mardi 24 avril 2012

Saint FIDÈLE de SIGMARINGEN, capucin, prêtre et martyr



Saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr

Marc Roy (1578-1622) fut avocat à Colmar avant d'entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, où il devint le Père Fidèle de Sigmaringen. Religieux plein de charité et prédicateur populaire, il fut désigné par la Congrégation de la propagation de la foi à une mission chez les Protestants des Grisons (Suisse), mais il ne tarda pas à y être massacré.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/04/24/6385/-/saint-fidele-de-sigmaringen-pretre-et-martyr


SAINT FIDÈLE de SIGMARINGEN

Capucin, Martyr

(1577-1622)

Saint Fidèle naquit à Sigmaringen, petite ville d'Allemagne voisine de la Suisse. Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu'ils l'appelaient le Philosophe chrétien. Dès lors il s'approchait souvent des sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ.

Il exerça plusieurs années la profession d'avocat à Colmar, en Alsace, et s'y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du mensonge et la sagesse de ses plaidoyers; il mérita le surnom d'Avocat des pauvres.

Bientôt pourtant la Lumière divine lui fit comprendre qu'il était difficile d'être en même temps riche avocat et bon chrétien: aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg; il y prit l'habit en 1612, à l'âge de trente-cinq ans.

Les premières années de sa vie religieuse, d'abord remplies de consolations, furent bientôt éprouvées par de rudes et persistantes tentations de doutes sur sa vocation. Des doutes, il eut la prudence de les confier au guide de son âme, qui le rassura et lui dit de prier Dieu avec ferveur pour connaître Sa Volonté définitive. Dieu lui rendit dès lors la force et la paix; il fit vendre tous ses biens, dont il distribua le prix en bonnes oeuvres, et dépouillé de tout, il se réjouit d'être désormais un véritable enfant de saint François. Il se félicitait souvent depuis de l'heureux échange qu'il avait fait avec Dieu: "J'ai rendu, disait-il, les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel!"

Fidèle ajoutait aux mortifications de la règle bien d'autres mortifications. Les meubles les plus pauvres, les habits les plus usés étaient l'objet de son ambition; les haires, les cilices, les ceintures armées de pointes de fer, les disciplines, suppléaient au martyre après lequel il soupirait; l'Avent, le Carême, les vigiles, il ne vivait que de pain, d'eau et de fruits secs: "Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines!"

Lorsqu'il fut devenu prêtre, ses supérieurs l'envoyèrent prêcher, et ses succès furent tels, que la congrégation de la Propagande le choisit pour aller évangéliser les Frisons, envahis par le protestantisme.

Son zèle fut celui d'un apôtre, sa vie sainte et austère était une prédication si éloquente, qu'elle convertit beaucoup plus d'âmes que les sermons et les raisonnements. Parmi des sectaires furieux, il était chaque jour exposé à la mort. Le martyre vint enfin couronner ses voeux et ses mérites. Plusieurs protestants, par trahison, s'emparèrent un jour de lui, et le transpercèrent à coups de poignards.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_fidele_de_sigmaringen.html


Peinture murale, église Saint Venance, Pfärrenbach, Allemagne

Saint Fidèle de Sigmaringen

Biographie

Marc Roy, né au début d’octobre 1578 à Sigmaringen[1], principauté des Hohenzollern, dans le sud de l’Allemagne, étudia probablement chez les jésuites de Fibourg-en-Brusgau, puis prit ses grades de philosophie à Strasbourg (1601) et ses grades en droit civil et ecclésiastique à Fribourg-en-Brisgau (1611).

De 1604 à 1610, à la tête d’un groupe de trois jeunes nobles souabes, il voyagea en Italie, en France et en Espagne. Durant les six ans que dura le voyage, il restait fidèle à ses résolutions et donna de grand exemples de vertu, attentif à soulager les malades dans les hôpitaux, à visiter les églises, à donner aux pauvres jusqu’à ses propres habits ; déjà, sa piété était toute remise aux mains de la Sainte Vierge dont il méditait longuement les mystères.

Au retour, il alla se perfectionner dans la connaissance des lois à Dillingen et se préparer à la profession d’avocat. Docteur utriusque juris, il fut nommé avocat-conseiller de la Cour de justice d’Autriche, dans la ville alsacienne d’Ensisheim (1611).

Il renonça au barreau, fut ordonné prêtre à Constance (septembre 1612) et, moins d’un mois après, il entra chez les Capucins où il reçut le nom de Fidèle (4 octobre 1612) : « Afin d’imiter parfaitement mon Sauveur, je vivrai constamment dans une extrême pauvreté, dans la chasteté et l’obéissance, dans les souffrances et les persécutions, dans une austère pénitence, une grande humilité, une sincère charité. »

Ayant parfait ses études ecclésiastiques, à partir de 1617, il fut un prédicateur prestigieux, tout en remplissant, au sein de son Ordre, les fonctions de gardien (supérieur) de couvent à Rheinfeldn (1618-1619), à Feldkirch (1619-1620 et 1621-1622) et à Fribourg (1620-1621). Il déploya une intense activité parmi les catholiques de ces régions menacés par le protestantisme, surtout aux environs de Coire et dans la vallée du Praetigau.

A partir de 1622, il prit la tête des capucins envoyés en mission dans les Grisons où sa prédication fit de telles merveilles que les Calvinistes résolurent de le tuer. Invité à prêcher dans l’église de Seewis (diocèse de Coire), le 24 avril 1622, il célébra la messe et, après avoir donné une instruction, fut assassiné à coups d’épée. Il mourut en disant : « Pardonnez, ô mon Dieu, pardonnez à mes ennemis que la passion aveugle : ils ne savent pas ce qu’ils font. Seigneur Jésus, ayez pitié de moi ; Marie, Mère de Jésus, assistez-moi. »

Les hérétiques, craignant qu’il ne fût pas mort, le percèrent de plusieurs coups d’épée et lui tranchèrent la jambe gauche et la tête. Le corps resta exposé aux insultes des hérétiques pendant toute la journée, jusqu’à ce qu’ils fussent chassés par le commandant des troupes autrichiennes qui, après avoir invoqué l’intercession de Fidèle, chargea et remporta une victoire si complète et si inespérée que le ministre protestant qui avait assisté au martyre se convertit. Les capucins de Weltkirchen réclamèrent le corps de leur gardien qui, exhumé le 13 octobre, fut trouvé sans corruption. Le corps fut transporté à la cathédrale de Coire (18 novembre).

Bien des écrits publiés de son vivant[2] étaient déjà perdu à l’époque de son procès de béatification (1626-1628). En revanche, on possède encore le « Testament » qu’il rédigea avant ses vœux de religion (19 septembre 1613) où, après avoir disposé de ses biens, il décrit l'évolution de sa vocation et sa conception de la vie religieuse.

