mardi 17 avril 2012

Sainte KATERI TEKAKWITHA, vierge


Statue de Kateri Tekakwitha à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré,
 près de la ville de Québec


Sainte Catherine Tekakwitha

Jeune Indienne du Québec qui accéda à la foi et fut baptisée un jour de Pâques. Se consacrant tout entière au Seigneur, elle dut subir de nombreuses et multiples persécutions. Elle mourut le 17 avril 1680.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/04/17/6205/-/sainte-catherine-tekakwitha

Sainte Kateri Tekakwitha

Indienne ( 1680)

Kateri est la première sainte indienne du continent nord-américain. Elle est née d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amérique du Nord) en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York), où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi. Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser. 

Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-Xavier sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.

Tekakwitha. Née en 1656 à Ossernenon (USA), elle était fille d'un chef mohawh et d'une algonquine catholique, baptisée et éduquée par des missionnaires français. La variole la priva à quatre ans de sa famille, et elle-même resta défigurée et handicapée des suites de l'infection. Adoptée par un parent chef d'une tribu voisine, elle affermit sa foi et fut baptisée par un missionnaire à l'âge de vingt ans. Marginalisée et menacée par sa famille, qui ne comprenait pas sa conversion, elle échappa à leur persécution et fonda à Kahnawake une communauté d'indiens chrétiens, vivant dans la prière, la pénitence et le soin des malades. Elle mourut en 1680, invoquant Jésus, après avoir fait vœu de chasteté l'année précédente. La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage, et qu'à son enterrement de nombreux malades furent guéris. Son procès en canonisation fut ouvert en 1884, Pie XII la proclama vénérable en 1943 et Jean-Paul II bienheureuse en 1980 (fête le 14 juillet). Elle occupe une place particulière dans la dévotion des amérindiens catholiques du Canada et des Etats-Unis. (VIS 20111220)

Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque, béatifiée le 22 juin 1980: Le Lys des Agniers. (diocèse d'Edmundston)

Un internaute canadien nous signale:

"Elle est décédée le 17 avril 1680, et sa fête dans le calendrier des saints et bienheureux du Canada est fixée au 17 avril."

À Sault dans le Québec, en 1680, la bienheureuse Catherine Tekakwitha, vierge. Née dans une tribu indienne, baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu’elle s’était appliquée à conserver avant d’être chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.
Martyrologe romain

"Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"



Sainte Kateri Tekakwitha

Vierge amérindienne

(† 1680)

Le 17 avril 1680, dans un petit village indien de la Nouvelle-France, Kateri Tekakwitha, une humble vierge iroquoise, mourait en odeur de sainteté. Elle avait 24 ans et n'était baptisée que depuis 4 ans.

Née d'un père païen et d'une mère chrétienne, Kateri devint orpheline à l'âge de 4 ans, suite à une épidémie de petite vérole qui, sans l'emporter elle-même, lui laissa une infirmité aux yeux, des marques au visage et une faiblesse générale. Un de ses oncles l'adopta.

Toute jeune encore, bien que vivant en plein milieu païen, Kateri manifestait des dispositions d'âme très exceptionnelles; elle semblait "naturellement chrétienne".

Intelligente, aimable, adroite dans les ouvrages d'art et de luxe, Kateri avait en plus un amour du travail très rare chez la femme indienne. Mais ce qu'on ne pouvait comprendre en elle, c'était son amour inné pour la pureté, le silence et la solitude. On ne la vit jamais assister aux réunions publiques, aux jeux, aux spectacles, aux repas et autres divertissements populaires si fréquents dans ces milieux païens.

À 12 ans, ses parents adoptifs décidèrent de la marier. Elle refusa net et, par la suite, s'obstina dans son refus. Quel scandale! Tout le monde se moqua d'elle et, à partir de ce jour, elle fut durement persécutée.

Dieu envoya des missionnaires au village de Kateri; la jeune iroquoise les rencontra par des circonstances providentielles. Elle écoutait avec avidité leurs instructions, pensait souvent à ce Jésus qui rend les coeurs si bons et les visages si lumineux; elle rêvait de recevoir le Baptême afin d'être chrétienne comme sa mère. Ce grand jour arriva pour elle le 18 avril 1676; elle avait 20 ans.

Déjà magnifiquement préparée par la pratique des vertus, la prière, le sacrifice et la ténacité dans la lutte pour le bien, Kateri fut encore fortifiée par la grâce du Baptême qui lui donna le courage de monter jusqu'au Calvaire.

Nous ne pouvons relater ici toutes les souffrances de la sainte enfant. Qu'il suffise de dire qu'à un moment donné, son existence devint si pénible et les attaques contre sa foi si intenses, qu'avec l'autorisation du missionnaire, Kateri décida de s'enfuir de son village et alla se réfugier à la mission du Sault, près de Montréal. C'est dans cet oasis de ferveur chrétienne qu'elle fut accueillie à bras ouverts. C'est là que se perfectionna sa vertu.

Elle était avide de souffrances. La Passion du Sauveur enflammait son amour et stimulait son énergie. Elle passait des heures en prière, soit au pied du Saint-Sacrement, soit dans la solitude d'un bois.

Encore au Sault, une de ses parentes la pressa de se marier. Tout fut inutile. Elle préférait souffrir les railleries, les privations plutôt que d'y consentir.

Bien plus, elle sollicita du missionnaire la grâce de faire voeu de virginité, tout comme les religieuses qu'elle visita un jour à Ville-Marie. Cette faveur lui fut enfin accordée le 25 mars 1679. Kateri devenait la première vierge Indienne de la Nouvelle-France. Jésus, dont elle était désormais l'épouse, Jésus au Tabernacle, Jésus au Saint-Sacrifice, Jésus dans son coeur par la Sainte Communion, c'était sa vie, son ravissement.

Après bien des maladies et infirmités, Kateri s'éteignit saintement. Ces quelques lignes ne sont qu'un aperçu très sommaire de sainte Kateri. Sa biographie est disponible aux Éditions Magnificat.

Revue Magnificat, avril 1980, p. 73

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_kateri_tekakwitha.html


HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI



Place Saint-Pierre



Dimanche 21 octobre 2012



Le Fils de l’homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude (cf. Mc 10,45)

Vénérés frères,

Chers frères et sœurs !

Aujourd’hui l’Église écoute une nouvelle fois ces paroles de Jésus prononcées sur la route de Jérusalem, où devait s’accomplir son mystère de passion de mort et de résurrection. Ce sont des paroles qui contiennent le sens de la mission du Christ sur la terre, marquée par son immolation, par sa donation totale. En ce troisième dimanche d’octobre, où l’on célèbre la Journée Missionnaire Mondiale, l’Église les écoute avec une particulière attention et ravive sa conscience d’être tout entière dans un indéfectible état de service de l’homme et de l’Évangile, comme Celui qui s’est offert lui-même jusqu’au sacrifice de sa vie.

J’adresse mon cordial salut à vous tous qui remplissez la Place Saint-Pierre, en particulier aux délégations officielles et aux pèlerins venus pour fêter les sept nouveaux saints. Je salue affectueusement les Cardinaux et les Évêques qui participent ces jours-ci à l’Assemblée synodale sur la Nouvelle Évangélisation. La coïncidence entre cette Assise et la Journée Missionnaire est heureuse ; et la Parole de Dieu que nous avons écouté se révèle éclairante pour les deux. Celle-ci montre le style de l’évangélisateur, appelé à témoigner et annoncer le message chrétien en se conformant à Jésus-Christ et en suivant sa vie. Ceci vaut aussi bien pour la mission ad gentes, que pour la nouvelle évangélisation dans les régions de vieille chrétienté.

Le Fils de l’homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude (cf. Mc 10,45)

Ces paroles ont constitué le programme de vie des sept Bienheureux, que l’Église inscrit solennellement aujourd’hui au rang glorieux des Saints. Avec un courage héroïque, ceux-ci ont dépensé leur existence dans une totale consécration à Dieu et dans un généreux service à leurs frères. Ce sont des fils et des filles de l’Église, qui ont choisi la vie du service en suivant le Seigneur. La sainteté dans l’Église a toujours sa source dans le mystère de la Rédemption, qui est préfiguré par le prophète Isaïe dans la première lecture : le Serviteur du Seigneur est le Juste qui « justifiera les multitudes en s’accablant lui-même de leurs fautes » (Is 53, 11). Ce Serviteur est Jésus-Christ, crucifié, ressuscité et vivant dans la gloire. La canonisation d’aujourd’hui représente une confirmation éloquente de cette mystérieuse réalité salvifique. La tenace profession de foi de ces sept généreux disciples du Christ, leur conformation au Fils de l’Homme resplendit aujourd’hui dans toute l’Église.

Jacques Berthieu, né en 1838, en France, fut très tôt passionné de Jésus-Christ. Durant son ministère de paroisse, il eut le désir ardent de sauver les âmes. Devenu jésuite, il voulait parcourir le monde pour la gloire de Dieu. Pasteur infatigable dans l’île Sainte Marie puis à Madagascar, il lutta contre l’injustice, tout en soulageant les pauvres et les malades. Les Malgaches le considéraient comme un prêtre venu du ciel, disant : Vous êtes notre « père et mère ! » Il se fit tout à tous, puisant dans la prière et dans l’amour du Cœur de Jésus la force humaine et sacerdotale d’aller jusqu’au martyre en 1896. Il mourut en disant : « Je préfère mourir plutôt que renoncer à ma foi ». Chers amis, que la vie de cet évangélisateur soit un encouragement et un modèle pour les prêtres, afin qu’ils soient des hommes de Dieu comme lui ! Que son exemple aide les nombreux chrétiens persécutés aujourd’hui à cause de leur foi ! Puisse en cette Année de la foi, son intercession porter des fruits pour Madagascar et le continent africain ! Que Dieu bénisse le peuple malgache !

Pedro Calungsod est né vers l’année 1654, dans l’archipel des Visayas aux Philippines. Son amour pour le Christ l’a poussé à se former comme catéchiste auprès des jésuites missionnaires qui y vivaient. En 1668, avec d’autres jeunes catéchistes, il accompagna le Père Diego Luis de San Vitores aux Îles Mariannes pour évangéliser le peuple Chamorro. La vie y était dure et les missionnaires devaient faire face aux persécutions provoquées par des jalousies et des calomnies. Pedro, cependant, faisait preuve d’une grande foi et charité et il continuait à catéchiser ses nombreux convertis, témoignant du Christ par une vie authentique, dédiée à l’Évangile. Son plus grand désir était de gagner des âmes au Christ, ce qui renforça sa détermination d’accepter le martyr. Il mourut le 2 avril 1672. Des témoignages rapportent que Pedro aurait pu fuir pour sa sécurité mais qu’il choisit de rester aux côtés du Père Diego. Le prêtre put donner l’absolution à Pedro avant d’être lui-même tué. Que cet exemple et ce témoignage courageux de Pedro Calungsod inspire le cher peuple des Philippines à annoncer avec courage le Royaume et à gagner des âmes à Dieu !

