mardi 10 avril 2012

Saint FULBERT de CHARTRES, évêque et confesseur


Gerbert d'Aurillac, le futur pape Sylvestre II, enseignant à
saint Fulbert et à ses condisciples, dont le futur roi de France,
Robert le Pieux. Codex allemand du XIIe.

Saint Fulbert

Évêque de Chartres (960-1029)

Saint Fulbert, l’un des plus grands et des plus saints évêques de Chartres, fut aussi le premier savant de son époque ; l’un de ses biographes dit, en effet, qu’il surpassait facilement tous ses contemporains, tant dans la connaissance des Saintes Écritures que dans les sciences profanes.

Son humilité, qui brille à chaque page de ses lettres, ne fait qu’ajouter à son rare mérite : "Je suis, écrivait-il, le très petit évêque d’une très grande Église." — "Je suis un homme rempli de misères, incapable de me conduire moi-même et néanmoins chargé de conduire les autres dans les voies du salut."

Il fut le modèle des pasteurs, par son zèle à défendre les intérêts de l’Église. Sans négliger le gouvernement de son peuple, il trouvait du temps pour composer de pieux ouvrages. Ses sermons en l’honneur de la Sainte Vierge, pour Laquelle il avait une dévotion particulière, sont très remarquables ; jamais il n’était plus éloquent en chaire que quand il exhortait son peuple au culte et à l’amour de Marie.

L’auguste Mère de Dieu Se plut à récompenser sa piété par des faveurs extraordinaires. Dans une maladie très grave, Marie fit couler sur ses lèvres un baume céleste, et le mal disparut.

Une des gloires de Fulbert, c’est la construction de la cathédrale de Chartres, qui subsiste encore. L’ancienne ayant été détruite par un effroyable incendie, il employa au temple magnifique qu’il fit construire tout ce qu’il possédait ; les largesses royales affluèrent de toutes parts. Il s’appliqua ensuite à faire honorer Dieu dans ce temple par des chants harmonieux et des cérémonies majestueuses.

C’est dans la crypte de cette cathédrale insigne qu’est honorée Notre-Dame-de-sous-terre, dont l’histoire merveilleuse remonterait au temps des Druides, et dont l’image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter : Virgini pariturae.

SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/saints/1046-saint-fulbert


Fulbert de Chartres dans la cathédrale de Chartres nouvellement construite
Miniature extraite de l'Obituaire de Notre-Dame de Chartres, martyrologe et nécrologe du chapitre de Notre-Dame
XIe siècle, Bibliothèque municipale de Chartres, nouv. acq. 004, f.34 recto - Ms. 4, fol. 94

SAINT FULBERT

Évêque de Chartres

(mort en 1028 ou 1030)

Saint Fulbert, l'un des plus grands et des plus saints évêques de Chartres, fut aussi le premier savant de son époque; l'un de ses biographes dit, en effet, qu'il surpassait facilement tous ses contemporains, tant dans la connaissance des Saintes Écritures que dans les sciences profanes.

Son humilité, qui brille à chaque page de ses lettres, ne fait qu'ajouter à son rare mérite: "Je suis, écrivait-il, le très petit évêque d'une très grande Église." -- "Je suis un homme rempli de misères, incapable de me conduire moi-même et néanmoins chargé de conduire les autres dans les voies du salut."

Il fut le modèle des pasteurs, par son zèle à défendre les intérêts de l'Église. Sans négliger le gouvernement de son peuple, il trouvait du temps pour composer de pieux ouvrages. Ses sermons en l'honneur de la Sainte Vierge, pour Laquelle il avait une dévotion particulière, sont très remarquables; jamais il n'était plus éloquent en chaire que quand il exhortait son peuple au culte et à l'amour de Marie.

L'auguste Mère de Dieu Se plut à récompenser sa piété par des faveurs extraordinaires. Dans une maladie très grave, Marie fit couler sur ses lèvres un baume céleste, et le mal disparut.

