dimanche 8 avril 2012

Bienheureuse MARIA ASSUNTA PALLOTTA, religieuse francisacaine missionnaire de Marie


MARIA ASSUNTA PALLOTTA

Religieuse italienne, Bienheureuse

1878-1905

Née le 20 août 1878 à Force, en Italie. Elle fut baptisée deux jours après et confirmée à l’âge de 2 ans. Son père était un ouvrier souvent sans travail. Sa mère dut travailler dur pour nourrir ses cinq enfants. Le papa quitta la maison quand Maria avait 11 ans. Comme elle était l’aînée, elle aida sa mère à élever ses petits frères, en partant au travail. Elle n’avait été à l’école que deux ans. En témoignant lors de sa béatification, beaucoup de gens dirent se souvenir qu’elle s’animait dès qu’on lui permettait d’enseigner la foi aux autres. Elle pratiquait des pénitences dures pour son âge et elle avait toujours son chapelet, dirent-ils. Elle eut une très grande joie à 12 ans, lorsqu’elle fut autorisée à faire sa communion.

Désirant devenir religieuse, elle s’en remit à son curé, qui l’envoya rencontrer les sœurs franciscaines Missionnaires de Marie. Elle y est entrée à 19 ans et fit son noviciat à Grottaferrata. Elle demanda et obtint la permission de garder son nom de baptême. Comme postulante, elle travailla à la cuisine, où elle fut un modèle d’obéissance et d’observance des règles. Elle dit à une de ses sœurs : « On est vraiment bien à Grottaferat et la vie est vraiment franciscaine. C’est un vrai paradis. Quand on travaille dans les champs, la solitude est une vraie convocation à la solitude, le recueillement et la prière. Elle fit sa profession en décembre 1900. Puis elle retourna dans ses champs. Sa vie était caractérisée par sa pratique de la charité fraternelle. Chacun se souvent de ses sacrifices, de sa joie de servir. Sœur Assunta vivait en présence de Dieu, disant souvent « Pour l’amour de Dieu ; tout pour Jésus ; Ce que Dieu veut, comme il le veut, et que sa volonté soit faite. » Elle désirait de toutes ses forces la conversion des païens. Elle priait pour eux, et offrait sa vie. Elle aimait aussi les pauvres âmes du purgatoire récitant chaque jour « Repos éternel ». En janvier 1904, elle écrivit à ses parents et leur déclina sa volonté missionnaire « Je demande au Seigneur la grâce de faire connaître dans ce monde, la pureté des intentions – qui consiste à faire tout pour l’amour de Dieu, même les choses les plus ordinaires. » Elle fit ses vœux solennels en février 2004.

A la nouvelle du martyre de sept franciscaines missionnaires dans le Shanxi, le 9 juillet 1900, elle demanda à être envoyée en Chine. Elle s’embarqua le 19 mars 1904 à Naples avec huit autres religieuses et parvint en Chine au bout d’une traversée de trois mois. Elle voulait être apôtre : on lui confia la cuisine. A cette époque, les religieuses furent atteintes par une épidémie de typhus. Elle avait demandé en 1903 la permission de faire le « vœu d’amour ». L’hiver fut très rude, sévère, et un garçon du forum devint sérieusement malade. On diagnostiqua le typhus. Le 19 mars, juste un an après avoir quitté l’Italie, Assunta fut frappée du typhus. Le 25 mars, elle demanda le Viatique et l’onction des malades. Bien que ses supérieurs ne la voyaient pas sérieusement malade. Il parut mieux de lui accorder son souhait. Elle répondit aux prières et renouvela ses vœux. Le 7 avril, les sœurs, le confesseur de la communauté et quelques fillettes se rassemblèrent autour de son lit. Soudain, une odeur délicieuse, ressemblant à des violettes et de l’encens Le lendemain, autour de son corps, des gens arrivèrent pour constater le fait miraculeux.

Elle est morte à Shansi en Chine le 7 avril 1905 après avoir offert sa vie pour l’une de ses sœurs Elle disait : « je demande à Dieu la grâce de faire connaître au monde la pureté d’intention qui consiste à tout faire par amour pour lui ». Déjà vingt minutes avant sa mort et pendant trois jours après sa mort, un parfum mystérieux emplit la maison. Les Chinois appellent cette bienheureuse de 27 ans la « sainte au parfum ». Son corps sera exhumé en 1913 et trouvé intact.

Béatifiée par Pie XII le 7 novembre 1954 à Rome.

