samedi 7 avril 2012

Saint HERMANN-JOSEPH, prêtre prémontré et confesseur

Antoine Van Dyck, Notre Dame reçoit la pomme offerte par Saint Hermann-Joseph.


LE BIENHEUREUX HERMANN-JOSEPH

Prémontré

(mort en 1230)

Le bienheureux Hermann de Steinfeld, dit Hermann-Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne.

Son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique; il passait de longs moments chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à Son divin Enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs. Il disait souvent, en terminant sa visite: "Mon cher petit Jésus, je resterais bien avec Vous et avec Votre Sainte Mère; mais il faut que j'aille à l'école; bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour!" Un jour, il présenta une pomme à la Sainte Vierge, et la statue étendit sa main pour la recevoir. Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec Jésus et Marie.

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui l'acceptèrent dans leur Ordre. Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectorier et de sacristain.

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes; il était sans cesse embaumé de parfums célestes; Marie lui apparut et mit l'Enfant Jésus dans ses bras; une autre fois Elle lui fit savoir qu'Elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité. Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile sur la terre; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées.

Dieu lui envoya des Croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de Jésus crucifié. Jamais une plainte ne sortit de sa bouche; il souffrit tout, le sourire sur son visage; il ajoutait même à ces Croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications. Son historien, voulant donner une idée de sa charité, dit que son coeur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Bienheureux-Hermann-Joseph

Le bienheureux Hermann de Steinfeld, dit Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne. Il y naquit en 1150.

Ses parents étaient de bonne condition et vivaient dans la plus extrême pauvreté après quelque revers de fortune. Il nommèrent leurs fils Hermann qui signifie homme d'arme mais aussi homme d'honneur, comme pour marquer qu'il ferait une guerre continuelle au démon et que les victoires qu'il remporterait lui vaudrait un honneur éternel dans le ciel.

En plus de son inclination précoce pour les sciences, son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique. Il passait de longs moments chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à Son divin Enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs. Il disait souvent, en terminant sa visite :

“Mon cher petit Jésus, je resterais bien avec Vous et avec Votre Sainte Mère ; mais il faut que j'aille à l'école ; bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour !”

Un jour, il présenta une pomme à la Sainte Vierge, et la statue tendit sa main pour la recevoir. Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec Jésus et Marie.

C'est pour lui, et à l'occasion d'une oraison, que Notre Dame a composé le Sub tuum praesidium confuginus, Sancta Dei Genitrix ; cette prière aujourd'hui encore si répandue dans l'Église catholique.

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui, ravis par la maturité et la douceur de cet humble et si jeune homme, l'acceptèrent dans leur Ordre. Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectoirier et de sacristain.

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes ; il était sans cesse embaumé de parfums célestes ; Marie lui apparut et mit l'Enfant Jésus dans ses bras. Une autre fois Elle lui fit savoir qu'Elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité. Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile sur la terre ; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées.

Dieu lui envoya des Croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de Jésus crucifié. Jamais une plainte ne sortit de sa bouche ; il souffrit tout, le sourire sur son visage ; il ajoutait même à ces Croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications. Son historien (religieux prémontré contemporain de notre Bienheureux, du même monastère, de sorte qu'il le connut intimement, et le premier de soixante-douze biographes selon Pierre de Waghenaer qui composa sa vire en vers et la dédia au pape Alexandre VII), voulant donner une idée de sa charité, dit que “son cœur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place”.

C'est au monastère d'Holfen, de l'Ordre de Cîteaux, où ses supérieurs l'avaient envoyé pour y célébrer les divins Mystères aux religieuses qui y demeuraient, que notre Saint acheva son pèlerinage ici-bas, le 7 avril 1230.

Les Prémontrés de Steinfeld obtinrent de l'archevêque de Cologne de lever son corps quelques mois plus tard et de le rapporter avec eux.

SOURCE : http://saints-et-bienheureux.blogspot.ca/2011/04/hermann-joseph.html

Saint Hermann-Joseph

Prêtre prémontré ( 1241)

Né de parents pauvres, il entra chez les Prémontrés de Steinfeld en Rhénanie. Ceux-ci l'envoyèrent d'abord faire des études en Frise. Devenu sacristain, il en profitait pour passer ses journées en prière dans l'église. Ordonné prêtre, il fut l'aumônier de plusieurs couvents de religieuses contemplatives pour lesquelles il composa divers traités de piété et même, à la lumière de ses expériences mystiques, un commentaire du "Cantique des Cantiques". Il sortait peu. Il pensait tellement à Dieu qu'il ignorait ce qui se passait hors de son couvent, mais son cœur était comme un vaste hôpital où venaient se refaire les âmes en difficultés qui y trouvaient un tendre accueil et un refuge assuré.