Une des gloires de Fulbert, c'est la construction de la cathédrale de Chartres, qui subsiste encore. L'ancienne ayant été détruite par un effroyable incendie, il employa au temple magnifique qu'il fit construire tout ce qu'il possédait; les largesses royales affluèrent de toutes parts. Il s'appliqua ensuite à faire honorer Dieu dans ce temple par des chants harmonieux et des cérémonies majestueuses.

C'est dans la crypte de cette cathédrale insigne qu'est honorée Notre-Dame-de-sous-terre, dont l'histoire merveilleuse remonterait au temps des Druides, et dont l'image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter: Virgini pariturae.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE :


A la fin du Xe siècle, Fulbert fut un astre de première grandeur : on disait de lui qu'il était Socrate et Platon réincarnés dans la même personne ! En plus de la théologie et de l'exégèse, il maîtrisait la physique, la médecine et l'astronomie. Il possédait la philosophie d'Aristote que les Arabes venaient d'introduire en Europe par l'Espagne. Après des études à Reims avec l'archevêque Gerbert, futur Pape Sylvestre II, il le suit à Rome. Fulbert deviendra prêtre, puis chancelier de l'Ecole et enfin évêque de Chartres. Plein de zèle pastoral et brillant philosophe, conseiller de la royauté Capétienne, il tenait à rester simple enseignant. Grâce à son savoir et à son influence, Chartres devint le premier centre pensant de la Gaule. Plusieurs des disciples de maître Fulbert seront des sommités de cette époque : ainsi Bernard l'Angevin, Hubert de Poitiers et Hardouin de Fougères.


Les Chartrains garderont le souvenir de cet évêque au doux visage et de ses entretiens pleins de doctrine et de ferveur. Fulbert nous a laissé des traités, des homélies, des proses liturgiques et plus d'une centaine de lettres. Il fut aussi "le chantre de Notre-Dame", avant saint Bernard. Evoquer Fulbert, c'est montrer la sublime cathédrale de Chartres. Le premier édifice venait d'être dévasté par un incendie. Fulbert entreprit la construction d'un très vaste monument qui sera détruit à son tour. Il en subsiste la crypte en forme de U. Ses immenses galeries en font la crypte romane la plus vaste de France : elle servira de base à la cathédrale actuelle. Vaisseau flottant sur les toits de la ville, Bible de pierre et de verre, chantée par Charles Péguy, Notre-Dame de Chartres demeure l'un des joyaux les plus précieux de notre patrimoine culturel. C'est grâce à saint Fulbert, qui se disait le tout petit évêque d'une très grande Eglise. Il entra dans la Vision de Dieu le 10 avril 1029.

D'étymologie germanique, Fulbert signifie "abondance" (full) et "brillant" (berht).

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

SOURCE : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Saints/Fulbert-de-Chartres


Saint Fulbert

Évêque de Chartres (✝ 1028)

Confesseur.

Nous connaissons l'origine germanique de son nom : "Fulc" peuple et "Bert" brillant. Tel fut bien l'évêque carnute, à la fois musicien, savant et hagiographe. On ne sait d'où il vient, mais on sait que Gerbert fut son maître à l'école de Reims. Gerbert devint pape sous le nom de Sylvestre II. Celui qui est le "pape de l'an mille" le fait venir à Rome.

Précepteur du fils du roi Hugues Capet, il fonde à Chartres une école appelée à une grande notoriété. On n'y apprend pas seulement la théologie, mais encore la géométrie, la médecine, la philosophie. Nombreux et fidèles seront ses disciples.

Le roi le fait nommer évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l'indépendance de l'Église, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes. C'est ainsi qu'il cherche à réconcilier le comte de Blois avec le roi de France.

En 1020, la cathédrale de Chartres disparaît dans les flammes. Fulbert se démène pour financer la construction d'une nouvelle basilique. La crypte en subsiste encore. Ses dons musicaux furent mis au service de la liturgie et au service du culte marial qu'il contribua à développer, Notre-Dame était souveraine à Chartres.