On a aussi les « Exercitia spiritualia » qui sont un recueil de prières et d'exercices de piété dont il usait et qui ne furent découverts qu’après sa mort et qui, parce qu’ils étaient un des manuels préférés de la formation spirituelle des capucins, furent traduits en toutes langues européennes au XVIII° siècle. Il s’agit d’une « compilation où les sources franciscaines sont loin d'occuper la première place.[3] » Les « Exercitia spiritualia » comprennent quatre parties : 1) neuf attitudes fondamentales (oraison, contrition, vérité, humilité, obéissance, patience, gratitude, austérité et charité) ; 2) sept exercices ou demandes de vertus, une pour chaque jour de la semaine, avec une méditation sur la vie du Christ, et ordinairement sur la passion ; 3) des exercices pour la messe[4]; 4) le « Fœdus animæ fidelis cum Deo ictum » qui est une sorte de testament spirituel par lequel l'âme se livre totalement à Dieu, qui donne sept élévations de conformité et d'union dans ce but.

On a aussi retrouvé les « Tractatus inediti », cinq traités composés de la même manière que les « Exercitia spiritualia » : le premier est un recueil de prières[5] et d'exercices de dévotion[6] ; le deuxième est un « Directorium horarum canonicarum » pour bien réciter les heures ; le troisième traité qui concernait 1a communion manque ; le quatrième enseigne la manière de méditer la passion du Christ pendant ces heures ; le cinquième donne vingt-six méditations sur la vie de la Vierge.

Saint Fidèle de Sigmaringen a encore laissé les « Collectanea » qui sont des notes, des méditations et des cahiers de cours de philosophie et théologie, des sermons en partie publiés. Enfin, on conserve dix-huit lettres de saint Fidèle de Sigmaringen dont neuf en allemand.

Après de nombreux miracles,Fidèle de Sigmaringen fut béatifié le 12 mars 1729, par Benoît XIII. Le 29 juin 1746, il était canonisé par Benoît XIV[7].

[1] Sa famille, d’origine anversoise, s’est installée à Sigmaringen vers 1529. Ses parents, Jean Roy et Geneviève de Rosemberg, lui donnèrent une éducation très catholique.

[2] « De sacratissimo rosario », « De articulis fidei catholicæ », « Disputatio contra quosdam hæreticos prætegovienses de sancto sacrificio missæ », « Apologia doctrinæ catholicæ Ecclesiæ », « Symbolum fidei, ad usum germanorum provincæ rhæticæ ».

[3] Les cinq auteurs principaux utilisés sont le chartreux Jean Michel de Coutances (mort en 1600), le dominicain Louis de Grenade (mort en 1588), le jésuite Jacques Alvarez de Paz (mort en 1610), le prétre séculier Nicolas Eschius (mort en 1578) et le franciscain Barthélemy de Salutio (mort en 1617).

[4] 1. préparations à la messe qui donnent pour chaque jour de la semaine des réflexions sur les sept demandes du Pater ; 2. la « Generalis postulatio » à l'intention de chaque état ecclésiastique, où l'on remarque la place donnée aux plaies et aux souffrances du Christ ; 3. des actions de grâce après la messe où saint Fidèle propose sept méditations et demandes, avec prière à la Vierge, profession de foi et mémoire de la passion du Christ.

[5] Litanies, prière du matin, prière avant et après l'office, etc.

[6] « Modus exosculandi quinque vulnera Christi », « Quinque dolores B. Mariæ Virginis », « Examen conscientiæ » etc.

[7] Il a déployé la plénitude de sa charité en soulageant et en secourant extérieurement son prochain ; ouvrant à tous les malheureux des bras paternels, il faisait vivre de véritables troupes de pauvres par les aumônes qu’il recueillait de partout. Il remédiait à l’abandon des orphelins et des veuves en leur procurant du secours auprès des puissants et des princes. Sans relâche il apportait aux prisonniers tout le réconfort, spirituel et corporel, dont il était capable; il visitait assidûment tous les malades, leur apportait de la joie et, après les avoir réconciliés avec Dieu, les fortifiait pour le dernier combat.En ce genre, il n’a jamais moissonné plus de mérites que lorsque l’armée autrichienne, cantonnée dans les Grisons, presque tout entière frappée par une épidémie, s’offrait à la maladie et à la mort comme une proie digne de pitié. Cet homme de foi, Fidèle par son nom et par sa vie, se distingua, en même temps que par sa charité, par son ardeur pour défendre la foi. Il la prêcha inlassablement, et peu de jours avant de la confirmer par son sang, dans son dernier sermon, il laissa comme son testament en prononçant ces paroles :« O foi catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable, bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide ! Le ciel et la terre disparaîtront, mais tu ne pourras jamais dîsparaître. Dès le commencement, le monde entier t’a contredite, mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance. La victoire a vaincu le monde, c’est notre foi. Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ, elle a conduit les peuples à obéir au Christ. Qu’est-ce qui a fait que les saints apôtres et martyrs ont subi de durs combats et de cruels supplices, sinon la foi, principalement la foi en la résurrection ? Qu’est-ce qui a conduit les anciens moines à dédaigner les plaisirs, à mépriser les honneurs, à piétiner les richesses pour mener au désert une vie céleste, sinon la foi vive ? De nos jours, qu’est-ce qui entraîne les Chrétiens à rejeter la facilité, à renoncer au confort, à supporter les épreuves, à souffrir une vie pénible ? C’est la foi vive qui agit par la charité. C’est elle qui fait abandonner les biens présents par l’espérance des biens futurs et, en échange des biens présents, recevoir les biens du monde à venir »(Benoît XIV).



Saint Fidèle de Sigmaringen

Capucin, prêtre et martyr (✝ 1622)

Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat. Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient "l'ange de la paix". Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des "Exercices spirituels" selon l'esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques.

Un internaute nous écrit: Marc Rey naquit en 1577, après ses études de droit, il exerça la charge d'avocat à Colmar, avec un tel souci de justice à l'égard des malheureux, qu'on le surnommait l'avocat des pauvres. Ordonné prêtre en 1612, il se dépensa avec ardeur pendant dix années contre l’hérésie protestante. Le 24 avril 1622, dans le bourg de Sévis, il fut arrêté par une bande d'hérétiques fanatisés qui voulurent le contraindre à renier le catholicisme: "Je ne ne crains pas la mort, répondit-il, je défends la vérité qu'ont soutenue les martyrs; ma cause est la leur, leur sort sera le mien". Il fut tué à coups de sabre.

