lundi 22 août 2016

Saint PHILIBERT de JUMIÈGES et de NOIRMOUTIER, abbé


Saint Philibert, Abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique)

Saint Philibert ou Philbert

Abbé à Noirmoutier ( 685)

ou saint Filibert, abbé de Jumièges en Normandie, puis de Noirmoutier en Vendée. 

Il avait quitté la cour du roi Dagobert pour se faire moine d'abord à Rebais dans la Brie française. Plus tard il fonda un monastère à Jumièges près de Rouen. Quand il apprit que Ebroïn, le maire du palais, avait fait assassiner saint Léger d'Autun, il alla reprocher son crime au maire de Neustrie. Ebroïn chargea saint Ouen de le faire disparaître. L'évêque de Rouen obéit, le fit emprisonner, mais la captivité fut douce et dura peu, car Ebroïn fut assassiné à son tour. 

Saint Philibert remercia saint Ouen de son hospitalité, l'assura de sa parfaite amitié et prit le chemin du monastère de Noirmoutier. 

Lors des invasions normandes, ses reliques furent transportées à Tournus en Bourgogne, où lui fut bâtie une magnifique abbatiale. 

La première évangélisation fut l’œuvre de St Hilaire (+ 368), évêque de Poitiers, et de St Philbert de Noirmoutier (+ 685), fondateur de monastères. St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) fut le missionnaire des campagnes et fonda une famille religieuse importante et diversifiée. (diocèse de Luçon en Vendée)

Saint Philbert, fondateur des abbayes de Jumièges et de Noirmoutier dont les moines essaimeront à Luçon et Saint-Michel-en-l’Herm, mort à Noirmoutier, le 20 août 685... (liste des Saints et Bienheureux du Diocèse de Luçon)



l’Abbatiale: classée monument historique, cette œuvre de transition entre l’art antique et l’art du Moyen Âge est un rare témoin de l’époque carolingienne. (44310 Saint-Philbert de Grand-Lieu) Un peu d'histoire - Saint Philbert de Grand Lieu

Un internaute nous signale que Saint Philbert est copatron avec Saint Ismier de la paroisse Saint Martin du Manival 38330 Saint-Ismier.

Dans l’île d’Hério, aujourd’hui Noirmoutier, alors du territoire de Poitiers, vers 684, saint Philibert (Filibert), abbé. Élevé à la cour du roi Dagobert, encore adolescent, il se fit moine à Rebaix où il succéda comme abbé à saint Aile, puis fonda et dirigea d’abord le monastère de Jumièges, ensuite celui de Noirmoutier, avec des moines venus de Jumièges.


Martyrologe romain







Reliques de saint Philibert., abbatiale de Tournus. Chapelle axiale, Tournus, Saône-et-Loire, Bourgogne

Saint Philibert 

de Jumièges et de Noirmoutier 


02/09 - 20/08

Saint Philibert naquit vers 615 près d'Eauze en Aquitaine. Son père, un noble de cette région, étant devenu Evêque, il fut élevé dans la piété et la crainte de Dieu. Envoyé à l'âge de treize ans à la cour du roi Dagobert, il se lia d'amitié spirituelle avec Saint Éloi, Saint Wandrille et Saint Ouen alors nommé Dadon, qui lui communiquèrent leur amour pour la vie monastique. Au bout de quatre ans, il se retira au Monastère de Rebais, qui avait été fondé par Dadon et qui était dirigé par Saint Aile (Agile), disciple de Saint Colomban. A cette école, il progressa rapidement dans toutes les vertus de la vie ascétique, et lorsque le Saint abbé mourut, il fut désigné pour lui succéder (650). Son exigence mécontenta cependant certains moines, qui voulurent l'expulser. Ces rebelles furent bientôt châtiés par la colère divine; mais, estimant qu'il s'agissait d'un signe de Dieu, Philibert quitta alors le monastère. Après avoir visité les différents monastères qui vivaient sous l'influence du Monastère de Luxeuil, il se retira dans la région de Rouen, où son ami Dadon était devenu Evêque. C'est probablement avec l'appui de ce dernier qu'il obtint du roi Clovis II et de la reine Sainte Bathilde un domaine pour fonder un monastère dans la forêt de Jumièges (655), non loin de Fontenelle, où Saint Wandrille avait fondé le sien quelques années plus tôt. Il organisa sa communauté conformément aux traditions de Saint Colomban, enrichies des enseignements des Pères orientaux et de la Règle de Saint Benoît qui commençait à se répandre en Gaule. Les moines étaient astreints à une ascèse sévère et se dépensaient en de lourds travaux pour défricher la forêt. Mais la direction spirituelle du Saint attirait sans cesse de nouvelles recrues, si bien que la communauté atteignit le nombre de neuf cents moines, et qu'un couvent féminin fut fondé en sa dépendance, à Pavilly, à une vingtaine de kilomètres de Jumièges, dirigé par Sainte Austreberte (+ 704) qui avait reçu le voile des mains de Saint Omer.

Tout entier tourné vers Dieu, le Saint se consacrait aussi à l'évangélisation des paysans de la région, et il rachetait les esclaves qu'on emmenait en bateaux vers l'Angleterre. Informé de la conduite immorale du maire du palais Ébroïn, de ses injustices et de ses crimes, Philibert se rendit à la cour pour lui faire des reproches en face (674). Ebroïn, plein de haine, se vengea en répandant des calomnies contre le Saint, et réussit à le brouiller avec Saint Ouen et à le faire emprisonner. Saint Ouen reconnut cependant bientôt l'innocence de son ami et le fit libérer. Aspirant à la quiétude, le Saint quitta le royaume de Neustrie, soumis à la tyrannie d'Ébroïn, pour se rendre en Aquitaine, où il y restaura le prieuré de Quinçay, près de Poitiers, là où Sainte Radegonde avait jadis reçu la Relique de la Sainte Croix. Puis, ayant placé son disciple Saint Achard (+ 15 sept. 687) à la tête de cette communauté, il se retira dans l'île d'Héro, sur la côte vendéenne, et y fonda, avec des moines venus de Jumièges, le Monastère de Noirmoutier qui donna ensuite son nom à l'île. Après la mort d'Ébroïn, les moines de Jumièges et Saint Ouen s'empressèrent de rappeler le Saint auquel ils réservèrent un accueil triomphal. Philibert restaura le bon ordre dans la communauté, fonda deux nouveaux monastères et, après quelques mois, il regagna Noirmoutier, après avoir installé Achard comme Abbé de Jumièges. Il passa le reste de ses jours dans la paix à Noirmoutier, contribuant activement au développement des monastères de la région, et remit son âme à Dieu, le 20 août 685. Après avoir subi maintes péripéties durant les invasions, ses Reliques sont vénérées depuis le Xe siècle dans la grande église abbatiale de Tournus. Témoins de ces pérégrinations, plus de soixante églises en France sont dédiées à Saint Philibert.




