessed Virgin; and, when she was sent abroad by her mother on an errand, would go to the church to salute the Mother of God, by a Hail Mary, before her image there. At twelve years of age she made a vow of virginity. At fifteen, amusing herself with skating with her companions, according to the custom of that country, she fell on rough broken pieces of ice, and broke a rib. From this hurt, accompanied with an inward bruise, and from a great imposthume, which was formed in the womb, she suffered extremely, taking very little nourishment, and struggling night and day under great pains. An ulcer also consumed her lungs, and she sometimes vomited up great quantities of purulent matter. She had also three exterior ulcers, besides a complication of other distempers from the inward bruises, which brought on a dropsy, under which she laboured nineteen years; for the last seven years, she was not able to stir herself in bed nor even to move any part of her body, except her head and left arm. When moved by others, she was bound with cloths to keep the parts of her body together, so much was it worn and emaciated. She lived a considerable time almost without either nourishment or sleep, and had many sores on her face, legs, and other parts, like scorbutic inflammations and ulcers. For the thirty last years of her life, she never quitted her bed. The three or four first years of her sickness she was obliged to use violence, and to make continual efforts to maintain her soul constantly in the perfect sentiments of patience and resignation. After this term, by the advice of her confessarius, the devout John Pot, she employed herself continually in meditating on our Saviour’s sacred passion, which she divided into seven parts, to correspond to the seven canonical hours of prayer; in which she occupied herself day and night. By this practice and meditation, she soon found all her bitterness and affliction converted into sweetness and consolation, and her soul so much changed, that she prayed God would rather increase her pains, together with her patience, than suffer them to abate. She was even ingenious, by private mortifications, to add to her sufferings, in which she found a hidden manna. She lay on a poor straw bed, like a true sister of the suffering Lazarus, yet would strive to make it more uneasy to her under her other pains. Whatever was given her in alms, above the little which served for her own support, she distributed among the poor, not suffering any of her family, though indigent, to partake of it. After the death of her pious parents, she gave to the poor all the goods they bequeathed to her. Before she had, by constantly meditating on our Lord’s passion, by assiduous prayer and self-denial, acquired a love and relish of the cross, patience was more difficult to her, and less perfect: but when filled with the Spirit of Christ, she found a comfort in her pains, and it appeared how God had, in his tender mercy, visited her only to purify her heart to himself, and to fill it with his graces. She spoke of God with such unction, that her words softened and converted hardened sinners. Her patience was recompensed a hundred fold in this world by the extraordinary spiritual consolations with which she was often favoured, and by the grace of the Holy Ghost, accompanied with a wonderful gift of miracles, and many divine revelations. She sometimes had trials of spiritual dryness, but these served only more perfectly to purify her soul, and prepare her for sweeter visits of her heavenly Comforter. The holy sacrament of the eucharist was, above all other means, her principal strength, comfort, and happiness on earth; it renewed in her breast the burning flame of divine love, and nourished in her a continual source of tears and compunction. Her humility made her desire nothing so much as obscurity, and to be unknown and contemned by all men. After a severe martyrdom of thirty-eight years, in painful sickness, she was called to a crown of glory on Easter-Tuesday, the 14th of April, 1433, being fifty-three years old. God honoured her by miracles, to some of which Thomas à Kempis was an eye-witness. The chapel in which her body lay, in a marble tomb, in the parish church of Schiedham, begun to bear her name in 1434; and her father’s house, in which she died, was, after her death, converted into a monastery of Grey Sisters, of the third order of St. Francis. The Calvinists demolished the above-mentioned chapel; but changed the monastery into an hospital for orphans. Her relics soon after were conveyed to Brussels, and enshrined in the collegiate church of St. Gudula. The infanta Isabella procured a partition of them to be made, and placed one moiety in the church of the Carmelite nuns, of which she was the foundress. She was never beatified; but a mass on the Blessed Trinity was sung in her chapel at Schiedham on her festival, with a panegyric on the holy virgin. See her life compiled by John Gerlac, her cousin, and John Walter, her confessor; and by John Brugman, provincial of the Franciscans, who were all personally acquainted with her. Also from her life abridged by Thomas à Kempis. See Papebroke the Bollandist, 14th April, t. 2, p. 287; Molanus, &c