Mémoire de saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr. Né à Sigmaringen, Marc Roy, fut avocat à Colmar avant d’entrer chez les capucins de Fribourg-en-Brisgau, où il reçut le nom de Fidèle. Menant une vie austère dans les veilles et la prière, assidu à prêcher la parole de Dieu, il fut envoyé au pays des Grisons, en Suisse, pour y affermir la vérité catholique, pour laquelle il fut massacré à Scewis, en 1622, par un groupe de soldats fanatiques.

Martyrologe romain



St Fidèle de Sigmaringen, martyr

Martyr en 1622. Canonisé en 1746 par Benoît XIV. Inscrit au calendrier par Clément XIV en 1771 comme double.

St Fidèle le Martyr, avec Ste Véronique Giuliani la Mystique stigmatisée et St Laurent de Brindes, le Docteur de l’Église, forme la triple couronne du plus récent des grands ordres franciscains, celui des Capucins fondé en 1517.

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Fidèle, né à Sigmaringen, ville de Souabe, de l’honnête famille des Rey, se distingua dès l’enfance par les dons singuliers de la nature et de la grâce dont il était orné. Doué du meilleur naturel et formé au bien, grâce à une excellente éducation, il remporta les palmes au collège de Fribourg pendant ses cours de philosophie et de droit, en même temps qu’à l’école de Jésus-Christ il s’efforçait d’atteindre au sommet de la perfection par la pratique assidue des vertus. Ayant été donné pour compagnon à plusieurs gentilshommes, qui visitaient différentes contrées de l’Europe, il ne cessa de les exciter à la piété chrétienne par ses paroles et ses actions. Il fit plus : durant ce voyage il s’efforça de mortifier par de fréquentes austérités les désirs de la chair, et de se rendre tellement maître de lui-même, que dans les circonstances si diverses où il se trouva, on ne vit jamais en lui aucun mouvement d’impatience. Vaillant défenseur du droit et de la justice, il s’acquit, après son retour en Allemagne, un nom célèbre dans la profession d’avocat. Mais lorsqu’il eut expérimenté les dangers de cette profession, il résolut d’entrer dans une voie conduisant plus sûrement au salut, et éclairé par l’appel d’en haut, il sollicita bientôt son admission dans l’Ordre séraphique, parmi les Frères Mineurs Capucins.

Cinquième leçon. Sa pieuse demande ayant été exaucée, il fit paraître dès le début de son noviciat un grand mépris du monde et de lui-même, et quand il eut prononcé les vœux de sa profession solennelle dans la joie de l’Esprit du Seigneur, il devint davantage encore le modèle et l’admiration de tous, par sa fidélité à l’observance régulière. Adonné principalement à l’oraison et à l’étude des saintes lettres, il excellait aussi dans le ministère de la parole, par l’effet d’une grâce particulière, et il amenait non seulement les catholiques à une vie meilleure, mais encore les hérétiques à la connaissance de la vérité. Mis à la tête de plusieurs couvents de son Ordre, il s’acquitta avec prudence, justice, mansuétude, discrétion et grande humilité, de la charge qui lui était confiée. Ardent zélateur de la plus stricte pauvreté, il retranchait totalement de chaque monastère tout ce qui lui semblait être peu nécessaire. Rempli envers lui-même d’une haine salutaire, il châtiait son corps par des jeûnes austères, des veilles et des disciplines, tandis qu’il montrait à tous un amour semblable à celui d’une mère pour ses enfants. Une fièvre pestilentielle étant venue décimer cruellement les troupes autrichiennes, Fidèle s’appliqua généreusement et assidûment aux devoirs de la charité envers les malades dont les besoins étaient extrêmes. Il réussit si bien à apaiser les dissensions et à subvenir aux nécessités du prochain par ses conseils et ses actions, qu’il mérita d’être appelé le père de la patrie.

Sixième leçon. Extrêmement dévot à la Vierge Mère de Dieu, il se plaisait à réciter le rosaire, et demanda à Dieu, par l’intercession de Marie et celle des autres Saints, la grâce de donner sa vie et de verser son sang pour le service de la foi catholique. Comme cet ardent désir s’enflammait chaque jour davantage durant la célébration du saint Sacrifice, l’admirable providence de Dieu permit que ce courageux athlète du Christ fût choisi pour diriger les missions que la Congrégation de la Propagande venait alors d’établir chez les Grisons. Il reçût d’un cœur joyeux et empressé cette charge difficile, et l’exerça avec tant d’ardeur, qu’ayant réussi à convertir un grand nombre d’hérétiques à la foi orthodoxe, il fit luire l’espérance de voir cette nation entière se réconcilier avec l’Église et avec le Christ. Doué du don de prophétie, il prédit plusieurs fois les malheurs qui menaçaient le pays des Grisons, et la mort que lui feraient subir les hérétiques. Instruit des embûches qu’on lui tendait, après s’être préparé au combat qui lui était réservé, il se rendit, le vingt-quatre avril de l’an mil six cent vingt-deux, à l’église du lieu nommé Sévis : c’est là que des hérétiques qui, la veille, feignaient de se convertir, l’avaient invité insidieusement à prêcher. Son discours ayant été interrompu par un tumulte, Fidèle se vit accabler cruellement de coups et de blessures, et souffrit une mort glorieuse avec un cœur joyeux et magnanime, consacrant ainsi, par son propre sang, les prémices des Martyrs de la Congrégation de la Propagande. De nombreux prodiges et miracles l’ont rendu célèbre, principalement à Coire et à Veldkirch, où ses reliques se conservent et sont l’objet d’une très grande vénération de la part du peuple.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Notre divin Ressuscité tient à avoir autour de sa personne une garde d’honneur de Martyrs. Pour la former, il met à contribution tous les siècles. Ce jour a vu s’ouvrir les rangs de la céleste phalange à un généreux combattant qui avait cueilli sa palme, non en luttant contre le paganisme, comme ceux que nous avons salués déjà à leur passage, mais en défendant sa mère la sainte Église contre des fils révoltés. La main des hérétiques a immolé cette victime triomphale, et le XVIIe siècle a été le théâtre du combat.

Fidèle a rempli toute l’étendue de son nom prédestiné. Jamais un péril ne le vit reculer ; durant toute sa carrière, il n’eut en vue que la gloire et le service de son divin Chef, et quand le moment fut arrivé de marcher au-devant du danger suprême, il avança sans fierté comme sans faiblesse, ainsi qu’il convenait à l’imitateur de Jésus allant à la rencontre de ses ennemis. Honneur au courageux enfant de saint François, digne en tout de son séraphique Patriarche, qui affronta le Sarrasin et fut martyr de désir !