Hermann naquit à Cologne vers 1150. Il se distingua dès sa tendre enfance par une dévotion à Notre-Dame. C’était une âme privilégiée. Son prieur raconte qu’il entrait quotidiennement à l’église Sainte-Marie du Capitole pour prier. Un jour qu’il tendait une pomme à la Vierge, celle-ci s’inclina afin que l’Enfant-Jésus puisse la prendre. A 12 ans, il entra à l’abbaye de Steinfeld. Il étudia ensuite à l’abbaye prémontrée de Mariëngaarde en Frise où, encore jeune clerc, il s’adonnait à la pratique d’une austère pénitence. De retour à Steinfeld, il fut ordonné prêtre et remplit les fonctions de sacriste et de réfectorier. Il cultivait une vie intérieure exceptionnelle pendant le travail manuel et reçut des grâces mystiques. On ajouta le nom de Joseph au sien car il avait eu une vision où la Vierge l’avait reconnu comme son fiancé spirituel. Mais ses nombreuses extases furent la cause de l’incompréhension de quelques frères qui le considérèrent comme simple d’esprit. Humble et pauvre en toute occasion, patient et bienveillant pour tous et plus particulièrement envers ceux qui le comprenaient le moins, obéissant à ses supérieurs, prompt à satisfaire ses confrères dans le souci de les rendre bien heureux, Hermann-Joseph représente le modèle achevé du religieux augustinien.

Il composa plusieurs chants à la Vierge, ainsi qu’un commentaire sur le Cantique des Cantiques et des poèmes sur les «Dix-mille vierges», une dévotion très répandue à Cologne. Autant d’œuvres qui témoignent de sa sensibilité et révèlent ses talents poétiques. Il est un des premiers à mentionner explicitement le Cœur de Jésus. Authentique mystique nourri de la Sainte Écriture, sa «conversation était dans les cieux», mais on vantait aussi sa dextérité dans la fabrication et la réparation des horloges. Chapelain des Cisterciennes, il était un directeur spirituel recherché et entretenait de nombreuses relations avec elles. Au cours d’un Carême, il se rendit chez les Cisterciennes de Hove, à quelques kilomètres de Steinfeld et tomba malade. Il mourut le 4 avril 1241, âgé de 91 ans.

Son corps fut solennellement ramené à Steinfeld où il est conservé dans un tombeau monumental au milieu de l’église. Les témoignages de considération et de vénération se multiplièrent. Son prieur écrivit sa Vita. Le pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier/8 mars 1728 et il consacra un autel en son honneur dans le «Collegio san Norberto» à Rome. Le 11 août 1958, le Pape Pie XII lui attribuait officiellement le titre de «saint». On le vénère en Rhénanie comme patron de la jeunesse et des étudiants.

Au monastère prémontré de Steinfeld en Allemagne, entre 1241 et 1252, saint Hermann-Joseph, prêtre, qui brilla d’un amour très suave envers la Vierge Marie et célébra dans des hymnes et des louanges sa dévotion envers le divin Cœur de Jésus.

Martyrologe romain



Hermann Joseph, O. Praem. (AC)

Born in Cologne, Germany, in 1150; died in Steinfeld, April 7, 1241; equivalently canonized by Pope John XXIII in 1960. His baptismal name, Hermann, was apt for it means 'vir honorabilis, vir exercitus.' Early in life Hermann pictured himself as a handsome knight and the Virgin was to be his lady fair. He had the physical strength of a knight and his capacity for work was exceptional.


Hermann was reportedly as handsome and charming as Saint Norbert, who founded the order Hermann entered. He was of noble bearing, calm appearance, dignified and reserved--master of himself. Yet his face betrayed his extreme sensibility. His gentle eyes gave off 'little sparks' according to those who knew him. He treated his body as a knight does his horse: he mastered it without brutality.

And his mind was as solid as his body. Hermann was of moderate intelligence but he cultivated his mind methodically. At age 7 he began to study literature and gained an appreciation for ancient writers. Nevertheless, he felt his time was better occupied. As severe as he could be with himself, Hermann preserved a courteousness towards others that gave irrefutable evidence that he remained in the presence of his Lady.

Hermann was both an ascetic and a poet. His precocious devotion to the Virgin was inspired by poetry and courtliness. The child was frequently seen absorbed in meditation before the image of Mary; he spoke to her Son spontaneously. Perhaps God blessed him so because his soul would melt in tender love when he remembered the incarnation, and he went into raptures whenever he recited the canticle Benedictus at Lauds. One day he brought some food to symbolize an offering and the image of the Virgin extended her hand to accept his gift. On another occasion this familiarity permitted him to play with Jesus and Saint John. Young Hermann's mental balance forbids us to reject these charming visions. These continuing visions that he experienced made him famous throughout Germany.

At age 12, Hermann decided to abandon the world and enter the monastery of Steinfeld, which had been founded in 920. Between 1121 and 1126, it was occupied by Premonstratensian canons. The monastery authorities decided that Hermann should complete his studies at the order's school in Friesland prior to admittance. With his education completed Hermann returned to Steinfeld and was assigned menial duties, such as serving at table.

Soon Hermann received an assignment that delighted him: He was named sacristan which allowed him to reconcile art and piety. The community soon employed him also to minister to the Cistercian nuns at a nearby convent. Up to the day of his death, he was to have a particular fondness for this ministry.

