lundi 23 avril 2012

Saint GEORGES, martyr





Saint Georges, martyr

Le culte de Saint Georges est attesté depuis la fin du IVème siècle à Lydda (Lod) près de Tel-Aviv où il est né et où il subit le martyre à la fin du IIIème siècle. Dès le début du IVème siècle, l'empereur Constantin lui élève une église à Constantinople. Au siècle suivant, on ne compte pas moins de quarante églises qui lui sont dédiées chez les coptes d'Egypte. La légende en a fait un soldat pourfendeur du Dragon, l'émule de Saint Michel. C'est pourquoi il est devenu si populaire, spécialement en Grèce, en Russie et en Angleterre (il est le patron de l'Angleterre, de l'Aragon, du Portugal, de l'Allemagne, de Gênes et de Venise, protecteur de Ferrare).

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/04/23/6375/-/saint-georges-martyr



Carlo Crivelli (circa 1435–circa 1495). Saint Georges, 1472


SAINT GEORGES

Soldat, martyr, patron des militaires

(280-303)

Saint Georges naquit à Lydda, en Palestine; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

"Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir!

-- "Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde; rien ne saurait ébranler ma foi." Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui:

"Georges, lui dit-Il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que Je te réserve au Ciel; ne crains rien, Je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive."

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries: "Conduisez-moi devant vos dieux," dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit: "Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu?" La voix du démon répond: "Je ne suis pas Dieu; il n'y a de Dieu que Celui que tu prêches." Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SAINT GEORGES

Georges est ainsi appelé de Geos, qui veut dire terre, et orge, qui signifie cultiver, cultivant la terre, c'est-à-dire sa chair. Saint Augustin au livre de la Trinité avance que la bonne terre est placée sur les hauteurs des montagnes, dans les collines tempérées et dans les plaines des champs. La première convient aux herbes verdoyantes, la seconde aux vignes, la troisième aux blés. De même saint Georges s'éleva en méprisant les choses basses; ce qui lui donna la verdeur de la pureté : il fut tempéré en discernement, aussi eut-il le vin de l’allégresse intérieure. Il fut plein d'humilité ce qui lui fit produire des fruits de bonnes oeuvres. Georges pourrait encore  venir de gerar, sacré, degyon, sable, sable sacré; or, Georges fut comme le sable, lourd par la gravité de ses mœurs, menu par son humilité, et sec ou exempt de volupté charnelle. Georges viendrait de gerar, sacré, et gyon, lutte, lutteur sacré, parce qu'il lutta contre le dragon et contre le bourreau. On pourrait encore le tirer de Gero, qui veut dire pèlerin, gir, précieux *, et ys, conseiller; car saint Georges fut pèlerin dans son mépris du monde, précieux (ou coupé) dans son martyre, et conseiller dans la prédication du royaume.

Sa légende est mise au nombre des pièces apocryphes dans les actes du concile de Nicée, parce que l’histoire de son martyre n'est point authentique : on lit, dans le calendrier de Bède, qu'il souffrit en Perse dans la ville de Diaspolis, anciennement appelée Lidda, située près de Joppé. On dit ailleurs qu'il souffrit sous, les empereurs Dioclétien et Maximien : on voit autre part que ce fut sous l’empire de Dioclétien, en présence de 70 rois de son empire; d'autres enfin prétendent que ce fut sous le président Dacien, sous l’empire de Dioclétien et de Maximien.


Georges **, tribun, né en Cappadoce, vint une fois à Silcha, ville de la province de Lybie. A côté de cette cité était un étang grand comme une mer, dans lequel se cachait un dragon pernicieux, qui souvent avait fait reculer le peuple venu avec des armes pour le tuer; il lui suffisait d'approcher des murailles de la ville pour détruire tout le monde de son souffle. Les habitants se virent forcés de lui donner tous les jours deux brebis, afin d'apaiser sa fureur; autrement, c'était comme s'il s'emparait des murs de la ville; il infectait l’air, en sorte que beaucoup en mouraient. Or, les brebis étant venues à manquer et ne pouvant. être fournies en quantité suffisante, on décida dans un conseil qu'on donnerait une brebis et qu'on y ajouterait un homme. Tous les garçons et les filles étaient désignés par le sort, et il n'y avait d'exception pour personne. Or, comme il n'en restait presque plus, le sort vint à tomber sur la fille unique du roi, qui fut par conséquent destinée au monstre. Le roi tout contristé dit : « Prenez l’or, l’argent, la moitié de mon royaume, mais laissez-moi ma fille, et qu'elle ne meure pas de semblable mort. » Le peuple lui répondit avec fureur : « O Roi, c'est toi, qui as porté cet édit, et maintenant que tous nos enfants sont morts, tu veux sauver ta fille ? Si tu ne fais pour ta fille ce que tu as ordonné pour les autres, nous te brûlerons avec ta maison.» En entendant ces mots, le roi se mit à pleurer sa fille en disant: « Malheureux que je suis! ô ma tendre fille, que faire de toi? que dire? je ne verrai donc jamais tes noces? » Et se tournant vers le peuple : « Je vous en prie, dit-il, accordez-moi huit jours de délai pour pleurer ma fille. » Le peuple y ayant consenti, revint en fureur ait bout de huit jours, et il dit au roi : « Pourquoi perds-tu le peuple pour ta fille ? Voici que nous mourons tous du souffle du dragon. » Alors le roi, voyant qu'il ne pourrait délivrer sa fille, la fit revêtir d'habits royaux et l’embrassa avec larmes en. disant : « Ah que je suis malheureux ! ma très douce. fille, de ton sein j'espérais élever des enfants de race royale, et maintenant tu vas être dévorée par le dragon. Ah ! malheureux que je suis ! ma très douce fille, j'espérais inviter des princes à tes noces, orner ton palais de pierres précieuses, entendre les instruments et les tambours, et tu vas être dévorée par le dragon. » Il l’embrassa et la laissa partir en lui disant : « O ma fille, que ne suis-je mort avant toi pour te perdre ainsi ! » Alors elle se jeta aux pieds de son père pour lui demander sa bénédiction, et le père l’ayant bénie avec larmes, elle se dirigea vers le lac. Or, saint Georges passait par hasard par là : et la voyant pleurer, il lui demanda ce qu'elle avait. » Bon jeune homme, lui répondit-elle, vite, monte sur ton cheval ; fuis, si tu neveux mourir avec moi. » N'aie pas peur, lui dit Georges, mais dis-moi, ma fille, que vas-tu faire en présence de tout ce monde? » Je vois, lui dit la fille, que tu es un bon jeune homme; ton coeur est généreux : mais pourquoi veux-tu mourir avec moi? vite, fuis! » Georges, lui dit : « Je ne m’en irai pas avant que tu ne m’aies expliqué ce que tu as. » Or, après qu'elle l’eut instruit totalement, Georges lui dit : « Ma fille, ne crains point, car au nom de J.-C., je t'aiderai. » Elle lui dit : « Bon soldat ! mais hâte-toi de te sauver, ne péris pas avec moi ! C'est assez de mourir seule; car tu ne pourrais me délivrer et nous péririons ensemble. » Alors qu'ils parlaient ainsi, voici que le dragon s'approcha en levant la tête au-dessus du lac. La jeune fille toute tremblante dit : « Fuis, mon seigneur, fuis vite. « A l’instant Georges monta sur son cheval, et se fortifiant du signe de la croix, il attaque avec audace le dragon qui avançait sur lui : il brandit sa lance avec vigueur, se recommande à Dieu, frappe le monstre avec force et l’abat par terre : « Jette, dit Georges à la fille du roi, jette ta ceinture au cou du dragon ; ne crains rien, mon enfant. » Elle le fit et le dragon la suivait comme la chienne la plus douce. Or, comme elle le conduisait dans la ville, tout le peuple témoin de cela se mit à fuir par monts et par vaux en disant : « Malheur à nous, nous allons tous périr à l’instant! » Alors saint Georges leur fit signe en disant : « Ne craignez rien, le Seigneur m’a envoyé exprès vers vous afin que je vous délivre des malheurs que, vous causait ce dragon seulement, croyez en J.-C., et que chacun de vous reçoive le baptême, et je tuerai le monstre. » Alors le roi avec tout le peuple reçut le baptême, et saint Gorges, ayant dégainé son épée, tua le dragon et ordonna de le porter hors de la ville. Quatre paires de boeufs le traînèrent hors de la cité dans une vaste plaine. Or, ce jour-là vingt mille hommes furent baptisés, sans compter les enfants et les femmes.

Quant au roi, il fit bâtir en l’honneur de la bienheureuse Marie et de saint Georges une église d'une grandeur admirable. Sous l’autel, coule une fontaine dont l’eau guérit tous les malades : et le roi offrit à saint Georges de l’argent en quantité infinie; mais le saint ne le voulut recevoir et le fit donner aux pauvres. Alors saint Georges adressa au roi quatre avis fort succincts. Ce fut d'avoir soin des églises de Dieu, d'honorer les prêtres, d'écouter avec soin l’office divin et de n'oublier jamais les pauvres. Puis après avoir embrassé le roi, il s'en alla. — Toutefois on lit en certains livres que, un dragon allait dévorer une jeune fille, Georges se munit d'une croix, attaqua le dragon et le tua. En ce temps-là, étaient empereurs Dioclétien et Maximien, et sous le président Dacien, il v eut une si violente persécution contre les chrétiens, que dans l’espace d'un mois, dix-sept mille d'entre eux reçurent la couronne du martyre. Au milieu des tourments, beaucoup de chrétiens faiblirent et sacrifièrent aux idoles. Saint Georges à cette vue fut touché au fond du coeur; il distribua tout ce qu'il possédait, quitta l’habit militaire, prit celui des chrétiens et s'élançant au milieu des martyrs, il s'écria : « Tous les dieux des gentils sont des démons; mais c'est le Seigneur qui a fait les cieux! » Le président lui dit en colère : « Qui t'a rendu si présomptueux d'oser appeler nos dieux des démons ? Dis-moi ; d'où es-tu et quel est ton nom? » Georges lui répondit : « Je m’appelle Georges, je suis d'une noble race de la Cappadoce ; j'ai vaincu la Palestine par la faveur de J.-C. mais j'ai tout quitté pour servir plus librement le Dieu du ciel. » Comme le président ne le pouvait gagner, il ordonna de le suspendre au chevalet et de déchirer chacun de ses membres avec des ongles de fer; il le fit brûler avec des torches, et frotter avec du sel ses plaies et ses entrailles qui lui sortaient du corps. La nuit suivante, le Seigneur apparut au saint, environné d'une immense lumière et il le réconforta avec douceur. Cette bonne vision et ces paroles l’affermirent au point qu'il comptait ses tourments pour rien. Dacien voyant qu'il ne pouvait, le vaincre par les  tortures, fit venir un magicien auquel il dit : « Les chrétiens, par leurs maléfices, se jouent des tourments et font peu de cas de sacrifier à nos dieux. » Le magicien lui répondit : « Si je ne réussis pas à surmonter leurs artifices, je veux perdre la tête. » Alors il composa ses maléfices, invoqua les noms de ses dieux, mêla du poison avec du vin et le donna à prendre à saint Georges. Le saint fit dessus le signe de la croix et but : mais il n'en ressentit aucun effet. Le magicien composa une dose plus forte, que le saint, après avoir fait le signe de la croix, but toute entière sans éprouver le moindre mal. A cette vue, le magicien se jeta aussitôt aux pieds de saint Georges, lui demanda pardon en pleurant d'une façon lamentable et sollicita la faveur d'être fait chrétien. Le juge le fit décapiter bientôt après. Le jour suivant, il fit étendre Georges sur une roue garnie tout autour d'épées tranchantes des deux côtés:, mais à l’instant la roue se brisa et Georges fut trouvé complètement sain. Alors le juge irrité le fit jeter dans une chaudière pleine de plomb fondu. Le saint fit le signe de la croix, y entra, mais par la vertu de Dieu, il y était ranimé comme dans un bain. Dacien, à cette vue, pensa l’amollir par des caresses, puisqu'il ne pouvait le vaincre par ses menaces : « Mon fils Georges, lui dit-il, tu vois de quelle mansuétude sont nos dieux, puisqu'ils supportent tes blasphèmes si patiemment, néanmoins, ils sont disposés à user d'indulgence envers toi, si tu veux te convertir. Fais donc; mon très cher fils, ce à quoi je t'exhorte ; abandonne tes superstitions pour sacrifier à nos dieux, afin de recevoir d'eux et de nous de grands honneurs. » Georges lui dit en souriant : « Pourquoi ne pas m’avoir parlé avec cette douceur avant de me tourmenter ? Me voici prêt à faire ce à quoi tu m’engages. » Dacien, trompé par cette concession, devient tout joie., fait annoncer par le crieur public qu'on ait à s'assembler auprès de lui pour voir Georges, si longtemps rebelle, céder enfin et sacrifier. La cité toute entière s'embellit de joie. Au moment où Georges entrait dans le temple des idoles pour sacrifier, et quand tous les assistants étaient dans l’allégresse, il se mita genoux et pria le Seigneur, pour son honneur et pour la conversion du peuple, de détruire tellement de fond en comble le temple avec ses idoles qu'il n'en restât absolument rien. A l’instant le feu du ciel, des-. tendit sur le temple, le brûla avec les dieux et leurs prêtres : la terre s'entr'ouvrit et engloutit tout ce qui en restait. C'est à cette occasion que saint Ambroise s'écrie dans la Préface du saint : « Georges très féal soldat de J.-C. confessa seul parmi les chrétiens, avec intrépidité, le Fils de Dieu, alors que la profession qu'il faisait du christianisme était protégée sous le voile du silence. Il reçut de, la grâce divine une: si grande constance qu'il méprisait les ordres d'un pouvoir tyrannique et qu'il ne redoutait point les tourments de supplices innombrables. O noble et heureux guerrier du Seigneur! que la promesse flatteuse d'un royaume temporel ne séduisit pas, mais qui, en trompant le persécuteur, précipita dans l’abîme les simulacres des fausses divinités! » (Saint Ambroise.) Dacien, en apprenant cela, se fit amener Georges auquel il dit : « Quelle a été ta malice, ô le plus méchant des hommes, d'avoir commis nu pareil crime? » Georges lui répondit : « O roi, n'en crois rien; mais viens avec moi et tu me verras encore une fois immoler. » « Je comprends ta fourberie, lui dit Dacien; car ; tu jeux me faire engloutir comme tu as fait du temple et de mes dieux. » Georges lui répliqua : « Dis-moi, misérable, tes dieux qui n'auront pu s'aider eux-mêmes, comment t'aideront-ils ? » Alors le roi outré de colère dit à Alexandrie, son épouse : « Je suis vaincu et je mourrai, car je me vois surmonté par cet homme. » Sa femme lui dit : « Bourreau et cruel tyran, ne t'ai-je pas dit trop souvent de ne pas inquiéter les chrétiens, parce que leur Dieu combattrait pour eux? Eh bien ! apprends que je veux me faire chrétienne. » Le roi stupéfait dit : « Ah! quelle douleur! serais-tu aussi séduite? » Et il la fit suspendre par les cheveux et battre très cruellement avec des fouets. Pendant son supplice, elle dit à Georges : « Georges, lumière de vérité, où penses-tu que je parvienne, puisque je n'ai pas encore été régénérée par l’eau du baptême? » « N'appréhende rien, ma fille, lui répondit le saint, le sang que tu vas répandre te servira de baptême et sera ta couronne. » Alors elle rendit son âme au Seigneur en priant. C'est ce qu'atteste saint Ambroise en disant dans la préface : C'est pourquoi la reine des Perses, qui avait été condamnée par la sentence de son cruel mari, quoiqu'elle n'eût pas reçu la grâce du baptême, mérita la palme d'un martyre glorieux aussi ne pouvons-nous douter que la rosée de son sang; ne lui ait ouvert les portes du ciel, et qu'elle n'ait mérité de posséder le royaume des cieux. » (Saint Ambr.)