Le sarcophage de saint Philibert dans l'abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

August 22

St. Philibert, First Abbot of Jumieges and Nermoutier

HE was born in the territory of Eaulse in Gascony, which was then an archiepiscopal see, but since removed to Auch. His father, Philibald, having received holy orders, was made bishop of Vic-jour, (in Latin Vicus Julius,) which see was a short time after translated to Aire. The young Philibert was educated under the eyes of his father, who sent him to the court of Clotaire II. where the example and instructions of St. Ouen made so deep an impression on him, that, disgusted with the world, he, at the age of twenty years, took the habit in the abbey of Rebais in the diocess of Meaux, founded by St. Ouen. Here his eminent virtues procured him to be appointed successor to St. Aile, in the government of this house, but left it on finding some of the monks refractory. After having visited the most celebrated houses which professed the rule of St. Columban, he retired into Neustria, now called Normandy. Clovis II. and queen Matilda gave him ground in the forest of Jumieges, where he founded the monastery which bears his name, not far from that of Fontenelle, of which St. Vandrille was superior. He inured his subjects to hard labour, obliging them to remove the rocks and drain the morasses which covered the country; 1 and the community of Jumieges increased in a short time to such a degree, that it consisted of nine hundred monks. He also built a monastery for women at Pavilly, 2 on a piece of ground given him by Amalbert, lord of that district, whose daughter Aurea took the veil there. St. Philibert having some business at the court in 674, boldly reproached Ebroin, mayor of the palace, for his many acts of injustice. This brought on him the vengeance of that cruel minister, who persecuted him so violently that he was obliged to quit Jumieges. The saint then retired to Poitiers, and afterwards to the little island of Hero, on the coast of Poitou, where he founded a monastery, formerly called Hermoutier, now Nermoutier or Noirmoutier. He likewise founded the priory of Quinzay, near Poitiers, the government of which he gave to St. Aicard, whom he afterwards made abbot of Jumieges. He shut himself up at Hermoutier, where he died in 684. He is mentioned on the 20th and 22d of August in the Martyrologies of the ninth age. In the Norman incursions the monks of Hermoutier translated his relics to the monastery of Tournus in the diocess of Macron; which house, together with other possessions, was the gift of Charles the Bald. It was afterwards changed into an abbey, which became very famous; but was secularized by Urban VIII. in 1627, and is now a collegiate church. It retains, however, the title of abbey, and is held in commendam. See the life of St. Philibert in Mabillon, sæc. 2, Bened. Chifflet, Hist. de l’Abb. et l’Egl. de Tournus; and Juenin, Nouv. Hist. de l’Abb. de S. Philibert, et Ville de Tournus. Dijon, 1733, in 4to.

Note 1. The same was practised by the monks of Croyland, Peterborough, and Ely, on the coast of Lincolnshire; and a learned modern remarks that the present possessors of the church lands have not been able to drain them sufficiently, so as to render them fit for cultivation. See Stukeley in his Medallic history of the reign of Carausius. [back]

Note 2. St. Austrebert was first abbess of this monastery, and her festival is kept there on the 10th of February. Pavilly is four leagues from Rouen, and belongs to the very ancient and respectable house of Esueval. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.

Saint Philibert of Jumièges

Profile

The only son of a member of the court of King Dagobert I. Educated by Saint Ouen of Rouen. Monk of Rébais Abbey at age 20. Abbot of Rébais. He spent some time travelling to various monasteries, studying their Rules, constitutions and methods of mangement. Founded Jumièges Abbey on land he received as a gift from King Clovis II. He created a Rule for the Abbey, and served as its first abbot. Imprisoned and then exiled for opposition to Ebroin. Founded the monastery of Noirmoutier. Abbot of Luçon Abbey. Returning from exile, he founded the monastery of Cunaut and a convent at Pavilly, and helped restore Quinçay. The filbert, or hazelnut, is said to have been named for him as it ripens in England around the time of his feast day.

Born

San Filiberto di Jumieges Abate


Filiberto, abate di Jumièges e di Noirmoutier, nacque in Guascogna verso il 616. Nel 636 entrò nel monastero di Rebais, presso Coulommiers (Seine-et-Marne), che il suo amico Audoeno aveva appena fondato. Verso il 650 Filiberto eletto abate. Da qui intraprese la visita ai principali monasteri dell'Ile-de-France, di Borgogna e d'Italia, in particolare a Luxeuil e Bobbio. Al termine di questo viaggio si diresse verso Rouen, di cui il suo amico Audoeno era arcivescovo dal 641, e fondò sulla riva della Senna il monastero di Jumièges. Nel 676 entrò in conflitto con il maestro di palazzo, Ebroino, e dopo un periodo di residenza sorvegliata andò a Poitiers, presso il vescovo Ansoaldo, che gli concesse un isola sulle coste della Vandea, dove fondò il monastero di Noirmoutier. Dopo la morte di Ebroino (683) e forse anche quella di Audoeno (684), Filiberto poté ritornare a Jumièges. Rientrato a Noirmoutier, vi morì forse nel 685 o più probabilmente in uno degli anni seguenti. (Avvenire)

Etimologia: Filiberto = molto illustre, dal tedesco

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: Nell’isola di Noirmoutier sempre in Aquitania, san Filiberto, abate, che, educato alla corte del re Dagoberto e divenuto monaco quando era ancora adolescente, fondò e resse dapprima il cenobio di Jumièges e poi quello di Noirmoutier.