But Hermann was also an ascetic. He subjected himself to mortifications that his artist's temperament could not properly endure. The slackening of his muscles was accompanied by a weakening of his nerves.

Hermann slept on a hard couch for only a short time each night. After


But Hermann's spiritual balance preserved its stability despite his physical disturbances. The wounded knight was to preserve his soul intact at the center of the marvels, the course of which was to continue without interruption.

Hermann Joseph underwent a final ordeal before he was to be delivered from his tortured body. No doubt it was the only spiritual ordeal of this kind that he had ever experienced: frightful spiders and flies seemed to invade his cell. The presence of a priest dispelled the nightmare, and Hermann Joseph died in peace.

In accordance with his wishes, he was buried in the Cistercian convent at Hoven. His body was exhumed after seven weeks and returned to Steinfeld. An inquisitorial investigation was ordered in 1628, and the body was found to be in a state of perfect preservation. The process of Hermann's canonization was never brought to completion, but he was beatified.

Hermann Joseph's spiritual exercises, as he called them, were surprisingly modern. The five poems he dedicated to the Virgin and Jesus, which seem to have belonged to a private devotion, have been preserved. He also wrote a commentary on the "Song of Songs," which is the only courtly romance read by mystics. He also had a special devotion to Saint Ursula.

Should we be surprised that the monk who sang the praises of the Rose was also the first to sing the praises of the Sacred Heart? In singing the praises of the Sacred Heart, Hermann Joseph did not separate the heart of Mary and that of her Son, the uncreated Wisdom of which she was the Vase of honor and its most perfect receptacle. Just as the Crusade had established the cult of the Holy Sepulchre, that is, of the empty tomb and the Risen Christ, likewise Hermann Joseph did not propose the adoration of the bleeding internal organ which was to mark, in a sometimes disquieting manner, the private revelations of Margaret-Mary Alacoque. The singer of the Sacred Heart honored the organ of tenderness, the Holy Grail.

Most of Hermann's relics rest in a titular altar at Steinfeld, where pilgrim priests say a votive Mass in his honor. Small portions of his relics have been given to several other churches. Some are enshrined and exposed to public veneration Antwerp, Louvain, and Cologne. Emperor Ferdinand II solicited his canonization at Rome, and offered several proofs of miracles for that purpose (Benedictines, Encyclopedia, Husenbeth).


In art, Saint Hermann is depicted as a young Premonstratensian (white habit) with three roses. At times he may be shown (1) carrying the Child Jesus and a branch of roses; (2) with a chalice from which roses spring; (3) kneeling before the Virgin, who touches his hand and gives him an apple; or (4) as a schoolboy with a pen, book, and inkpot (Roeder). He is still venerated in Cologne, Steinfeld, and the Low Countries (Husenbeth, Roeder). 
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0407.shtml



April 7

B. Herman Joseph, Confessor

HE was born at Cologne, and at twelve years of age entered the monastery of Steinfeldt of regular canons of the Premonstratensian Order in the dutchy of Juliers, and diocess of Cologne. His incredible fasts and other austerities, and his extraordinary humility, joined with assiduous prayer and meditation, raised him to an eminent gift of contemplation, which replenished his soul with the most profound sentiments of all virtues, and was attended with many heavenly favours: but, as it is usual, this grace was often accompanied with severe interior trials. He was singularly devoted to the Blessed Virgin. At the very remembrance of the mystery of the incarnation, his soul seemed to melt in tender love; and he seemed in raptures whenever he recited the canticle Benedictus at Lauds. Such was his desire of contempt, that he one day desired a peasant to strike him on the face. The other in surprise asked the reason: “On account,” said he, “of my being a most filthy and abominable creature, and because I cannot meet with so much contempt as I deserve.” He died on the 7th of April in 1226. He wrote a commentary on the book of Canticles, or Song of Solomon, and some other treatises on sublime contemplation, which may be ranked with those of other great masters in the contemplative way, as Thomas à Kempis, St. Theresa, Thauler, Harphius, Blosius, Lanspergius, Hilton, &c. B. Herman is honoured among the saints in his Order, and in some churches in the Low Countries. In the abbey church of Steinfeldt he is titular saint of an altar, at which the priests who visit that church out of devotion to him, say a votive mass in his honour before his relics, with proper prayers of the saint used in that abbey from time immemorial. Small portions of his relics have been given to several other churches. Some are enshrined and exposed to public veneration in the abbey of Premontré at Antwerp; a portion is kept in the abbey of Parc, at Louvain; another in the parish church of St. Christopher, at Cologne, and another at the Chartreuse in the same city. The Emperor Ferdinand II. solicited his canonization at Rome, and several proofs of miracles and other particulars have been given in for that purpose. His name is inserted on the 7th of April, in the martyrology of the regular canons of St. Austin, approved by Benedict XIV. p. 275. See his life by a fellow canon of great virtue in the Bollandists on the 7th of April, t. 1, p. 682; also two other lives, and several acts, collected in order to pursue the process for his canonization.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/074.html