Or, le jour suivant, saint Georges fut condamné à être traîné par toute la ville et à avoir la tète tranchée. Il pria alors le Seigneur de vouloir bien accorder suite à la prière de quiconque implorerait son secours; et une voix du ciel se fit entendre et lui dit qu'il serait fait comme il avait demandé. Son oraison achevée, il consomma son martyre en ayant la tête coupée, sous Dioclétien et Maximien qui régnèrent vers l’an de N.-S. 287. Or, comme Dacien revenait du lieu du supplice à son palais, le feu du ciel descendit sur lui et le consuma avec ses gardes. Grégoire de Tours raconte * que des personnes portant des reliques .de saint Georges qui avaient été hébergées dans un oratoire, ne purent ait matin mouvoir sa châsse en aucune manière, jusqu'à ce qu'ils eussent laissé là une parcelle des reliques. — On lit dans l’Histoire d'Antioche, que les chrétiens allant au siège de Jérusalem, un très beau jeune homme apparut à un prêtre et lui donna avis que saint Georges était le général des chrétiens, qu'ils eussent à porter avec eux ses reliques à Jérusalem où il serait lui-même avec eux. Et comme on assiégeait la ville et que la résistance des Sarrasins ne permettait pas de monter à l’assaut, saint Georges, revêtu d'habits blancs et armé d'une croix rouge, apparut et fit signe aux assiégeants de monter sans crainte après lui, et qu'ils se rendraient martres de la place. Animés par cette vision, les chrétiens furent vainqueurs et massacrèrent les Sarrasins.

* De gloria martyrum, cap. CI.

**Cette légende se compose d'une première vie de saint Georges que J. de Voragine reconnaît apocryphe. La seconde lui paraît meilleure. Papebroch a donné les actes de ce saint et il les a longuement et savamment discutés. Tous les martyrologes s'accordent à attribuer au culte de saint Georges une grande importance. Fortunat (liv. II, carm. XV) raconte les différents supplices que le saint, eut à souffrir.


La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci

Source : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/060.htm

Saint Georges

Historique

A propos de saint Georges que les Orientaux appellent le grand martyr, on peut dire, avec certitude, qu’il fut martyrisé à Lydda (ou Diospolis, l’actuelle Lod), en Palestine où son culte est attesté depuis les temps les plus reculés. Les traditions veulent que son père, Gérontius, qui adorait les idoles, vînt d’Arménie en Cappadoce où naquit Georges (on dit que ce fut en 280) ; elles ajoutent que sa mère, Polychronia, qui était chrétienne à l’insu de son mari, instruisit Georges des vérités de la religion. Georges, disent-elles encore, fut baptisé dès sa jeunesse et s’employa à combattre le culte des idoles : il brisait les idoles dans les temples, tuait leurs prêtres et distribuait aux pauvres d’abondantes aumônes. La Légende dorée, de Jacques de Voragine, montre saint Georges détruisant un dragon qui désolait la province de Libye nommée Silène : « Près de Silène, ville de Lybie, habitait dans un vaste étang un dragon effroyable, auquel les habitants offraient chaque jour deux brebis ; les brebis ne suffisant plus, il fallut livrer une créature humaine. Le jour où Georges parut dans la ville, le sort avait désigné pour victime la fille unique du roi. Pour la délivrer, Georges, monté sur son cheval, blessa le monstre de sa lance : il ordonna ensuite à la jeune fille d’entourer le cou du dragon avec sa ceinture et de l’emmener à la ville : là, il fit promettre aux habitants qu’ils se feraient baptiser et il tua le monstre. Alors le roi et son peuple témoins du prodige reçurent le baptême. »

Cappadocien noble et riche, tribun de l’armée impériale, Georges parut devant le tribunal que l’empereur Dioclétien, assisté de Magnentius, tenait, en présence du Sénat et de l’armée, pour exterminer le christianisme et rétablir le culte des idoles. Georges ayant confessé sa foi au Christ, Magnentius l’interrogea et Dioclétien l’exhorta à offrir un sacrifice aux dieux ; sur le refus de Georges, Dioclétien le fit cruellement frapper et ordonna qu’on l’enfermât avec une énorme pierre sur la poitrine. Le lendemain, Georges fut torturé mais un ange vint guérir ses blessures et le délivrer. Georges revint devant l’Empereur qui offrait un sacrifice à Apollon ; de nouveau saisi, il convertit deux stralétates qui furent immédiatement condamnés à mort ; l’impératrice Alexandra se déclara chrétienne et se retira du palais. Georges fut jeté dans une fosse remplie de chaux vive dont il sortit sain et sauf trois jours plus tard. Condamné à marcher avec des chaussures garnies de pointes rougies au feu, il fut de nouveau guéri miraculeusement de ses blessures ; une séries de supplices, chacun miraculeusement guéris, se succédèrent jusqu’à ce que Dioclétien ordonnât la décapitation de Georges (on dit que ce fut le 23 avril 303).

Le corps du martyr fut inhumé à Lydda où chrétiens et musulmans croient qu’il se trouve encore, dans une crypte, sous l’autel. Dès le IV° siècle, en Syrie, on dédia des églises à saint Georges (Eaccœa, Zorava, Nahita) qui eut un monastère à Jérusalem et un autre à Jéricho ; en Egypte, il patronna quarante églises et trois monastères ; à Contantinople, Contantin fit élever une église à la mémoire de saint Georges dont il y eut aussi des sanctuaires à Mytilène, à Bizana, à Thessalonique et Athènes, tandis qu’à Chypre, on en comptait plus de soixante. Saint Georges étant un des protecteurs des milices de Byzance, son culte arriva en Italie par la Sicile (Palerme et Naples) et par Ravenne où il est attesté dès le VI° siècle, ainsi qu’à Ferrare. Clovis fit élever un monastère en l’honneur de saint Georges dont saint Germain de Paris (mort en 576) avait propagé le culte. Il semble que culte de saint Georges fut établi à Rome sous Léon II (682) qui construisit une église en l’honneur des saints Sébastien et Georges ; saint Georges prévalut, sous le pape Zacharie (vers 650), quand on y transporta le chef de saint Georges. Selon Venance Fortunat, il existait, à Mayence, une basilique dédiée à saint Georges.


Les autres Sts Georges

Dans l'hagiographie chrétienne, les saints Georges ne manquent guère que l'on peut citer si, par cas, on ne voulait plus la protection de ce prestigieux soldat vainqueur d'un dragon et mis à mort pour la foi, dont le culte est attesté à Lydda (Lod) depuis la fin du IV° siècle : le confesseur de la foi saint Georges, évêque d'Antioche de Pisidie au VIII° siècle que l'on fête au 19 avril ; le savant moine et diacre palestinien saint Georges martyrisé par les musulmans, à Cordoue, en 852, que l'on fête le 27 juillet ; le saint évêque Georges de Lodève, au IX° siècle, que l'on fête le 9 novembre ; le saint prêtre Georges de Périgueux, compagnon de saint Front, que l'on fête au 25 octobre ; le saint évêque Georges, fondateur du diocèse du Puy-en-Velay, que l'on fête le 10 novembre ; le trente-cinquième évêque de Vienne, au VII° siècle, que l'on fête le 2 novembre ; un saint évêque d'Amastris, mort en 806, que l'on fête au 21 février ; un martyr d'Andrinople, vers 838, que l'on fête au 22 janvier ; un patriarche de Constantinople, mort en 686, que l'on fête au 18 août ; un martyr à Gaza, en 638, que l'on fête au 17 décembre ; Georges Girauld, en religion le P. Séverin, un des martyrs du 2 septembre 1792, en même temps que Georges-Jérôme Giroust ; saint Georges Limniote, moine martyrisé vers 730, que l'on fête le 24 août ; un évêque de Mitylène, mort en 816, que le fête le 7 avril ; un ermite du Péloponnèse, au VI° siècle, que l'on fête le 4 avril ; Georges Swallowel martyrisé à Durham, en 1594, que l'on fête le 24 juillet ; Georges Napper, martyrisé à Oxford, en 1610, que l'on fête le 9 novembre ; un saint évêque de Suelli, mort en 1117, que l'on fête le 23 avril. Il n'en reste pas moins que saint Georges de Lydda, celui que les orientaux appellent le grand martyr, est assurément le plus célèbre de tous et sans doute le plus honoré, encore que le moins connu.

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/04/23.php


St Georges, martyr

Le Hiéronymien annonce sa passion le 25 avril, et les coptes célèbrent la fête le 18 aril. Les Byzantins le commémorent le 23.

C’est ce jour là que St Georges est fêté à Rome depuis que Léon II (682-683) lui dédia une basilique au Vélabre. Sa fête est attestée dans les livres liturgiques du VIIIe siècle.


Leçons des Matines avant 1960

De l’Épître de saint Cyprien, Évêque et Martyr, aux Martyrs et aux Confesseurs.

Quatrième leçon. Comment célébrer, dignement vos louanges, ô très courageux Martyrs ? Quels accents d’éloquence donner à ma voix, pour relever la force de votre cœur et la persévérance de votre foi ? Vous avez supporté les plus cruelles tortures, jusqu’à la consommation de votre gloire. Vous n’avez pas cédé aux supplices ; mais les supplices plutôt vous ont cédé. La fin de vos douleurs, ce ne sont pas les tortures qui vous l’ont donnée : ce sont vos couronnes. Si le carnage des persécuteurs a duré longtemps, il n’a pu néanmoins renverser une foi toujours debout ; il n’a fait qu’envoyer plus rapidement à Dieu les hommes de Dieu.

Cinquième leçon. La multitude des spectateurs a contemplé avec admiration ce combat céleste, combat divin, combat spirituel, lutte pour le Christ ! On a vu les serviteurs de Jésus-Christ demeurer fermes, la parole libre, l’esprit pur, forts d’une vertu divine, livrés sans défense aux traits de ce monde ; mais revêtus des armes d’une foi ardente. Les victimes torturées se sont montrées plus fortes que les bourreaux qui les torturaient, leurs membres frappés et déchirés triomphaient des ongles de fer qui les frappaient et les déchiraient. Les coups redoublés n’ont pu surmonter la constance invincible de leur foi ; cependant, leur chair était tellement en lambeaux que, dans ces serviteurs de Dieu, il ne restait plus de membres à tourmenter, le bourreau n’atteignait que des plaies. Un sang glorieux ruisselait pour éteindre l’incendie de la persécution, en même temps qu’il calmait les ardeurs de la flamme consumant les Martyrs.

Sixième leçon. Oh ! Quel spectacle aux yeux du Seigneur ! Qu’il fut sublime, qu’il fut grand, qu’il fut agréable à Dieu, par la constance des soldats enrôlés dans sa milice et dévoués à le servir. Comme le Saint-Esprit nous le dit et nous l’enseigne lui-même dans les psaumes : « Précieuse en la présence du Seigneur est la mort des justes ». Vraiment précieuse cette mort, qui achète l’immortalité au prix du sang répandu, qui acquiert la couronne par la perfection de la vertu. Oh ! que Jésus-Christ en a reçu de joie, combien volontiers dans de tels hommes, ses serviteurs, il a Lui-même combattu et triomphé ; Lui, le Protecteur ^de la foi, Lui qui donne à ceux qui croient en Lui en proportion de leur confiance. Il a assisté à leur combat. Il a soutenu, fortifié, encouragé ses guerriers et ceux qui revendiquaient ainsi l’honneur de confesser son Nom. Celui qui pour nous a une fois vaincu la mort, c’est Celui qui en est toujours victorieux en nous.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Couvert de sa brillante armure, monté sur son coursier rapide, et perçant de sa lance le dragon, George se montre aujourd’hui sur le Cycle, comme le valeureux champion du Christ ressuscité. L’Église d’Orient, qui ne l’appelle que le grand Martyr, a transmis de bonne heure son culte à l’Église d’Occident, et la chevalerie chrétienne l’a aimé et honoré comme l’un de ses plus chers patrons. Son martyre eut lieu en ces jours de la Pâque, afin qu’il apparût aux fidèles comme le gardien du glorieux sépulcre, de même qu’Etienne, le Protomartyr, veille auprès du berceau de l’Enfant-Dieu.

L’Église Romaine n’a pas de Légende sur saint George dans son Office. La raison de cette dérogation à l’usage ordinaire est fondée sur une particularité qui remonte jusqu’au Ve siècle. En 496, dans un célèbre concile tenu à Rome, le pape saint Gélase donnant le catalogue des livres que les fidèles pouvaient lire sans danger et avec profit, et de ceux qu’ils devaient éviter, signale parmi ces derniers certains Actes de saint George, comme rédigés par un écrivain hérétique et inepte, et défend d’en faire usage. Il existait cependant d’autres Actes du saint Martyr en Orient, totalement différents de ceux qui avaient eu cours à Rome, mais on ne les connaissait pas dans cette ville. Le culte de saint George ne souffrit en rien dans la ville sainte de ce manque d’une Légende véridique. Une Église stationnale, Titre cardinalice, s’y éleva dès les premiers siècles, et subsiste encore sous le vocable de Saint-George-au-Voile-d’or ; mais la Liturgie a continué de porter la trace de la sainte sévérité du canon de Gélase, par l’omission du récit de la vie du Martyr dans son Office.

Les Bollandistes ont eu entre les mains plusieurs copies des Actes proscrits, qu’ils ont trouvés en effet remplis de détails absurdes ; mais ils se sont gardés de les reproduire. Le P. Papebrock a donné en place les véritables Actes, écrits en grec, cités par saint André de Crète, et dans lesquels se développe l’admirable caractère de saint George, qui exerça un haut emploi militaire dans les armées romaines, sous l’empire de Dioclétien. Il fut une des premières victimes de la grande persécution, et souffrit à Nicomédie. Son courage fit une telle impression sur Alexandra, femme de Dioclétien, que cette princesse se déclara chrétienne, et mérita départager la couronne du saint guerrier.