Le protestantisme s’établit et se maintint par le sang, et il a osé se plaindre d’avoir été en butte aux résistances armées des enfants de l’Église. Durant des siècles, il s’est baigné dans le sang de nos frères, dont le seul crime était de vouloir rester fidèles à l’antique foi, à cette foi qui avait civilisé les ancêtres de ses persécuteurs. Il proclamait la liberté en matière de religion, et il immolait des chrétiens qui pensaient dans leur simplicité qu’il devait leur être permis d’user de cette liberté tant vantée, pour croire et pour prier comme on croyait et on priait avant Luther et Calvin. Mais le catholique a tort de compter sur la tolérance des hérétiques. Un instinct fatal entraînera toujours ceux-ci à la violence contre une Église dont la permanence est pour eux un reproche continuel de l’avoir quittée. Ils chercheront d’abord à l’anéantir dans ses membres, et si la lassitude des combats à outrance amène à la fin un certain calme, la même haine s’exercera en essayant d’asservir ceux qu’elle n’ose plus immoler, en insultant et calomniant ceux qu’elle n’a pu exterminer. L’histoire de l’Europe protestante, depuis trois siècles, justifie ce que nous avançons ici ; mais nous devons appeler heureux ceux de nos frères qui, en si grand nombre, ont rendu à la foi romaine le témoignage de leur sang.

Vous avez accompli votre course avec gloire, ô Fidèle ! et la fin de votre carrière a été plus belle encore que n’avait été son cours. Avec quelle sérénité vous êtes allé au trépas ! Avec quelle joie vous avez succombe sous les coups de vos ennemis qui étaient ceux de la sainte Église ! Semblable à Etienne, vous vous êtes affaisse en priant pour eux ; car le catholique qui doit détester l’hérésie, doit aussi pardonner à l’hérétique qui l’immole. Priez, ô saint Martyr, pour les enfants de l’Église ; obtenez qu’ils connaissent mieux encore le prix de la foi, et la grâce insigne que Dieu leur a faite de naître au sein de la seule vraie Église ; qu’ils soient en garde contre les doctrines perverses qui retentissent de toutes parts à leurs oreilles ; qu’ils ne se scandalisent pas des tristes défections qui se produisent si souvent dans ce siècle de mollesse et d’orgueil. C’est la foi qui doit nous conduire à Jésus ressuscité ; il nous la recommande, quand il dit à Thomas : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui cependant ont cru ! » Nous voulons croire ainsi, et c’est pour cela que nous nous attachons à la sainte Église qui est la souveraine maîtresse de la foi. C’est à elle que nous voulons croire, et non à la raison humaine qui ne saurait atteindre jusqu’à la parole de Dieu, et moins encore la juger. Cette sainte foi, Jésus a voulu qu’elle nous arrivât appuyée sur le témoignage des martyrs, et chaque siècle a produit ses martyrs. Gloire à vous, ô Fidèle, qui avez conquis la palme en combattant les erreurs de la prétendue réforme ! Vengez-vous en martyr, et demandez sans cesse à Jésus que les sectateurs de l’erreur reviennent à la foi et à l’unité de l’Église. Ils sont nos frères dans le baptême ; priez afin qu’ils rentrent au bercail, et que nous puissions célébrer un jour tous ensemble la véritable Cène de la Pâque, dans laquelle l’Agneau divin se donne en nourriture, non d’une manière figurée, comme dans la loi ancienne, mais en réalité, comme il convient à la loi nouvelle.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Aujourd’hui s’avance, la palme à la main, un humble fils du Poverello d’Assise, le protomartyr de la nouvelle réforme des Mineurs Capucins, qui, en des circonstances fort semblables à celles que rencontra saint Boniface, apôtre de l’Allemagne, féconda à nouveau de son sang cette terre stérilisée par l’hérésie (+ 1622). Sa fête fut étendue à l’Église universelle par un autre fils de saint François, le pape Clément XIV.

La messe est du Commun des Martyrs.

La grâce du martyre n’est pas le privilège des premières générations chrétiennes, Dieu l’accorde dans tous les temps. Généralement, elle suppose une vertu consommée et une fidèle correspondance à une autre chaîne de grâces qui, dans les conseils de Dieu, doivent servir de préparation à cette grâce finale, laquelle immole à Dieu, dans l’effusion du sang, le sacrifice total de l’être.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Soyons fidèles.

L’Église chante à la gloire des saints martyrs.

Éclatants de blancheur sont ses élus, Alleluia,

Voilés de la splendeur de Dieu, Alleluia,

Ils sont blancs comme le lait, Alleluia, Alleluia,

Ils sont plus éclatants que la neige, plus blancs qui le lait,

Plus brillants que le vieil ivoire, plus beaux que le saphir. (Répons.)

Saint Fidèle. — Jour de mort : 24 avril 1622. Tombeau : à Coire (Suisse) ; son chef est à Feldkirch (Vorarlberg, Autriche). Image : On le représente en capucin, avec une massue armée de pointes (instrument de son martyre). Vie : Saint Fidèle, qui fut un saint allemand et le « premier martyr de son Ordre et de la Propagande de Rome », naquit en 1577. C’était d’abord un avocat estimé. Mais il sentit que cette profession constituait un danger pour le salut de son âme et il résolut d’entrer dans l’Ordre des Capucins. Il utilisa ses grands dons oratoires pour exhorter les fidèles à une vie sainte et pour ramener les hérétiques à la connaissance de la vérité. Disciple de saint François, il aima beaucoup la pauvreté.. Dur pour lui-même, il était toute charité pour les autres. « Il les entourait comme une mère entoure ses enfants ». Une peste ayant éclaté dans l’armée autrichienne, il s’occupa de tous les besoins spirituels et corporels des soldats et mérita le beau nom de « père de la patrie ». Il avait une grande dévotion envers la Mère de Dieu. Dans sa confiance en son intercession et en celle des autres saints, il demandait souvent à Dieu de pouvoir offrir sa vie et son sang pour l’affermissement de la foi catholique. Supérieur de la mission pour la conversion de la Rhétie (canton des Grisons), il subit la glorieuse mort des martyrs et consacra ainsi dans son sang les prémices du martyre dans son Ordre (1622).

Pratique : Notre saint fut fidèle jusqu’à la mort, fidèle au service du Christ, ferme dans sa foi et dans sa charité. Son nom était un programme de vie. Qu’il le soit pour nous aujourd’hui !

La messe (Protexisti). — La messe est du commun d’un martyr au temps pascal.



De saint Fidèle :
 
« Ô foi catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable, bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide!


Le ciel et la terre disparaîtront,


mais tu ne pourras jamais disparaître.


Dès le commencement, le monde entier t'a contredite,


mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance.


La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi.


Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ,


elle a conduit les peuples à obéir au Christ. »

Saint Fidelis of Sigmaringen

Born in 1577, at Sigmaringen, Prussia, of which town his father Johannes Rey was burgomaster; died at Sevis, 24 April, 1622. On the paternal side he was of Flemish ancestry. He pursued his studies at the University ofFreiburg in the Breisgau, and in 1604 became tutor to Wilhelm von Stotzingen, with whom he travelled inFrance and Italy. In the process for Fidelis's canonization Wilhelm von Stotzingen bore witness to the severemortifications his tutor practised on these journeys. In 1611 he returned to Freiburg to take the doctorate incanon and civil law, and at once began to practise as an advocate. But the open corruption which found place in the law courts determined him to relinquish that profession and to enter the Church. He was ordained priestthe following year, and immediately afterwards was received into the Order of Friars Minor of the Capuchin Reform at Freiburg, taking the name of Fidelis. He has left an interesting memorial of his novitiate and of hisspiritual development at that time in a book of spiritual exercises which he wrote for himself. This work was re-edited by Father Michael Hetzenauer, O.F.M. Cap., and republished in 1893 at Stuttgart under the title: "S.Fidelis a Sigmaringen exercitia seraphicae devotionis". From the novitiate he was sent to Constance to finish his studies in theology under Father John Baptist, a Polish friar of great repute for learning and holiness. At the conclusion of his theological studies Fidelis was appointed guardian first of the community at Rheinfelden, and afterwards at Freiburg and Feldkirch. As a preacher his burning zeal earned for him a great reputation.


From the beginning of his apostolic career he was untiring in his efforts to convert heretics nor did he confine his efforts in this direction to the pulpit, but also used his pen. He wrote many pamphlets against Calvinismand Zwinglianism though he would never put his name to his writings. Unfortunately these publications have long been lost. Fidelis was still guardian of the community at Feldkirch when in 1621 he was appointed to undertake a mission in the country of the Grisons with the purpose of bringing back that district to theCatholic Faith. The people there had almost all gone over to Calvinism, owing partly to the ignorance of thepriests and their lack of zeal. In 1614 the Bishop of Coire had requested the Capuchins to undertake missions amongst the heretics in his diocese, but it was not until 1621 that the general of the order was able to sendfriars there. In that year Father Ignatius of Sergamo was commissioned with several other friars to place himself at the disposal of this bishop for missionary work, and a similar commission was given to Fidelis who however still remained guardian of Feldkirche. Before setting out on this mission Fidelis was appointed by authority of the papal nuncio to reform the Benedictine monastery at Pfafers. He entered upon his new labours in the true apostolic spirit. Since he first entered the order he had constantly prayed, as he confided to a fellow-friar, for two favours: one, that he might never fall into mortal sin; the other, that he might die for theFaith. In this Spirit he now set out, ready to give his life in preaching the Faith. He took with him his crucifix,Bible, Breviary, and the book of the rule of his order; for the rest, he went in absolute poverty, trusting toDivine Providence for his daily sustenance. He arrived in Mayenfeld in time for Advent and began at once preaching and catechizing; often preaching in several places the same day. His coming aroused strong opposition and he was frequently threatened and insulted. He not only preached in the Catholic churches and in the public streets, but occasionally in the conventicles of the heretics. At Zizers one of the principal centres of his activity, he held conferences with the magistrates and chief townsmen, often far into the night. They resulted in the conversion of Rudolph de Salis, the most influential man in the town, whose public recantation was followed by many conversions.

Throughout the winter Fidelis laboured indefatigably and with such success that the heretic preachers were seriously alarmed and set themselves to inflame the people against him by representing that his mission was political rather than religious and that he was preparing the way for the subjugation of the country by theAustrians. During the Lent of 1622 he preached with especial fervour. At Easter he returned to Feldkirch to attend a chapter of the order and settle some affairs of his community. By this time the Congregation of the Propaganda had been established in Rome, and Fidelis was formally constituted by the Congregation, superior of the mission in the Grisons. He had, however, a presentiment that his laborers would shortly be brought to a close by a martyr's death. Preaching a farewell sermon at Feldkirch he said as much. On re-entering the country of the Grisons he was met everywhere with the cry: "Death to the Capuchins!" On 24 April, being then at Grusch, he made his confession and afterwards celebrated Mass and preached. Then he set out for Sevis. On the way his companions noticed that he was particularly cheerful. At Sevis he entered the church and began to preach, but was interrupted by a sudden tumult both within and without the church. Several Austriansoldiers who were guarding the doors of the church were killed and Fidelis himself was struck. A Calvinistpresent offered to lead him to a place of security. Fidelis thanked the man but said his life was in the hands of God. Outside the church he was surrounded by a crowd led by the preachers who offered to save his life if he would apostatize. Fidelis replied: "I came to extirpate heresy, not to embrace it", whereupon he was struck down. He was the first martyr of the Congregation of Propaganda. His body was afterwards taken to Feldkirch and buried in the church of his order, except his head and left arm, which were placed in the cathedral atCoire. He was beatified in 1729, and canonized in 1745. St. Fidelis is usually represented in art with a crucifixand with a wound in the head; his emblem is a bludgeon. His feast is kept on 24 April.

Hess, Lawrence. "St. Fidelis of Sigmaringen." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company,1909. 23 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/06069a.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06069a.htm

St. Fidelis of Sigmaringen

Born in 1577, at Sigmaringen, Prussia, of which town his father Johannes Rey was burgomaster; died at Sevis, 24 April, 1622. On the paternal side he was of Flemish ancestry. He pursued his studies at the University of Freiburg in the Breisgau, and in 1604 became tutor to Wilhelm von Stotzingen, with whom he travelled in France and Italy. In the process for Fidelis’s canonization Wilhelm von Stotzingen bore witness to the severe mortifications his tutor practised on these journeys. In 1611 he returned to Freiburg to take the doctorate in canon and civil law, and at once began to practise as an advocate. But the open corruption which found place in the law courts determined him to relinquish that profession and to enter the Church. He was ordained priest the following year, and immediately afterwards was received into the Order of Friars Minor of the Capuchin Reform at Freiburg, taking the name of Fidelis. He has left an interesting memorial of his novitiate and of his spiritual development at that time in a book of spiritual exercises which he wrote for himself. This work was re-edited by Father Michael Hetzenauer, O.F.M. Cap., and republished in 1893 at Stuttgart under the title: “S. Fidelis a Sigmaringen exercitia seraphicae devotionis”. From the novitiate he was sent to Constance to finish his studies in theology under Father John Baptist, a Polish friar of great repute for learning and holiness. At the conclusion of his theological studies Fidelis was appointed guardian first of the community at Rheinfelden, and afterwards at Freiburg and Feldkirch. As a preacher his burning zeal earned for him a great reputation.