FILIBERTO (fr. Philibert), abate di JUMIÈGES e di NOIRMOUTIER, nacque in Guascogna verso il 616. Suo padre, il conte Filibaldo, divenuto, in seguito, vescovo di Aire, lo inviò alla corte del re Dagoberto, dove ebbe per condiscepoli Vandregisilo, il futuro abate di Fontenelle, e Audoeno, futuro arcivescovo di Rouen. Sembra fosse dotato di un carattere assai risoluto, che fu sovente per lui fonte di urti e di difficoltà. Nel 636 entrò nel monastero di Rebais, presso Coulommiers (Seine-et-Marne), che il suo amico Audoeno aveva appena fondato e affidato a monaci originari di Luxeuil. Verso il 650, alla morte dell'abate Agilo, Filiberto fu designato a succedergli. Governò il suo monastero con rigore e lasciando così poca libertà ai monaci che alcuni gli si ribellarono e tentarono di espellerlo; ma i due sobillatori morirono in condizioni tragiche e gli altri non poterono far altro che sottomettersi.

Sentendo, come riferisce il suo biografo, la necessità di meglio conoscere la tradizione monastica, ma forse anche perché la sua posizione stava diventando insostenibile a Rebais, intraprese la visita ai principali monasteri dell'Ile-de-France, di Borgogna e d'Italia, in particolare a Luxeuil e Bobbio. Nello stesso tempo studiò le regole di s. Basilio, s. Macario, s. Benedetto e s. Colombano. A1 termine di questo viaggio, non rientrò a Rebais, ma si diresse verso Rouen, di cui il suo amico Audoeno era arcivescovo dal 641, e fondò sulla riva della Senna, in una proprietà offertagli dal re Clodoveo II e dalla regina Batilde, il monastero di Jumièges, dedicato a s. Pietro (654). L'abbazia si sviluppò rapidamente irradiando su tutta la contrada il suo fervore spirituale e missionario; va posta in questo periodo la fondazione, fatta da Filiberto verso l'anno 662, d'un monastero femminile a Pavilly, su un terreno dato dal signore Amalberto.

Nel 676, Filiberto entrò in conflitto con il maestro di palazzo, Ebroino che, dopo un esilio a Luxeuil, era ricomparso sulla scena politica ed aveva fatto accecare il vescovo di Autun, s. Leodegario. Filiberto rimproverò al tiranno quella che chiamava la sua apostasia e si dichiarò pronto a subire il martirio. Ebroino preferì non affrontare direttamente Filiberto e intervenne presso s. Audoeno che acconsentì a mettere l'abate di Jumièges in residenza sorvegliata.

Ben presto liberato, Filiberto non poté tuttavia rientrare a Jumièges ed andò a Poitiers, presso il vescovo Ansoaldo, che incoraggiò il suo apostolato. Cominciò col restaurare il monastero di Quincay a nove km. da Poitiers; poi Ansoaldo, che forse non desiderava vederlo troppo vicino alla sua città episcopale, gli concesse l'isola di Her o Herio, sulle coste della Vandea, per stabilirvi un monastero di cui il nome primitivo di Hermoutier (Herimonasterium) fu trasformato più tardi in Noirmoutier. Alcuni monaci di Jumièges vennero a popolare questa novella badia che a sua volta divenne un focolare apostolico oltre che un centro economico, poiché Filiberto insegnò agli abitanti della costa a preparare le saline.

Dopo la morte di Ebroino (683) e forse anche quella di s. Audoeno (684), Filiberto poté ritornare a Jùmièges. I monaci, la maggior parte dei quali gli era rimasta fedele, lo accolsero trionfalmente; il nuovo maestro di palazzo, Varatone, gli offrì una proprietà a Montivilliers, presso Le Havre, per farvi stabilire delle monache. Filiberto non passò, quindi, che qualche mese a Jumièges: aveva fretta di rivedere la sua giovane abbazia di Noirmoutier; passando per Quincay, nominò Acardo, superiore del monastero, abate di Jumièges. Rientrato finalmente a Noirmoutier, vi morì in pace un 20 agosto, forse nel 685 o più probabilmente in uno degli anni seguenti, lasciando il ricordo di una figura di abate energico e intraprendente, che esigeva da se stesso, ma anche dagli altri e la cui personalità possente si era rivelata talvolta molto ingombrante.

I suoi resti furono inumati a Noirmoutier. Nell'836 i monaci, temendo le incursioni dei Normanni, trasportarono il suo corpo nella loro proprietà di Déas, oggi Saint-Philibert-de-Grand-Lieu, a venticinque km. a sud-ovest di Nantes, dove costruirono, per metterlo al riparo, una chiesa che esiste tuttora. Ma i Normanni sbarcarono dopo breve tempo sul continente e i monaci, per proteggere ancora il corpo del loro fondatore da ogni profanazione, lo trasportarono prima nel monastero di Cunault nell'Anjou (858), poi a Messay nel Poitou (862), a Saint-Pourcain-sur-Sioule nell'Allier (872), infine a Tournus (Saone-et-Loire), dove giunsero il 14 maggio 875. Queste peregrinazioni, accompagnate da miracoli, contribuirono a diffondere il nome e il culto di Filiberto dalla Normandia e dal Poitou fino alla Borgogna, dove le chiese di Tournus e di Charlieu, e una chiesa di Digione, sono a lui intitolate. Tredici comuni di Francia portano il suo nome sotto la forma di Philbert o Philibert. La sua festa è celebrata il 20 agosto.

La Vita di s. Filiberto fu composta alla metà del sec. VIII da un monaco anonimo di Jumièges e, quantunque essa abbondi in prodigi, sembra abbastanza esatta nei dati storici. Nella metà del sec. IX un altro monaco di Jumièges, Ermentario, redasse un racconto delle Translationes et miracula.


Autore: Philippe Rouillard





dimanche 14 août 2016

EUSÈBE de ROME, prêtre et confesseur

Saint Eusèbe

prêtre fondateur d'une église à Rome (4ème s.)

À Rome, peut-être au IVe siècle, saint Eusèbe, fondateur du titre de son nom sur l’Esquilin.
Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12143/Saint-Eusebe.html

Eusebius of Rome (RM)

Died c. 357. Usuard's ancient martyrology calls this priest who founded a church in Rome (now called titulis Eusebii) a confessor. The spurious acta, say that he was martyred under the Arian Emperor Constantius for having preached against Pope Liberus' signing of the confession of Sirmium. According to these, he was imprisoned for many months and died during confinement (Benedictines, Encyclopedia). In art, Saint Eusebius is portrayed being carried to heaven. The angels hold a chain, a chalice, and the Gospel of John. He may also be shown speaking without a tongue (Roeder). 