Le culte de saint George s’introduisit de bonne heure dans les Gaules. On en trouve les traces dans Grégoire de Tours, en divers endroits de ses écrits. Sainte Clotilde avait une dévotion spéciale au saint Martyr, et lui dédia l’église de sa chère abbaye de Chelles. Mais ce culte prit son plus grand essor à l’époque des Croisades, lorsque nos chevaliers furent témoins de la vénération des peuples de l’Orient envers saint George, et qu’ils entendirent raconter les merveilles de sa protection dans les combats. Les historiens byzantins en rapportent plus d’un trait remarquable, et les croisés à leur tour ne tardèrent pas à éprouver les effets de la confiance qu’ils avaient placée dans le secours de ce puissant conducteur des armées chrétiennes. La république de Gênes se mit sous son patronage, et celle de Venise l’honora, après saint Marc, comme son protecteur spécial. Mais aucune province du monde catholique ne surpassa l’Angleterre dans les hommages rendus à saint George. Non seulement un concile national, tenu à Oxford, en 1222, ordonna que la fête du grand Martyr serait célébrée comme de précepte dans toute l’Angleterre ; non seulement le culte du vaillant soldat du Christ fut professé dans la grande île britannique par les premiers rois normands ; mais on est en mesure de soutenir, d’après les monuments antérieurs à l’invasion de Guillaume le Conquérant, que la vénération particulière delà nation anglaise envers saint George lui était déférée, dès les IXe et Xe siècles, comme à un protecteur particulier. Édouard III ne fit qu’exprimer le sentiment pieux de sa nation envers le céleste guerrier, lorsqu’il plaça sous son patronage révéré l’Ordre insigne de la Jarretière qu’il institua en 1330. Nous devons aussi mentionner l’Ordre militaire de Saint-George que Frédéric III établit pour l’Allemagne en 1468.

Saint George est représenté terrassant un dragon, et délivrant par cet acte de bravoure une princesse que le monstre allait dévorer. Cette scène, dont l’art catholique a su tirer un grand parti, est purement symbolique, et dérive des monuments de l’iconographie byzantine. Elle signifie la victoire que saint George a remportée sur le démon par sa généreuse confession ; la princesse figure Alexandre, que la constance du Martyr conquit à la loi. Ni les Actes de saint George, ni les Hymnes de la liturgie grecque, ne disent un mot du dragon qu’aurait eu à combattre le saint Martyr, ni de la princesse qu’il aurait eu à délivrer d’un péril temporel. Cette fable n’a eu cours que dans l’Occident, à partir du XIVe siècle, et sa source est dans l’interprétation trop matérielle des types consacrés à saint George par les Grecs, et qui s’introduisirent dans nos églises à l’issue des Croisades.

Honorons le sublime athlète du Christ, en répétant à sa gloire quelques-unes des strophes que l’Église grecque lui consacre dans ses Menées.

(DIE XXIII APRILIS.)

Fidèle ami du Christ, prince de ses athlètes, splendide flambeau de la terre, astre brillant entre tous, protecteur vigilant de ceux qui t’honorent, ô George, ô Martyr, aie-nous sous ta garde.

Nous célébrons aujourd’hui les combats dans lesquels tu as détruit les vaines idoles, et réduit à néant l’erreur propagée par les démons, o George, glorieux Martyr du Christ !

Tu es entré dans les rangs de l’armée céleste, bienheureux George ! tu contemples maintenant la divine essence, autant qu’il est possible à la créature : daigne nous protéger, nous tous qui te vénérons avec foi.

George, le grand guerrier, a aimé avec ardeur le Christ-Roi qui a donné sa vie pour le salut du monde : il s’est empressé de mourir pour lui ; enflammé d’un zèle divin, il s’est livré lui-même. Célébrons-le donc avec foi dans nos cantiques comme notre ardent défenseur, comme le glorieux serviteur du Christ, le fidèle imitateur de son Maître, le constant intercesseur auprès de Dieu, afin qu’il obtienne à tous la rémission et le pardon des péchés.

L’armée des Anges elle-même admire tes exploits, ô prince de la milice, le Roi des Anges, satisfait de ton courage, a désiré embellir son palais de ta présence, ô Martyr ! et il est allé jusqu’à t’associer pour jamais à son royaume.

Imitateur de ton Seigneur, tu t’es élance spontanément dans les combats, ô Martyr ! A ton retour victorieux, tu as mérité d’être proclamé le champion de l’Église du Christ ; garde-la et défends-la toujours par ta protection.

Comme un invincible martyr, comme un soldat couronne, comme un vaillant défenseur de la foi, sois maintenant comme une citadelle inébranlable pour tous ceux qui célèbrent tes louanges, ô George plein de sagesse ; protège-les en tous lieux de ton intercession.

Le front ceint d’une brillante couronne, honoré du diadème royal et du sceptre, couvert de la pourpre éclatante de ton sang, heureux Martyr, tu règnes maintenant dans les cieux avec le Roi des armées angéliques.

Accourez tous, ô fidèles, pour célébrer par vos cantiques la splendide et glorieuse résurrection du Seigneur ; fêtons en même temps la mémoire solennelle de George le Martyr ; couronnons-le des fleurs du printemps comme un athlète insurmontable, et méritons d’être, par ses prières, affranchis de nos tribulations et de nos péchés.

Le printemps est venu, livrons-nous aux transports de la joie ; la résurrection du Christ a lui sur nous, tressaillons d’allégresse ; la fête du martyr George couronné pour sa bravoure apparaît aujourd’hui pour réjouir les fidèles ; nous tous qui aimons cette solennité, célébrons-la par des chants mystiques. Comme un vaillant soldat, George a déployé contre les tyrans un mâle courage, et ils ont été couverts de confusion. Imitateur des souffrances de Jésus-Christ notre Sauveur, il n’a pas eu pitié du vase d’argile de son corps, et le livrant aux tortures, comme s’il était d’airain, il l’a transformé. Chantons donc à sa gloire : O Martyr entré en possession de la récompense, supplie le Seigneur de sauver nos âmes.

O George ! Vous êtes l’honneur de la milice chrétienne. Le service du prince temporel ne vous a pas fait oublier ce que vous deviez au Roi du ciel. Votre sang généreux a coulé pour la foi du Christ, et en retour le Christ vous a établi chef et conducteur des armées chrétiennes. Soyez leur appui devant les bataillons ennemis, et assurez la victoire aux défenseurs de la cause juste. Protégez-les sous les plis de votre étendard, couvrez-les de votre bouclier, et répandez la terreur devant eux. Le Seigneur est le Dieu des armées, et la guerre entre souvent dans les plans de sa Providence, tantôt dans un but de justice, tantôt dans des vues de miséricorde. Chefs et soldats ont besoin de l’appui céleste. En faisant la guerre, ils semblent souvent faire l’œuvre de l’homme, tandis qu’ils font en réalité l’œuvre de Dieu. C’est pour cette raison qu’ils sont plus accessibles que les autres hommes aux sentiments généreux, que leur cœur est plus religieux. Le sacrifice, le péril, les élèvent au-dessus d’eux-mêmes : aussi les soldats occupent-ils une large place dans les fastes des Martyrs. Veillez en particulier sur la milice française, ô George ! Rendez-la aussi chrétienne qu’elle est valeureuse ; nous savons que ce n’est pas en vainque les hommes de guerre ont espéré en vous.

Mais, ô puissant guerrier, la milice temporelle n’est pas la seule qui s’exerce ici-bas : il en est une autre dans laquelle sont enrôlés tous les fidèles du Christ ! Le grand Paul, parlant de nous tous, a dit « qu’il n’y aura de couronnés que ceux qui auront légitimement combattu [1] ». Nous avons donc à compter sur la lutte en ce monde, si nous écoutons les exhortations que nous adresse le même Apôtre : « Couvrez-vous, » nous dit-il, « de l’armure de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les embûches du diable. Ayez pour ceinture la vérité, pour cuirasse la justice, pour chaussure la résolution de marcher dans la voie de l’Évangile, pour bouclier la foi, pour casque l’espérance du salut, pour glaive enfin la parole de Dieu [2]. » Nous sommes donc des guerrier ! comme vous, ô George ! Notre divin Chef ressuscité veut, avant de monter au ciel, passer en revue son armée ; présentez-nous à lui. Il nous a admis dans les rangs de sa garde malgré nos infidélités passées ; c’est à nous maintenant de nous rendre dignes d’un tel honneur. Nous possédons le gagé de la victoire dans le divin aliment pascal : comment pourrions-nous nous laisser vaincre ? Veillez sur nous, vaillant guerrier ! Que vos prières nous aident, pendant que vos exemples nous encourageront à marcher comme vous contre le dragon infernal Chaque pièce de notre armure lui est redoutable ; c’est Jésus lui-même qui l’a préparée pour nous, et qui l’a trempée dans son sang : tortillez notre courage, afin que nous puissions, comme vous, la lui présenter entière, au jour où il nous invitera à son repos éternel.

La chrétienté tout entière a besoin, ô George ! Que vous vous souveniez des hommages qu’elle vous prodiguait autrefois L’antique piété envers vous s’est, hélas refroidie, et pour beaucoup de chrétiens votre fête passe inaperçue. Ne vous irritez pas, ô saint Martyr ; imitez votre Maine qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants ; ayez pitié de ce monde au sein duquel l’erreur a été semée, et qui s’agite en ce moment dans des convulsions si terribles. Considérez avec compassion votre Angleterre que le dragon infernal a séduite, et qu’il fait servir à ses noirs desseins contre le Seigneur et contre son Christ. Armé de la lance avec laquelle vous l’avez autrefois terrassé, courez sur le monstre et affranchissez enfin l’Ile des Saints de son joug ignominieux. Au ciel, les ancêtres vous le demandent, ô puissant guerrier ! Sur la terre, leurs derniers et rares neveux vous en supplient. C’est au nom de Jésus ressuscité que nous vous conjurons tous d’aider a la résurrection d’un peuple qui fut le vôtre.

[1] II Tim. II, 5.

[2] Eph VI, 13-17.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station au titre « de Belabru ».

Aujourd’hui, ce n’est pas un Saint romain, mais un martyr oriental qui, avec sa palme et sa couronne, vient rendre plus splendide le triomphe du Rédempteur ressuscité des morts. Le culte de saint Georges a l’Orient pour patrie, mais il fut importé à Rome durant la première période byzantine.

La légende a entouré de ses voiles l’histoire du Mégalomartyr, qui aurait appartenu, croit-on, à la cité de Lydda ou Diospolis de Palestine, où, en 303, il aurait trouvé la mort pour avoir lacéré les édits de persécution contre les chrétiens. Dès que Constantin eut vaincu le païen Licinius, saint Georges fut partout célébré en Orient comme le défenseur armé de l’Église, son tropaiophóros, c’est-à-dire celui qui porte le trophée de la victoire remportée contre l’ennemi, comme saint Laurent et saint Sébastien à Rome. Non seulement le culte de saint Georges remplit cette immense région qui aujourd’hui encore prend de lui son nom, la Géorgie, mais il pénétra dans les liturgies éthiopiques, coptes, syriaques et latines. En Europe, saint Georges devint l’un des saints les plus populaires au moyen âge, et l’Angleterre le vénère encore comme son céleste patron.

A Rome, dès le haut moyen âge, on éleva des églises et des autels en l’honneur de saint Georges, au Vatican, près du mausolée d’Auguste, au Vélabre et ailleurs.

Quand, au VIe siècle, Bélisaire restaura les murs de Rome, il plaça sur la porte Saint-Sébastien une inscription où la protection de ce lieu était confiée aux martyrs orientaux Conon et Georges :

Toutefois le sanctuaire le plus fameux, où le peuple de Rome venait plus volontiers implorer le patronage du Mégalomartyr, fut toujours, durant tout le moyen âge, la basilica Sancti Georgii in Velabro ; c’est pourquoi Grégoire II y institua la messe stationnale le jeudi de la Quinquagésime. Les origines de cette basilique semblent antérieures au Ve siècle, car, dans une inscription de 482, il est déjà question d’un lector de Belabru. Toutefois, sa dédicace définitive aux martyrs soldats, Georges et Sébastien, date seulement du temps de Léon II (682-683).

La messe est celle des Martyrs au temps pascal, à l’exception des collectes et de l’épître ; celle-ci est empruntée à la messe Laetabitur.

Le Sacramentaire Léonien contient lui aussi la messe de saint Georges avec les collectes et la préface propres.

La prière suivante est intéressante, parce qu’elle nous atteste qu’au moins dès le Ve siècle, à Rome, la fête de saint Georges comportait la « station » : Adspice nos, Domine, precibus exoratus venerandi Martyris tui Georgii ; tua miseratione concedens, ut sicut nobis eius passio contulit hodiernum in tua virtute conventum, ita suffragetur et meritum.

Durant la période byzantine, où, à Rome, les lectures se succédaient en grec et en latin, le passage de l’Évangile lu en ce jour — semblable à celui du 14 avril — où Jésus se compare lui-même à une vigne et son Père à l’agriculteur (geôrgós), rappelait fort gracieusement le nom du martyr éponyme de la fête.

Dans quelques textes du Grégorien, nous trouvons cette autre collecte : Beati Georgii martyris tui, Domine, suffragiis exoratus, perctepta Sacramenti tui virtute defende. Per Dominum.

Aucun état, aucune condition, n’est loin de Dieu et du paradis. Aussi, à l’école de la perfection chrétienne, peut-on fort bien passer de la caserne au martyre, du service des armes aux honneurs des autels, car la vertu est indépendante des circonstances extérieures de la vie sociale. Celui-là est saint, qui sert Dieu avec perfection dans l’état où la Providence divine l’a placé.


Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Soyons des chevaliers comme Saint Georges dans le combat contre le Dragon.

Saint Georges, le beau chevalier à l’armure éclatante, monté sur son cheval de guerre et transperçant le dragon, est une figure populaire entourée de légendes. Ce qu’il y a d’historique dans la vie de ce saint est ce qui suit : Le Cappadocien Georges, officier de haut grade, subit le martyre avec d’autres chrétiens pendant la persécution de Dioclétien, vers 303. Il mourut en Palestine, probablement à Diospolis. L’Église d’Orient l’appelle le grand martyr. De très bonne heure, son culte fut transporté dans l’Église d’Occident. La chevalerie chrétienne l’a honoré comme un de ses plus grands patrons. L’Église romaine lui dédia, dès les premiers siècles, une station sous le titre « Saint Georges in Velabro » (jeudi après le mercredi des Cendres). Le bréviaire romain ne contient pas de biographie du saint car le pape saint Gélase défendit, en 496, de lire ses Actes apocryphes. Le martyrologe dit : « La naissance (céleste) de saint Georges, dont l’Église honore le triomphe particulièrement glorieux parmi ceux de tous les martyrs.