From the beginning of his apostolic career he was untiring in his efforts to convert heretics nor did he confine his efforts in this direction to the pulpit, but also used his pen. He wrote many pamphlets against Calvinism and Zwinglianism though he would never put his name to his writings. Unfortunately these publications have long been lost. Fidelis was still guardian of the community at Feldkirch when in 1621 he was appointed to undertake a mission in the country of the Grisons with the purpose of bringing back that district to the Catholic Faith. The people there had almost all gone over to Calvinism, owing partly to the ignorance of the priests and their lack of zeal. In 1614 the Bishop of Coire had requested the Capuchins to undertake missions amongst the heretics in his diocese, but it was not until 1621 that the general of the order was able to send friars there. In that year Father Ignatius of Sergamo was commissioned with several other friars to place himself at the disposal of this bishop for missionary work, and a similar commission was given to Fidelis who however still remained guardian of Feldkirche. Before setting out on this mission Fidelis was appointed by authority of the papal nuncio to reform the Benedictine monastery at Pfafers. He entered upon his new labours in the true apostolic spirit. Since he first entered the order he had constantly prayed, as he confided to a fellow-friar, for two favours: one, that he might never fall into mortal sin; the other, that he might die for the Faith. In this Spirit he now set out, ready to give his life in preaching the Faith. He took with him his crucifix, Bible, Breviary, and the book of the rule of his order; for the rest, he went in absolute poverty, trusting to Divine Providence for his daily sustenance. He arrived in Mayenfeld in time for Advent and began at once preaching and catechizing; often preaching in several places the same day. His coming aroused strong opposition and he was frequently threatened and insulted. He not only preached in the Catholic churches and in the public streets, but occasionally in the conventicles of the heretics. At Zizers one of the principal centres of his activity, he held conferences with the magistrates and chief townsmen, often far into the night. They resulted in the conversion of Rudolph de Salis, the most influential man in the town, whose public recantation was followed by many conversions.

Throughout the winter Fidelis laboured indefatigably and with such success that the heretic preachers were seriously alarmed and set themselves to inflame the people against him by representing that his mission was political rather than religious and that he was preparing the way for the subjugation of the country by the Austrians. During the Lent of 1622 he preached with especial fervour. At Easter he returned to Feldkirch to attend a chapter of the order and settle some affairs of his community. By this time the Congregation of the Propaganda had been established in Rome, and Fidelis was formally constituted by the Congregation, superior of the mission in the Grisons. He had, however, a presentiment that his laborers would shortly be brought to a close by a martyr’s death. Preaching a farewell sermon at Feldkirch he said as much. On re-entering the country of the Grisons he was met everywhere with the cry: “Death to the Capuchins!” On 24 April, being then at Grusch, he made his confession and afterwards celebrated Mass and preached. Then he set out for Sevis. On the way his companions noticed that he was particularly cheerful. At Sevis he entered the church and began to preach, but was interrupted by a sudden tumult both within and without the church. Several Austrian soldiers who were guarding the doors of the church were killed and Fidelis himself was struck. A Calvinist present offered to lead him to a place of security. Fidelis thanked the man but said his life was in the hands of God. Outside the church he was surrounded by a crowd led by the preachers who offered to save his life if he would apostatize. Fidelis replied: “I came to extirpate heresy, not to embrace it”, whereupon he was struck down. He was the first martyr of the Congregation of Propaganda. His body was afterwards taken to Feldkirch and buried in the church of his order, except his head and left arm, which were placed in the cathedral at Coire. He was beatified in 1729, and canonized in 1745. St. Fidelis is usually represented in art with a crucifix and with a wound in the head; his emblem is a bludgeon. His feast is kept on 24 April.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/st-fidelis-of-sigmaringen/



St. Fidelis of Sigmarengen, Martyr


From the process of his canonization, and other memoires, collected by F. Theodore of Paris, of the same Order of Capuchin friars. See the acts of the canonization of SS. Fidelis of Sigmarengen, Camillus de Lellis, Peter Regalati, Joseph of Leonissa and Catharine Ricci, by Benedict XIV. printed in 1749, folio. On St. Fidelis, pp. 101, 179, and the bull for his canonization, p. 516.