Jean-Baptiste Piamarta, prêtre du diocèse de Brescia, fut un grand apôtre de la charité et de la jeunesse. Il percevait l’exigence d’une présence culturelle et sociale du catholicisme dans le monde moderne, c’est pourquoi il se consacra à l’élévation chrétienne, morale et professionnelle des nouvelles générations, illuminé par une vigueur pleine d’humanité et de bonté. Animé d’une confiance inébranlable en la Providence divine et par un profond esprit de sacrifice, il affronta des difficultés et souffrances pour donner vie à plusieurs œuvres apostoliques, parmi lesquelles : l’institut des Artigianelli, la maison d’édition Queriniana, la congrégation masculine de la Sainte Famille de Nazareth et la congrégation des Humbles Servantes du Seigneur. Le secret de sa vie intense et active réside dans les longues heures qu’il consacrait à la prière. Quand il était surchargé de travail, il augmentait son temps de rencontre cœur à cœur avec le Seigneur. Il préférait les haltes devant le Saint Sacrement, méditant la passion, la mort et la résurrection du Christ pour y puiser la force spirituelle et repartir à la conquête du cœur des personnes, surtout des jeunes, pour les reconduire aux sources de la vie à travers des initiatives pastorales toujours nouvelles.

« Seigneur, que ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi ». Avec ces paroles, la liturgie nous invite à faire nôtre cet hymne au Dieu créateur et provident, en acceptant son dessein sur nos vies. Ainsi l’a fait María del Carmelo Sallés y Barangueras, religieuse née en 1848 à Vic en Espagne. Voyant son espérance comblée après de nombreuses épreuves, et devant le progrès de la Congrégation des Religieuses Conceptionnistes Missionnaires de l’Enseignement, qu’elle a fondée en 1892, elle a pu chanter avec la Mère de Dieu : « Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent ». Confiée à la Vierge Immaculée, son œuvre éducatrice se poursuivit en donnant des fruits abondants pour la jeunesse, grâce au don généreux de ses filles, qui, comme elle, se confient à Dieu qui peut tout.

J’en viens maintenant à Marianne Cope, née en 1838, à Heppenheim, en Allemagne. Elle avait un an seulement, quand elle fut emmenée aux États-Unis. En 1862, elle entra dans le Tiers Ordre Régulier de Saint-François à Syracuse, New-York. Plus tard, devenue Supérieure Générale de sa congrégation, Mère Marianne, suivit volontiers l’appel à soigner les lépreux d’Hawaï après le refus de nombreuses autres personnes. Avec six de ses sœurs, elle alla diriger elle-même l’hôpital à Oahu, fondant ensuite l’hôpital Malulani à Maui et ouvrant une maison pour les jeunes filles dont les parents étaient lépreux. Cinq ans après, elle accepta l’invitation à ouvrir une maison pour femmes et jeunes filles sur l’île même de Molokai, s’y rendant courageusement elle-même et mettant ainsi effectivement fin à ses contacts avec le monde extérieur. Elle s’y occupa du Père Damien, déjà connu pour son travail héroïque auprès des lépreux, le soignant jusqu’à sa mort et elle prit la direction de son œuvre auprès des hommes lépreux. À une époque où l’on pouvait faire bien peu pour soulager les souffrances de cette terrible maladie, Marianne Cope fit preuve de l’amour le plus élevé, de courage et d’enthousiasme. Elle est un exemple lumineux et énergique de la fine fleur de la tradition des sœurs infirmières catholiques et de l’esprit de son bien-aimé saint François.

Kateri Tekakwitha est née en 1656 dans l’actuel État de New-York, d’un père mohawk et d’une mère algonquine chrétienne qui lui donna le sens de Dieu. Baptisée à l’âge de 20 ans, et pour échapper à la persécution, elle se réfugia à la Mission Saint François Xavier, près de Montréal. Là, elle travailla, partageant les coutumes des siens, mais en ne renonçant jamais à ses convictions religieuses jusqu’à sa mort, à l’âge de 24 ans. Dans une vie tout ordinaire, Kateri resta fidèle à l’amour de Jésus, à la prière et à l’Eucharistie quotidienne. Son but était de connaître et de faire ce qui est agréable à Dieu. Kateri nous impressionne par l’action de la grâce dans sa vie en l’absence de soutiens extérieurs, et par son courage dans sa vocation si particulière dans sa culture. En elle, foi et culture s’enrichissent mutuellement ! Que son exemple nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes, en aimant Jésus ! Sainte Kateri, protectrice du Canada et première sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans les Premières Nations et dans toute l’Amérique du Nord ! Que Dieu bénisse les Premières Nations !

Jeune, Anna Schäffer, de Mindelstetten, voulait entrer dans une congrégation missionnaire. Née dans d’humbles conditions, elle chercha comme domestique à gagner la dot nécessaire pour pouvoir entrer au couvent. Dans cet emploi, elle eut un accident grave avec des brulures inguérissables aux pieds, qui la cloueront au lit pour le reste de ses jours. C’est ainsi que la chambre de malade se transforma en cellule conventuelle, et la souffrance en service missionnaire. Tout d’abord elle se révolta contre son destin, mais ensuite, elle comprit que sa situation était comme un appel plein d’amour du Crucifié à le suivre. Fortifiée par la communion quotidienne elle devint un intercesseur infatigable par la prière, et un miroir de l’amour de Dieu pour les nombreuses personnes en recherche de conseil. Que son apostolat de la prière et de la souffrance, de l’offrande et de l’expiation soit pour les croyants de sa terre un exemple lumineux ! Puisse son intercession fortifier l’apostolat chrétien hospitalier dans son agir plein de bénédictions !

Chers frères et sœurs ! Ces nouveaux Saints, divers par leur origine, leur langue, leur nation et leur condition sociale, sont unis les uns aux autres et avec l’ensemble du Peuple de Dieu dans le mystère de salut du Christ, le Rédempteur. Avec eux, nous aussi réunis ici avec les Pères synodaux venus de toutes les parties du monde, avec les paroles du Psalmiste, proclamons au Seigneur que « notre secours et bouclier, c’est lui », et invoquons-le : « Sur nous soit ton amour, Seigneur, comme notre espoir est en toi » (Ps 32, 20 ; 22). Que le témoignage des nouveaux Saints, de leur vie généreusement offerte par amour du Christ, parle aujourd’hui à toute l’Église, et que leur intercession la consolide et la soutienne dans sa mission d’annoncer l’Évangile au monde entier.

© Copyright 2012 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2012/documents/hf_ben-xvi_hom_20121021_canonizzazioni_fr.html


Kateri Tekakwitha
Peinture à l'huile par le père Claude Chauchetière S.J. (1690) 
Photo : Diocèse de Saint-Jean-Longueuil

TEKAKOUITHA (Tagaskouïta, Tegakwitha), baptisée Kateri (Catherine), première Indienne à avoir été déclarée vénérable, née d’une Algonquine chrétienne et d’un Agnier païen en 1656, à Ossernenon (Auriesville, N. Y.), décédée près de Montréal en 1680.

La mère de Kateri Tekakouitha, élevée par des colons français de Trois-Rivières, avait été capturée vers 1653. C’est peu de temps après qu’elle avait été choisie pour épouse par un Agnier. En 1660, elle fut emportée par la petite vérole avec son mari et son dernier-né. La jeune Catherine faillit mourir aussi, le visage grêlé et fortement atteinte aux yeux. Elle fut recueillie par son oncle, le premier capitaine de la bourgade, ennemi déclaré de la foi chrétienne.

À l’automne de 1666, M. de PROUVILLE de Tracy, à la tête d’une expédition punitive, descendit de Québec et brûla les agglomérations du canton agnier avec toutes leurs provisions. Sous le nom de Gandaouagué, on reconstruisit Ossernenon de l’autre côté de la rivière des Hollandais (Mohawk), un peu à l’ouest de l’ancien emplacement. Après cette défaite, les Agniers implorèrent la paix et demandèrent des missionnaires. On leur envoya les pères Jacques FREMIN, Jacques Bruyas*, Jean PIERRON et les donnés Charles BOQUET et François Poisson, qui arrivèrent à Gandaouagué en septembre 1667. Durant les trois jours que dura leur halte, Kateri Tekakouitha dut s’occuper des Jésuites, dont la piété et les manières affables l’impressionnèrent.

À maintes reprises, sa parenté voulut la forcer de se marier, ce qu’elle refusait toujours, à leur grand mécontentement. Il n’y a pas de quoi se surprendre de ce refus, puisque les deux tiers de la population de Gandaouagué se composaient d’Algonquins et de Hurons chrétiens qui avaient sans doute parlé à Kateri des Ursulines de Québec et de la vie religieuse.

C’est en 1675 que le père Jacques de Lamberville*, jésuite, entra pour la première fois dans sa cabane. Elle lui exposa son désir de recevoir le baptême. La cérémonie eut lieu le jour de Pâques 1676, et la jeune Indienne reçut le nom de Kateri.

Sa conversion lui valut une véritable persécution. On menaça même de la tuer. Dans toutes ces épreuves, le père de Lamberville lui conseilla de prier sans relâche et d’aller vivre au saut Saint-Louis (rapides de Lachine). À l’automne de 1677, avec l’aide de trois néophytes indiens, elle réussit à s’enfuir.

C’est à la mission Saint-François-Xavier que Kateri Tekakouitha s’est définitivement formée au christianisme. Anastasie Tegonhatsiongo, autrefois l’amie de sa mère à Ossernenon, lui servit de guide spirituel. Plus tôt qu’à l’ordinaire pour les convertis, on lui accorda, à cause de ses qualités exceptionnelles, de faire sa première communion dès Noël 1677. En outre, malgré son jeune âge, on l’admit, au printemps de 1678, dans la Confrérie de la Sainte-Famille.

Les lignes de force de la spiritualité de Kateri Tekakouitha étaient une extraordinaire pureté d’âme et de corps et une charité efficace à l’égard de tous. Cette laïque vécut intégralement l’existence indienne, au village comme aux grandes chasses hivernales. Ce n’est qu’en 1678, moins de deux ans avant sa mort, qu’elle cessa d’accompagner les siens à la recherche du gibier ; à cette époque, l’emprise de l’Eucharistie était devenue tellement puissante sur elle qu’au risque de pâtir de la faim, elle ne voulait plus être éloignée de l’église pendant de longs mois. Même dans le milieu fervent de la mission, elle dut subir de grandes épreuves, en particulier de fausses accusations. Plus tard, ses calomniateurs ont été les premiers à la louer.