La messe (Protexisti). — La messe est du commun des martyrs pendant le temps pascal. Seule, l’Épître est prise d’un autre commun. Dans cette Épître, le saint héros nous parle de ses efforts pour prêcher l’Évangile du Seigneur ressuscité pour lequel il a souffert « jusqu’aux chaînes » (c’est une véritable Épître pascale). Il nous dit qu’il a aussi enduré son martyre à cause de nous « afin que nous recevions le salut dans le Christ Jésus ». Cette pensée nous montre le culte des saints dans une autre lumière. Les saints souffrent aussi pour nous. Saint Georges conclut en nous exhortant à l’imiter : « Tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ souffriront la persécution ». L’Évangile nous rapporte la parabole de la vigne. Pourquoi cela ? Il peut se faire que ce choix ait été dû d’abord à un motif extérieur. Dans l’antiquité, on prenait, pendant le temps pascal, la dernière partie de l’Évangile de saint Jean dont on faisait la lecture à la suite. C’est ce qui explique sans doute la présence de cette péricope dans notre messe (cf. les Évangiles des dimanches après Pâques, celui de la fête de saint Philippe et saint Jacques). Cependant, un œil exercé trouvera une relation intime entre le martyre et l’image de la vigne : Le Christ, le Roi des martyrs, est le cep de vigne élevé sur la Croix ; les martyrs sont les raisins mûrs de cette vigne qui pendent de la Croix. Le vin eucharistique a jailli sous le pressoir de la souffrance et ce vin fut la boisson enivrante qui donna force et courage aux martyrs. Ces trois notions : Croix, Eucharistie et martyre, sont tellement unies dans l’esprit de la primitive Église que l’une d’entre elles évoque immédiatement les autres. C’est pourquoi, depuis les temps les plus reculés, on nomme deux fois les martyrs au Canon de la messe. Notre Évangile est en quelque sorte une illustration du Canon : le Christ, la vigne divine qui s’appuie à la Croix, le Christ qui est en même temps l’arbre de vie du Paradis ; les martyrs qui sont les raisins suspendus à cette vigne. Les martyrs ont réalisé la parabole. Ils sont « demeurés dans le Christ et ont porté beaucoup de fruit » en méritant a couronne du martyre. Nous aussi, nous sommes les sarments de la vigne divine qui est le Christ et, justement maintenant, à la messe, la sève vitale de la vigne doit couler dans les sarments afin qu’ils portent « beaucoup de fruit ». C’est par la vigne divine que nous sommes unis avec le saint martyr ; c’est précisément à la messe que doit se réaliser la communion des saints qui est une « communauté de souffrance et de consolation ». C’est ainsi que nous comprenons, à la lumière de la primitive Église, la parabole de la vigne. Le cardinal Schuster fait remarquer que le mot qui veut dire vigneron en grec est Géorgos et que, par conséquent, à la période byzantine, quand les lectures étaient faites dans les deux langues, on entendait le nom de Georges dans l’Évangile. De nouveau, le royaume de Dieu au ciel et sur la terre loue et « confesse » les merveilles de la vigne divine (Off.). A la communion, nous voyons le saint s’asseoir avec joie au banquet céleste et, sur la terre, nous prenons part à sa joie à la table eucharistique. Le psaume 63 a commencé la messe et il l’achève. Remarquons encore que la plupart des chants nomment le saint au singulier.

Le martyre. — Les matines contiennent un beau passage d’une lettre de saint Cyprien sur les martyrs : « Par quelles louanges dois-je vous célébrer, valeureux martyrs ? Par quel éloge exalter la force de votre cœur et la persévérance de votre foi ? Jusqu’à la consommation glorieuse vous avez subi de très durs tourments. Vous n’avez pas reculé devant les supplices, ce sont plutôt les supplices qui ont reculé devant vous. Les instruments de supplice ne pouvaient mettre fin à vos douleurs ; les couronnes célestes y ont mis fin. Les tortures du chevalet ont duré longtemps, non pas pour ébranler votre foi, mais pour conduire plus tôt à Dieu les hommes de Dieu. La foule des assistants vit avec admiration le combat céleste, le combat de Dieu, le combat spirituel, le combat pour le Christ. Elle vit les serviteurs de Dieu garder leur voix libre et leur cœur sans défaillance par la force divine ; ils étaient -dépourvus d’armes séculières, mais munis des armes de la foi ardente. Torturés, ils étaient plus forts que leurs bourreaux. De ceux qui les frappaient et les déchiraient avec des ongles de fer, leurs membres frappés et déchirés triomphèrent. Leur foi invincible ne put être vaincue par les coups répétés, alors même qu’on leur arrachait les entrailles et qu’on torturait non plus les corps des serviteurs de Dieu, mais leurs blessures. Leur sang coulait, ce sang capable d’éteindre l’incendie des persécutions et d’assoupir les flammes de l’enfer par sa rosée glorieuse. Quel spectacle ce fut pour le Seigneur, quel spectacle sublime et grandiose ! Dieu l’accepta comme le serment de fidélité de son soldat. C’est écrit dans les psaumes quand le Saint-Esprit nous exhorte et nous avertit en nous disant : « Précieuse est aux yeux du Seigneur la mort de ses justes ». Elle est précieuse la mort de celui qui a acheté l’immortalité au prix de son sang ; cette mort a reçu la couronne après la consommation d’une vie vertueuse. Combien le Christ s’est réjoui alors ; avec quelle joie il a combattu pour de tels serviteurs ! Le Christ assistait au combat livré pour lui, il excitait les combattants et les confesseurs de son nom, il les fortifiait et les encourageait. Et celui qui pour nous a vaincu une fois la mort en triomphe toujours en nous ».

SOURCE : http://www.introibo.fr/23-04-St-Georges-martyr#nh1


Georges

† 303
 
Ce qui est certain, dans la vie de cet illustre soldat, c’est qu’il fut martyrisé à Lydda en Palestine (ou non loin de cette ville).

Ce qui le semble moins, c’est tout ce qu’on trouve dans divers manuscrits postérieurs, remontant à une tradition ancienne dont on n’a malheureusement pas de témoignages sûrs.

A partir de là, tout sera dit au conditionnel.

Georges serait le fils de Gerontius, un idolâtre, et de Polychronia, une chrétienne. Le père était d’origine cappadocienne (Turquie centrale actuelle) et vivait en Arménie.

On a dit que le nom de Georgius serait à l’origine du nom de la Géorgie, mais cette étymologie est aujourd’hui réfutée au profit d’une autre, qui prétend que le nom vient du grec, georgia, agriculture.
Georgius donc, fut dès sa jeunesse animé d’un grand zèle pour la religion chrétienne, et n’hésitait pas à détruire les temples païens, à en abattre les statues, même à tuer les prêtres païens, tout en se «rachetant» par d’abondantes aumônes aux pauvres.

La Légende dorée de Giacomo de Voragine ajoute que Georgius aurait abattu un monstre dans la province de Libye, délivrant ainsi la fille du roi qui devait être livrée à la bête et provoquant la conversion de toute la population. On a pu attribuer cette victoire au grand soldat par imitation du combat entre saint Michel et le Dragon infernal, ou par allégorie de la victoire du Bien sur le Mal, de la Foi sur le Péché, avec ces deux différences que l’archange saint Michel porte des ailes et n’a pas besoin de cheval pour se déplacer.

Georgius aurait été tribun dans l’armée impériale. Au moment où l’empereur Dioclétien se préparait à exterminer la religion chrétienne, Georgius aurait été sommé de sacrifier aux dieux païens, et cela se passait à Lydda, en Palestine.

Sur son refus, il subit alors une série de tortures : flagellation avec lanières de cuir garnies de petits plombs, écrasement de la poitrine avec une lourde pierre, déchirures sur tout le corps, qu’un ange vint miraculeusement guérir. 

Georgius se présenta à nouveau devant l’empereur, provoquant la conversion de deux chefs de l’armée et de l’impératrice elle-même. Jeté pendant trois jours dans une fosse remplie de chaux vive, il en sortit indemne ; obligé de marcher avec des chaussures garnies de pointes rougies au feu, il en fut encore une fois guéri miraculeusement.

Dioclétien, changeant de tactique, chercha à l’amadouer, et Georgius feignit d’être convaincu ; mais conduit au temple païen, il renversa les idoles d’un seul signe de croix.

A ce point, la sentence impériale fut irrémédiable et définitive : Georgius fut décapité.

Saint Georges bénéficia d’un culte extraordinaire dans tout l’Orient, puis en Occident. La seule Egypte avait une quarantaine d’églises consacrées à lui. Il y a à Rome une église Saint-Georges-in-Velabro, dont on ignore l’origine. 

Lors des croisades, l’invocation à saint Georges et à saint Demetrius était habituelle : on leur attribua la reprise de Jérusalem.

En Angleterre, un concile tenu à Oxford en 1222 ordonne que la fête de saint Georges soit une fête d’obligation. L’Ordre de la Jarretière était à l’origine l’ordre des Chevaliers de saint Georges. La célébration de la fête de saint Georges devait avoir la même solennité que celle de Noël, et les Protestants conservèrent cette fête dans leur calendrier. En Angleterre, Georges ne porte pas d’s.

Cette fête est traditionnellement au 23 avril. La fête, un moment retirée du calendrier romain, y fut remise récemment.

Il est trop long d’énumérer tous les pays, tous les mouvements et associations qui se réclament de saint Georges. En voici quelques-uns : 

Les pays : Géorgie, Ethiopie, Angleterre, Serbie, Espagne (Aragon et Catalogne), Russie, Grèce. La Croix de saint Georges figure sur le drapeau anglais, et sur les armoiries de Russie.

Les villes : Beyrouth, Gênes, Venise, Barcelone, Rio de Janeiro.

Les ordres : Ordre du Temple, ordre Teutonique.

Les associations : l’armée blindée française, l’armée bulgare, les gendarmes à cheval belges, certains Scouts.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/page/385


St. George

Martyr, patron of England, suffered at or near Lydda, also known as Diospolis, in Palestine, probably before the time of Constantine. According to the very careful investigation of the whole question recently instituted by Father Delehaye, the Bollandist, in the light of modern sources of information, the above statement sums up all that can safely be affirmed about St. George, despite his early cultus and pre-eminent renown both inEast and West (see Delehaye, "Saints Militaires", 1909, pp. 45-76).


Earlier studies of the subject have generally been based upon an attempt to determine which of the various sets of legendary "Acts" was most likely to preserve traces of a primitive and authentic record. Delehaye rightly points out that the earliest narrative known to us, even though fragments of it may be read in a palimpsest of the fifth century, is full beyond belief of extravagances and of quite incredible marvels. Three times is George put to death—chopped into small pieces, buried deep in the earth and consumed by fire—but each time he is resuscitated by the power of God. Besides this we have dead men brought to life to bebaptized, wholesale conversions, including that of "the Empress Alexandra", armies and idols destroyed instantaneously, beams of timber suddenly bursting into leaf, and finally milk flowing instead of blood from the martyr's severed head. There is, it is true, a mitigated form of the story, which the older Bollandists have in a measure taken under their protection (see Act. SS., 23 Ap., no. 159). But even this abounds both in marvels and in historical contradictions, while modern critics, like Amelineau and Delehaye, though approaching the question from very different standpoints, are agreed in thinking that this mitigated version has been derived from the more extravagant by a process of elimination and rationalization, not vice versa.Remembering the unscrupulous freedom with which any wild story, even when pagan in origin, was appropriated by the early hagiographers to the honour of a popular saint (see, for example, the case of St. Procopius as detailed in Delehaye, "Legends", ch. v) we are fairly safe in assuming that the Acts of St. George, though ancient in date and preserved to us (with endless variations) in many different languages, afford absolutely no indication at all for arriving at the saint's authentic history. This, however, by no means implies that the martyr St. George never existed. An ancient cultus, going back to a very early epoch and connected with a definite locality, in itself constitutes a strong historical argument. Such we have in the case of St. George. The narratives of the early pilgrims, Theodosius, Antoninus, and Arculphus, from the sixth to the eighth century, all speak of Lydda or Diospolis as the seat of the veneration of St. George, and as the resting-place of his remains (Geyer, "Itinera Hierosol.", 139, 176, 288). The early date of the dedications to the saintis attested by existing inscriptions of ruined churches in Syria, Mesopotamia, and Egypt, and the church of St. George at Thessalonica is also considered by some authorities to belong to the fourth century. Further the famous decree "De Libris recipiendis", attributed to Pope Gelasius in 495, attests that certain apocryphal Actsof St. George were already in existence, but includes him among those saints "whose names are justlyreverenced among men, but whose actions are only known to God".

There seems, therefore, no ground for doubting the historical existence of St. George, even though he is not commemorated in the Syrian, or in the primitive Hieronymian Martyrologium, but no faith can be placed in the attempts that have been made to fill up any of the details of his history. For example, it is now generally admitted that St. George cannot safely be identified by the nameless martyr spoken of by Eusebius (Church History VIII.5), who tore down Diocletian's edict of persecution at Nicomedia. The version of the legend in which Diocletian appears as persecutor is not primitive. Diocletian is only a rationalized form of the nameDadianus. Moreover, the connection of the saint's name with Nicomedia is inconsistent with the early cultus at Diospolis.

Still less is St. George to be considered, as suggested by Gibbon, Vetter, and others, a legendary double of the disreputable bishop, George of Cappadocia, the Arian opponent of St. Athanasius. "This odious stranger", says Gibbon, in a famous passage, "disguising every circumstance of time and place, assumed the mask of amartyr, a saint, and a Christian hero, and the infamous George of Cappadocia has been transformed into the renowned St. George of England, the patron of arms, of chivalry, and of the Garter." "But this theory, says Professor Bury, Gibbon's latest editor, "has nothing to be said for it." The cultus of St. George is too ancient to allow of such an identification, though it is not improbable that the apocryphal Acts have borrowed some incidents from the story of the Arian bishop. Again, as Bury points out, "the connection of St. George with a dragon-slaying legend does not relegate him to the region of the myth, for over against the fabulous Christiandragon-slayer Theodore of the Bithynian Heraclaea, we can set Agapetus of Synnada and Arsacius, who though celebrated as dragon-slayers, were historical persons". This episode of the dragon is in fact a very late development, which cannot be traced further back than the twelfth or thirteenth century. It is found in the Golden Legend (Historia Lombardic of James de Voragine and to this circumstance it probably owes its wide diffusion. It may have been derived from an allegorization of the tyrant Diocletian or Dadianus, who is sometimes called a dragon (ho bythios drakon) in the older text, but despite the researches of Vetter (Reinbot von Durne, pp.lxxv-cix) the origin of the dragon story remains very obscure. In any case the late occurrence of this development refutes the attempts made to derive it from pagan sources. Hence it is certainly not true, as stated by Hartland, that in George's person "the Church has converted and baptized the pagan hero Perseus" (The Legend of Perseus, iii, 38). In the East, St. George (ho megalomartyr), has from the beginning been classed among the greatest of the martyrs. In the West also his cultus is very early. Apart from the ancient origin of St. George in Velabro at Rome, Clovis (c. 512) built a monastery at Baralle in his honour (Kurth,Clovis, II, 177). Arculphus and Adamnan probably made him well known in Britain early in the eighth century. His Acts were translated into Anglo-Saxon, and English churches were dedicated to him before the NormanConquest, for example one at Doncaster, in 1061. The crusades no doubt added to his popularity. William of Malmesbury tells us that Saints George and Demetrius, "the martyr knights", were seen assisting the Franks at the battle of Antioch, 1098 (Gesta Regum, II, 420). It is conjectured, but not proved, that the "arms of St. George" (argent, a cross, gules) were introduced about the time of Richard Coeur de Lion. What is certain is that in 1284 in the official seal of Lyme Regis a ship is represented with a plain flag bearing a cross. The large red St. George's cross on a white ground remains still the "white ensign" of the British Navy and it is also one of the elements which go to make up the Union Jack. Anyway, in the fourteenth century, "St. George's arms" became a sort of uniform for English soldiers and sailors. We find, for example, in the wardrobe accounts of 1345-49, at the time of the battle of Crecy, that a charge is made for 86 penoncells of the arms of St. George intended for the king's ship, and for 800 others for the men-at-arms (Archaeologia, XXXI, 119). A little later, in the Ordinances of Richard II to the English army invading Scotland, every man is ordered to wear "a signe of the arms of St. George" both before and behind, while the pain of death is threatened against any of the enemy's soldiers "who do bear the same crosse or token of Saint George, even if they be prisoners". Somewhat earlier than this Edward III had founded (c. 1347) the Order of the Garter, an order of knighthood of which St. George was the principal patron. The chapel dedicated to St. George in Windsor Caste was built to be the official sanctuary of the order, and a badge or jewel of St. George slaying the dragon was adopted as part of the insignia. In this way the cross of St. George has in a manner become identified with the idea ofknighthood, and even in Elizabeth's days, Spenser, at the beginning of his Faerie Queene, tells us of his hero, the Red Cross Knight:

But on his breast a bloody Cross he bore, 

The dear remembrance of his dying Lord, 

For whose sweet sake that glorious badge we wore 

And dead (as living) ever he adored.