La bienheureuse voulut aller en Chine quand elle connut l’histoire des neuf Franciscaines missionnaires de Marie martyrisées en Chine le 7 juillet 1900 (voir ce jour). Sœur Marie Sarr († 14 mai 2007), qui a travaillé en Guyane avant de partir vers le Seigneur, doit sa vocation à la lecture de la vie de la Bienheureuse Maria Assunta Pallotta. Ainsi les saints sont-ils semeurs de sainteté.

Par Mgr Emmanuel LAFONT Le 2009-04-08


Bienheureuse Marie-Assunta Pallotta

Franciscaine, missionnaire de Marie (✝ 1905)

Née le 20 août 1878. Sa vie était remplie de dur travail et de prière. En 1898 elle entre au couvent de Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie. Missionnaire en Chine, en 1905, elle meurt du typhus.

Béatifiée le 7 novembre 1954.

Les célébrations du centenaire de sa mort ont eu lieu les 6 et 7 avril 2005 à Rome et à Croce.

Voir le site internet des Franciscaines Missionnaires de Marie.

À Dongerkou en Chine, l’an 1900, la bienheureuse Marie-Assunta Palotta, vierge, soeur franciscaine missionnaire de Marie, qui passa sa vie pour le règne du Christ, simple et ignorée, occupée à d’humbles travaux.

Martyrologe romain

« … Je demande au Seigneur la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention qui consiste à tout faire par amour pour Dieu même les actions les plus ordinaires … »


BIENHEUREUSE MARIA ASSUNTA

Franciscaine Missionnaire de Marie

(1878-1905)

Maria Assunta naissait à Force, dans les Marches d'Ancône, le 20 août 1878. Issue d'une famille pauvre, aînée de cinq enfants, elle travailla tôt comme manoeuvre chez les maçons afin d'aider ses parents. Malgré son labeur acharné, la pieuse jeune fille s'imposait de rudes mortifications; elle jeûnait trois fois la semaine, mangeait sa soupe sans assaisonnement, portait un cilice qui souvent la blessait jusqu'au sang et dormait sur des briques.

Agée de 20 ans, elle est admise chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, où elle se livre avec ferveur à tous les exercices de la communauté. Les journées ne suffisant pas à son zèle, la Bienheureuse donne une partie de ses nuits à Dieu. On la voyait se lever doucement, s'agenouiller et prier au pied de son lit.
Elle répétait souvent: "Pour Jésus, comme Jésus veut." Telle est sa réponse invariable devant la consolation ou l'épreuve, la joie ou la douleur.

L'humilité lui semble naturelle. Les travaux serviles lui reviennent de droit et lorsqu'on la réprimande, fut-ce par erreur, Soeur Maria Assunta remercie par un gracieux et aimable sourire. Mieux que de se mépriser, elle s'ignore et elle aime.

Devant Jésus Eucharistie, elle s'abîme dans la prière et la contemplation; immobile, les yeux fixés sur l'Hostie, son regard paraissait transpercer l'apparence du pain eucharistique et son âme semblait absorbée dans le face à face de l'au-delà.

En 1904, peu après sa profession perpétuelle, elle apprend son prochain départ pour la Chine, des larmes de bonheur lui montent aux yeux. Là, la moisson réclame tout son dévouement. Le nombre des orphelines à soigner se chiffre à 400. Soeur Maria Assunta y met tout son coeur et assume le travail de la cuisine. Dans ce pays lointain, elle continue à accomplir des choses très ordinaires avec la plus grande perfection, rigoureusement fidèle aux plus petits détails de la Règle. Après sa mort, on retrouva ces paroles écrites de sa main: "Faire tout pour le seul amour de Dieu, je voudrais l'écrire avec mon sang."

Au printemps 1905, le typhus sévit à l'orphelinat. Déjà, 4 religieuses succombent en quarante jours. Le 19 mars, Soeur Maria Assunta doit s'aliter. Elle attendra dans des souffrances indicibles l'heure choisie par Dieu pour l'éternelle récompense.

Le 7 avril, vingt minutes avant son dernier soupir, un parfum mystérieux et indéfinissable imprégna la chambre de l'agonisante, se répandit bientôt dans toute la maison pendant 3 jours. Ses funérailles revêtirent une allure de fête. Comme l'écrivait sa mère supérieure: "Soeur Maria Assunta n'avait passé que neuf mois au Chansi, mais ce temps avait suffi pour faire connaître à tous sa grande vertu."

Son testament spirituel se renferme dans cette phrase qu'elle a si bien vécue: "Je demande au Seigneur la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention, qui consiste à faire tout par amour de Dieu, même les actions les plus ordinaires."

Tiré d'un petit livre écrit par les Franciscaines Missionnaires de Marie, Québec.