Kateri Tekakouitha aurait voulu fonder une communauté de religieuses indiennes, mais le père de Lamberville l’en dissuada. Le 25 mars 1679, fête de l’Annonciation, on lui permit de prononcer privément le vœu perpétuel de virginité. On comprend que la postérité l’ait surnommée le Lys des Agniers.

Elle se livrait à de douloureuses mortifications, qu’elle modéra, d’ailleurs, sur l’ordre de son directeur. Cet esprit de pénitence, elle le dissimulait de son mieux, aimait la plaisanterie et riait de bon cœur.

Toujours de santé médiocre, Kateri se sentit gravement atteinte dès le début de 1680. Le mardi de la Semaine sainte, elle reçut le viatique. Le lendemain, 17 avril, à peine âgée de 24 ans, elle expira très doucement en prononçant les noms de Jésus et de Marie.

Après sa mort, le père Cholenec* s’aperçut que les traits de Kateri, marqués par la petite vérole, s’étaient merveilleusement embellis. À la suite de faveurs signalées obtenues par son intercession, naquit bientôt une profonde dévotion envers elle. En 1688, Mgr de Saint-Vallier [La Croix*], deuxième évêque de Québec, la nommait « la Geneviève du Canada », thème que Chateaubriand devait exploiter dans Les Natchez, En 1744, le père de Charlevoix* écrivait qu’elle était « universellement regardée comme la Protectrice du Canada ». La dévotion à la vénérable Kateri Tekakouitha s’est répandue au Canada, aux États-Unis et à travers le monde. Chaque année augmentent les pèlerinages à Auriesville et à la mission Saint-François-Xavier de Caughnawaga, où l’on conserve ses reliques.

Depuis sa mort, une cinquantaine de biographies de la vénérable Kateri Tekakouitha ont paru dans une dizaine de langues.

HENRI BECHARD

Charlevoix, Histoire de la N.-F.— Claude Chauchetière, La vie de la Bienheureuse Catherine Tegakouita dite à présent la Saincte Sauvagesse [...] (Manate, 1887).— Pierre Cholenec, Catherine Tegahkouita, la sainte sauvagesse (Beauceville, 1914) ; BRH, XX (1914) : 26–32, 61–64, 99–103, 134–136, 168.— JR (Thwaites).— The Positio on the virtues of the servant of God, Katharine Tekakwitha (New York, 1940).— Positio super virtutibus servae Dei, Catherinae Tekakwitha (Rome, 1940).— Guy Boulizon, La Croix chez les Indiens (Montréal, 1958).— G. C. Bouvier, Kateri Tekakwitha, La Plus Belle Fleur épanouie au bord du Saint-Laurent (Montréal, 1939).— Edward-Xavier Evans, The literature relative to Katheri Tekakwitha, BRH, XLVI (1940) : 193–209, 241–255.— Édouard Lecompte, Une Vierge iroquoise, Catherine Tekakwitha, le lis des bords de la Mohawk et du Saint-Laurent, 1656–1680 (Montréal, 1930).— R. Rumilly, Kateri Tekakwitha, Le Lys de la Mohawk ; la fleur du Saint-Laurent (Paris, 1934).— Justin C. Steurer, The impact of Katherine Tekakwitha on American spiritual life (Washington, D.C., 1957).— E. H. Walworth, Life and times of Kateri Tekakwitha (Albany, N.Y., 1926).

© 2000 University of Toronto/Université Laval



LA BIENHEUREUSE KATERI TEKAKWITHA

KATERI TEKAKWITHA est née en 1656 à Auriesville (New York) d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier. De nos jours, mentionner les noms d'Innocent XI, pape à cette époque, et du marquis de Tracy, lieutenant général du roi de France en Amérique de 1665 à 1667, ferait sourire vos amis, mais le souvenir de Kateri demeure.

En 1660, une épidémie de petite vérole lui enleva ses père, mère et petit frère. La petite échappa à la mort, mais la maladie lui laissa la vue affaiblie et le visage grêlé.

Avec les autres survivants, elle s'installa un peu à l'ouest de son village natal et plus tard sur la rive nord de la Mohawk. Dès l'âge où les jeunes Indiennes pensaient aux fiançailles, son oncle, un des chefs du village ainsi que ses tantes lui cherchèrent un mari convenable.

Consternation des siens: elle ne voulut épouser aucun des prétendants. Bientôt gronda la colère, ses parents usèrent de ruse et de force pour la fléchir, rien n'y fit. Son seul désir: recevoir le baptême.

Le baptême de Tekakwitha

En 1675, Jacques de Lamberville, jésuite, prit la direction de la Mission Saint-Pierre, de Gandaouagué. La jeune fille lui confia le secret de son cœur : devenir chrétienne ! Cependant. le P. de Lamberville, tout en admirant sa simplicité et sa foi, l'obligea de suivre la voie ordinaire des catéchumènes.

Six mois plus tard, le dimanche de Pâques1676, le missionnaire la baptisa. Elle avait vingt ans. Ce fut un grand jour au village. La petite chapelle regorgea de monde. Douce et charitable, Kateri s'était gagné l'affection de tous.

Son nouveau nom

Jusqu'alors, on l'appelait Tekakwitha. Au baptême elle reçut le nom de Catherine, en iroquois Kateri. Née à Ossernenon (Auriesville), où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi, elle reçut le baptême à Gandaouagué (Fonda).

Sa fuite au Canada

Au cours de l'automne 1677, pour éviter la persécution, elle s'évada de son canton agnier pour aller vivre à la Mission Saint-François-Xavier, sur le Saint-Laurent. Le P. de Lamberville lui confia une lettre pour le P. Jacques Frémin, supérieur: "C'est un trésor que nous vous donnons, écrivit-il, comme vous le connaîtrez bientôt. Gardez-le donc bien..." Le P. Frémin se rendit vite compte qu'elle était bel et bien un trésor. Sa douceur inaltérable, son humilité sans fanfreluches, sa bonté foncière, sa bonne humeur et même un certain humour gagnèrent rapidement le cœur de toute la population.

Chaque matin à quatre heures et ensuite à sept heures, elle assistait à la sainte messe. En tout elle était aussi fidèle que les étoiles du firmament. Par ignorance, cependant, elle se laissait aller à des mortifications excessives jusqu'à ce que son confesseur lui ait enjoint de les modérer. Il avait bien compris, pourtant, que ces pénitences étaient le fruit de son amour très vif pour le Seigneur Jésus, pour sa sainte Mère et pour son prochain, quel qu'il fût. Elle faisait ses délices de la prière, surtout devant le Saint Sacrement: à cette époque, les églises étaient ouvertes à tout venant. Détail intéressant, jamais elle ne se livrait à la contemplation quand, dans sa cabane ou aux champs de maïs, le travail lui incombait.

Quelques mois après son arrivée, le jour de Noël 1677, on permit à Kateri de faire sa première Communion. Dès lors, elle progressa comme le cerf qui se hâte vers les sources d'eau vive. Cette jeune Amérindienne illettrée parvint même ici-bas à ce que les théologiens nomment "l'union divine". Avec quelques amies, elle songea alors à fonder une communauté de religieuses indigènes, mais son directeur spirituel, persuadé qu'elle était trop jeune dans la foi pour une fondation de cette sorte, l'en dissuada. Il ne faut pas se surprendre qu'environ quarante ans plus tard, sa biographie traduite en espagnol facilita l'établissement des premières clarisses indiennes au Mexique, parmi lesquelles une descendante de l'empereur Montezuma.

Le 25 mars 1679, le P. Frémin permit à Kateri Tekakwitha de prononcer privément le vœu de virginité et de se consacrer à Notre-Dame qu'elle aimait éperdument.

Sa sainte mort

Au début de 1680, sa santé qui n'avait jamais été florissante s'altéra davantage à la suite d'une course avec des compagnes à Laprairie, quelques milles en aval du Saint-Laurent, par un jour froid à pierre fendre. Le mardi de la Semaine Sainte, elle reçut le saint Viatique. On a retenu son regret que la seule robe qu'elle possédait ne fût pas convenable, à son avis, pour accueillir son Bien-Aimé. Le lendemain, elle ne s'opposa pas au départ de ses compagnes pour la cueillette du bois de chauffage et les assura qu'elle ne mourrait pas avant leur retour. Il en fut ainsi. Un peu après trois heures, en murmurant: "Jésus, Marie", elle alla à la rencontre du Seigneur. Elle avait environ vingt-quatre ans. En moins d'un quart d'heure son visage devint d'une beauté à ravir les missionnaires et tous les siens.

Grâce à son intercession, partout à travers la Nouvelle-France, les Indiens et les colons commencèrent presque aussitôt à obtenir du Ciel des faveurs, voire des miracles. Faudrait-il s'étonner alors que des biographies de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha aient paru en quatorze langues différentes. Ainsi se perpétua son souvenir à travers le monde. Le 3 janvier 1943, S.S. Pie XII la déclara "Vénérable", proclamant qu'elle avait héroïquement pratiqué les vertus chrétiennes. De tous côtés on continua d'implorer son aide. En 1980, tricentenaire de son entrée en Paradis, le pape Jean-Paul II décida que le temps était enfin venu de l'élever au rang des Bienheureux de la sainte Église.

Cause de Kateri, C.P. 70, Kahnawaké, QCJ0L 1B0, Canada

PRIÈRE

pour la Canonisation de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha

DIEU, qui, parmi les multiples merveilles de ta grâce dans le nouveau monde, as fait fleurir sur les rives de la Mohawk et du Saint-Laurent le pur et tendre Lys, Kateri Tekakwitha, daigne nous accorder la grâce que nous te demandons par son intercession; afin que cette petite amante de Jésus et de sa croix soit élevée au rang des Saints par notre Mère la sainte Église et nous attire plus vivement à l'imitation de son innocence et de sa foi. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

Réciter le Notre Père et le Je te salue Marie, une fois, et le Gloire soit au Père, trois fois.

lmprimatur:= BERNARD HUBERT,Évêque de Saint-Jean-de-Québec

Le Vice-PostulateurCentre Kateri, C.P. 70 Kahnawaké (Québec) J0L lB0

Kateri Tekakwitha, fondatrice de l'Église du Canada

Sanctuaire de Kahnawake

SOURCE : http://maranatha.mmic.net/Kateri.html



Sainte Kateri Tekakwitha

Indienne du continent nord-américain

Première sainte amérindienne

Kateri Tekakwitha naît en 1656 d’une Algonquine et d’un chef Iroquois de la tribu de la Tortue, dans le village agnier d’Ossernenon, aujourd’hui Auriesville, dans l’État de New York. Sa mère avait vécu au poste français des Trois-Rivières et était chrétienne.