August 14

St. Eusebius, Priest and Confessor at Rome

HE is named with distinction in the Latin Martyrologies on this day. The ancient genuine Martyrology of Usuard only styles him confessor under the Arian emperor Constantius, and adds, that he was buried in the cemetery of Calixtus. His acts seem of no authority. They are published by Mombritius, and more correctly by Baluze, t. 2. Miscel. p. 141. These relate that, for opposing Pope Liberius for signing the confession of Sirmium, he was persecuted by the emperor, and imprisoned some months in his room, under which confinement he sanctified himself by continual prayer, and happily died. He is called a martyr in several modern Martyrologies.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.


EUSÈBE de PALESTINE, prêtre et martyr


Eusebius of Palestine M (RM)

Died 3rd century. Eusebius, a priest of Palestine, was denounced as a zealous evangelist to Emperor Maximian, arrested and brought before him. Because the local populace complained about Eusebius' Maximian and his governor Maxentius insisted that he should sacrifice to the gods, although no new edict against the Christians had been published. The acta are still extant:


Maxentius: "Sacrifice to the gods freely, or you shall be made to do it against your will."

Eusebius: "There is a greater law which says, You shall adore the Lord your God, and him alone shall you serve."

Maxentius: "Choose either to offer sacrifice, or to suffer the most rigorous torments."

Eusebius: "It is not consistent with reason for a person to adore stones, nothing is viler or more brittle."

Maxentius: "These Christians are a hardened race of men, to whom it seems desirable rather to die than to live."

Eusebius: "It is impious to despise the light for the sake of darkness."

Maxentius: "You grow more obstinate by leniency and entreaties. Therefore I will lay them aside, and frankly tell you, that, unless you sacrifice, you shall be burnt alive."

Eusebius: "As to that, I am in no pain. The more severe or cruel the torments are, the greater the crown will be." At this point Eusebius was stretched on the rack and his sides torn with iron hooks. Throughout this torture Eusebius repeated, "Lord Jesus, preserve me. Whether we live or die, we are yours." Amazed at his resistance, Maxentius finally ordered that he should be released from the rack.

Maxentius: "Do you know the decree of the senate, which commands all to sacrifice to the gods?"

Eusebius: "The command of God is to take place before that of man." The irate judge ordered Eusebius to be burnt alive. As the saint walked out with joy painted upon his face, onlookers were amazed.

Maxentius: "You run to an unnecessary death; your obstinacy astonishes me. Change your mind."

Eusebius: "If the emperor commands me to adore dumb metal, in contempt of the true God, let me appear before him."

He said this because the current emperors (Maximian and Diocletian) had not yet issued new laws against the Christians. So, Maxentius had Eusebius confined until Maximian could pass judgment the following day.

Maxentius: "Great emperor, I have found a seditious man who is disobedient to the laws, and even denies to my face that the gods have any power, and refuses to sacrifice or to adore your name."

Maximian: "Let him he brought before me."

A witness advised against it because he believed that the emperor would be moved by compassion or persuasion.

Maximian: "Is he such a man that he can even change me?"

Maxentius: "He will change not only you, but the minds of all the people. If you once behold his looks, you will feel yourself strangely moved to follow his inclinations."

Eusebius was brought into the audience chamber. His joy revealed itself in his dazzling visage. Courage shone in every glance and movement of this venerable, old priest.

Maximian: "Old man, why are you come before me? Speak, and be not afraid."

Eusebius remained silent.

Maximian: "Speak freely; answer my questions. I desire that you be saved."

Eusebius: "If I hope to be saved by man, I can no longer expect salvation from God. If you excel in dignity and power, we are, nevertheless, all mortal alike. Neither will I be afraid to repeat before you what I have already declared. I am a Christian; nor can I adore wood and stones; but I most readily obey the true God whom I know, and whose goodness I have experienced."

Maximian: "What harm is it if this man adores the God of whom he speaks, as above all others?"

Maxentius: "Be not deceived, most invincible emperor; he does not call what you imagine, God, but I know not what Jesus, whom our nation or ancestors never knew."

Maximian: "Go you forth and judge him according to justice and the laws. I will not be judge in such an affair."

Maximian, a rough and generally brutish man, was moved by the modest virtue of this stranger. Like Pilate before him, he would have preferred to save the man who so impressed him, but would not trouble himself to do something that might not be politically expedient. When Maximian left, Maxentius ascended his tribunal, and sternly commanded Eusebius to sacrifice to the gods.

Eusebius: "I will never sacrifice so those which can neither see nor hear."

Maxentius: "Sacrifice, or torments and flames must be your portion. He whom you fear, is not able to deliver you from them."

Eusebius: "Neither fire nor the sword will work any change in me. Tear this weak body to pieces with the utmost cruelty; treat it in what manner you please. My soul, which is God's, cannot be hurt by your torments. I persevere firm in the holy law to which I have adhered from my cradle." Thereupon Maxentius ordered that Eusebius be beheaded. As the sentence was pronounced, the saint offered thanksgiving.

Eusebius: "I thank you for Your goodness, and praise Your power, O Lord Jesus Christ, that by calling me to the trial of my fidelity, You allowed me to be treated as one of Your own."


It is said that Eusebius heard a from heaven say to him: "If you had not been found worthy to suffer, you could not be admitted into the court of Christ, or to the seats of the just." Shortly thereafter, he knelt down and was decapitated (Husenbeth). 



St. Eusebius, Priest and Martyr

From his genuine Acts, published by Dom. Martenne, Thesaur. Anecdotarum, t. 3, p. 1649.

About the End of the Third Century.