A.D. 1622

HE was born in 1577, at Sigmarengen, a town in Germany, in the principality of Hoinvenzollen. The name of his father was John Rey. The saint was christened Mark; performed his studies in the University of Fribourg in Switzerland, and whilst he taught philosophy, commenced doctor of laws. He at that time never drank wine, and wore a hair-shirt. His modesty, meekness, chastity, and all other virtues, charmed all who had the happiness of his acquaintance. In 1604, he accompanied three young gentlemen of that country on their travels through the principal parts of Europe. During six years, which he continued in this employment, he never ceased to instil into them the most heroic and tender sentiments of piety. He received the holy sacrament very frequently, particularly on all the principal holidays. In every town where he came, he visited the hospitals and churches, passed several hours on his knees in the presence of the blessed sacrament, and gave to the poor sometimes the very clothes off his back. After this he practised the law in quality of counsellor or advocate at Colmar, in Alsace, with great reputation, but with greater virtue. Justice and religion directed all his actions. He scrupulously forbore all invectives, detractions, and whatever might affect the reputation of any adversary. His charity procured him the surname of counsellor and advocate for the poor: but the injustices of a colleague in protracting lawsuits for gain, and his finding fault with our saint for producing all his proofs for his clients in the beginning, in order to the quicker dispatch, gave him a disgust of a profession which was to many an occasion of sin, and determined him to enter among the Capuchin friars. 1 He first received holy orders, and having said his first mass in their convent at Fribourg, on the feast of St. Francis, in 1612, he consecrated himself to God by taking the habit. The guardian gave him, in religion, the name of Fidelis, or Faithful, alluding to that text of the Apocalypse which promises a crown of life to him who shall continue faithful to the end. From that moment, humiliations, macerations, and implicit obedience were his delight. He overcame temptations by discovering them to his director, and submitting to his advice with regard to his conduct under them. By his last will, he bequeathed his patrimony to the bishop’s seminary, for the establishment of a fund for the support of poor students, to whom he also left his library; and gave the remainder of his substance to the poor. In regard to dress and furniture, he always chose that for his own use which was the least valuable and convenient. He fasted Advent, Lent, and Vigils, on bread and water, with dried fruits, tasting nothing which had been dressed by fire. His life was a continued prayer and recollection, and at his devotions he seemed rather like an angel than a man. His earnest and perpetual petition to God was, that he would always preserve him from sin, and from falling into tepidity or sloth in his service. He sought the most abject and most painful employments even when superior; knowing that God exalts those highest who have here humbled themselves the lowest and the nearest to their own nothingness. He had no sooner finished his course of theology, than he was employed in preaching and in hearing confessions; and being sent superior to the convent of Weltkirchen, that town and many neighbouring places were totally reformed by his zealous labours, and several Calvinists converted. The Congregation de Propaganda Fide, sent to father Fidelis a commission to go and preach among the Grisons; and he was the first missionary that was sent into those parts after that people had embraced Calvinism. Eight other fathers of his Order were his assistants, and laboured in this mission under his direction. The Calvinists of that territory, being incensed at his attempt, loudly threatened his life, and he prepared himself for martyrdom on entering upon this new harvest. Ralph de Salis, and another Calvinist gentleman, were converted by his first conferences. The missionary penetrated into Pretigout, a small district of the Grisons, in 1622, on the feast of the Epiphany, and gained every day new conquests to Christ; the conversion of which souls ought to be regarded as more the fruit of the ardent prayers in which he passed great part of the nights, than of his sermons and conferences in the day. These wonderful effects of his apostolic zeal, whereof the bishop of Coire sent a large and full account to the Congregation de Propaganda, so enraged the Calvinists in that province, who had lately rebelled against the emperor, their sovereign, that they were determined to bear with them no longer. The holy father having notice of it, thought of nothing put preparing himself for his conflict, passing whole nights in fervent prayer before the blessed sacrament, or before his crucifix, and often prostrate on the ground. On the 24th of April, 1622, he made his confession to his companion with great compunction, said mass, and then preached at Gruch, a considerable borough. At the end of his sermon, which he delivered with more than ordinary fire, he stood silent on a sudden, with his eyes fixed on heaven, in an ecstacy, during some time. He foretold his death to several persons in the clearest terms, and subscribed his last letters in this manner: “Brother Fidelis, who will be shortly the food of worms.” From Gruch he went to preach at Sevis, where, with great energy, he exhorted the Catholics to constancy in the faith. A Calvinist having discharged his musket at him in the church, the Catholics entreated him to leave the place. He answered, that death was his gain and his joy, and that he was ready to lay down his life in God’s cause. On his road back to Gruch, he met twenty Calvinist soldiers with a minister at their head. They called him false prophet, and urged him to embrace their sect. He answered: “I am sent to you to confute, not to embrace your heresy. The Catholic religion is the faith of all ages. I fear not death.” One of them beat him down to the ground by a stroke on his head with his backsword. The martyr rose again on his knees, and stretching out his arms in the form of a cross, said with a feeble voice: “Pardon my enemies, O Lord: blinded by passion they know not what they do. Lord Jesus have pity on me. Mary, mother of Jesus, assist me.” Another stroke clove his skull, and he fell to the ground and lay weltering in his blood. The soldiers, not content with this, added many stabs in his body, and hacked his left leg, as they said, to punish him for his many journeys into those parts to preach to them. A Catholic woman lay concealed near the place during this butchery; and after the soldiers were gone, coming out to see the effects of it, found the martyr’s eyes open, and fixed on the heavens. He died in 1622, the forty-fifth year of his age, and the tenth of his religious profession. He was buried by the Catholics the next day. The rebels were soon after defeated by the imperialists, an event which the martyr had foretold them. The minister was converted by this circumstance, and made a public abjuration of his heresy. After six months, the martyr’s body was found incorrupt, but the head and left arm separate from the trunk. These being put into two cases, were translated from thence to the cathedral of Coire, at the earnest suit of the bishop, and laid under the high altar with great pomp; the remainder of the corpse was deposited in the Capuchin’s church at Weltkirchen. Three miracles performed by his relics and intercession, out of three hundred and five produced, are inserted in the decree of his beatification, published by Pope Benedict XIII. in 1729. Other miracles were proved, and the decree of his canonization was published by Benedict XIV. in 1746. The 24th of April is appointed the day of his festival, and his name is inserted in the Roman Martyrology. See the acts of his canonization; also his life, wrote by Dom. Placid, abbot of Weissenau, or Augia Brigantina, published by Dom. Bernard Pez, librarian in the famous abbey of Melch, in Austria, in his Bibliotheca Ascetica, t. 10, p. 403.

To contribute to the conversion of a soul from sin is something far more excellent than to raise a dead body to life. This must soon fall again a prey to death; and only recovers by such a miracle the enjoyment of the frail and empty goods of this world. But the soul which, from the death of sin, is raised to the life of grace, is immortal, and, from a slave of the devil and a firebrand of hell, passes to the inestimable dignity and privileges of a child of God; by which divine adoption she is rescued out of the abyss of infinite misery, and exalted to the most sublime state of glory and happiness, in which all the treasures of grace and of heaven are her portion for ever. Hunger, thirst, watchings, labours, and a thousand martyrdoms, ought to seem nothing to one employed in the sacred ministry, with the hopes of gaining but one sinner to Christ. Moreover, God himself will be his recompense, who is witness, and keeps a faithful account of all his fatigues and least sufferings.

Note 1. These are an austere reformation of the Franciscans, or Grey-Friars, commenced in Italy in 1528, by Friar Matthew de Basei, and approved of by Clement VIII. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/241.html

Fidelis of Sigmaringen, OFM Cap. M (RM)

Born in Sigmaringen, Hohenzollern, Germany, in 1577; died at Grüsch, Grisons, Switzerland, on April 24, 1622; canonized by Pope Benedict XIV in 1746.


In 1604, Mark Rey was teaching philosophy at the University of Freiburg-in-Breisgau, when he was appointed tutor to a small party of noble Swabian men who wanted to finish their education with supplementary studies in the chief cities of western Europe. During the six-year tour, Rey became greatly esteemed by his companions. He set them an example of religious devotion and goodness to the poor, to whom he sometimes literally gave the clothes off his back.

When he returned to Germany, he took his doctorate in law and began to practice as an advocate at Ensisheim in Upper Alsace. He gained a reputation for honesty and his refusal to use the vituperative language often then employed to level an opponent. His support of the poor led to the moniker "the Poor Man's Lawyer."

Repulsed by the unscrupulous measures used by his colleagues in practicing law, in 1612, he decided to enter the reformed Capuchin branch of the Franciscan Order, which his brother George had already joined. Mark Rey donated his wealth to the poor and to needy seminarians. After receiving holy orders, he took the name Fidelis. Upon completion of his theological course, he preached and heard confessions. Fidelis was successively appointed superior of Rheinfelden, Frieburg, and Feldkirch. During this last appointment, he reformed the town and outlying districts, and converted many Protestants. He also wrote a book of spiritual exercises that was translated into several languages.