La fillette avait quatre ans quand une épidémie de vérole se déclare dans la bourgade, emporte ses parents et son jeune frère et la laisse les yeux malades et le visage grêlé. Elle est accueillie par un oncle et élevée par ses tantes. Comme elle ne peut pas supporter l’éclat de la lumière du jour, on la surnomme Tekakwitha : « celle qui avance en tâtonnant ».

En 1666, une expédition française contre les Agniers oblige sa tribu à se réfugier dans la forêt pour y passer l’hiver. Tekakwitha accompagne les siens sur la rive nord de la rivière Mohawk, à un endroit qu’ils nomment Kahnawaké. C’est là qu’elle rencontre pour la première fois des missionnaires jésuites. Elle est frappée de leurs manières affables et de leur piété. Elle s’occupe des travaux domestiques et est habile à manier l’aiguille pour décorer les mocassins et les chemises et confectionner des colliers. Elle participe aux travaux des champs, aux cueillettes de fruits et à la récolte de légumes.

Elle doit subir les heurts de sa famille lorsqu’elle refuse l’époux qu’on lui propose. Quand le jésuite Jacques de Lamberville lui rend visite à l’automne 1675, elle demande le baptême. Après un catéchuménat de six mois, elle est baptisée le jour de Pâques 1676, sous le nom de Kateri. Pendant plus d’un an, sa famille continue de la persécuter et la prive de nourriture parce qu’elle ne veut pas travailler le dimanche. On lui lance des pierres quand elle se rend à la chapelle pour prier et une de ses tantes l’accuse même d’avoir une liaison avec son oncle.

Le Père de Lamberville lui conseille alors d’aller vivre à la mission Saint-François-Xavier, sur la rive sud du Saint-Laurent, en face de Montréal.

Dans ce village, elle retrouve d’autres chrétiens et les Jésuites qu’elle avait rencontrés en 1666. Kateri fait sa première communion le jour de Noël 1677. Elle passe des heures en prière à la chapelle. Durant la chasse d’hiver, elle continue ses exercices de piété tout en se livrant aux travaux communs, et se fait un oratoire d’une croix taillée dans un arbre, près d’un ruisseau.

D’autres épreuves fondent sur elle quand elle est accusée d’avoir couché avec l’époux d’une Indienne et que ses parents veulent la forcer à se marier. Elle ne peut réaliser son désir de fonder une communauté de religieuses autochtones, mais elle fait vœu de chasteté le 25 mars 1679. Accablée de migraines, d’une fièvre lente et d’un grand mal d’estomac, elle meurt le 17 avril 1680, à l’âge de 24 ans.

Kateri Tekakwitha a été déclarée :

Vénérable le 3 janvier 1943 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958);

Bienheureuse le 22 juin 1980 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) ;

Sainte le 21 octobre 2012 par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Pour un approfondissement :


Source principale : dsjl.org/saintekateri/(« Rév. x gpm »).

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La bienheureuse Kateri Tekakwitha
Son biographe, le Père Chauchetière, dira que la devise de toute sa vie était:
"Qui est-ce qui m'apprendra
ce qu'il y a de plus agréable à Dieu
afin que je le fasse?"

Kateri Tekakwitha est née en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York) d'une mère algonquine Chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amériques du Nord).
En 1660, une épidémie de petite vérole lui enlève ses père, mère et petit frère. La petite échappe à la mort, mais la maladie lui laisse la vue affaiblie et le visage grêlé. Avec les autres survivants, elle s'installe un peu à l'ouest de son village natal et plus tard sur la rive nord de la Mohawk.
Dès l'âge où les jeunes Indiennes pensent aux fiançailles, son oncle, un des chefs du village ainsi que ses tantes lui cherchent un mari convenable.
Consternation des siens : elle ne veut épouser aucun des prétendants. Ses parents usent de ruse et de force pour la fléchir, rien n'y fait.
Son seul désir: recevoir le Baptême.

En 1675, Jacques de Lamberville, Jésuite, avait prit la direction de la Mission Saint-Pierre, de Gandaouagué.

 La jeune fille lui confie le secret de son cœur – devenir Chrétienne ! Cependant le P. de Lamberville, tout en admirant sa simplicité et sa Foi, l'oblige de suivre la voie ordinaire des catéchumènes.
Six mois plus tard, le Dimanche de Pâques 1676, le missionnaire la Baptise.
Elle a vingt ans.

Ce fut un grand jour au village. La petite chapelle regorge de monde. Douce et charitable, Kateri s'était gagné l'affection de tous.

Jusqu'alors, on l'appelait Tekakwitha. Au Baptême elle reçoit le nom de Catherine, en iroquois Kateri.

Au cours de l'automne 1677, pour éviter la persécution, elle s'évade de son canton agnier pour aller vivre à la Mission Saint-François-Xavier, sur le Saint-Laurent.

Le P. de Lamberville lui confia une lettre pour le P. Jacques Frémin, supérieur:
C'est un trésor que nous vous donnons, écrivit-il,
comme vous le connaîtrez bientôt.
Gardez-le donc bien...

Le P. Frémin se rend vite compte qu'elle est bel et bien un trésor. Sa douceur inaltérable, son humilité sans fanfreluches, sa bonté foncière, sa bonne humeur et même un certain humour gagnent rapidement le cœur de toute la population.
Chaque matin à quatre heures et ensuite à sept heures, elle assiste à la sainte Messe. En tout elle est aussi fidèle que les étoiles du firmament.
Par ignorance, cependant, elle se laisse aller à des mortifications excessives jusqu'à ce que son confesseur lui ait enjoint de les modérer.
Il avait bien compris, pourtant, que ces Pénitences étaient le fruit de son Amour très vif pour Le Seigneur Jésus, pour sa Sainte Mère et pour son prochain, quel qu'il fût.
Elle fait ses délices de la Prière, surtout devant le Saint Sacrement. Détail intéressant, jamais elle ne se livre à la Contemplation quand, dans sa cabane ou aux champs de maïs, le travail lui incombe.

Quelques mois après son arrivée, le jour de Noël 1677, on permet à Kateri de faire sa première Communion.

Dès lors, elle progresse comme le cerf qui se hâte vers les sources d'eau vive. Cette jeune Amérindienne illettrée parvient même ici-bas à ce que les théologiens nomment "l'union Divine".

Elle répond à une veuve qui l'incite à se marier: "Si vous estimez tellement le mariage, convolez! Quant à moi, tout ce que je désire, c'est la paix!"

Une visite aux Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal lui inspire le désir de se consacrer à Dieu.
Avec son amie Marie-Thérèse Tegaiaguenta et la huronne Skarikions, elle veut fonder un Monastère à l'Ile aux Hérons.

Ce projet n'a pas de suite, mais elle fait vœu de Chasteté: "La chose était si nouvelle, écrit le Père Cholenec, que je crus ne devoir rien précipiter ( ... ) après avoir bien examiné sa conduite et les grands progrès qu'elle faisait en toute sorte de vertus et surtout avec combien de profusion Dieu se communiquait à sa servante, il me sembla que ce dessein de Kateri ne pouvait venir que de Lui."

Le 25 Mars 1679, le P. Frémin permet à Kateri Tekakwitha de prononcer en privé le vœu de virginité et de se Consacrer à Notre-Dame qu'elle aime éperdument.

Au début de 1680, sa santé qui n'a jamais été florissante s'altère davantage à la suite d'une course avec des compagnes à Laprairie, quelques milles en aval du Saint-Laurent, par un jour froid à pierre fendre.

Le Mardi de la Semaine Sainte, elle reçoit le saint Viatique.
On a retenu son regret que la seule robe qu'elle possédait ne fût pas convenable, à son avis, pour accueillir son Bien-Aimé.
Le lendemain, un peu après trois heures, en murmurant: "Jésus, Marie", elle va à la rencontre du Seigneur.
Elle avait environ vingt-quatre ans. En moins d'un quart d'heure son visage devient d'une beauté à ravir les Missionnaires et tous les siens.


Kateri

Kateri Tekakwitha, known as the “Lily of the Mohawks” was born in 1656 of an Algonquin mother and (Kanienke’ha) Mohawk father in Ossernenon in the Mohawk Valley, now known as Auriesville, New York.

She dedicated her life to God and on was declared “Venerable” in 1943 by Pope Pius XII.

On June 22, 1980, Kateri Tekakwitha was beatified by Pope John Paul II and declared “BLESSED KATERI TEKAKWITHA”.

On December 19, 2011 Pope Benedict XVI announced the canonization of Kateri Tekakwitha. He signed a decree approving a miracle attributed to Kateri for saving the life of a young boy, Jake Finkbonner who suffered from a flesh eating disease. The official date for her canonization is October 21, 2012 in Rome Italy.

Many people share their personal miracles with Kateri, how their family members were cured, how a special favour was granted. Their faith in her and their thankfulness for her intercession needs no words, their faces say it all.

SOURCE : http://kateritekakwitha.net/kateri/

TEKAKWITHA (Tagaskouïta, Tegakwitha), Kateri (Catherine), the first Indian to be named venerable, daughter of a Christian Algonkin squaw and a pagan Mohawk; b. 1656 at Ossernenon (Auriesville, N.Y.); d. 1680 near Montreal.

Kateri Tekakwitha’s mother, who had been brought up by French settlers at Trois-Rivières, had been captured about 1653. Shortly afterwards she had been chosen by a Mohawk to be his wife. In 1660 she was carried off by smallpox, along with her husband and her last-born child. Young Catherine, whose face was pock-marked and whose eyes were badly affected, almost died too. She was taken in by her uncle, the first chieftain of the village and a declared enemy of the Christian faith.

In the autumn of 1666 PROUVILLE de Tracy came down from Quebec at the head of a punitive expedition and burned the centres of population of the Mohawk canton with all their stores. Ossernenon was rebuilt under the name of Gandaouagué, on the other side of the Mohawk River (Rivière des Hollandais), a little to the west of the former site. After this defeat the Mohawks begged for peace and asked for missionaries. They were sent Fathers Jacques FRÉMIN, Jacques Bruyas*, Jean PIERRON, and the donnés Charles Boquet and François Poisson, who arrived at Gandaouagué in September 1667. During the three days that they stayed there, Kateri Tekakwitha had to take care of the Jesuits, whose piety and courteous manners impressed her.