IN the reign of Dioclesian and Maximian, before they had published any new edicts against the Christians, Eusebius, a holy priest, a man eminently endowed with the spirit of prayer, and all apostolical virtues, suffered death for the faith, probably in Palestine. The emperor Maximian happening to be in that country, an information was lodged with Maxentius, president of the province, against Eusebius, that he distinguished himself by his zeal in invoking and preaching Christ, and the holy man was apprehended, and brought before him. Maxentius, whom the people stirred up by furious clamours against the servant of Christ, said to him: “Sacrifice to the gods freely, or you shall be made to do it against your will.” The martyr replied: “There is a greater law which says, Thou shalt adore the Lord thy God, and him alone shalt thou serve.” Maxentius urged: “Choose either to offer sacrifice, or to suffer the most rigorous torments.” Eusebius answered: “It is not consistent with reason for a person to adore stones, than which nothing is viler or more brittle.” MAXENTIUS: “These Christians are a hardened race of men, to whom it seems desirable rather to die than to live.” EUSEBIUS: “It is impious to despise the light for the sake of darkness.” MAXENTIUS: “You grow more obstinate by lenity and entreaties. I therefore lay them aside, and frankly tell you, that, unless you sacrifice, you shall be burnt alive.” EUSEBIUS: “As to that I am in no pain. The more severe or cruel the torments are, the greater will the crown be.” Upon this, Maxentius ordered that he should be stretched on the rack, and his sides rent with iron hooks. Eusebius repeated whilst he was tormenting: “Lord Jesus preserve me. Whether we live or die, we are yours.” The president was amazed at his constancy and fortitude, and after some time, commanded that he should be taken off the rack. Then he said to him: “Do you know the decree of the senate, which commands all to sacrifice to the gods?” These words show that the saint was indicted upon former laws, and that this happened before the general edicts of Dioclesian. Eusebius answered: “The command of God is to take place before that of man.” The judge, flushed with rage, commanded that he should be led to the fire as if it were to be burnt alive.

Eusebius walked out with a constancy and joy painted in his countenance which struck the prefect and the by-standers with amazement, and the prefect called after him: “You run to an unnecessary death; your obstinacy astonishes me. Change your mind.” The martyr said: “If the emperor commands me to adore dumb metal in contempt of the true God, let me appear before him.” This he said because he was impeached upon old laws, the present emperors not having yet made any new ones against the Christians. Maxentius therefore said to his guards and keepers: “Let him be confined till tomorrow;” and forthwith going in to the prince, he said: “Great emperor, I have found a seditious man who is disobedient to the laws, and even denies to my face that the gods have any power, and refuses to sacrifice, or to adore your name.” The emperor answered: “Let him be brought before me.” A person present, who had seen him at the prefect’s tribunal, said: “If you see him, you will be moved by his speech.” The emperor replied: “Is he such a man that he can even change me?” The prefect then spoke: “He will change not only you, but the minds of all the people. If you once behold his looks, you will feel yourself strangely moved to follow his inclinations.” 1 The emperor, however, ordered that he should be brought in. As he entered, every one was struck in beholding the dazzling brightness which appeared in his countenance, the joy and the affecting composure, sweetness and undaunted courage which shone in his looks and eye, and the gracefulness of his air, and whole mien, which in his venerable old age seemed to breathe an air of virtue above what is human. The emperor fixed his eyes steadfastly upon him, as if he beheld in him something divine, and spoke thus: “Old man, why are you come before me? speak, and be not afraid.” Seeing him still silent, he said: “Speak freely; answer my questions. I desire that you be saved.” Eusebius answered: “If I hope to be saved by man, I can no longer expect salvation from God. If you excel in dignity and power, we are, nevertheless, all mortal alike. Neither will I be afraid to repeat before you what I have already declared. I am a Christian; nor can I adore wood and stones; but I most readily obey the true God whom I know, and whose goodness I have experienced.” The emperor said to the president, “What harm is it if this man adores the God of whom he speaks, as above all others.” Maxentius made answer: “Be not deceived, most invincible emperor; he does not call what you imagine God, but I know not what Jesus, whom our nation or ancestors never knew.” The emperor said: “Go you forth, and judge him according to justice and the laws. I will not be judge in such an affair.”

This Maximian was by birth a barbarian, one of the roughest, most brutish and savage of all men. Yet the undaunted and modest virtue of this stranger set off by a heavenly grace, struck him with awe. He desired to save the servant of Christ, but, like Pilate, would not give himself any trouble, or hazard incurring the displeasure of those whom on all other occasions he despised. So unaccountably cowardly are worldly and wicked men in the practice of virtue, who in vice are unbridled and daring. Maxentius going out ascended his tribunal, and sternly commanded Eusebius to sacrifice to the gods. He answered: “I will never sacrifice to those who can neither see nor hear.” Maxentius said: “Sacrifice, or torments and flames must be your portion. He whom you fear is not able to deliver you from them.” Eusebius replied: “Neither fire nor the sword will work any change in me. Tear this weak body to pieces with the utmost cruelty; treat it in what manner you please. My soul, which is God’s, cannot be hurt by your torments. I persevere firm in the holy law to which I have adhered from my cradle.” The president, upon this, condemned him to be beheaded. Eusebius, hearing the sentence pronounced, said aloud: “I thank your goodness, and praise your power, O Lord Jesus Christ, that by calling me to the trial of my fidelity, you have treated me as one of yours.” He, at that instant, heard a voice from heaven saying to him: “If you had not been found worthy to suffer, you could not be admitted into the court of Christ, or to the seats of the just.” Being come to the place of execution, he knelt down, and his head was struck off. His soul flew to Christ; but Maxentius, afflicted with numberless pains, would not please Christ, and never was able to please the world, which he so much dreaded and courted. This is the martyr Eusebius, who is mentioned on this day in some ancient Martyrologies which bear the name of St. Jerom, and others, which place his death in Palestine.

The martyrs, by their meek constancy, vanquished the fiercest tyrants, and haughty lords of the world; they struck with a secret awe those who tormented them, whose obstinacy, malice, and love of the world, still shut their heart to the truth.

Note 1. Si ejus aspexeris vultum, sequêris et votum. Acta. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.


mercredi 10 août 2016

Sainte SUZANNE de ROME, vierge et martyre

Statue de sainte Suzanne à Sainte-Suzanne (Mayenne).

Sainte Suzanne

martyre romaine

Martyre romaine des premiers siècles, la légende la dit belle et savante. L’empereur Dioclétien la voulait pour épouse du futur empereur Maximien. Lorsqu’elle révéla qu’elle était chrétienne, les deux officiers chargés de l’amener au palais impérial se convertirent. Ils furent tous trois décapités.

Un 11 août du IVe ou Ve siècle, était consacrée, à Rome, près des Thermes de Dioclétien, une basilique fondée par le prêtre Gaïus, qui sera dédiée à sainte Suzanne, laquelle serait une martyre romaine ensevelie à Coazzo, près de Rome. 