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/145.html

Santa Liduina Vergine


Schiedam (Olanda), 18 marzo 1380 - ivi, 14 aprile 1433

Sta pattinando con giovani e ragazze sulle distese ghiacciate presso il villaggio di Schiedam, in Olanda dove è nata nel 1380, e a un tratto cade. C'è una costola fratturata, forse con lesioni interne. Portata a casa, la mettono subito a letto. Lei ha quindici anni: e in quel letto rimarrà per altri 38. Per sempre, fino alla morte. Dopo l'incidente sopraggiungono altre malattie, in una disgraziata successione che trova impotenti i medici. Non guarisce, non muore, i dolori incrudeliscono, Liduina è a un passo dalla disperazione. Trova un senso però alle sue sofferenze grazie alle parole di un prete, Giovanni de Pot. Liduina decide di offrire il proprio dolore per la salvezza degli altri ma chiede un segno dall'alto che confermi la volontà divina: sopra il suo capo appare splendente l'Ostia eucaristica. E la vedono anche i parenti. Da quel giorno la sua casa diventa meta di pellegrinaggi da tutto il Nord Europa. La sua opera di ascolto e aiuto dei sofferenti che vanno da lei si conclude il martedì di Pasqua del 1433. (Avvenire)

Emblema: Giglio

Martirologio Romano: A Schiedam in Geldria, nell’odierna Olanda, santa Liduina, vergine, che per la conversione dei peccatori e la liberazione delle anime sopportò con pazienza per tutta la vita le infermità del corpo, confidando solo in Dio.

Sta pattinando con giovani e ragazze sulle distese ghiacciate presso il villaggio di Schiedam, e a un tratto cade, come avviene spesso a tutti. Ma poi non si rialza. C’è una costola fratturata, forse con lesioni interne. Portata a casa, la mettono subito a letto. Lei ha quindici anni: e in quel letto rimarrà per altri 38. Per sempre, fino alla morte. Prima della disgrazia aveva rifiutato un matrimonio combinato dai parenti (secondo l’uso del tempo) quando lei era sui dodici anni. Dopo l’incidente sopraggiungono altre malattie, in una disgraziata successione che trova impotenti i medici. Non guarisce, non muore, i dolori incrudeliscono, Liduina è a un passo dalla disperazione. 

Le viene in aiuto un prete, Giovanni de Pot, con discorsi sereni sulla sofferenza innocente di Gesù Cristo; ingiusta, ma salvatrice. Allo stesso modo, le dice, la frattura e gli altri suoi mali non sono una sciagura priva di senso. Al contrario, sono un’impresa che le affida il Signore: ora lei, dal suo letto, può collaborare alla Redenzione; ogni dolore suo porta salvezza ad altri. E Liduina dice di sì: se il patire ha quel senso e quella funzione, lei lo accetta. Solo, chiede qualcosa, un segno dall’alto – come hanno fatto certi personaggi dell’Antico Testamento – che confermi la volontà divina. E lo ottiene, scrivono i suoi biografi, citando le testimonianze: sopra il suo capo appare splendente l’Ostia eucaristica. E la vedono anche parenti e vicini, i quali poi rifiutano di ascoltare il parroco, accorso anche lui, che parla di “frode del demonio”. Anzi, ricorrono al vescovo, che manda a Schiedam un altro sacerdote. 

Dopo il fatto, è naturale che a casa sua venga gente anche da paesi vicini: le voci di miracolo attirano. Ma, col tempo, altri arrivano da Rotterdam, da vari luoghi della Contea d’Olanda, soggetta all’epoca ai Wittelsbach di Baviera. E poi dalle Fiandre, dalla Germania, perfino dall’Inghilterra. Non vengono più per il miracolo di quel giorno. Vengono per lei, perché lei è ora il miracolo. E la sua casa è il luogo della speranza. La sua voce guida la preghiera e orienta la vita di chi l’avvicina: malati e sani, buoni cristiani e furfanti, ricchi e poveri; qualcuno si traveste o si maschera per non farsi riconoscere dagli altri, ma davanti a lei si mostra com’è. Liduina accoglie tutti: ascolta, parla, soffre, consiglia, e quelli lasciano casa sua come uscendo da una festa: la malata incurabile libera i robusti dai loro mali segreti. 

La sua opera si conclude nella Settimana santa del 1433, quando le viene preannunciata in modo soprannaturale l’imminente morte, che arriva il martedì dopo la Pasqua. Leggera è la sua bara, perché Liduina passava giorni e giorni senza cibo, e si è ridotta a un’ombra e una voce. Nel 1890 papa Leone XIII autorizzerà il culto in suo onore.

Autore:
Domenico Agasso


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/49350

Voir aussihttp://www.radio-silence.org/Sons/2013/LSM/pdf/lsm20130414.pdf

Joris-Karl Huysmans, Sainte Lydwine de Schiedam, 1901 :

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/lydwine/Table.html


http://nobility.org/2012/04/12/lydwine/