On several occasions her relatives tried to make her marry, but she always refused, to their great displeasure. There is nothing surprising in this refusal, since two-thirds of the population of Gandaouagué was composed of Christian Algonkins and Hurons who had undoubtedly spoken to Kateri about the Ursulines of Quebec and the religious life.

In 1675 Father Jacques de Lamberville*, a Jesuit, entered her lodge for the first time. She revealed to him her desire to receive baptism. The ceremony took place on Easter Day, 1676, and the young Indian girl received the name of Kateri.

Her conversion brought upon her a veritable persecution. She was even threatened with death. Amidst all these trials Father Lamberville advised her to pray unremittingly and to go to live at the Saint-Louis (Lachine) rapids. In the autumn of 1677, with the aid of three Indian neophytes, she succeeded in fleeing.

It was at the Saint-François-Xavier mission that Kateri Tekakwitha definitely prepared herself for the Christian life. Anastasie Tegonhatsiongo, who had formerly been her mother’s friend at Ossernenon, acted as her spiritual guide. Because of her exceptional qualities she was allowed to take her first communion by Christmas of 1677, sooner than was usual for converts. In addition, in the spring of 1678 she was received into the Confrérie de la Sainte-Famille, despite her youth.

The strength of Kateri Tekakwitha’s spirituality lay in an extraordinary purity of body and soul and an efficacious charity towards all. This laywoman lived in full the life of the Indians, in the village as on the great winter hunts. Not until 1678, less than two years before her death, did she cease to accompany her people in their search for game; at this time the Eucharist had taken such a powerful hold upon her, that, even at the risk of suffering hunger, she no longer wished to be away from the church for long months. Even in the fervent environment of the mission she had to endure great trials, in particular false accusations. Later her slanderers were the first to praise her.

Kateri Tekakwitha would have liked to found a community of Indian nuns, but Father Lamberville persuaded her to give up the idea. On 25 March 1679, on the feast of the Annunciation, she was permitted to take in private the vow of perpetual chastity. It is easy to understand why posterity named her the Lily of the Mohawks.

She used to submit herself to painful mortifications, which she moderated on her director’s order. She concealed this penitential spirit to the best of her ability; she liked jokes and would laugh heartily.

Kateri, whose health had always been mediocre, became aware at the beginning of 1680 that she was seriously ill. On the Tuesday of Holy Week she received the last sacrament. The next day, 17 April, at barely 24 years of age, she passed away very easily while uttering the names of Jesus and Mary.

After her death Father Cholenec* observed that Kateri’s features, which had been marked by smallpox, had become remarkably beautiful. In consequence of conspicuous favours obtained through her intercession, there soon sprang up a strong devotion to her. In 1688 Bishop Saint-Vallier [La Croix*], the second bishop of Quebec, called her “the Geneviève of Canada,” a theme that Chateaubriand was to develop in Les Natchez. In 1744 Father Charlevoix* wrote that she was “universally regarded as the Protectress of Canada.” Devotion to the Venerable Kateri Tekakwitha has spread to Canada, the United States, and throughout the world. Each year sees more pilgrimages made to Auriesville and to the Saint-François-Xavier mission at Caughnawaga, where her relics are preserved.

Since her death about 50 biographies of the Venerable Kateri Tekakwitha have appeared in some 10 languages.

HENRI BÉCHARD

Charlevoix, Histoire, I. Claude Chauchetière, La vie de la bienheureuse Catherine Tegakouita dite à présent la saincte sauvagesse (Manate, 1887). Pierre, Cholenec, “Catherine Tegahkouita, la sainte sauvagesse,” BRH, XX (1914), 26–32, 61–64, 99–103, 134–36, 168; Catherine Tegahkouita, la sainte sauvagesse (Beauceville, 1914). JR (Thwaites). The Positio on Katharine Tekakwitha. Positio super virtutibus servae Dei Catherinae Tekakwitha.

Guy Boulizon, La croix chez les Indiens (Montréal, 1958). G.-C. Bouvier, Kateri Tekakwitha: La plus belle fleur épanouie au bord du Saint-Laurent (Montréal, 1939). E.-X. Evans, “The literature relative to Katheri Tekakwitha,” BRH, XLVI (1940), 193–209, 241–55. Édouard Lecompte, Une vièrge iroquoise, Catherine Tekakwitha: Le lis des bords de la Mohawk et du Saint-Laurent, 1656–1680 (Montréal, 1930). Robert Rumilly, Kateri Tekakwitha, le lys de la Mohawk, la fleur du Saint-Laurent (Paris, 1934). J. C. Steurer, The impact of Katharine Tekakwitha on American spiritual life (Washington, D.C., 1957). E. H. Walworth, Life and times of Kateri Tekakwitha (Albany, N.Y., 1926).

© 2000 University of Toronto/Université Laval

SOURCE : http://www.biographi.ca/009004-119.01-e.php?&id_nbr=283

Blessed Kateri Tekakwitha

(Also known as Catherine Tegakwitha/Takwita.)


Known as the "Lily of the Mohawks", and the "Genevieve of New France" an Indian virgin of the Mohawk tribe, born according to some authorities at the Turtle Castle of Ossernenon, according to others at the village of Gandaouge, in 1656; died at Caughnawaga, Canada, 17 April, 1680. Her mother was a Christian Algonquin who had been captured by the Iroquois and saved from a captive's fate by the father of Tekakwitha, to whom she also bore a son. When Tekakwitha was about four years old, her parents and brother died of small-pox, and the child was adopted by her aunts and an uncle who had become chief of the Turtle clan. Although small-pox had marked her face and seriously impaired her eyesight and her manner was reserved and shrinking, her aunts began when she was yet very young to form marriage projects for her, from which, as she grew older, she shrank with great aversion. In 1667 the Jesuit missionaries Fremin, Bruyas, and Pierron, accompanying the Mohawk deputies who had been to Quebec to conclude peace with the French, spent three days in the lodge of Tekakwitha's uncle. From them she received her first knowledge of Christianity, but although she forthwith eagerly accepted it in her heart she did not at that time ask to be baptized. Some time later the Turtle clan moved to the north bank of the Mohawk River, the "castle" being built above what is now the town of Fonda. Here in the midst of scenes of carnage, debauchery, and idolatrous frency Tekakwitha lived a life of remarkable virtue, at heart not only aChristian but a Christian virgin, for she firmly and often, with great risk to herself, resisted all efforts to induce her to marry. When she was eighteen, Father Jacques de Lamberville arrived to take charge of the mission which included the Turtle clan, and from him, at her earnest request, Tekakwitha received baptism. Thenceforth she practised her religion unflinchingly in the face of almost unbearable opposition, till finally her uncle's lodge ceased to be a place of protection to her and she was assisted by some Christian Indians to escape to Caughnawaga on the St. Laurence. Here she lived in the cabin of Anastasia Tegonhatsihonga, a Christian Indian woman, her extraordinary sanctity impressing not only her own people but the French and the missionaries. Hermortifications were extreme, and Chauchtiere says that she had attained the most perfect union with God inprayer. Upon her death devotion to her began immediately to be manifested by her people. Many pilgrims visit her grave in Caughnawaga where a monument to her memory was erected by the Rev. Clarence Walworth in 1884; and Councils of Baltimore and Quebec have petitioned for her canonization.


[On 22 June 1980, she was beatified by Pope John Paul II; her feast day is celebrated on 14 July. — Ed.]


Kelly, Blanche Mary. "Blessed Kateri Tekakwitha." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton Company, 1912. 14 Jul. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/14471a.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14471a.htm


HOMILY OF HIS HOLINESS POPE BENEDICT XVI



Saint Peter's Square



Sunday, 21 October 2012


The Son of Man came to serve, and to give his life as a ransom for many (cf. Mk 10:45)

Dear Brother Bishops,

Dear brothers and sisters!

Today the Church listens again to these words of Jesus, spoken by the Lord during his journey to Jerusalem, where he was to accomplish the mystery of his passion, death and resurrection. They are words which enshrine the meaning of Christ’s mission on earth, marked by his sacrifice, by his total self-giving. On this third Sunday of October, on which we celebrate World Mission Sunday, the Church listens to them with special attention and renews her conviction that she should always be fully dedicated to serve mankind and the Gospel, after the example of the One who gave himself up even to the sacrifice of his life.

I extend warm greetings to all of you who fill Saint Peter’s Square, especially the official delegations and the pilgrims who have come to celebrate the seven new saints. I greet with affection the Cardinals and Bishops who, during these days, are taking part in the Synodal Assembly on the New Evangelization. The coincidence between this ecclesiastical meeting and World Mission Sunday is a happy one; and the word of God that we have listened to sheds light on both subjects. It shows how to be evangelizers, called to bear witness and to proclaim the Christian message, configuring ourselves to Christ and following his same way of life. This is true both for the mission ad Gentes and for the new evangelization in places with ancient Christian roots.

The Son of Man came to serve, and to give his life as a ransom for many (cf. Mk 10:45)

These words were the blueprint for living of the seven Blessed men and women that the Church solemnly enrols this morning in the glorious ranks of the saints. With heroic courage they spent their lives in total consecration to the Lord and in the generous service of their brethren. They are sons and daughters of the Church who chose a life of service following the Lord. Holiness always rises up in the Church from the well-spring of the mystery of redemption, as foretold by the prophet Isaiah in the first reading: the Servant of the Lord is the righteous one who “shall make many to be accounted as righteous; and he shall bear their iniquities” (Is 53:11); this Servant is Jesus Christ, crucified, risen and living in glory. Today’s canonization is an eloquent confirmation of this mysterious saving reality. The tenacious profession of faith of these seven generous disciples of Christ, their configuration to the Son of Man shines out brightly today in the whole Church.

Jacques Berthieu, born in 1838 in France, was passionate about Jesus Christ at an early age. During his parish ministry, he had the burning desire to save souls. Becoming a Jesuit, he wished to journey through the world for the glory of God. A tireless pastor on the island of Sainte Marie, then in Madagascar, he struggled against injustice while bringing succour to the poor and sick. The Malagasies thought of him as a priest come down from heaven, saying, You are our “father and mother!” He made himself all things to all men, drawing from prayer and his love of the sacred heart of Jesus the human and priestly force to face martyrdom in 1896. He died, saying “I prefer to die rather than renounce my faith”. Dear friends, may the life of this evangelizer be an encouragement and a model for priests that, like him, they will be men of God! May his example aid the many Christians of today persecuted for their faith! In this Year of Faith, may his intercession bring forth many fruits for Madagascar and the African Continent! May God bless the Malagasy people!