À Rome, commémoraison de sainte Suzanne. Sous son nom, célébré dans les fastes antiques comme celui d’une martyre, fut dédiée à Dieu, au VIe siècle, la basilique du titre de Gaius, près des thermes de Dioclétien.


Martyrologe romain


11 août. Sainte Suzanne de Rome, Martyre. 295.

- Sainte Suzanne, martyre à Rome. 295.

Pape : Saint Caïus

Empereur romain d'Orient : Dioctétien

Empereur romain d'Occident : Maximien-Hercule.

" Ce monde est digne de mépris, même lorsqu'il flatte et qu'il caresse le cœur par la prospérité."

Saint Grégoire le Grand.

Sainte Suzanne était fille de saint Gabinius et nièce de saint Caïus, pape, son frère, qui étaient d'une race très illustre et proches parents de l'empereur Dioclétien. Son père, qui, depuis sa naissance, s'était fait prêtre, l'eleva avec beaucoup de soin dans la crainte de Dieu et dans l'amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, et, étant devenue grande, elle se consacra entièrement elle-même à son service, et résolut de n'avoir jamais d'autre époux que le Roi des Vierges et des âmes saintes.

Il arriva cependant que Valérie, fille de Dioclétien, que Maximien-Galère avait épousée, mourut et cet empereur, lui voulant donner une autre femme de sa parenté, jeta pour cela les yeux sur Suzanne, dont l'esprit, la sagesse et la beauté étaient extraordinaires et ravissaient tout le monde. Il savait que Caïus, son oncle, était le souverain Pontife des chrétiens, et que Gabinius, son père, était prêtre mais, en ce temps-là, il ne s'était pas encore élevé contre son propre sang, et il n'était pas si ennemi des fidèles qu'il ne préférât l'établissement et l'agrandissement de sa maison et de ses parents à la ruine du Christianisme.

Dans cette pensée, il appela un seigneur romain, nommé Claude, qui était aussi son cousin, et qui touchait encore de plus près aux deux frères, le père et l'oncle de Suzanne, et le pria d'aller chez Gabinius et de lui faire honnêtement la proposition du mariage de sa fille avec Maximien. Claude se tint fort honoré de cette mission, et s'en chargea avec joie. Il vint donc trouver Gabinius, et lui proposa l'affaire qu'il croyait lui devoir être très agréable.

Le saint prêtre ne le rebuta pas, mais lui demanda seulement quelques jours de délai pour en parler au Pape et a sa fille. Ils en conférèrent donc ensemble, et d'abord ces bienheureux frères n'étaient pas éloignés de consentir à l'alliance que l'empereur souhaitait, dans la vue qu'elle pouvait rendre ce prince, et Maximien, son gendre, qui'lui devait succéder, plus favorables aux chrétiens. Mais Notre-Seigneur, qui ne voulait pas établir sa religion par ces moyens humains et politiques, donna une autre pensée à Suzanne. Elle leur déclara donc " que, selon les bonnes instructions qu'elle avait reçues de leur charité, elle s'était consacrée au Roi des rois et qu'elle n'aurait jamais d'autre époux que lui quand elle n'aurait pas résolu de garder inviolablement sa chasteté, elle ne voudrait pas épouser un homme souillé par les abominations de l'idolâtrie et par le massacre d'un nombre infini de chrétiens, comme était Maximien, qui avait souvent pris part à la persécution que Dioclétien leur avait faite ainsi, elle les suppliait de rompre entièrement tous ces pourparlers de mariage ". Caïus et Gabinius louèrent infiniment sa résolution et l'exhortèrent à y persévérer constamment, sans que ni les promesses, ni les menaces, la fissent jamais changer de résolution.
Claude étant revenu après trois jours répéta, en présence du Pape, la proposition qu'il avait faite. Les saints frères lui dirent qu'il fallait voir là-dessus la volonté de la jeune fille, et la firent en effet appeler sur-le-champ. Lorsqu'elle entra dans la chambre, Claude la voulut baiser par honneur comme sa parente mais elle le repoussa lui disant que sa bouche n'avait jamais été souillée d'aucun baiser d'homme, et qu'elle n'avait garde d'en recevoir un d'une personne que le culte des faux dieux et le meurtre des chrétiens rendaient sale et abominable devant Dieu. Claude, surpris de ces paroles, s'excusa de son action, sur ce qu'il lui avait semblé qu'étant son proche parent, il pouvait bien user de cette familiarité avec elle.  Et, pour ce qui était des souillures qu'elle lui imputait, il la prit de lui dire par quels moyens il en pourrait être délivré :
" Ce sera, répondit Suzanne, en faisant pénitence, et en recevant le saint baptême."
Caïus et Gabinius appuyèrent ce discours, et parlèrent si efficacement à ce seigneur des avantages de notre religion, que, ne se mettant plus en peine de sa mission, il embrassa le Christianisme et se fit baptiser, avec Prépédigne, sa femme, et deux fils qu'il avait nommés Alexandre et Cuthias.

Cependant, l'empereur ne recevant point de réponse de la proposition qu'il lui avait envoyé faire à Gabinius, s'informa du sujet de son retard. On lui dit qu'il était tombé malade, et que cela l'avait empêché de venir trouver Sa Majesté ; l'empereur, qui l'aimait, et qui était impatient de savoir la solution de son message, lui envoya Maxime, comte de ses affaires domestiques, pour le visiter et pour apprendre de lui le succès de cette négociation. Maxime, qui était son frère, fut fort surpris de le trouver dans un état de pénitent, les larmes aux yeux, le cilice sur le dos, et prosterné devant un oratoire ; il lui demanda d'où venait ce changement. Claude lui dit ouvertement que Dieu lui avait fait la grâce de lui ouvrir les yeux pour connaître les vérités de la religion chrétienne, et que, reconnaissant combien il était coupable d'avoir adoré les idoles, et d'avoir répandu le sang innocent des chrétiens, il en faisait pénitence. Maxime, touché de ses paroles et de son exemple, lui demanda d'être éclairé des mystères de notre foi. Il le mena à saint Caïus qui le baptisa, et lui donna en même temps les sacrements de la Confirmation et de l'Eucharistie. Claude et Maxime étant ainsi entrés dans le sein de l'Eglise, vendirent tous leurs biens pour avoir de quoi secourir les pauvres fidèles que les longues persécutions avaient réduits à une pauvreté extrême.
L'empereur en fut averti, et apprit en même temps qu'au lieu de décider Gabinius à donner sa fille en mariage à Maximien, ils avaient embrassé sa religion, et étaient des premiers à persuader à cette sainte fille de demeurer vierge. Ces nouvelles l'irritèrent. Il oublia qu'ils étaient ses proches parents et il les fit arrêter avec Prépédigne, Alexandre et Cuthias, et les relégua au port d'Ostie, où ils furent mis à mort.