We are told also that the hero thought continually of wreaking vengeance:

Upon his foe, a dragon horrible and stern.

Ecclesiastically speaking, St. George's day, 23 April, was ordered to be kept as a lesser holiday as early as 1222, in the national synod of Oxford. In 1415, the Constitution of Archbishop Chichele raised St. George's day to the rank of one of the greatest feasts and ordered it to be observed like Christmas day. During the seventeenth and eighteenth centuries St. George's day remained a holiday of obligation for English Catholics. Since 1778, it has been kept, like many of these older holidays, as a simple feast of devotion, though it ranksliturgically as a double of the first class with an octave.


Saint George and the dragon

The best known form of the legend of St. George and the Dragon is that made popular by the "Legenda Aurea", and translated into English by Caxton. According to this, a terrible dragon had ravaged all the country round a city of Libya, called Selena, making its lair in a marshy swamp. Its breath caused pestilence whenever it approached the town, so the people gave the monster two sheep every day to satisfy its hunger, but, when the sheep failed, a human victim was necessary and lots were drawn to determine the victim. On one occasion the lot fell to the king's little daughter. The king offered all his wealth to purchase a substitute, but the people had pledged themselves that no substitutes should be allowed, and so the maiden, dressed as a bride, was led to the marsh. There St. George chanced to ride by, and asked the maiden what she did, but she bade him leave her lest he also might perish. The good knight stayed, however, and, when the dragon appeared, St. George, making the sign of the cross, bravely attacked it and transfixed it with his lance. Then asking themaiden for her girdle (an incident in the story which may possibly have something to do with St. George's selection as patron of the Order of the Garter), he bound it round the neck of the monster, and thereupon the princess was able to lead it like a lamb. They then returned to the city, where St. George bade the people have no fear but only be baptized, after which he cut off the dragon's head and the townsfolk were allconverted. The king would have given George half his kingdom, but the saint replied that he must ride on, bidding the king meanwhile take good care of God's churches, honour the clergy, and have pity on the poor. The earliest reference to any such episode in art is probably to be found in an old Roman tombstone at Conisborough in Yorkshire, considered to belong to the first half of the twelfth century. Here the princess is depicted as already in the dragon's clutches, while an abbot stands by and blesses the rescuer.

Sources

STEMMER in Kirchenlex., s.v.; DELEHAYE, Les légendes grecques des saints militaires (Paris, 1909), pp. 45-76; DELEHAYE, The Legends of the Saints (Eng. tr., London, 1907), pp. 190 and 212; STOKES in Dict. Christ. Biog., s.v. Georgius (43); MATZKE, Contributions to the History of St. George in Publications of the Modern Language Association (Baltimore, 902-3), XVII, 464-535 and XVIII, 99-171; GALTIER in Bulletin del' Institut français d'archéologie orientale (Paris, 1905), IV, 220: HUBER, Zur Georgslegende (Erlangen, 1906); STRZYGOWSKI, Der Koptische Reiterheilige und der heilige Georg (Leipzig, 1902); GORRES, Ritter St. Georg in Zeitschrift f. wiss. Theologie, XVI, pp. 454 sqq.; Act SS., 23 Apr.; DILLMANN, Apok. Märtyregeschichten in the Sitzungsberichte of the Berlin Academy, 1887; AMÉLINEAU, Les Actes des Martyrs de l'Église Copte (Paris, 1890); GUTSCHMID, Die Sage Vom H. Georg in the Berichte of the Saxon Academy, XIII (Leipzig, 1861); ZARNCKE, Passio S. Georgii in the Berichte of the Saxon Academy, XXVII (Leipzig, 1875); CLERMONT-GANNEAU, Horus et St. Georges in the Revue Archéologique, new series, XXXII, pp. 196-204 and 372-99; ZWIERZINA, Bemerkungen zur Georgius-Legende in Prager deutsche Studien (Prague, 1908), VIII, 1-10; DETLEFSEN in Sitzungsberichte K.K. Acad. (Vienna, 1858), XXVIII, 386-95; VETTER. Der heilige Georg des Reinbot von Durne (Halle, 1896); WALLIS BUDGE, The Martyrdom and Miracles of St. George, the Coptic texts and translation (London, 1888); THURSTON in The Month (April, 1892); FRIEDRICH, Der geschichtliche heilige Georg in the Vienna Sitxungsberichte, 1889, II, 159-203; VESELOVSKIJ in the Sbornik of the St. Petersburg Academy (1881), XXI, 172-89; ARNDT in the Berichte of the Academy of Saxony, XXVI, pp. 49-70 (Leipzig, 1874); on St. George in Art see especially: SCHARF, On a Votive Painting of St. George and the Dragon in Archaelogia, XLIX, pp. 243-300 (London, 1885); GORDON, St. George Champion of Christendom (London, 1907); BULLEY, St. George for Merrie England (London, 1908); on the Flag and Arms of St. George: CUMBERLAND, History of the Union Jack (London, 1901); GREEN, The Union Jack (London, 1903).

Thurston, Herbert. "St. George." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 20 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/06453a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to his father Tom Barrett.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06453a.htm


ST. GEORGE, Martyr.

Feast Day: April 23.

ST. GEORGE was born in Cappadocia, at the close of the third century, of Christian parents. In early youth he chose a soldier's life, and soon obtained the favor of Diocletian, who advanced him to the grade of tribune. When, however, the emperor began to persecute the Christians, George rebuked him at once sternly and openly for his cruelty, and threw up his commission. He was in consequence subjected to a lengthened series of torments, and finally beheaded. There was something so inspiriting in the defiant cheerfulness oi the young soldier, that every Christian felt a personal share in this triumph of Christian fortitude; and as years rolled on St. George became a type of successful combat against evil, the slayer of the dragon, the darling theme of camp song and story, until "so thick a shade his very glory round him made" that his real lineaments became hard to trace. Even beyond the circle of Christendom he was held in honor, and invading Saracens taught themselves to except from desecration the image of him they hailed as the "White-horsed Knight." The devotion to St. George is one of the most ancient and widely spread in the Church. In the East, a church of St. George is ascribed to Constantine, and his name is invoked in the most ancient liturgies: whilst in the West, Malta, Barcelona, Valencia, Arragon, Genoa, and England have chosen him as their patron.

Reflection:--" What shall I say of fortitude, without which neither wisdom nor justice is of any worth? Fortitude is not of the body, but is a constancy of soul; where-with we are conquerors in righteousness, patiently bear all adversities, and in prosperity are not puffed up. This fortitude he lacks who is overcome by pride, anger, greed, drunkenness, and the like. Neither have they fortitude who when in adversity make shift to escape at their souls' expense; wherefore the Lord saith, ' Fear not those who kill the body, but cannot kill the soul.' In like manner those who are puffed up in prosperity and abandon themselves to excessive joviality cannot be called strong. For how can they be called strong who cannot hide and repress the heart's emotion? Fortitude is never conquered, or if conquered, is not fortitude."---St. Bruno.

SOURCE : http://jesus-passion.com/saint_george.htm



Pictures of St. George usually show him killing a dragon to rescue a beautiful lady. The dragon stands for wickedness. The lady stands for God’s holy truth. St. George was a brave martyr who was victorious over the devil.

Born, in Syria Palaestina, he was a soldier in the army of the Roman Emperor Diocletian, and he was one of the Emperor’s favorite soldiers. Now Diocletian was a pagan and a bitter enemy to the Christians. He put to death every Christian he could find. St. George was a brave Christian, a real soldier of Christ. Without fear, he went to the Emperor and sternly scolded him for being so cruel. Then he gave up his position in the Roman army. For this he was tortured in many terrible ways and finally beheaded.

So boldly daring and so cheerful was St. George in declaring his Faith and in dying for it that Christians felt courage when they heard about it. Many songs and poems were written about this martyr. Soldiers, especially, have always been devoted to him.

He is the patron of many countries including, England, Palestine, Portugal, Malta, and more. He is a patron of Soldiers and one the 14 Holy Helpers.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-george/



April 23

St. George, Martyr

About the Year 303.

ST. GEORGE is honoured in the Catholic church as one of the most illustrious martyrs of Christ. The Greeks have long distinguished him by the title of The Great Martyr, and keep his festival a holiday of obligation. There stood formerly in Constantinople five or six churches dedicated in his honour; the oldest of which was always said to have been built by Constantine the Great; who seems also to have been the founder of the church of St. George, which stood over his tomb in Palestine. Both these churches were certainly built under the first Christian emperors. In the middle of the sixth age the Emperor Justinian erected a new church, in honour of this saint, at Bizanes, in Lesser Armenia: the Emperor Mauritius founded one in Constantinople. It is related in the life of St. Theodorus of Siceon, that he served God a long while in a chapel which bore the name of St. George, had a particular devotion to this glorious martyr, and strongly recommended the same to Mauritius, when he foretold him the empire. One of the churches of St. George in Constantinople, called Manganes, with a monastery adjoining, gave to the Hellespont the name of the Arm of St. George. To this day is St. George honoured as principal patron or tutelar saint by several eastern nations, particularly the Georgians. The Byzantine historians relate several battles to have been gained, and other miracles wrought through his intercession. From frequent pilgrimages to his church and tomb in Palestine, performed by those who visited the Holy Land, his veneration was much propagated over the West. St. Gregory of Tours mentions him as highly celebrated in France in the sixth century. 1 St. Gregory the Great ordered an old church of St. George, which was fallen to decay, to be repaired. 2 His office is found in the sacramentary of that pope, and many others. 3 St. Clotildis, wife of Clovis, the first Christian king of France, erected altars under his name; and the church of Chelles, built by her, was originally dedicated in his honour. The ancient life of Droctovæus mentions, that certain relics of St. George were placed in the church of St. Vincent, now called St. Germaris, in Paris, when it was first consecrated. Fortunatus of Poitiers wrote an epigram on a church of St. George, in Mentz. The intercession of this saint was implored especially in battles, and by warriors, as appears by several instances in the Byzantine history, and he is said to have been himself a great soldier. He is at this day the tutelar saint of the republic of Genoa; and was chosen by our ancestors in the same quality under our first Norman kings. The great national council, held at Oxford in 1222, commanded his feast to be kept a holiday of the lesser rank throughout all England. 4 Under his name and ensign was instituted by our victorious King Edward III. in 1330, the most noble Order of knighthood in Europe, consisting of twenty-five knights, besides the sovereign. Its establishment is dated fifty years before the knights of St. Michael were instituted in France, by Lewis XI., eighty years before the Order of the Golden Fleece, established by Philip the Good, duke of Burgundy; and one hundred and ninety before the Order of St. Andrew was set up in Scotland by James V. The Emperor Frederick IV. instituted, in 1470, an Order of knights in honour of St. George; and an honourable military Order in Venice bears his name. 5

The extraordinary devotion of all Christendom to this saint, 6 is an authentic proof how glorious his triumph and name have always been in the church. All his acts relate, that he suffered under Dioclesian, at Nicomedia. Joseph Assemani 7 shows, from the unanimous consent of all churches, that he was crowned on the 23rd of April. According to the account given us by Metaphrastes, he was born in Cappadocia, of noble Christian parents. After the death of his father, he went with his mother into Palestine, she being a native of that country, and having there a considerable estate, which fell to her son George. He was strong and robust in body, and having embraced the profession of a soldier, was made a tribune, or colonel in the army. By his courage and conduct, he was soon preferred to higher stations by the Emperor Dioclesian. When that prince waged war against the Christian religion, St. George laid aside the marks of his dignity, threw up his commission and posts, and complained to the emperor himself of his severities and bloody edicts. He was immediately cast into prison, and tried, first by promises, and afterwards put to the question, and tortured with great cruelty; but nothing could shake his constancy. The next day he was led through the city and beheaded. Some think him to have been the same illustrious young man who tore down the edicts when they were first fixed up at Nicomedia, 8 as Lactantius relates in his book, On the Death of the Persecutors, and Eusebius in his history. 9 The reason why St. George has been regarded as the patron of military men, is partly upon the score of his profession, and partly upon the credit of a relation of his appearing to the Christian army in the holy war, before the battle of Antioch. The success of this battle proving fortunate to the Christians, under Godfrey of Bouillon, made the name of St. George more famous in Europe, and disposed the military men to implore more particularly his intercession. This devotion was confirmed, as it is said, by an apparition of St. George to our king, Richard I., in his expedition against the Saracens: which vision, being declared to the troops, was to them a great encouragement, and they soon after defeated the enemy. 10 St. George is usually painted on horseback, and tilting at a dragon, under his feet; but this representation is no more than an emblematical figure, purporting, that, by his faith and Christian fortitude, he conquered the devil, called the dragon in the Apocalypse.
Though many dishonour the profession of arms by a licentiousness of manners, yet, to show us that perfect sanctity is attainable in all states, we find the names of more soldiers recorded in the martyrologies than almost of any other profession. Every true disciple of Christ must be a martyr in the disposition of his heart, as he must be ready to lose all, and to suffer anything, rather than to offend God. Every good Christian is also a martyr, by the patience and courage with which he bears all trials. There is no virtue more necessary, nor of which the exercise ought to be more frequent, than patience. In this mortal life we have continually something to suffer from disappointments in affairs, from the severity of the seasons, from the injustice, caprice, peevishness, jealousy, or antipathy of others; and from ourselves, in pains either of mind or body. Even our own weaknesses and faults are to us subjects of patience. And as we have continually many burdens, both of our own and others, to bear, it is only in patience that we are to possess our souls. This affords us comfort in all our sufferings, and maintains our souls in unshaken tranquillity and peace. This is true greatness of mind, and the virtue of heroic souls. But, alas! every accident ruffles and disturbs us: and we are insupportable even to ourselves. What comfort should we find, what peace should we enjoy, what treasures of virtue should we heap up, what an harvest of merits should we reap, if we had learned the true spirit of Christian patience! This is the martyrdom, and the crown of every faithful disciple of Christ.