Pedro Calungsod was born around the year 1654, in the Visayas region of the Philippines. His love for Christ inspired him to train as a catechist with the Jesuit missionaries there. In 1668, along with other young catechists, he accompanied Father Diego Luís de San Vitores to the Marianas Islands in order to evangelize the Chamorro people. Life there was hard and the missionaries also faced persecution arising from envy and slander. Pedro, however, displayed deep faith and charity and continued to catechize his many converts, giving witness to Christ by a life of purity and dedication to the Gospel. Uppermost was his desire to win souls for Christ, and this made him resolute in accepting martyrdom. He died on the April 2nd 1672. Witnesses record that Pedro could have fled for safety but chose to stay at Father Diego’s side. The priest was able to give Pedro absolution before he himself was killed. May the example and courageous witness of Pedro Calungsod inspire the dear people of the Philippines to announce the Kingdom bravely and to win souls for God!

Giovanni Battista Piamarta, priest of the Diocese of Brescia, was a great apostle of charity and of young people. He raised awareness of the need for a cultural and social presence of Catholicism in the modern world, and so he dedicated himself to the Christian, moral and professional growth of the younger generations with an enlightened input of humanity and goodness. Animated by unshakable faith in divine providence and by a profound spirit of sacrifice, he faced difficulties and fatigue to breathe life into various apostolic works, including the Artigianelli Institute, Queriniana Publishers, the Congregation of the Holy Family of Nazareth for men, and for women the Congregation of the Humble Sister Servants of the Lord. The secret of his intense and busy life is found in the long hours he gave to prayer. When he was overburdened with work, he increased the length of his encounter, heart to heart, with the Lord. He preferred to pause before the Blessed Sacrament, meditating upon the passion, death and resurrection of Christ, to gain spiritual fortitude and return to gaining people’s hearts, especially the young, to bring them back to the sources of life with fresh pastoral initiatives.

“May your love be upon us, O Lord, as we place all our hope in you” (Ps 32:22). With these words, the liturgy invites us to make our own this hymn to God, creator and provider, accepting his plan into our lives. María Carmelo Sallés y Barangueras, a religious born in Vic in Spain in 1848, did just so. Filled with hope in spite of many trials, she, on seeing the progress of the Congregation of the Conceptionist Missionary Sisters of Teaching, which she founded in 1892, was able to sing with the Mother of God, “His mercy is on those who fear him from generation to generation” (Lk 1:50). Her educational work, entrusted to the Immaculate Virgin Mary, continues to bear abundant fruit among young people through the generous dedication of her daughters who, like her, entrust themselves to God for whom all is possible.

I now turn to Marianne Cope, born in 1838 in Heppenheim, Germany. Only one year old when taken to the United States, in 1862 she entered the Third Order Regular of Saint Francis at Syracuse, New York. Later, as Superior General of her congregation, Mother Marianne willingly embraced a call to care for the lepers of Hawaii after many others had refused. She personally went, with six of her fellow sisters, to manage a hospital on Oahu, later founding Malulani Hospital on Maui and opening a home for girls whose parents were lepers. Five years after that she accepted the invitation to open a home for women and girls on the island of Molokai itself, bravely going there herself and effectively ending her contact with the outside world. There she looked after Father Damien, already famous for his heroic work among the lepers, nursed him as he died and took over his work among male lepers. At a time when little could be done for those suffering from this terrible disease, Marianne Cope showed the highest love, courage and enthusiasm. She is a shining and energetic example of the best of the tradition of Catholic nursing sisters and of the spirit of her beloved Saint Francis.

Kateri Tekakwitha was born in today’s New York state in 1656 to a Mohawk father and a Christian Algonquin mother who gave to her a sense of the living God. She was baptized at twenty years of age and, to escape persecution, she took refuge in Saint Francis Xavier Mission near Montreal. There she worked, faithful to the traditions of her people, although renouncing their religious convictions until her death at the age of twenty-four. Leading a simple life, Kateri remained faithful to her love for Jesus, to prayer and to daily Mass. Her greatest wish was to know and to do what pleased God. She lived a life radiant with faith and purity.

Kateri impresses us by the action of grace in her life in spite of the absence of external help and by the courage of her vocation, so unusual in her culture. In her, faith and culture enrich each other! May her example help us to live where we are, loving Jesus without denying who we are. Saint Kateri, Protectress of Canada and the first native American saint, we entrust to you the renewal of the faith in the first nations and in all of North America! May God bless the first nations!

Anna Schaeffer, from Mindelstetten, as a young woman wished to enter a missionary order. She came from a poor background so, in order to earn the dowry needed for acceptance into the cloister, she worked as a maid. One day she suffered a terrible accident and received incurable burns on her legs which forced her to be bed-ridden for the rest of her life. So her sick-bed became her cloister cell and her suffering a missionary service. She struggled for a time to accept her fate, but then understood her situation as a loving call from the crucified One to follow him. Strengthened by daily communion, she became an untiring intercessor in prayer and a mirror of God’s love for the many who sought her counsel. May her apostolate of prayer and suffering, of sacrifice and expiation, be a shining example for believers in her homeland, and may her intercession strengthen the Christian hospice movement in its beneficial activity.

Dear brothers and sisters, these new saints, different in origin, language, nationality and social condition, are united among themselves and with the whole People of God in the mystery of salvation of Christ the Redeemer. With them, we too, together with the Synod Fathers from all parts of the world, proclaim to the Lord in the words of the psalm that he “is our help and our shield” and we invoke him saying, “may your love be upon us, O Lord, as we place all our hope in you” (Ps 32:20.22). May the witness of these new saints, and their lives generously spent for love of Christ, speak today to the whole Church, and may their intercession strengthen and sustain her in her mission to proclaim the Gospel to the whole world.

© Copyright 2012 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2012/documents/hf_ben-xvi_hom_20121021_canonizzazioni_en.html

Blessed Kateri Tekawitha (AC)

Born in Osserneon (Auriesville), New York, United States, in 1656; died at Caughnawaga, Canada, on April 17, 1680; declared venerable by Pope Pius XII; beatified in 1980 by Pope John Paul II; feast day formerly April 17; Memorial in the U.S.



Kateri was the daughter of a Christian Algonquin woman who was captured by Iroquois and married to a pagan Mohawk chieftain. Kateri was orphaned when her family died during a smallpox epidemic. The disease also left her with a pocked face and impaired eyesight, yet she had an inner vision that was 20-20.

When Kateri was converted and baptized in 1676 by Father Jacques de Lamberville, a Jesuit missionary, she was shunned by her relatives and became the subject of abuse to the point that she afraid for her life due to their disapproval of her new religion. She ran away from the village in 1677 and travelled through 200 miles of wilderness to the Christian Indian village of Sault-Sainte-Marie near Montreal, Canada.

Kateri made her First Communion on Christmas that year and took a vow of chastity in 1679. She became known for her spirituality and austere lifestyle, and miracles were attributed to her. She was called the "Lily of the Mohawks."

After her death at Caughnawaga, Canada, her grave became a pilgrimage site and place of many miracles for Christian Native Americans and French colonists. She was the first Native American proposed for canonization (Delaney, White).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0714.shtml



Santa Caterina Tekakwitha Vergine


Osserneon (Auriesville), New York, 1656 - Caughnawaga, Canada, 17 aprile 1680

Kateri Caterina Takakwitha è la prima santa pellerossa d'America. La sua breve vita (1656-1680) fu segnata dalla diversità. Era, infatti, figlia di una coppia mista: padre irochese pagano e madre algonchina cristiana. Poi venne sfigurata dal vaiolo. Battezzata ad Albany da missionari francesi, scappò in Canada per sfuggire alle ire dei parenti pagani. Qui visse nella preghiera e morì all'età di soli 24 anni. Beatificata da Giovanni Paolo II il 22 giugno 1980 ed infine canonizzata da Benedetto XVI il 21 ottobre 2012.

Martirologio Romano: A Sault nel Québec in Canada, beata Caterina Tekakwitha, vergine, che, nata tra gli Indiani nativi del luogo, fu battezzata nel giorno di Pasqua e, benché perseguitata da molte minacce e da vessazioni, offrì a Dio quella purezza che quando non era ancora divenuta cristiana si era già impegnata a conservare.

A quattro anni la beata rimase orfana. Il vaiolo scoppiato nel 1660 le aveva distrutto la famiglia e le aveva deturpato il volto attorno agli occhi. Venne accolta nella capanna di un suo zio paterno, nel villaggio di Gandaouagué, costruito dopo l'epidemia, dove crebbe ritirata e serena, dedita alle faccende domestiche, con un'anima naturalmente cristiana. Quando doveva uscire dalla capanna per andare a fare legna nella foresta o ad attingere acqua alla sorgente vicina, si avvolgeva in un ampio scialle dal colore cremisi per difendere gli occhi malati dalla viva luce del sole. Nelle ore di riposo, paga della compagnia delle zie e di una sorella adottiva, confezionava piccoli utensili domestici con le fibre delle radici o le cortecce degli alberi. Essendo assai ricercati, rappresentavano una fonte non indifferente di guadagno per la famiglia che l'ospitava. Più tardi imparerà a tramutare la pelle dell'alce e del bufalo in graziose borsette, e ad arabescare di cento disegni le grandi sciarpe dei guerrieri e dei cacciatori.

Tekakwitha crebbe senza scuola e senza studio, amante soltanto della solitudine e del lavoro, ma la grazia di Dio la condusse per vie misteriose alla pratica eroica di tutte le virtù, specialmente di quella più sconosciuta agli Indiani, la castità.

Nel 1667 gli Irochesi si erano finalmente decisi a stringere un patto di amicizia con il Canada, dal 1632 divenuto una provincia della Francia, dopo la guerra condotta contro di loro nel 1666 e terminata con la distruzione di tutti i villaggi della vallata del Mohawk. Intermediari di pace furono tre missionari gesuiti decisi a evangelizzare quei selvaggi anche a costo della vita come in precedenza avevano fatto i loro confratelli: 8. Renato Gouspil (+1642), S. Isacco Jogues (+1646) e S. Giovanni de-la-Lande (+1646). I tre "vestenera", P. Giacomo Frémin, P. Giovanni Bruyas e P. Giovanni Pierron furono accolti nella grande capanna dello zio di Tekakwitha, capo del nuovo villaggio chiamato Caughnawaga. Nel breve tempo della loro sosta essi parlarono alla santa fanciulla di Dio e del suo infinito amore per gli uomini. L'anima di lei ne rimase conquisa per sempre tanto che crebbe con una invincibile ripugnanza, sconosciuta alla sua gente, per la vita matrimoniale.