Le diocèse de Chartres a organisé, en 2006, de grandes fêtes en l’honneur de Fulbert, pour le millénaire de son épiscopat - Vie de Fulbert, site de la cathédrale.

À Chartres, en 1029, saint Fulbert, évêque. Il nourrit de sa doctrine un grand nombre de personnes, entreprit par sa munificence et son zèle le grand oeuvre de la cathédrale et magnifia par ses chants la Vierge Marie.

Martyrologe romain

"un écolâtre savant, un écrivain et un poète, un évêque, un bâtisseur et le conseiller des grands" Claude Génin

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/948/Saint-Fulbert.html


10 avril. 

- Saint Fulbert, évêque de Chartres. 1028.

Pape : Jean XIX

Roi de France : Robert II, le Pieux.

" Cherchez d'abord le royaume de Dieu et la justice qui y mène, et les autres choses dont vous avez besoin vous serons données par surcroît."
Math. VI, 33.

Parmi tous les grands hommes qui ont paru sur le trône épiscopal de l'église de Chartres, saint Fulbert est de ceux qqui se sont rendus les plus recommandables. Ses historiens en parlent toujours en termes avantageux ; ses écrits respirent la piété et l'érudition, et ses vertus héroïques confirment tout le bien que la postérité nous a dit de ce grand Saint.

Il possédait les qualités de l'esprit les plus avantageuses ; et il fut si fidèle à faire profiter les talents naturels dont Dieu l'avait favorisé, qu'il devint l'un des plus grands hommes de son siècle. Il donna des preuves de sa grande capacité et de l'étendue de son esprit, avant même d'entrer dans les Ordres et d'être admis au nombre des clercs. Il contribua beaucoup en France à renforcer l'étude des sciences, et spécialement de la philosophie, dont l'étude s'était considérablement corrompue.

Ce qui rendait cet homme digne d'une plus grande admiration, c'était de voir qu'il n'avait pas de jugement moins solide pour les affaires qui demandaient de la conduite, que l'esprit vif et pénétrant pour exceller dans les hautes sciences. Cependant il ne se prévalut jamais de l'avantage qu'il possédait au-dessus des autres, fuyant, au contraire, la vaine gloire, et évitant les vains applaudissements dans les assemblées. Il ne se servait de ses belles connaissances que pour mieux pénétrer les devoirs de la religion, et pour inspirer aux autres de l'estima et du respect pour la majesté souveraine de Dieu et pour toutes les choses qui pouvaient contribuer à sa gloire.

On est mal renseigné sur la famille et le lieu de naissance de Fulbert ; on a voulu déduire de ses écrits qu'il était Romain d'origine (P. Giry, Petits Bollandistes), on serait mieux fondé à le croire originaire d'Aquitaine (divers autres hagiographes tout aussi hésitants sur le sujet). Qouiqu'il en soit, il était né, comme il le dit lui-même dans " les rangs de la société le splus humbles ".

Jeune, on le trouve étudiant à Reims, où il eut pour professeur de mathématiques et de philosophie, Gerbert, le futur pape, Silvestre II, et pour condisciple le futur roi Robert II le Pieux. Après son élévation sur le trône pontifical romain, Sylvestre II se souvint de son disciple et le fit venir à Rome auprès de lui et se servit de ses grands talents pour gouverner l'Eglise.

A la mort de Gerbert, Fulbert rentra en France pour la plus grande joie de ses nombreux amis qui avait admiré sa sagesse, son humilité et sa sagacité dans ses fonctions auprès du défunt pape.

Il devint chancelier de l'Eglise de Chartres en 1003 sous la conduite de l'évêque Odon, puis sous celle de Rodolphe son successeur, et établit dans cette ville une école de théologie qui ne tarda pas à devenir célèbre.