Note 1. L. de Glor. Mart. c. 101. [back]

Note 2. L. 19, ep. 73, p. 1173, ed. Ben. [back]

Note 3. Not. Menardi in Sacram. S. Greg. [back]

Note 4. Conc. t. 11, p. 275. [back]

Note 5. See F. Honoré Hist. des Ordres de Chevalerie, t. 4; also Ashmole’s Order of the Garter; Anstis’s Register; and Pott’s Antiquities of Windsor and Hist. of this Order, 4to. 1749, with the MS. notes of Dr. Buswell, canon of Westminster. [back]

Note 6. Certain ancient heretics forged false acts of St. George, which the learned Pope Gelasius condemned in his famous Roman council in 494. Calvin and the Centuriators call him an imaginary saint; but their slander is confuted by most authentic titles and monuments. Jurieu, (Apol. de Reform, t. 1,) Reynolds, and Echard blush not to confound him with George the Arian, usurper of the see of Alexandria, the infamous persecutor of St. Athanasius and the Catholics, whom he endeavoured to dragoon into Arianism, by butchering great numbers, banishing their bishops, plundering the houses of orphans and widows, and outraging the nuns with the utmost barbarity, till the Gentiles, exasperated by his cruelties and scandalous behaviour, massacred him, under Julian. The stories of the combat of St. George with the magician Athanasius, and the like trumpery, came from the mint of the Arians, as Baronius takes notice: and we find them rejected by Pope Gelasius and the other Catholics, who were too well acquainted with the Arian wolf, whose acts they condemned, to confound him with this illustrious martyr of Christ. Though the forgeries of the heretics have been so blended with the truth in the history of this holy martyr, that, as we have it, there is no means of separating the sterling from the counterfeit. See, in Dr. Heylin’s History of St. George, the testimonies of writers in every age from Gelasius I. in 492, downwards, concerning this holy martyr. [back]

Note 7. Jos. Assemani in Calend. Univer. t. 6, p. 284. See Memoires de l’Académie des Inscript. t. 26, p. 436. [back]

Note 8. The proofs of this plausible conjecture, see in Papebroke, on St. George, sect. 4, Apr. t. 3, p. 107. Eusebius mentions this anonymous martyr to have been apprehended at Nicomedia, the first victim of the persecution, upon the approach of Easter-day, which fell that year on the 18th of April; so that he seems to have been apprehended on Good-Friday, and after having been tortured for eight days, to have received his crown on the Friday following, the 23rd of April. His body was most easily transported, in the time of the persecution, from Nicomedia, near the Propontis, into the Mediterranean Sea, and to Joppe, in Palestine. See also Jos. Assemani Comment. in Cal. Univ. [back]

Note 9. See the Acts of St. Anthimus and Comp. [back]

Note 10. See Dr. Heylin’s History of St. George. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/231.html


George the Great M (RM)
(also known as Giorgio or Joris of Cappadocia)


Born in Cappadocia; died c. 303. Many legends have gathered around the name of Saint George, one of the 14 Holy Helpers, and there are differing accounts of his origin. There is evidence that George was, indeed, a real martyr who suffered at Diospolis (Lydda, Ludd) in Palestine before the time of Constantine, probably under Diocletian. He was probably born of Christian parents in Cappadocia, where his father was a martyr. Later he himself took refuge in Palestine, where he became a Roman soldier and displayed courage. He is said to have been raised to the rank of military tribune of the imperial guards. On his mother's death he inherited a fortune and attached himself to the court of the Emperor Diocletian in the hope of finding advancement.


Once when the emperor was present, heathen priests were consulting the entrails of animals to foretell the future. Those Christians among the guards made the Sign of the Cross on their foreheads. The emperor was extremely angry and ordered them flogged and dismissed. He then sent out an edict ordering the Christian clergy to make sacrifice to the pagan gods.

On the outbreak of persecution, George declared himself a Christian and distributed his money to the poor. When the decree which preceded the persecution was published against the churches in Nicomedia, "a certain man," Eusebius tells us in his History, "of no mean origin, but highly esteemed for his temporal dignities, stimulated by a divine zeal, and excited by an ardent faith, took it as it was openly placed and posted up for public inspection, and tore it to shreds as a most profane and wicked act." This man who showed such courage is believed to have been Saint George, and such a bold and defiant action well suits what we know of his character.

As a result, he was subjected to nameless tortures over a period of seven years. He was tied to a revolving wheel of blades and swords, thrown into a pit of quicklime, made to run in red-hot shoes, scourged with thongs of hide, beaten with sledge-hammers, and cast over a precipice; his limbs were broken and exposed to flame, and he suffered many other torments. He is said to have miraculously escaped from a cauldron of burning oil after he destroyed the temple of Apollo. One version says that by making the Sign of the Cross, he remained unhurt in all these intermediate trials. Frustrated that their tortures had little effect, George was beheaded.

His story also takes other forms, mainly legendary, the most familiar of which concerns his fight with the dragon. It is said that George was riding through the province of Lybia (Libya?), and came upon a city named Sylene. Near the city was a marsh in which a dragon lived. The people had attempted to kill it but were poisoned by the creature's fetid breath.

To placate the dragon, they offered it two sheep each day, but when they began to exhaust their supply of sheep, they were forced to substitute a human each day instead, using a lottery to determine who would be sacrificed. At the time of George's arrival, the lot had just fallen to the king's daughter, Cleodolinda. No one volunteered to take her place, so she was dressed in bridal finery and sent to meet the dragon, weeping as she went.

George rode in upon this scene. The princess urged him to hurry on so that he would not also die. Instead of acting prudently (according to the wisdom of the world), Geoge made the Sign of the Cross and then attacked the dragon. After an energetic battle, the saint speared it with his lance. He then fastened the princess's girdle around its neck, and the girl led the dragon into the city. The people were frightened and started to run away, but George told them not to be afraid--that if the whole city would believe in Jesus Christ and be baptized, he would slay the dragon.

The king and the people agreed, and more than 15,000 were baptized. George killed the dragon, and it was carried away on four ox carts. He accepted no reward for this service, but he asked the king to build churches, honor priests, and to maintain compassion for the poor. The above legend is of Italian origin from a much later date than George himself. Words, however, attributed to him in these imaginary tales are characteristic of his faith and courage, and may well have been upon his lips as he faced his actual torture, such as: "Christ, my Captain, my Lord, I have no strength but what You give me. Help me this day, and the glory shall be Yours for ever and ever."

He preached the Gospel and baptized many into the Christian faith. The Greeks called him "the great martyr." His name and influence also spread far into the West under the influence of the Crusaders; however, devotion to him there predates the Crusades. Since the 5th century many churches could be found in the West bearing his name. It was in England, however, that his fame became most popular.
It is uncertain why he is the patron saint of England, though his cultus travel to the British Isles before the Norman Conquest (1066). William of Malmesbury states that SS. George and Demetrius, "the martyr knights," were seen helping the Franks at the Battle of Antioch in 1098, and it appears probable that the crusaders, in particular King Richard I, who placed himself and his soldiers under George's protection, returned from the East with a belief in the power of George's intercession. His veneration as protector of England was officially approved by Pope Benedict XIV.

He is also patron of Britain's oldest order of knighthood. King Edward III found the Order of the Garter about 1347, of which George has always been patron, and for which the chapel of Saint George at Windsor was built by Edward IV and Henry VII.

"Saint George's arms" became the basis of the uniforms of British soldiers and sailors, and George's red cross appears on the Union Jack (British flag) (Benedictines, Bentley, Delaney, Gill, Sheppard, Tabor, White).

In art, George is portrayed as a youth in armor, often mounted, killing or having killed a dragon with his lance (sometimes broken) or sword (Tabor). His shield and lance pennant are a red cross on a white field (White). Generally, there is a princess near him. In some portrayals, (1) the princess leads the dragon; (2) Saint Margaret is the princess; (3) George is in armor standing on the dragon (not to be confused with the Archangel Michael, who is always winged); (4) George is in the robes of the Order of the Garter; (5) with Saint Demetrius in icons; or (6) as George is martyred in a brazen bull, dragged by horses, beheaded with a sword (Roeder). An excellent icon of Saint George can be found in the frescoes of San Giorgio degli Sciaoni, Venice, by Carpaccio (Tabor).

The "dragon" initially connoted the evils of paganism that were overcome by the saints (primarily missionaries). But the symbol gave rise to legends of deliverance from fierce dragons that were intent upon devouring whole populations. This was the source of the story about Saint George related in the Golden Legend (Appleton).


Saint George is the patron of England, the Order of the Garter, Boy Scouts, the Italian calvary (which had retained a devotion to the holy knight), chivalry, Istanbul, Aragon, Portugal, Germany, Genoa, and Venice. In the East, he is the patron of soldiers, and also of husbandmen, due to a play on the Greek form of his name (Delaney, Roeder, White). He is invoked against the plague, leprosy, syphilis (White), and herpes (Sheppard).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0423.shtml


San Giorgio Martire

23 aprile

 - Memoria Facoltativa

sec. IV

Giorgio, il cui sepolcro è a Lidda (Lod) presso Tel Aviv in Israele, venne onorato, almeno dal IV secolo, come martire di Cristo in ogni parte della Chiesa. La tradizione popolare lo raffigura come il cavaliere che affronta il drago, simbolo della fede intrepida che trionfa sulla forza del maligno. La sua memoria è celebrata in questo giorno anche nei riti siro e bizantino. (Mess. Rom.)

Patronato:Arcieri, Cavalieri, Soldati, Malati di sifilide, Esploratori/Guide AGESCI

Etimologia: Giorgio = che lavora la terra, dal greco

Emblema: Drago, Palma, Stendardo

SOMMARIO:

   II. Vita
   III. Culto

I. FONTI

L'antichità e la diffusione del culto di Giorgio, ampiamente testimoniati da documenti letterari e monumenti archeologici, non hanno adeguata corrispondenza nelle notizie biografiche del santo, anzi, la passio Georgii è classificata tra le opere apocrife dal Decretum gelasianum (496). E' pertanto necessario rifarsi a testimonianze estranee alla passio per essere accertati della sua esistenza e di alcuni dati biografici essenziali.

A Lydda (Diospoli), in Palestina, era venerato il suo sepolcro, come risulta da Teodosio Perigeta (ca. 530; De situ terrae sanctae, in CSEL, XXXIX, Vienna 1898, p. 139: «in Diospolim, ubi sanctus Georgius martyrizatus est, ibi et corpus eius est et multa mirabilia fiunt»); da Antonino da Piacenza (ca. 570; Itinerarium, ibid., p. 176) e da Adamnano (ca 670; De Locis sanctis, III, 4, ibid., pp. 288-94).

I resti archeologici della basilica cimiteriale ancor oggi visibili (D. Baldi, Guida di Terra Santa, Gerusalemme 1953, pp. 332-33) sono da alcuni attribuiti ad una costruzione costantiniana, comunque molto vicina alla data della morte del martire. Inoltre, un'epigrafe greca, rinvenuta in Eaccaea di Batanea e datata dal Delehaye al 368, parla di una «casa dei santi e trionfanti martiri Giorgio e compagni», o chiesa, dedicata al santo qualche decennio dopo la sua morte.

Oltre questi pochi elementi non c'è che la passio leggendaria di cui la più antica redazione è contenuta nel palinsesto greco 954 della Biblioteca Nazionale di Vienna, dal Detlefsen pubblicata nel 1858 e da lui datata agli inizi del sec. V, che è forse la stessa elencata nel citato Decretum gelasianum.

I documenti posteriori - nuove redazioni della passio e altri racconti - se offrono notizie intorno al culto, sotto l'aspetto agiografico non fanno che complicare fino all'inverosimile la leggenda che solo tardivamente si abbellisce dell'episodio del drago e della fanciulla salvata dal santo.

Le molte passiones prima greche, poi, dal periodo delle Crociate latine, offrono sempre nuove notizie sulla vita del santo: conceptio, nativitas, vita, miracula, martyrium. Ad esse fanno eco homeliae, laudationes e sermones (elenchi in BHG, I, pp. 212-23, nn. 669y-691y, ed in BHL, I, pp. 502507, nn. 3363-406; Suppl., pp. 143-46, nn. 3363-404) a cui sono da aggiungere testi ritrovati e pubblicati successivamente, ad es. Miracula s. Georgii (ed. I. B. Aufhauser, Lipsia 1913), la passio in due codd. dell'Ambrosiana (secc. XI e XII, ed. A. Saba, in Aevum, VII [1933], pp. 3-22 e gli Acta s. Georgii contenuti nell'interessante cod. papiraceo greco del sec. VII-VIII (L. Casson - E. L. Hettich, Excavations at Nessana, II, Literary papyri, Princeton 1950, pp. 123-42).

Una redazione della passio, tra le più antiche, che ebbe grande fortuna è quella contenuta nel cod. Vat. Gr. 1660, del 916, tradotta in latino dal Lippomano, da cui dipendono il panegirico di Andrea di Creta (m. 767) ed il Menologio di Metafraste (ca. 964). Altre redazioni parallele o dipendenti, secondo gli autori citati dal Delehaye (p. 45), furono raccolte e studiate da K. Krumbacher e A. Ehrhard nel 1911. Materiale notevole venne pubblicato fin dal 1675 negli Acta SS.

Oltre che in latino, la passio fu tradotta in copto, armeno, etiopico, arabo, per l'uso liturgico che allora si faceva delle Vitae dei santi.

II. VITA

Secondo la «prima» leggenda e i successivi ampliamenti, fin dalla concezione Giorgio è predestinato a grandi cose; la sua nascita porta grande gioia ai genitori Geronzio, persiano, e Policronia, cappadoce, che lo educano religiosamente fino al momento in cui entra nel servizio militare.

Il martirio avviene sotto Daciano imperatore dei Persiani (che però in molte recensioni è sostituito da Diocleziano, imperatore dei Romani) il quale convoca settantadue re per decidere le misure da prendere contro i cristiani. Giorgio di Cappadocia, ufficiale delle milizie, distribuisce i beni ai poveri, e, davanti alla corte, si confessa cristiano; all'invito dell'imperatore di sacrificare agli dei si rifiuta ed iniziano le numerose e spettacolari scene-di martirio. Giorgio viene battuto, sospeso, lacerato e gettato in carcere, dove ha una visione del Signore che gli predice sette anni di tormenti, tre volte la morte e tre la resurrezione. Quindi ha la meglio sul mago Atanasio che si converte e viene martirizzato; tagliato in due con una ruota irta di chiodi e spade, Giorgio risuscita convertendo il magister militum Anatolio e tutte le sue schiere che vengono passate a fil di spada. A richiesta del re Tranquillino risuscita diciassette persone morte da quattrocentosessant'anni, le battezza e la fa sparire; entra in un tempio pagano e con un alito abbatte gli idoli. L'imperatrice Alessandra si converte e viene martirizzata; l'imperatore lo condanna nuovamente a morte e il santo, prima di essere decapitato, implora da Dio che l'imperatore ed i settantadue re siano inceneriti; esaudita la sua preghiera si lascia decapitare promettendo protezione a chi onorerà le sue reliquie.

La leggenda della fanciulla liberata dal drago per opera di Giorgio sorse successivamente: sembra che il racconto di tale episodio sia nato, al tempo dei Crociati, dalla falsa interpretazione di un'immagine dell'imperatore Costantino che si trovava allora a Costantinopoli, cosí descritta da Eusebio (Vita Constantini, III, 3, in PG, XX, col. 1058) «salutare signum capiti suo superpositum imperator draconem (inimicum generis humani) telis per medium ventris confixum sub suis pedibus... depingi voluit», e dal XVII panegirico di s. Giorgio, recitato da s. Andrea di Creta (ihíd., XCVII, col. 1189): « Benedictus Dominus qui non dedit nos in praedam dentibus eorum » (Ps. 123, 6).

La fantasia popolare ricamò sopra tutto ciò, ed il racconto, passando per l'Egitto, dove Giorgio ebbe dedicate molte chiese e monasteri, divenne una leggenda affascinante la cui diffusione fu probabilmente facilitata anche da una scena (di cui un esemplare si trova ora al Louvre), raffigurante il dio Horu, purificatore del Nilo, cavaliere dalla testa di falco, in uniforme romana, in atto di trafiggere un coccodrillo tra le zampe del cavallo.