Per accrescere il benessere della famiglia le vecchie zie della beata non vedevano l'ora di darla in sposa a qualche gagliardo cacciatore. Alla proposta, la fanciulla impallidì, e non l'accettò sia perché era ancora troppo giovane e sia perché non intendeva contrarre matrimonio. Le zie, anziché darsi per vinte, sperarono di giungere al fidanzamento con la sorpresa e l'inganno. Scelsero il fidanzato, stabilirono il giorno dell'incontro ufficiale d'accordo con i parenti, e incominciarono a circuire l'orfana con insolite cortesie. Una sera la invitarono a sedere vicino al fuoco, al posto della zia più anziana. Frattanto la capanna cominciava ad affollarsi di invitati recanti sorrisi e regali. Ad un certo momento entrò anche il giovane prescelto, guardò la fanciulla a lui predestinata, si accostò incerto al focolare, fece cenno di sedersi accanto a Tekakwitha, ma costei, intuito il piano strategico delle zie, confusa e rossa in viso, si alzò di scatto e fuggì fuori della capanna sospirando: "Mio Dio, salvami da chi mi vorrebbe sua sposa. Prendilo Tu il candido giglio della mia verginità. E’ tuo, e tuo sarà per sempre". La beata non rivarcò la soglia della capanna se non quando fu deserta, ma dovette subire un trattamento molto duro da parte di coloro che non comprendevano le sue aspirazioni.

La perseguitata trovò conforto nel frequentare la cappella che nel villaggio aveva eretta il P. Giovani Pierron in onore di San Pietro. Essendo costui pittore delineava in tanti quadri i principali misteri della fede, e li spiegava ai selvaggi come poteva non essendo ancora padrone della lingua. Diversi bambini e alcuni adulti ricevettero il battesimo. Anche la beata lo desiderava ardentemente, ma lo zio non ne volle sapere. Diverse famiglie cattoliche per vivere in pace la loro fede si erano trasferite in Canada, a Salto San Luigi, sulla riva del San Lorenzo, nella missione di San Francesco Saverio, eretta dai Gesuiti per l'evangelizzazione degli Uroni e degli Algonchini.

Nel 1670 nella direzione della missione al P. Pierron successe il P. Francesco Boniface il quale, conoscendo bene la lingua degli autoctoni, moltiplicò le conversioni. Alla sua morte (+1674) giunse a sostituirlo, dalla Francia, il P. Giacomo de . Egli per trentasette anni sarà l'apostolo degli Irochesi. Nella primavera del 1675, approfittando dell'assenza degli uomini e delle donne dalle capanne, dalla mattina alla sera, a motivo delle semine, si recò qua e là per confortare i malati e visitare i bambini. Non era mai entrato nella capanna dello zio di Tekakwitha perché lo sapeva contrario al missionario, ma quel giorno una voce misteriosa lo spinse a varcarne la soglia. La beata, ormai diciannovenne, ne fu felice. Narrò al ministro di Dio la sua triste storia, gli parlò della sua irriducibile contrarietà al matrimonio e gli espresse la brama che sentiva del battesimo. Il P. Giacomo ne rimase commosso fino alle lacrime. Non si sarebbe mai sognato difatti di trovare nella capanna di un suo fiero avversario un'anima così misteriosamente segnata dalla grazia. Il battesimo alla casta giovane fu differito quasi di un anno per le dolorose defezioni di cui i missionari erano consci. Il "Giglio dei Mohawks" divenne figlia di Dio il 16-4-1676, solennità di Pasqua, attorniata dai pellerossa adorni delle loro penne variopinte che si alzavano alte a raggiera attorno alle loro fronti. Lo zio non vi si era opposto a condizione che la nipote non abbandonasse il villaggio. Le era stato imposto il nome di Caterina.

Da quel giorno la beata trascorse la sua vita tra il lavoro e la preghiera, la capanna e la chiesa. Non sapendo né leggere, né scrivere, con grande semplicità e fiducia ricorreva al missionario in ogni dubbio e difficoltà, e il ministro di Dio la rassicurava, l'incoraggiava e le indicava la maniera migliore per progredire nella virtù. Nei giorni di festa, Caterina rimaneva più a lungo nella chiesetta del villaggio invece di andare con gli zii a lavorare nei campi o nella foresta, ma costoro, avidi come erano di guadagno, cominciarono a maltrattarla, a considerarla una fannullona. a negarle persino, in quei giorni, il cibo necessario. Caterina resistette incrollabile ai nemici della sua fede come in precedenza aveva resistito ai nemici della sua verginità. Contro di lei le zie assoldarono i monelli del villaggio perché la insultassero e la prendessero a sassate al grido di "cristiana" quando, mattina e sera, usciva dalla povera chiesetta intessuta di cortecce d'alberi. La giovane, pur di rimanere fedele a Cristo, avrebbe versato con gioia il proprio sangue. Anche lo zio infierì contro di lei. Un giorno incaricò persino un giovane di penetrare nella capanna quando la nipote era sola, e di minacciarla di morte facendole roteare una scure sopra il capo. Sperava, in quel modo, di costringerla a ritornare pagana, ma la beata disse senza scomporsi all'aggressore: "Eccomi pronta. Puoi togliermi la vita, ma non la fede".

Gli zii erano decisi a riuscire nei loro perversi intenti anche a costo di fare ricorso all'arma della calunnia. Nell'inverno del 1677, il capo di Caughnawaga partì con la famiglia per la grande caccia nella foresta di Saratoga. La zia più vecchia, che vedeva, nel comportamento molto riservato della nipote, un rimprovero alla sua vita pagana, le pose gli occhi addosso per coglierla in qualche fallo e umiliarla. Un giorno Caterina, parlando del vecchio zio con alcuni cacciatori, dimenticò di aggiungervi il titolo "mio padre" secondo le usanze degli indiani. Bastò questo alla perfida vecchia per pensare a una tresca tra la nipote e lo zio. Al termine della caccia ella corse dal missionario e accusò la nipote di tale misfatto, ma il "vestenera", al corrente della preconcetta ostilità della delatrice, la congedò senza darle credito. Interrogò in seguito l'accusata, ma la fanciulla, inorridita solo al pensiero di un simile peccato, dichiarò che mai aveva macchiato la purezza del suo giglio.

Da quel giorno Caterina comprese che il villaggio non offriva più sicurezza ne per la sua virtù, né per la sua fede. Con il concorso del missionario da quel momento pensò alla fuga nella missione di Salto San Luigi, dove avrebbe potuto vivere, in pace, nella capanna della sua sorella adottiva che colà si era trasferita e ora desiderava averla con sé. Suo angelo tutelare nella fuga fu un fiero irochese, della tribù degli Oneidas. Dopo la conversione costui era diventato, in qualità di catechista, un prezioso collaboratore dei missionari. Ogni tanto organizzava spedizioni apostoliche nelle vallate irochesi in compagnia di altri due cristiani tra cui il marito della sorella adottiva di Caterina. Nel 1677 era capitato proprio a Caughnawaga. Venuto a conoscenza delle persecuzioni odiose alle quali era sottoposta la giovane, al termine del suo giro missionario la prese con sé nella canoa. All'alba di quel giorno lo zio si trovava nel vicino Fort-Orange per affari con gli inglesi. Appena costui ne ebbe sentore, imbracciò furente il fucile, saltò nel suo canotto e inseguì i fuggitivi. Li raggiunse nel cuore della foresta, ma non riuscì a mettere le mani sulla nipote perché, al suo apparire, il cognato che la seguiva con una fucilata l'aveva avvertita dell'imminente pericolo, ed ella era riuscita a nascondersi in un groviglio di liane.

A Salto San Luigi, ai confini tra il Canada e Stati Uniti, Caterina fu avviata alla santità dal P. Pietro Cholenec, superiore della missione, e dal P. Claudio Chauchetière, suo collaboratore. Quella località veniva chiamata pure "Villaggio della preghiera" per la serietà con cui le varie tribù degli irochesi, degli uroni e degli algonchini si davano all'orazione e ad ogni opera buona. Caterina non poteva desiderare un ambiente migliore. Nella lettera di presentazione al P. Cholenec, il P. Giacomo diceva: "Caterina Tekakwitha viene a Salto San Luigi. Vi prego di volervi interessare della sua direzione. Conoscerete presto il dono che vi facciamo; è un tesoro".

La giovane fu ospitata subito nella capanna della sorella adottiva, dove trovò pure Anastasia, la dolce amica della sua mamma e la più autorevole cristiana del villaggio, fuggita anche lei per gli stessi motivi dalla valle del Mohawks. La gioia di Caterina raggiunse il colmo. Ne parlava quasi estasiata ai missionari, motivo per cui prese subito con ardore a praticare quanto di edificante vedeva compiere dagli altri. In breve tempo si distinse talmente tra le giovani della missione che tutti, francesi e indiani, l'ammirarono. Il vaiolo le aveva deturpato il viso, la poca salute l'aveva resa esile e quasi diafana, eppure da lei si sprigionava un fascino che incantava. I suoi sorrisi erano sempre molto luminosi.

A Salto San Luigi Caterina condusse una vita apparentemente semplice, senza estasi e senza visioni. Invece la sua unione con Dio fu totale e continua. Ogni mattina e ogni sera si recava nella povera chiesetta della missione per attingere dalla grazia divina la luce e la forza necessario per più ardue ascensioni. Durante il giorno continuava la sua preghiera nel silenzio della capanna, mentre lavorava nei campi o ascoltava il fruscio degli alberi nella foresta, mentre si beava al profumo dei fiori o alla contemplazione della grande croce solitaria che dominava la riva del fiume. Una cosa ancora le mancava, l'incontro con lo sposo dell'anima sua nella Comunione. Caterina vi si preparò vivendo e lavorando in compagnia di Anastasia, visitando e aiutando i malati, consolando gli afflitti. Attestò il P. Cholenec che " non poteva soffrire che si parlasse bene di lei, Allora fuggiva o con un lembo del suo scialle si copriva, per rossore, il volto pudico".