Il fit aussi emprisonner Gabinius avec Suzanne, et, après cinquante-cinq jours de prison, il pria l'impératrice Prisca, sa femme, de faire en sorte que cette illustre fille consentît à ses volontés. Prisca la fit venir dans son appartement ; mais, comme elle-même était chrétienne, bien loin de lui rien conseiller contre sa résolution et son vœu, elle la fortifia au contraire dans son généreux dessein.

Dioclétien, apprenant qu'elle était inébranlable, la fit reconduire dans sa maison, et permit à Maximien d'y aller pour user de violence. Ce prince y alla ; mais, lorsqu'il entra dans sa chambre, il aperçut un ange d'un éclat merveilleux qui était auprès d'elle et qui la gardait. L'effroi le saisit, et il se retira tout confus sans avoir osé rien entreprendre. Dioclétien attribua cet effet à la magie, et envoya un de ses officiers nommé Macédonius pour contraindre la Sainte d'adorer les idoles. Cet officier lui présenta une image de Jupiter, lui ordonnant, de la part de l'empereur, de lui offrir de l'encens. Suzanne éleva, alors ses yeux et son cœur vers le ciel, et au même instant la statue disparut, et on la trouva dans la rue jetée contre terre.

Macédonius, ne pouvant rien gagner par douceur, eut recours aux menaces et aux supplices ; il la maltraita dans sa propre maison, la battit cruellement et lui déchira le corps à coups de fouets. Enfin, l'empereur apprenant encore qu'elle était inflexible, commanda qu'elle fût décapitée, ce qui fut exécuté secrètement, chez elle, le 11 août 295.

L'impératrice Prisca fut bientôt avertie de ce qui s'était passé ; elle eut une joie extrême de savoir que Suzanne s'était maintenue dans sa foi et dans son innocence, malgré tous les efforts des puissances de la terre. Elle se transporta elle-même la nuit dans le lieu de son supplice, et l'ayant trouvée baignée dans son sang, elle enleva le voile de dessus sa tête, qu'elle trempa dans cette liqueur précieuse. Depuis, elle fit enchâsser ce voile dans une boîte d'argent, et le mit à son oratoire, où elle faisait assidûment sa prière à l'insu de Dioclétien, son mari. Pour le corps de notre Sainte, elle l'embauma, l'ensevelit de ses propres mains, et le fit inhumer dans la grotte même de saint Alexandre, auprès d'une infinité d'autres martyrs.
La maison qui avait été le lieu de sa naissance, de sa conversion sur la terre et de sa mort très-précieuse, fut changée par saint Caïus en une église où il dit la messe en son honneur. Elle était au Quirinal, dans la rue de Mammure, devant le marché de Salluste. Cette église subsiste encore et est occupée par des religieuses Cisterciennes ; c'est aussi un titre de cardinal, et quelques-unes des Eminences qui l'ont possédée ont eu soin de la faire embellir.

On voit sainte Suzanne dans ses images avec une couronne à ses pieds. Elle ne voulut pas épouser le fils de Dioctétien, par amour pour la virginité ; c'est une allusion à ce fait.

Le même jour (que la fête de saint Tiburce) sainte Suzanne, vierge d’une grande noblesse, qui avait refusé, à cause de son vœu de virginité, l’alliance de Galère Maxime, fils de l’empereur Dioclétien, fut décapitée dans sa maison vers 295. Son corps se trouve avec celui de son père, saint Gabinus et celui de sainte Félicité, la mère des Sept Frères Martyrs que l’on honore le 10 juillet, dans l’église de Sainte-Suzanne où l’on fait la Station le samedi de la 3e semaine de Carême.
Saint Gabin appartenait à une famille dalmate, obscure avant qu’elle eût donné au trône des Césars un empereur, Dioclétien, ce soldat de fortune, et à la Chaire de saint Pierre un pape, saint Caïus.
Saint Gabin et saint Caïus étaient frères ; Dioclétien était leur neveu. Saint Gabin se maria et eut une fille nommée Suzanne. Sa femme étant morte, il fut reçu dans le clergé de Rome et honoré de la prêtrise.

Dioclétien, proclamé empereur en 284, s’associa bientôt Maximien-Hercule, qu’il décora du titre d’Auguste. En 292, il s’adjoignit deux autres collègues, qu’il nomma Césars, titre qui équivalait à celui d’héritier présomptif de l’empire : ce furent Constance-Chlore et Galérius. C’était l’institution de la provisoire tétrarchie romaine. Dioclétien désirait marier Galérius avec sa cousine Suzanne. L’impératrice Prisca fut chargée de négocier l’affaire. Sainte Suzanne refusa formellement la main de Galérius, ajoutant qu’elle était Chrétienne et qu’elle s’était consacrée à Dieu.
Par ordre de Dioclétien, un de ses officiers, Macédonius, se rendit chez la jeune vierge avec une statuette de Jupiter Capitolin, posée sur un socle enrichi de diamants : « L’empereur, dit-il, me charge de vous remettre ce présent ; adorez le dieu de César ». Sainte Suzanne saisit et jeta par la fenêtre le présent impérial, qui se brisa sur le pavé, à la vue des passants ébahis.
L’officier revint au palais et raconta la scène à Dioclétien.
Celui-ci était déjà irrité contre le Christianisme, qui pénétrait dans son palais et dans sa famille : sa femme, l’impératrice Prisca, et sa fille Valérie étaient chrétiennes ; le capitaine des gardes, saint Sébastien, était l’un des plus fervents disciples de Jésus-Christ ; la conduite de sainte Suzanne acheva de l’exaspérer. « Va, dit-il à Macédonius, d’un coup d’épée tu me débarrasseras de cette jeune fanatique. » Aussitôt Macédonius court chez sainte Suzanne, et, tirant son épée, lui tranche la tête. C’était l’an 295, saint Caïus étant pape et la Tétrarchie romaine dirigeant encore l’empire.
L’impératrice vint la nuit éponger le sang de la martyre, dont le corps fut enseveli dans le cimetière d’Alexandrie, sur le mont Arenarius. Saint Gabin, son père, et sant Caïus, son oncle, furent aussi décapités, pour l’avoir encouragée à garder inviolablement la Foi et les vœux qu’elle avait faits au Seigneur.
Le nom de sainte Suzanne est encore aujourd’hui un des titres cardinalices.