Circa il nome, questo Giorgio non è da confondere con altri omonimi, né con i vari Gregorio, e l'etimologia del termine (= agricoltore) ha dato luogo ad originali commenti dell'analogo brano evangelico (Io. 15, 1-7). Inoltre, la qualità dei supplizi richiama la leggenda greca di Perseo e di Andromeda, e la celebre storia del drago, senza il quale non possiamo immaginare la figura di s. Giorgio, si legge con tutti i suoi particolari nel Martirio di s. Teodoro (Anal. Boll., II [1883], pp. 359 sgg.; cf. anche: I martiri di s. Teodoro e di s. Ariadne, in Franchi de' Cavalieri, 6, p. 92, n. 5).

Circa l'anno del martirio, il Ruinart, seguendo il Chronicon alexandrinum seu paschale (PG, XCVI, col. 680), fissa il 284; altri il 249-51; altri ancora, interpretando come Diocleziano il nome di Daciano, lo pongono al 303. Perché poi nella redazione più antica della passio, Diocleziano sia diventato Daziano, sembra da spiegare per la triste rinomanza acquistata da un governatore romano della Spagna nell'epoca dioclezianea, di nome appunto Daziano, tanto feroce contro i cristiani da esser chiamato il «drago degli abissi». I1 nome tra il IV e il V sec. si diffuse in Oriente, tanto che fu poi portato da vari sovrani della Georgia. L'attribuzione, pertanto, del martirio di Giorgio al tempo di Diocleziano sembra la più probabile.

La sua professione di militare potrebbe derivare da una identificazione con il tribuno che strappò l'editto di Galerio contro i cristiani in Nicomedia, secondo quanto è narrato da Eusebio (Hist. eccl., VIII, 5, in PG, XX, coll. 749-52); ma la localizzazione del culto in Lydda rende improbabile tale identificazione.

III. CULTO

Forse nessun santo ha riscosso tanta venerazione popolare quanto s. Giorgio e a testimonianza di ciò sono le innumerevoli chiese dedicate al suo nome.

A Gerusalemme esisteva nel sec. VI un monastero con chiesa a lui dedicata, come attesta un'epigrafe coeva (J. Perrot, in Syria, XXVII [1950], pp. 194-96); a Bisanzio, come abbiamo visto, era venerato nell'orfanotrofio.

A Gerico fu dedicato a s. Giorgio nel sec. VI un monastero (P. Abel, in Revue Biblique, VIII [1911], pp. 286-89).

A Zorava, nella Traconitide, un'iscrizione del 515 narra l'apparizione di s. Giorgio a Giovanni figlio di Diomede (Delehaye, Origines, p. 86).

A Beiruth il santo riscosse grande venerazione specialmente dopo la vittoria dei Crociati (C. Astruc, Saint Georges à Beyrouth, in Anal. Boll., LXXVII [1959], pp. 54-62) e nell'Iraq numerose erano le chiese a lui dedicate (J.-M. Fiey, Mossoul chrétienne, Beiruth 1959, p. 105).

Grande venerazione riscosse Giorgio in Etiopia, dove la conoscenza delle sue gesta giunse attraverso l'Egitto, ed in Georgia, paese di cui fu ritenuto oriundo (V. Arras, Miraculorum s. Gregorii megalomartyris collectio altera, in CSChO, CXXXVIII-XXXIX, Script. aeth., 31-32, Lovanio 1953; id., La Collection éthiopienne des miracles de s. Georges, in Atti del Convegno internazionale di. Studi Etiopici..., Acc. Naz. dei Lincei, quad. 48, Roma 1960, pp. 273-84).

A Magonza, secondo le testimonianze di Venanzio Fortunato, il quale in cinque distici celebra le gesta del martire orientale, largamente venerato sub occiduo cardine, gli era stata dedicata una basilica a metà del sec. VI (Carm., II, 16, in PL, LXXXVIII, col. 107) ed a Bamberga, Enrico II fondò una chiesa in suo onore.

Anche in Italia il culto a s. Giorgio fu assai diffuso. A Roma, Belisario (ca. 527) affidò alla protezione del santo la porta di S. Sebastiano e ai due santi insieme è dedicata la chiesa del Velabro, dove venne trasferito il cranio di Giorgio trovato nel patriarchio lateranense da papa Zaccaria (Lib. pont., I, p. 434).

A Ravenna fin dal sec. VI esisteva una chiesa a lui dedicata nel campo «Coriandro», presso il sepolcro di Teodorico, come ci attesta la biografia del vescovo Agnello (m. 570): "similiter et ecclesiam beati Georgii reconciliavit temporibus Basilii juniores" (Codex pontificalis Ecclesiae Ravennatis, in RIS, II, 3, p. 217; cf. anche p. 118). Altra chiesa dedicata al santo, S. Georgii de porticibus, si trovava nella Regio Caesarum. Dalla capitale bizantina il culto si estese ben presto a Ferrara (ca. 657) dove fu scelto quale patrono della città primitiva ed in seguito della nuova, dopo la traslazione di reliquie nella nuova cattedrale (1110-35).

A Cornate (Milano) il re Cuniberto (678-688) dedicava una chiesa a s. Giorgio (C. Marcora, Il messale di Civate, Civate 1958, p. 38) e a Napoli, agli inizi del sec. V, il vescovo Severo fondava la basilica di S. Giorgio Maggiore (Mallardo, p. 577). Nei paesi bizantini fu venerato, unito a s. Demetrio, con l'appellativo di «Dioscuri cristiani» (cf. A. Stylianon, The pointed churches of Cyprus, Cipro 1964, p. 145, fig. 68).

Agli inizi del sec. VI Clodoveo, re dei Franchi, dedicò un monastero al santo e s. Germano di Parigi (m. 576) ne diffuse il culto.

In Inghilterra, la fama del martire palestinese era già ampiamente diffusa sin dall'epoca anglosassone, ma il suo culto assunse ancora maggiore sviluppo dopo la conquista normanna (sec. XI) quando in tutto il paese gli furono dedicate numerose chiese.

Le invasioni musulmane, interrompendo il flusso dei pellegrinaggi verso l'Oriente, parvero far decadere il culto di Giorgio; ma le Crociate ne segnano una nuova fase ed esso si riaccende con maggiore intensità quando i Crociati furono da lui assistiti mentre stavano per essere sconfitti dai Saraceni ad Antiochia nel 1089. Conquistata Giaffa e la vicina Lydda i Crociati ricostruirono la basilica cimiteriale incendiata dal califfo Hakõm ottant'anni prima. E' di questo periodo la diffusione in Occidente dell'episodio della fanciulla liberata dal dragone per intervento di Giorgio. Tale racconto, accreditato da Giacomo di Varazze nella Legenda aurea, non si trova, ovviamente, nelle fonti più antiche.

Per tutto il Medio Evo, si rinsalda in Inghilterra il culto già nel passato tributato a Giorgio; Riccardo I durante la III Crociata disse di aver visto il santo con lucente armatura guidare le truppe cristiane alla vittoria; al tempo di Enrico III, la festa di Giorgio fu considerata festa d'obbligo; Edoardo III introdusse il famoso grido di battaglia St. George for England, e fondò nel 1348 l'Ordine di S. Giorgio, detto «della Giarrettiera»; al tempo di Enrico V l'arcivescovo di Ganterbury prescriveva per la festa del santo la stessa solennità del Natale. Ancora oggi gli Anglicani hanno conservato il nome di Giorgio nel loro calendario e la rossa croce di S. Giorgio in campo bianco campeggia sulla bandiera inglese.

I paesi che hanno il santo martire palestinese come patrono sono innumerevoli: prime fra tutte le città marinare di Genova, Venezia e Barcellona da cui, coi Crociati, partivano i commercianti per l'Oriente. Tra i molti Ordini religiosi e cavallereschi, oltre ai Benedettini a lui devoti, ricordiamo l'Ordine Teutonico, il già citato «Ordine della Giarrettiera», l'Ordine militare di Calatrava di Aragona, a cui Bonifacio IX concesse di portare in guerra vexilla sancti Georgii (Reg. Aven. 305, f. 289v.), ed il "Sacro militare Ord. Costantiniano di S. Giorgio", la cui fondazione, senza peraltro solide basi storiche, è da alcuni attribuita a Costantino e da altri ad Angelo Comneno nel 1190. Nel 1690, Andrea Flavio, l'ultimo dei Comneni, cedette i suoi diritti a Gianfrancesco Farnese duca di Parma, che, a sua volta, li cedette all'Infante di Spagna divenuto re di Napoli, il quale diede all'Ordine il nome attuale, oltre che una nuova costituzione. Gli ultimi statuti risalgono al 1934; l'Ordine è riconosciuto dalla S. Sede. L'insegna è una croce gigliata, smaltata di porpora, con al centro il monogramma; negli angoli della croce le lettere I H S V (in hoc signo vinces).

Giorgio è inoltre protettore, con s. Sebastiano e s. Maurizio, dei cavalieri e dei soldati, degli arcieri e degli alabardieri, degli armaioli, dei piumaroli (elmo) e dei sellai; infine era invocato contro i serpenti velenosi, contro la peste, la lebbra e la sifilide e, nei paesi slavi, contro le streghe.

La celebrazione liturgica

I calendari orientali riportano la commemorazione di Giorgio al 23 aprile recensendone le gesta secondo le passiones conosciute (J. M. Fiey, Le Sanctoral syrien oriental d'après les Evangéliaires et Bréviaires du XI au XIII siècle, in L'Orient syrien, VIII [1963], p. 37), alla stessa data lo commemora il Calendario marmoreo di Napoli del sec. IX, di spiccata influenza bizantina (D. Mallardo, Il Calendario marmoreo di Napoli, in Ephemerides liturgicae, XVIII [1947], pp. 149-50).

Anche i calendari delle Chiese occidentali fissano la commemorazione anniversaria del martirio di s. Giorgio al 23 aprile (W. H. Frere, Studies in early Roman Liturgy [ = Alcuin club collections, XXVIII], Oxford 1930, pp. 100-101; v. anche P. Perdrizet, Le calendrier parisien à la in du moyen-age, Parigi 1933, pp. 123-24; cf. p. 149) e solo le chiese dell'Italia settentrionale riportano la celebrazione al giorno seguente (24), come si ha da un calendario modenese del sec. XI (ed. B. Bacchini, in Rerum ital. script., II [1718], p. 145), dai Messali e Breviari ferraresi e dall'uso milanese che forse ha influenzato le diocesi dell'Emilia altra volta sue suffraganee (E. Cattaneo, L'evoluzione delle feste di precetto dal sec. XIV al XX, Milano 1956, pp. 74, 136, per gli anni 1396 e 1498; per Pavia cf.: L. Valle, Le reliquie di s. Giorgio, Pavia 1903, p. 15, n. 1). Nel Martirologio Geronimiano figura al 15, 23, 24, 25 apr. e al 7 maggio, ma solo in codd. tardivi.

Il Sacramentario Leoniano del V sec. (ed. L. C. Mohlberg, p. 16) contiene i testi della Messa di s. Giorgio martire e non di s. Gregorio (Frere, loc. cit.) che venivano letti nella stazione che si teneva al Velabro "eius passio contulit hodiernum in tua virtute conventum"; mentre il più tardivo (secc. VII-VIII) Sacramentario Gregoriano (ed. H. A. Wilson, p. 27) sembra essere influenzato dalle fantastiche passiones (diversa supplicia sustinuit) cosí come gli antichi testi liturgici «propri», mentre l'orazione del Messale attuale era già in uso nei Sacramentari e Messali latini dal sec. IX (P. Bruylants, Les oraisons du Missel romain, II, in Etudes liturgiques, I, Lovanio 1952, n. 401).

I1 sinodo provinciale di Colonia del 1308 (Kellner, p. 22) elencava la festa di s. Giorgio tra quelle di precetto ed il De Officiis palatii di Giorgio Codino indicava il giorno di s. Giorgio tra quelli in cui l'imperatore, al tempo dei Paleologi, partecipava solennemente alle celebrazioni religiose in Costantinopoli (ed. J. Goar, Bonn 1839, p. 81; cf. anche indice).

Fino a qualche decennio fa la festa di Giorgio era di precetto in diverse diocesi di cui era patrono (ad es. Ferrara, Gnesen), ma, mutate condizioni sociali, suggerirono la soppressione del precetto religioso, mentre ultimamente la S. Congregazione dei Riti ha ridotto di grado (e non soppressa come erroneamente fu scritto) tale festa per mancanza di notizie biografiche sicure da inserire nella liturgia (AAS, LII [1960], pp. 690, 706).

Reliquie

Grande venerazione riscosse il sepolcro del martire e le sue reliquie furono trasferite probabilmente durante l'invasione persiana all'inizio del sec. VII o poco dopo, all'arrivo dei musulmani.

S. Gregorio, vescovo di Tours (m. 594), nell'opera Miracolorum liber, I, CI (ed. T. Ruinart, in PL, LXXI, coll. 792-93) ricorda la traslazione di reliquie a Limoges ed a Le Mans. A Roma il cranio del martire riscosse venerazione nella basilica di S. Giorgio in Velabro fin dal sec. VIII; nel 1600 ne fu trasferita una parte a Ferrara. Nell'852 Pietro della Marca spagnola ricorda la traslazione in Spagna di reliquie di s. Giorgio e di s. Aurelio (Marca Hispanica, Parigi 1688, col. 357). I1 conte Roberto di Fiandra, nel 1110 portò a Ferrara un braccio di s. Giorgio, donandolo alla contessa Matilde la quale, a sua volta, lo donò alla nuova cattedrale della città che venne dedicata al santo nel 1135, come ci attesta la prima iscrizione poetica italiana (G. Bertoni, La fondazione della cattedrale di Ferrara e l'iscrizione del 1135, in La cattedrale di Ferrara, Verona 1937, pp. 129-37; v. anche: G. Pistarino, Le iscrizioni ferraresi del 1135, in Studi medievali, sez. III, V, Spoleto 1964, pp. 66-160):

«Il mille cento trenta cenque nato
fo questo templo a san Giorgio donato
da Glielmo ciptadin per so amore
et ne fo l'opra Nicolao scolptore».

La stessa reliquia, nel 1388, fu racchiusa dal vescovo Marcapesi in un artistico reliquiario d'argento (M. A. Guarini, Compendio historico delle chiese di Ferrara, Ferrara 1621, pp. 14-15). Nel 1462, al tempo dell'abate di S. Giorgio Maggiore, Teofilo Beacqui da Milano, con grande pompa un altro braccio di Giorgio fu accolto a Venezia (G. Damerini, L'isola e il cenobio di S. Giorgio Maggiore, Venezia 1956, pp. 95 sgg., 136).

IV. FOLKLORE

La leggenda di Giorgio, patrimonio della cultura religiosa popolare, ebbe nuovo impulso e più ampia diffusione con la Legenda aurea di Giacomo da Varazze (m. 1298). Una Istoria di santo Giorgio cavaliero si trova nel ms. italiano Canonici 58 della Biblioteca Bodleiana di Oxford, (ed. A. Mortara, Oxford 1864, p.58; cf. pp. 204, 211) intitolato Libro dillettevole da legiere et da imparare a scrivere qual si contengono dieci instorie; questo testo, trascritto da Agostino di Cipriano verso la metà del sec. XVI, ebbe in seguito varie edd. a stampa.