C'est à cette époque que des troubles s'élevèrent dans l'abbaye de Saint-Pierre de Chartres. Abbon de Fleury, pour être renseigné, s'adressa à Fulbert. Celui-ci, dans une lettre remarquable, exposa comment, à la mort de l'abbé Gislebert, un moine ambitieux, nommé Magenard, se fit installer à sa place. L'intrus, chassé du monastère, se réfugia à l'évêché : sa disgrâce contribua à le rendre plus édifiant, au point que les moines eux-mêmes le rappelèrent et lui restituèrent le bâton pastoral.

Devenu évêque de Chartres en 1007, et sacré par son métropolitain Léothéric de Sens, Fulbert continua son enseignement et l'école de Chartres devint la plus célèbre académie de France. Elle formera une élite théologique qui comptera dans ses rang, entre autres, Bernard de Chartres, Gilbert de La Porrée, Thierry de Chartres, Guillaume de Conches et Jean de Salisbury.

L'évêque vit le danger de l'erreur de l'hérésiarque Bérenger (dont nous avons vu dans la vie de saint Gautier de Pontoise qu'il finit sa vie repentant sur l'île Saint-Côme non loin de Tours) sur la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie, il se mit en devoir de réfuter celui qui avait été son élève ; il prévint en même temps Léothéric de Sens de ce que la nouvelle formule pour donner la sainte communion, présentait de dangereux au point de vue de la foi orthodoxe :

" Pilote du vaisseau du Roi, lui écrivit-il, soyez circonspect et sur vos gardes : si vous vous, écartez de la route prescrite par la foi, vous ferez certainement un triste naufrage."

Fulbert, évêque, devint l'oracle de presque toute la France. Les princes, les évêques, les simples fidèles avaient recours à ses conseils et ils trouvaient en lui une source de lumière. C'est ce qui ressort du recueil de ses lettres. Peu après son élévation à l'épiscopat, en mai 1008, il se trouva au Concile que le roi Robert avait convoqué dans son palais de Chelles. On voulut qu'il souscrivît immédiatement après les métropolitains, et avant 11 évêques dont plusieurs, comme Adalbéron de Laon, étaient très anciens dans l'épiscopat ; ce qui nous montre en quelle estime le tenaient ses collègues.

Sa correspondance dénote en sa personne l'alliance d'une fermeté vraiment épiscopale avec une noble douceur et une humilité sans bassesse. Obligé de recourir à un zèle ardent pour réprimer les désordres ou corriger les abus, il le faisait toujours sans blesser le respect dû aux autorités civiles. Il aimait tendrement son prince, le roi Robert, et lui témoigna toujours un sincère attachement : quand il eut encouru sa disgrâce, il fit tous ses efforts pour gagner de nouveau son amitié.

Tout en s'occupant beaucoup à l'extérieur, Fulbert ne négligea pas pour cela le soin de son diocèse : il prêcha la parole de Dieu à son peuple, dressa des canons pénitentiaux, composa des hymnes et des proses. L'an 1020, l'ancienne cathédrale fut consumée dans l'incendie de la ville de Chartres. Fulbert entreprit de la rebâtir avec une magnificence qui dépassait de beaucoup les ressources d'un évêque sans patrimoine. Il fut aidé dans cette oeuvre par des princes, comme saint Canut IV de Danemark, Guillaume comte de Poitiers. Il la plaça sous le vocable de Notre-Dame pour laquelle il avait une dévotion particulière ; il établit dans son église la fête de la Nativité de Marie dont l'institution était assez récente.

Saint Fulbert mourut, comblé de grâces et de mérites, le 10 avril 1028, après avoir gouverné l'Église de Chartres pendant près de 14 ans. Il fut enterré à Saint-Père-en-Vallée, monastère où, durant sa vie, il aimait à se retirer, pour se dérober au tumulte des affaires, et donner à son âme les moyens de se retremper dans la retraite spirituelle.

CULTE

On trouve en deux épitaphes l'éloge de ce saint évêque. Cependant l'Eglise de Chartres fut longtemps sans lui décerner un culte public : on se contentait de rappeler sa mémoire par un anniversaire pour le repos de son âme. On lui a attribué plusieurs miracles après sa mort ; G. Bucelin, dans son ménologe bénédictin, lui a donné le titre de bienheureux. De nos jours on trouve sa mémoire dans les nouveaux propres de Chartres et de Poitiers.