Nel villaggio la beata esercitava un meraviglioso ascendente su tutti gli indiani, ma in modo speciale sui bambini. Preoccupata del loro avvenire cristiano, faceva festa quando li incontrava per le viuzze del villaggio. Per tutti aveva un sorriso, una carezza, una buona parola. I missionari, consci dell'incostanza degli indiani, non li ammettevano alla prima comunione se non dopo molti anni di prove. Per dare ai battezzati un'idea altissima dell'Eucaristia la stessa condotta tennero con Tekakwitha. Per il suo primo incontro con Dio scelsero la solennità del Natale 1677. Quando quel sospirato momento venne, ne pianse di gioia. Affermò il P. Cholenec; "Da quel giorno ella pareva più creatura del cielo che della terra, tanto restò piena di Dio e del suo amore". Ebbe in seguito la felicità di comunicarsi sovente, ma lo fece sempre con tanta devozione che le donne più devote cercavano di mettersi accanto a lei per infervorarsi nello spirito.

Nell'inverno del 1678 anche Caterina, per dovere di giustizia, si inoltrò nella foresta per la grande caccia. Colà, prima del lavoro, si ritirava lungo le rive del ruscello vicino, dove le querce intrecciavano i loro rami a forma di arcata, e sostava a lungo in preghiera davanti alla rozza croce che aveva intagliato sul tronco di un vecchio abete. Chiudeva le sue devozioni con una dura disciplina. Durante la giornata prendeva parte ai lavori del gruppo, e quando la conversazione delle compagne si faceva più rumorosa, ella le incitava a cantare qualche inno imparato nella chiesetta della missione. C'era però chi la spiava con occhi torbidi e lei lo ignorava.

All'inizio della primavera del 1678 i cacciatori avevano già fatto ritorno con le loro famiglie al villaggio per le semine e per la celebrazione della Pasqua. Era la prima volta che Caterina vi prendeva parte e faceva la sua seconda comunione tra un profluvio di lacrime. Alla meditazione fatte dai missionari sulla Passione del Signore ella sentì crescere in sé il misterioso desiderio della sofferenza. Cercò di soddisfarlo in mille maniere. Per la vita sempre più edificante che conduceva, i missionari le permisero di iscriversi all'Associazione della Santa Famiglia che il primo vescovo di Québec, il B. Francesco Montmorency-Laval (+1708), aveva approvata.

Il desiderio della beata di soffrire sempre di più per amore del Signore fu presto appagato. Durante la grande caccia, una donna, gelosa del marito, aveva guardato con sospetto le uscite di Caterina dalla capanna all'alba, e le prolungate veglie di lei al termine del giorno. Una notte suo marito, avendo dovuto durante il giorno inseguire a lungo un cervo, ritornò stanco alla capanna. Invece di andare a coricarsi accanto alla moglie, si era sdraiato e addormentato sul primo giaciglio che nel buio aveva trovato: quello poco lontano da Caterina. Un'altra volta, parlando di una canoa che aveva preparato nella foresta per il ritorno nel villaggio, l'uomo aveva detto che Tekakwitha l'avrebbe aiutato a trasportarla fuori di là perché era molto abile e caritatevole.
Alla donna gelosa non occorse altro per pensare a una tresca del marito con Caterina. Si presentò quindi al missionario e li accusò di azioni disoneste. Il missionario, costernato, chiamò a sé la fanciulla, le manifestò l'atroce accusa, ma il "Giglio dei Mohawks", pur con lo schianto in cuore, fissò serena il missionario, e poi con voce sicura gli disse: "Non ho nulla da rimproverarmi",

Essendo sola la mondo, non stupisce che Caterina sentisse come tutti il bisogno dell'amicizia. Ne contrasse una con una irochese trentenne, Tegaiaguenta. Il P. Bruyas l'aveva battezzata con il nome di Maria Teresa, ma ella cominciò a vivere secondo gli insegnamenti della fede soltanto dopo la morte per fame del marito durante una grande caccia. Ai piedi della croce, davanti alla quale Caterina amava prolungare le sue preghiere, si narrarono le loro tristi vicende, e proposero di vivere spiritualmente unite nella preghiera comune e nella penitenza.

Sull'avvenire di Caterina, la sorella adottiva credeva di potersi arrogare qualche diritto di decisione. Essendo contrario alle usanze delle giovani irochesi il rimanere sempre zitelle, cominciò anche lei a farle proposte di matrimonio. Se fosse rimasta sola al mondo chi si sarebbe preso cura di lei? Il P. Cholenec, al quale la beata si era rivolta, le raccomandò di pregare e di riflettere bene prima di prendere una decisione, essendo lei sola responsabile del suo avvenire. Caterina accolse l'invito ma, siccome continuava a provare una invincibile avversione per il matrimonio, sia alla sorella adottiva e sia al missionario dichiarò che, a costo della miseria e della fame, sarebbe stata per sempre soltanto la sposa di Gesù!

Alla scuola dei missionari Caterina crebbe pure nella devozione alla Madonna. In Lei era certa di trovare una potente difesa alla sua purezza, virtù ignorata dai selvaggi. Quando ne parlava si stringeva fortemente al petto il rosario che portava sempre appeso al collo come un prezioso monile. Da buona figlia di Maria lo recitava ogni giorno, con le Litanie Lauretane talora persino con i piedi affondati nella neve. Ogni sabato onorava Maria SS. con speciali preghiere e mortificazioni. Meritò così il 25 marzo 1679 di consacrare pubblicamente e perpetuamente a Dio il candore della sua verginità.

Fino alla morte Caterina conservò intatta la sua innocenza battesimale, pregando e facendo penitenza. Aveva capito alla perfezione le parole di Gesù: "Chi vuole venire dietro di me rinneghi se stesso, prenda la sua croce e mi segua". Sentì ella il fascino della sofferenza pensando ai dolori del Figlio di Dio e ai gravi disordini ai quali si abbandonavano ovunque gli indiani. Nella ricerca delle mortificazioni era assecondata dall'amica Maria Teresa, un tempo apostata. Personalmente Caterina doveva riparare soltanto piccole vanità della prima giovinezza: capelli ben ravviati, abiti più appariscenti, ninnoli e fronzoli al collo e ai polsi.

Caterina aveva iniziato segretamente la vita di mortificazione fin dalla fanciullezza, ma nella missione canadese la volle inasprire. Digiunava ogni mercoledì e sabato. Sovente il nutrimento, già scarso, lo rendeva insipido con la cenere. Attorno ai fianchi portava una specie di fascia intessuta di punte di ferro, e talora si buttava sui fasci di spine da lei raccolte lungo le siepi. Ogni sabato, con la sua amica, prima di andarsi a confessare dal P. Cholenec, si ritirava in una capanna, fuori del villaggio, per pregare e farsi dare una dura disciplina sulle spalle con un fascio di verghe. Tra le lacrime la beata sospirava: "O Gesù, misericordia, pietà!". Due giorni dopo la morte apparirà alla vecchia Anastasia con una croce tra le mani e le dirà: "Mamma, guarda questa croce quanto è bella! Essa fu la mia felicità per tutta la vita. Oh, quanto desidero che tutti l'amino come io l'amai!".

Già fino dal marzo del 1679 Caterina aveva incominciato a deperire, forse in seguito a tante penitenze che non sempre i missionari riuscivano a moderare. In uno sforzo supremo continuò a frequentare la chiesetta, a lavorare nella capanna, e a praticare la mortificazione. Nell'inverno del 1680 rimase immobile nel suo lettuccio e assorta in profonda meditazione. Fu assistita dal P. Chauchetière il quale, a sollievo dell'inferma che amava tanto l'innocenza dei bambini, ogni tanto si faceva accompagnare dai fanciulli ai quali faceva il catechismo. Due mesi prima di morire disse al missionario che sarebbe andata in paradiso nella settimana santa. Quando le fu portato il viatico fu lieta di poterlo ricevere con la candidissima veste di seta che la sua amica le aveva imprestato. Morì, assistita dal P. Cholenec, invocando i nomi di Gesù e di Maria il mercoledì santo 17 aprile 1680, come aveva predetto ad alcune donne dell’Associazione della Santa Famiglia.

La salma verginale di Caterina non fu posta in una povera corteccia di albero, avvolta in una coperta, secondo il costume indiano, ma in una cassa di legno, dono di due francesi. Oltre che ad Anastasia, l'angelica fanciulla apparve pure al P. Chauchetière e all'intima sua amica. Sulla sua tomba cominciarono ad accorrere indiani e francesi da ogni parte, persino da Montreal e da Québec. Per intercessione di lei i miracoli si moltiplicarono.

Le reliquie della vergine pellerossa, poste in una cassetta di ebano, dal 1719 sono custodite dai Padri Gesuiti a Caughnawaga, nella diocesi di Albany. Pio XII ne riconobbe l'eroicità delle virtù il 3 gennaio 1943 e Giovanni Paolo II la beatificò il 22 giugno 1980.

Autore: Guido Pettinati



Kateri è la prima beata pellerossa d’America a salire agli onori degli altari, primo fiore d’innocenza cristiana. Nacque presso Fort Orange, odierna Albany nel 1656 da genitori di due etnie diverse, il padre irochese pagano e la madre algonchina cristiana. 

Nel 1660 scampò all’epidemia di vaiolo che però le lasciò il volto sfigurato e una grave menomazione alla vista, segni che le procurarono una vita sociale difficile fra la sua gente. Rimasta ben presto orfana fu presa con sé da uno zio con l’incarico di aiutare la moglie nel governo della casa, il suo nome Tekakwitha le fu dato perché significa “colei che mette le cose in ordine”. 

Negli Stati Uniti è ricordata il 14 luglio.Giunta in età da marito respinse proposte di matrimonio, nel 1675 alcuni missionari cattolici francesi del Canada, giunsero nel suo villaggio, la loro conoscenza e la religione che professavano, l’affascinarono al punto che circa un anno dopo ricevé nel giorno di Pasqua del 1676 il santo Battesimo, le fu imposto il nome di Kateri (Caterina). 

Per sfuggire alle ire dello zio pagano dovette riparare nella Missione di s. Francesco Saverio a Sault presso Montreal, dove ricevé la Santa Comunione e iniziò una vita di preghiera e straordinaria pietà. Senza trascurare le funzioni religiose e gli obblighi verso la famiglia che l’ospitava, Kateri si isolava spesso nella foresta a pregare, recitava il santo Rosario al mattino nel grande freddo del Canada, girando intorno alla propria campagna coltivata a mais, completando le sue orazioni nella piccola cappella del villaggio. 

Il 25 marzo 1679 fece voto di perpetua verginità, sottoponendosi a pesanti penitenze. Distrutta dalla malattia e dai patimenti, morì il 17 aprile 1680 a soli 24 anni; dopo la sua morte scomparvero dal viso i segni del vaiolo. 

E’ stata beatificata il 22 giugno 1980 da papa Giovanni Paolo II.

Autore:
Antonio Borrelli



Voir aussi : http://www.kateritekakwitha.org/kateri/macousine.htm