Le leggende agiografiche e moraleggianti, come spesso accade, ispirarono la poesia religiosa e i canti popolari creando anche intorno a questo martire una letteratura che sembra gareggiare con quella dei cavalieri dei cicli brettone e carolingio. Il coraggio indomito nella professione della fede, la tutela generosa della giovane indifesa, l'uccisione del drago che seminava stragi umane furono motivi di esaltazione dell'eroica figura.

Nella tradizione islamica a Giorgio è dato il titolo di «profeta», ed il racconto delle sue gesta, risalente a Wahb ibn Munabbih (m. ca. 728-33), riproduce quasi alla lettera la versione siriaca della redazione più antica della leggenda, la quale, peraltro, «ignora l'aspetto guerriero della figura del santo e la localizzazione della sua battaglia contro il drago a Lydda o a Beryto, di cui, invece, la devozione popolare islamica ha conservato memoria fino ai nostri giorni» (G. Levi della Vida, cit. in bibl., p. 143).

Giorgio fa parte, inoltre, in Occidente, del gruppo dei santi Ausiliatori, cioè di quei santi la cui intercessione, secondo una tradizione popolare che si fa risalire al sec. XIV, è particolarmente efficace in determinate necessità.

Assai spesso, ed in tutte le epoche, Giorgio fu celebrato con panegirici e biografie romanzate: basti citare, fra gli scrittori più antichi Gregorio di Tours (m. 594) e Venanzio Fortunato (m. ca. 600), ricordando il panegirico di Andrea di Creta (m. 767), il sermone (sec. XI) del vescovo Zaccaria (B. Pez, Thesaurus anecdotorum novissimus, Vienna 1723, coll. 15-24) e quello (sec. XI) di s. Pier Damiani (PL, CXLIV, coll. 567-72; cf. anche coll. 145, 1032); il trovatore Wace (ca. 1170), Giacomo da Varazze (m. 1298) e Giacomo Stefaneschi (BHL, Suppl., n. 3401b) fissano l'immagine del santo nella sua leggendaria lotta col drago (cf. la scultura nella lunetta della porta maggiore del duomo di Ferrara, sec. XII-[XIII]) che sarà fonte d'ispirazione per l'arte figurativa dei secoli successivi.

Numerosi sono inoltre i «sacri misteri» che celebrano il martire; nel sec. XV era in grande voga il Ludus draconis, che venne in seguito imitato dai «giuochi» delle corti rinascimentali.

In Inghilterra numerose locande portano il nome di S. Giorgio, come ricorda anche Shakespeare in Re Giovanni (atto II, 288); una filastrocca recitata dai bambini dell'Inghilterra settentrionale canta s. Giorgio come cavaliere coraggioso (M. F. Bulley, St. George for Merrie England, Londra 1908, p. 30).

In Germania sono a lui dedicate molte acque ritenute miracolose; mentre nei paesi slavi si conservano consuetudini di origine pagana in riferimento all'inizio della primavera.

Da ultimo giova ricordare che l'epopea cavalleresca fiorita alla corte estense intorno all'Orlando furioso di Ludovico Ariosto, simboleggia, probabilmente, nei due personaggi di Ruggero e Angelica, le figure di Giorgio e della principessa.

BIBLIOGRAFIA.: oltre alle opere citt. nel corso del testo, v.: Lippomano, Sanctorum priscorum patrum Vitae, Venezia 1559, pp. 100-104, 123-27; Acta SS. Aprilis, III, ibid. 1738, pp. 101-65, N. Nilles, Kalendarium manuale utriusque Ecclesiae, I, Innsbruck 1896, pp. 143-44; Synax. Constantinop., coll. 623-26, S. Borelli, II Megalomartire S. Giorgio, Napoli 1902 (si tratta di un tipico caso di «involuzione storica», e di assenza totale della critica storica più elementare, ma raccoglie un materiale immenso che può costituire una larga base per ulteriori indagini intorno alla diffusione del culto prestato a Giorgio; inoltre elenca tutti gli scrittori che si sono occupati del santo), H. Delehaye, Les légendes greques des saints militaires, Parigi 1909, pp. 45-76, K. Krumbacher - A. Ehrhard. Der heilige Georg in der griechischen Uberlieterung, Monaco 1911, BHL, Suppl., nn. 3363-401d, Comm. Martyr. Hieron. pp. 205-209; G. Antonucci, La leggenda di S. Giorgio e del drago, in Emporium, LXXVI (1932), pp. 79-89; Delehaye, Origines, passim; F. Cumont, Les plus anciennes légendes de saint Georges, in Revue de l'histoire des religions, CXIV (1936), estratto; Comm. Martyr. Rom., p. 132; Vies des Saints, IV, pp. 591-95, BHG, I, pp. 212-23 nn. 669v-691v; C. Giannelli, Epigrammi di Teodoro Prodromo in onore dei santi megalomartiri Teodoro, Giorgio e Demetrio, in Studi in onore di Luigi Castiglioni, Firenze 1960, pp. 333-71, O. Grosso, San Giorgio nell'arte e nel cuore dei popoli, Milano 1962; L. Santucci, Leggende cristiane, ibid. 1963, pp. 84-85 (riporta la Legenda aurea); P. Toschi, La leggenda di s. Giorgio nei canti popolari italiani, Firenze 1964, M. del Donno, Poesia popolare religiosa. Studi e testi di leggende agiografiche e moraleggianti del Sannio beneventano, in Biblioteca di « Lares » XIII, ibid. 1964, p. 76; G. Levi della Vida, Leggende agiografiche cristiane dell'Islam, in L'Oriente cristiano nella storia della civiltà, Roma 1964, p. 143.

Autore: Dante Balboni

V. ICONOGRAFIA

Sarebbe compito difficile, per non dire impossibile, elencare tutte le rappresentazioni relative alla leggenda di Giorgio, perché in questo cavaliere crociato, vincitore del drago, si assommano innumerevoli elementi che hanno radici nelle più antiche mitologie e che, dalle primitive tradizioni cristiane, traggono l'eterna suggestione del male combattuto e vinto e della fede testimoniata col martirio. Per questo appunto sono facili, nella iconografia di Giorgio, le contaminazioni con altri personaggi, sacri o storici, come, ad esempio il Santiago degli spagnoli (s. Giacomo il Maggiore), s. Maurizio, s. Martino e l'imperatore Costantino. Ciò, inoltre, spiega più che a sufficienza l'abbondanza dell'iconografia stessa, la quale, volta a volta rispecchia il culto tributato ininterrottamente in Oriente a Giorgio, la sua assunzione in Occidente a simbolo di intrepida virtù, l'ispirazione fornita all'arte e alle rappresentazioni popolari, nonché ai poemi cavallereschi.

Sebbene generalmente si affermi che nel sec. XVI, tramontando in Occidente il mito della cavalleria, il culto - e, quindi, l'iconografia - di Giorgio siano stati trasferiti essenzialmente in Oriente, dove avevano avuto origine, non vi è forse stato artista europeo che, dopo quella data, non abbia subito il fascino del tema eroico del guerriero di Dio in lotta con il mostro.

Prima di tentare quello che non potrà essere che un giro d'orizzonte sul complesso argomento della iconografia di Giorgio, occorre ricordare come la sua immagine, oltre che nelle raffigurazioni di schietta ispirazione religiose, divenne simbolo frequente negli stemmi, nei suggelli, nelle bandiere e negli stendardi di città e nazioni che ne riconobbero il patronato, di ordini cavallereschi e di associazioni d'arma o di mestiere. Tra le città ricorderemo Genova e Barcellona, non dimenticando Venezia che a Giorgio dedicò ben tre chiese.

Tra le nazioni si può notare tra tutte l'Inghilterra che fatto suo lo stendardo crociato di Giorgio, dedicandogli il patronato dell'Ordine della Giarrettiera, così come in Germania sono stati posti sotto la sua protezione gli appartenenti all'Ordine teutonico. Numerosissime sono poi le associazioni che in passato, e ancora al presente, hanno assunto come simbolo l'immagine di Giorgio, protettore dei cavalieri, degli armaioli, degli arceri, ecc.

Passando all'iconografia religiosa noteremo che molte raffigurazioni, tra le più antiche, rappresentano generalmente Giorgio isolato, a piedi e con il capo nudo dai lunghi e giovanili capelli. Gli attributi sono sempre la corazza, la spada, la lancia (che in certi casi appare spezzata), talvolta lo stendardo crociato. L'immagine del santo a cavallo fa, invece, il più delle volte, parte della scena della lotta contro il drago e compare con maggiore frequenza nelle opere d'arte che illustrano i cicli e i fatti della vita. Il cavallo è prevalentemente bianco.

Iniziando un elenco, più che altro - come si è detto - indicativo delle une e delle altre raffigurazioni, si possono citare numerose sculture: del sec. XIII il bassorilievo della porta di S. Giorgio a Firenze, la statua del portico della cattedrale di Chartres, del sec. XIV la statua nella torre della cattedrale di Friburgo e quella di legno dorato, custodita nel Museo di Digione. Eccelle fra tutte la statua sulla facciata di Orsammichele a Firenze, opera di Donatello (sec. XV), mentre al sec. XVI appartengono la statua sulla facciata di S. Giorgio Maggiore a Venezia e quella bronzea nell'interno della stessa chiesa, opera di Nicolò Roccatagliata (1593), e infine, sempre in detta chiesa, la pala lignea intagliata e colorita attribuita a Pietro da Salò (sec. XVI). Pure opera di Pietro da Salò è il rilievo sul portale di S. Giorgio degli Schiavoni, sempre a Venezia, dove Giorgio è anche presente in un bassorilievo della facciata di S. Marco. Restando ancora nel campo della scultura, ritroviamo la scena della lotta con il drago nei bassorilievi della tomba dei cardinali d'Amboise (1520) nella cattedrale di Rouen.

Passando alle opere pittoriche che arricchiscono l'iconografia di Giorgio, particolare attenzione meritano le innumerevoli figurazioni bizantine, che portano l'impronta della persistente vitalità della leggenda nei luoghi stessi dove essa ebbe origine. Gli affreschi nei conventi del Monte Athos e, in particolare, del Protaton, della laura Catholicon (in cui Giorgio appare con s. Demetrio), del Xenophon (in cui, cosa rara, il santo è cefaloforo) ci rimandano tutti una immagine presso a poco simile: un giovane guerriero dai capelli ricciuti, dalla corazza romana, con spada, lancia e scudo. Nella scena del martirio di s. Autonomos, del Dyonision Trapeza, Giorgio è raffigurato su un cavallo bianco. Ma le immagini piú caratteristiche e fantasiose ce le hanno date i pittori di icone. Nella pittura russa il santo ha un posto del tutto speciale: va ricordata in modo particolare quella icona della scuola di Novgorod (sec. XVI), che riassume in tutti i loro elementi le componenti della leggenda: Giorgio a cavallo contro il drago, la fanciulla in pericolo, il popolo affacciato alle torri della città, che attende l'esito della prova. Una scena simile è riproposta in una icona, ora nel Museo di Oradea (Romania), in cui compare, però, un altro giovane che cavalca sullo stesso destriero del santo, elemento che qualche volta si ritrova anche altrove. Ancora rappresentativi della iconografia orientale sono gli affreschi del Monastero di Staro Magoricino in Serbia (1318) e, infine, gli affreschi della chiesa di Sucevitza (Bucovina), del sec. XVII. In occidente la pittura ha dato un essenziale contributo alla iconografia di Giorgio e tra gli artisti, meritano il primo posto i pittori italiani Vogliamo ricordare tra i primi il dipinto attribuito dal Berenson a Paolo Ucello, ora nella National Gallery di Londra, per il suo carattere quasi surrealista, in cui all'enorme drago dalle grandi ali ocellate, fa contrasto una esilissima vergine e al massiccio cavallo bianco si oppone un Giorgio adolescente, con un volto quasi infantile. Nel 1462 il Mantegna in un dipinto, ora all'Accademia di Venezia, ha rappresentato il santo in armi, ma con la lancia spezzata e Cosmè Tura, nel 1469, lo ha egualmente raffigurato in una tempera, già portello d'organo, nella cattedrale di Ferrara. Nello stesso secolo il Correggio dipinse Giorgio accanto alla Vergine per la chiesa dei Domenicani di Modena (ora nella Galleria di Dresda), mentre Carlo Crivelli, in una formella della pala d'altare detta Madonna della rondine (Nat. Gall. di Londra) presenta un Giorgio dalla pesante ed elaboratissima armatura, la spada levata contro il mostro.

Nel sec. XV il Pisanello ritraeva Giorgio, che si accinge ad affrontare la lotta, per la chiesa di S. Anastasia a Verona, e il Carpaccio trattava lo stesso tema in una serie famosa di dipinti (1501-1503) nella scuola di S. Giorgio degli Schiavoni a Venezia, unitamente alle storie dei santi Girolamo e Trifone. Altri episodi della leggenda sono stati affrescati da Altichiero Altichieri e Iacopo Avanzi nell'oratorio di S. Giorgio a Padova (sec. XIV). Anche Raffaello non si sottrasse al fascino del personaggio dipingendo in età giovanile, nel 1504, su ordinazione di Guidobaldo da Urbino, una tavoletta in cui Giorgio appare a cavallo, con elmo e corazza, e alza la spada sul drago, mentre a terra giace la lancia spezzata. Nel numero delle opere che hanno proposto interi cicli della leggenda, ancora a Venezia, nel sec. XVI, il Veronese dipinse il martirio di Giorgio per la chiesa di S. Giorgio Maggiore. Va fatto, infine, cenno alle numerose miniature sia dei mss. orientali sia dei Libri d'Ore e Breviari occidentali. Per ricordarne alcuni: citiamo quella del Libro d'Ore del maresciallo di Boucicault (Museo Jacquemart-André di Parigi, sec. XIV) e quella del Breviaro del Duca di Bedford (Parigi, Gal. Naz.).

Non si esaurisce certo con questi cenni il fitto elenco di immagini relative a Giorgio Quanto in questa sede è stato esposto può dare tuttavia un'idea della ricchezza iconografica a lui dedicata in Oriente e in Occidente.

BIBLIOGRAFIA: Kunstle, pp. 263-79, G. Millet, Monuments de l'Art Byzantin, V, Monuments de l'Athos, Parigi 1927 pp. 176 186, 211, P. M. Kondakov, The Russian Icon Oxford i927, pp. 25, 38, 42, tav. XXV, 126, 128, 131 sgg., tav. XXI, F. Nimitz, Die Kunst Russlands, II, Berlino 1940 p. 39; Braun, coll. 283-89; B. Berenson, I pittori italiani del Rinascimento, Milano 19483, tavv. 192 195, 203, 237; P. Deschamps, La légende de St. G. et les combats des Croisés dans les peintures murales du Moyen-age, in Monuments et mémoires, XLIV (1950), pp. 109-23 tavv. 12-15; Réau, III, pp. 257-78; M. Salini, Cosmè Turá, (s.l.) 1956, pp. 24-26, fig. 8, tavv. X-XI; D. Otto, The Church of san Marco in Venice, Washington 1960, taw. 41, 105; Ch. Amiranachili, Smalti della Georgia, Milano 1963, taw. XLVII-VIII; [D. T.], Byzantinische Kunst, Monaco 1964, fig. 213.

Autore: Maria Chiara Celletti