SOURCE : http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/04/10/10-avril-saint-fulbert-eveque-de-chartres-1028.html

FULBERT DE CHARTRES saint (960 env.-1028)

Né près de Rome dans une famille pauvre, Fulbert eut pour maître un évêque italien, séjourna un peu à Rome, puis, vers 984, vint à Reims pour y suivre les leçons de l'illustre Gerbert d'Aurillac, le futur pape Silvestre II. En 992, il se rendit à Chartres pour apprendre la médecine. Bientôt il fut nommé maître, chancelier et chanoine. En 1006, la faveur du roi Robert le Pieux, qu'il connaissait depuis longtemps, le porta à l'évêché de Chartres. Fulbert acquit un prestige considérable auprès de ses contemporains ; sa correspondance est une source importante de l'histoire de son temps. Après l'incendie de 1020, il reconstruisit sa cathédrale ; la crypte actuelle est son œuvre. Fulbert est vénéré comme saint à Chartres.
Disciple de Gerbert et utilisant comme celui-ci les grands texte de la logica vetus (notamment Isagoge de Porphyre ; Catégories, Interprétation, Topiques d'Aristote commentés par Boèce ; divers traités de ce dernier ; Définitions de Marius Victorinus), Fulbert donne, par son enseignement à l'école cathédrale de Chartres, l'élan qui fera d'elle, au xiie siècle, un centre d'études important, illustré par des penseurs de premier ordre (tels Bernard et Thierry de Chartres, Gilbert de La Porrée, Guillaume de Conches) et caractérisé par son intérêt pour les arts libéraux ainsi que par ses recherches philosophiques sur l'origine et la nature de l'univers. C'est à Fulbert que la célèbre école de Chartres doit ce goût de la science et des études profanes qui l'amènera à déborder les cadres du quadrivium dans le sens d'un « humanisme » avant la lettre.
Jacques DUBOIS, « FULBERT DE CHARTRES saint (960 env.-1028)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 avril 2016. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fulbert-de-chartres/




Bernard Damiano, Saint Fulbert, bronze , parvis de l’église Notre-Dame de Chartres

Fulbert of Chartres

Bishop, b. between 952 and 962; d. 10 April, 1028 or 1029. Mabillon and others think that he was born in Italy, probably at Rome; but Pfister, his latest biographer, designates as his birthplace the Diocese of Laudun in the present department of Gard in France. He was of humble parentage and received his education at the school ofReims, where he had as teacher the famous Gerbert who in 999 ascended the papal throne as Sylvester II. In 990 Fulbert opened a school at Chartres which soon became the most famous seat of learning in France and drew scholars not only from the remotest parts of France, but also from Italy, Germany, and England. Fulbert was also chancellor of the church of Chartres and treasurer of St. Hilary's at Poitiers. So highly was he esteemed as a teacher that his pupils were wont to style him "venerable Socrates". He was a strong opponent of the rationalistictendencies which had infected some dialecticians of his times, and often warned his pupils against such as extol their dialectics above the teachings of the Church and the testimony of the Bible. Still it was one of Fulbert'spupils, Berengarius of Tours, who went farthest in subjecting faith to reason. In 1007 Fulbert succeeded the deceased Rudolph as Bishop of Chartres and was consecrated by his metropolitan, Archbishop Leutheric of Sens. He owed the episcopal dignity chiefly to the influence of King Robert of France, who had been his fellow student at Reims. As bishop he continued to teach in his school and also retained the treasurership of St. Hilary. When, about 1020, the cathedral of Chartres burned down, Fulbert at once began to rebuild it in greater splendour. In this undertaking he was financially assisted by King Canute of England, Duke William of Aquitaine, and otherEuropean sovereigns. Though Fulbert was neither abbot nor monk, as has been wrongly asserted by somehistorians, still he stood in friendly relation with Odilo of Cluny, Richard of St. Vannes, Abbo of Fleury, and othermonastic celebrities of his times. He advocated a reform of the clergy, severely rebuked those bishops who spent much of their time in warlike expeditions, and inveighed against the practice of granting ecclesiastical beneficesto laymen.