His reputation grew due to his devotion to the sick, many of whom he cured during an epidemic. The bishop of Chur requested that his superiors send him, with eight other Capuchins, to preach among the Zwinglian Protestants in the Grisons of Switzerland. This was the first attempt since the Reformation to recover the area from heresy. Fidelis courageously pretended to disregard threats of violence. From the very beginning, the mission made inroads, and the newly established Congregation for the Spreading of the Faith formally appointed him leader of the Grison enterprise.

So great were his powers of preaching that he enjoyed tremendous success, which enraged his adversaries. They then worked to turn the peasants against him by representing him as an agent of the Austrian emperor, and avowing to him an intention to balk their national aspirations for independence. Forewarned, Fidelis spent several nights in prayer before the Blessed Sacrament preparing for death.

On April 24, 1622, he preached at Grüsch. He then travelled to Sewis, where, in the middle of a sermon on "One Lord, one faith, one baptism," a Protestant fired his musket at Fidelis. The bullet missed and lodged in a wall. In the following confusion the Austrian soldiers who were in the vicinity were attacked. When a Protestant offered to harbor Fidelis, the saint replied that his life was in God's hands. Fidelis attempted to return to Grüsch but was beset by opponents who demanded that he repudiate his faith. He refused, and as his murderers stabbed him with their weapons he called out to God to forgive them. (Another source says that one assassin's bullet missed him, but a second killed him.) A Zwinglian minister who was present was converted. The body of Fidelis now rests in Coira cathedral (Benedictines, Bentley, Encyclopedia, Farmer, Walsh, White).


Fidelis is depicted in art with a club set with spikes or a whirlbat (White). He emblem is heretics. Generally, he is portrayed with Saint Joseph of Leonissa. Saint Fidelis tramples on "Heresy" and an angel carries the palm of martyrdom. The Morning Star may also be shown in his icon (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0424.shtml

San Fedele da Sigmaringen Sacerdote e martire


- Memoria Facoltativa

Sigmaringen, Germania, 1577/8 - Seewis, Svizzera, 24 aprile 1622

Marco Reyd - il futuro cappuccino fra Fedele - nato a Sigmaringen, in Germania, nel 1578, si era laureato in filosofia e in diritto all'università di Friburgo in Svizzera, e aveva intrapreso la carriera forense a Colmar in Alsazia. Accolse con entusiasmo l'invito del conte di Stotzingen, che gli affidava i figli e un gruppo di giovani perché li avviasse agli studi. Soggiornando per ben sei anni nelle diverse città dell'Italia, della Spagna e della Francia, impartì ai giovani e nobili allievi ammaestramenti che lo fecero ribattezzare col nome di "filosofo cristiano". Poi all'età di 34 anni, abbandonò ogni cosa e tornò a Friburgo, stavolta al convento dei cappuccini. Fu guardiano al convento di Weltkirchen. Dalla Congregazione di Propaganda Fide ebbe l'incarico di recarsi poi nella Rezia, in piena crisi protestante. Le conversioni furono numerose, ma attorno al santo predicatore si creò un'ondata di ostilità. Nel 1622, a Séwis, durante la predica, si udì qualche sparo. Fra Fedele portò ugualmente a termine la predica e poi si riavviò verso casa. All'improvviso gli si fecero attorno una ventina di soldati. Gli intimarono di rinnegare quanto aveva predicato poco prima e, al suo rifiuto, lo uccisero con le spade. (Avvenire)

Etimologia: Fedele = fidato, devoto, dal latino

Emblema: Palma

Martirologio Romano: San Fedele da Sigmaringen, sacerdote e martire, che fu dapprima avvocato e, entrato poi tra i Frati Minori Cappuccini, condusse un’austera vita di veglie e di preghiera. Assiduo nella predicazione della parola di Dio, fu mandato nei territori dell’odierna Svizzera per consolidarvi la retta dottrina e per la sua fede cattolica incontrò la morte a Seewis per mano di alcuni eretici.

Lo chiamavano "l'avvocato dei poveri" perché difendeva gratuitamente coloro che non avevano denaro a sufficienza per pagarsi un avvocato. Marco Reyd - il futuro cappuccino fra Fedele - nato a Sigmaringen, in Germania, nel 1578, si era laureato brillantemente in filosofia e in diritto all'università di Friburgo in Svizzera, e aveva intrapreso la carriera forense a Colmar in Alsazia. Più portato ai severi studi filosofici che alle arringhe in tribunale, Marco Reyd accolse con entusiasmo l'invito del conte di Stotzingen, che gli affidava i figli e un gruppo di giovani promettenti perché li avviasse agli studi e alla conoscenza dei problemi del mondo contemporaneo.

Soggiornando per ben sei anni nelle diverse città dell'Italia, della Spagna e della Francia, impartì ai giovani e nobili allievi anche utili ammaestramenti che lo fecero ribattezzare col nome di "filosofo cristiano". Poi all'età di 34 anni, abbandonò ogni cosa e tornò a Friburgo, stavolta al convento dei cappuccini e indossò l'umile saio di S. Francesco. Preposto per la sua saggezza alla guida di vari conventi, mentre copriva l'incarico di guardiano al convento di Weltkirchen gli abitanti della regione ebbero modo di ammirare la sua straordinaria carità e coraggio nell'assistenza ai colpiti dalla peste.


Dalla Congregazione di Propaganda Fide ebbe l'incarico di recarsi nella Rezia, in piena crisi protestante. Le conversioni furono numerose, ma l'intolleranza di molti finì per creare attorno al santo predicatore una vera ondata di ostilità, soprattutto da parte dei contadini calvinisti del cantone svizzero dei Grigioni, scesi in guerra contro l'imperatore d'Austria. Più che scontata quindi l'accusa mossa a fra Fedele d'essere un agente al servizio dell'imperatore cattolico.

Il santo frate continuava impavido la sua missione, recandosi di città in città a tenere corsi di predicazione. "Se mi uccidono - disse ai confratelli, partendo per Séwis - accetterò con gioia la morte per amore di Nostro Signore. La riterrò una grande grazia". Era poco meno d'una profezia. A Séwis, durante la predica, si udì qualche sparo. Fra Fedele portò ugualmente a termine la predica e poi si riavviò verso casa. All'improvviso gli si fecero attorno una ventina di soldati, capeggiati da un ministro, che in seguito si sarebbe convertito. Gli intimarono di rinnegare quanto aveva predicato poco prima. "Non posso, è la fede dei vostri avi. Darei volentieri la mia vita perché voi tornaste a questa fede". Colpito pesantemente al capo, ebbe appena il tempo di pronunciare parole di perdono, prima di essere abbattuto a colpi di spada. Era il 24 aprile 1622. Fu canonizzato nel 1746 da Benedetto XIV.

Autore:
Piero Bargellini