Fulbert's literary productions include 140 epistles, 2 treatises, 27 hymns, and parts of the ecclesiastical Office. His epistles are of great historical value, especially on account of the light they throw on the liturgy and discipline of the Church in the eleventh century. His two treatises are in the form of homilies. The first has as its subject:Misit Herodes rex manus, ut affligeret quosdam de ecclesia, etc. (Acts 12:50); the second is entitled "Tractatus contra Judaeos" and proves that the prophecy of Jacob, "Non auferetur sceptrumde Juda", etc. (Genesis 49:10), had been fulfilled in Christ. Five of his nine extant sermons are on the Blessed Virgin Mary towards whom he had a great devotion. The life of St. Aubert, bishop of Cambrai (d. 667), which is sometimes ascribed to Fulbert, was probably not written by him. Fulbert's epistles were first edited by Papire le Masson (Paris, 1585). His complete works were edited by Charles de Villiers (Paris, 1608), then inserted in "Bibl. magna Patrum" (Cologne, 1618) XI, in "Bibl. maxima Patri." (Lyons, 1677), XVIII, and with additions, in Migne, P.L., CXLI, 189-368.

Ott, Michael. "Fulbert of Chartres." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 14 Mar. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/06312a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06312a.htm



Fulbert of Chartres B (AC)

Born in Italy c. 952-960; died in Chartres, France, on April 10, 1029.


"Ye choirs of new Jerusalem,
Your sweetest notes employ,
The Paschal victory to hymn
In strains of holy joy."


--Saint Fulbert of Chartres


The glory of his century was born into a humble Italian family. Because of Fulbert's promise as a student he was sent to study at a Benedictine abbey at Rheims, France. He was one of their finest, for when the celebrated Gerbert, who taught him mathematics and philosophy, became Pope Sylvester II, he called Fulbert to Rome.

When the next pope succeeded Gerbert in 1003, Fulbert returned to France, and Bishop Odo of Chartres gave him a canonry and appointed him chancellor of the cathedral, thus, charging Fulbert with the government of the cathedral schools. Fulbert made them into the greatest educational center in France, attracting students from all over Europe.

Fulbert himself was a true poet and scholar, with a great range of learning, including all the sciences then taught. He was chosen to succeed Bishop Roger when he died. Fulbert's influence had now become impressive, for he acted as a counselor to the spiritual and temporal leaders of France. He became a respected statesman, and was consulted by the duke of Aquitaine and the king of France.

Yet he called himself 'the very tiny bishop of a very great church,' and continued to preach regularly and see to the instruction of the territories under his jurisdiction. He rebuilt the Chartres Cathedral when it burned down almost immediately after his consecration. It was built with great magnificence. All kinds of people gave him assistance, including Canute, king of England. Although much of the current cathedral is of a later date, Fulbert's Romanesque steeple still dominates the city.

Having a great devotion to the Virgin Mary, in whose honor he composed several hymns, he arranged that when the new cathedral opened, the newly introduced feast of her birthday be celebrated there, and that it be observed through the diocese.

He vigorously opposed simony and the bestowal of ecclesiastical endowments upon laymen. After ruling for 22 years, he died. He is the author of "Ye Choirs of New Jerusalem" and sermons, hymns, and letters; several of his treatises survive.

Fulbert's pupils loved him. Shortly after his death a pupil from Liége named Adelman (who later became bishop of Brescia) wrote: "With what dignity of spiritual interpretation, with what weight of literal sense, with what sweetness of speech did he expound the deep secrets of philosophy" (Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Gill, Walsh, White).


In art, Saint Fulbert is a bishop receiving milk from the Virgin as he lies ill in bed (Roeder).