Les reliques de saint Gabin se trouvent à Lyon, dans l’église des Révérends Pères Jésuites : elles furent données à l’ambassadeur de France, d’Alincourt, par le Pape Paul V, au XVIIe siècle.



11/08 St Tiburce et Ste Suzanne, vierge, martyrs

Tiburce, culte attesté au Ve siècle. Suzanne, au VIe siècle. Fête au XIIe siècle. Simple commémoraison dans l’Octave de St Laurent, la fête des Sts Tiburce et Suzanne fut ‘élevée’ au rang de simple par St Pie X lors de sa réforme du calendrier, puis de nouveau réduite à une commémoraison sous Jean XXIII.

« Le martyr saint Tiburce fut inhumé au cimetière inter duas lauros sur la via Labicana. Le pape Damase orna sa tombe d’une inscription métrique. Le martyrologe hiéronymien fait mention de Tiburce, mais il annonce avec lui Valérien et Cécile, le confondant avec le martyr homonyme qui est commémoré le 14 avril. Les sacramentaires gélasien et grégorien, ainsi que l’évangéliaire de 645, connaissent sa fête. On l’a toujours célébrée à Rome depuis lors.

Pour fixer l’anniversaire de sainte Suzanne le Hiéronymien n’indique pas un cimetière, mais une église de la Ville, située sur l’Alta Semita, près des thermes de Dioclétien. Cette église, appelée en 499 titre de Gaius, était devenue en 595 le titre de sainte Suzanne. Le samedi de la troisième semaine de Carême, on y célébrait la messe stationnale, dans laquelle on lisait le récit de la délivrance de Suzanne au livre de Daniel [1]. La notice de sainte Suzanne se trouve dans Bède et ses héritiers, mais sa fête est à peu près inconnue en France, en Angleterre et en Italie. Elle est mentionnée, au contraire, en Pays alémaniques, à Spire, à Rheinau, à Saint-Gall surtout, où plusieurs calendriers en font mention dès le IXe siècle.

Au XIe siècle, les martyrologes romains de Saint-Cyriaque et de Saint-Pierre annoncent Natale Tyburtii et Susannae à la suite de Bède, ce qui incitera les calendriers à réunir leurs noms. Dans les documents liturgiques du XIe et du XIIe siècle on trouve tantôt Tiburce seul, selon la tradition, tantôt Tiburce et Suzanne, parfois Suzanne seule, comme dans le passionnaire du Latran. A la fin du XIIe, au Vatican on célèbre les deux saints ensemble, tandis qu’au Latran le missel et l’Ordo ne connaissent que Tiburce, le calendrier y ajoutant la mention de Suzanne » [2].

[1] Dan. 13,1, 63.

[2] Cf. Pierre Jounel, Le Culte des Saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École Française de Rome, Palais Farnèse, 1977.

Textes de la Messe


die 11 augusti

Ss. TIBURTII et SUSANNÆ Virg.

Martyrum

Commemoratio (ante CR 1960 : simplex)

Ant. ad Introitum. Ps. 36, 39.
Salus autem iustórum a Dómino : et protéctor eórum est in témpore tribulatiónis.
Ps. Ibid., 1.
Noli æmulári in malignántibus : neque zeláveris faciéntes iniquitátem.
V/. Glória Patri.
Oratio.
Sanctórum Martyrum tuórum Tiburtii et Susánnæ nos, Dómine, fóveant continuáta præsídia : quia non désinis propítius intuéri ; quos tálibus auxíliis concésseris adiuvári. Per Dóminum.
Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Hebrǽos.
Hebr. 11, 33-39.
Fratres : Sancti per fidem vicérunt regna, operáti sunt iustítiam, adépti sunt repromissiónes, obturavérunt ora leónum, exstinxérunt ímpetum ignis, effugérunt áciem gládii, convaluérunt de infirmitáte, fortes facti sunt in bello, castra vertérunt exterórum : accepérunt mulíeres de resurrectióne mórtuos suos : álii autem disténti sunt, non suscipiéntes redemptiónem, ut meliórem invenírent resurrectiónem : álii vero ludíbria et vérbera expérti, ínsuper et víncula et cárceres : lapidáti sunt, secti sunt, tentári sunt, in occisióne gládii mórtui sunt : circuiérunt in melótis, in péllibus caprínis, egéntes, angustiáti, afflicti : quibus dignus non erat mundus : in solitudínibus errántes, in móntibus et spelúncis et in cavérnis terræ. Et hi omnes testimónio fídei probáti, invénti sunt in Christo Iesu, Dómino nostro.
Graduale. Ps. 33, 18-19.
Clamavérunt iusti, et Dóminus exaudívit eos : et ex ómnibus tribulatiónibus eórum liberávit eos.
V/. Iuxta est Dóminus his, qui tribuláto sunt corde : et húmiles spíritu salvábit.
Allelúia, allelúia. V/. Te Mártyrum candidátus laudat exércitus, Dómine. Allelúia.
+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam.
Luc. 12, 1-8.
In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Atténdite a ferménto pharisæórum, quod est hypócrisis. Nihil autem opértum est, quod non revelétur : neque abscónditum, quod non sciátur. Quóniam, quæ in ténebris dixístis, in lúmine dicéntur : et quod in aurem locuti estis in cubículis, prædicábitur in tectis. Dico autem vobis amícis meis : Ne terreámini ab his, qui occídunt corpus, et post hæc non habent ámplius quid fáciant. Osténdam autem vobis, quem timeátis : timéte eum, qui, postquam occídent, habet potestátem míttere in gehénnam. Ita dico vobis : hunc timéte. Nonne quinque pásseres véneunt dipóndio, et unus ex illis non est in oblivióne coram Deo ? Sed et capílli cápitis vestri omnes numerári sunt. Nolíte ergo timére : multis passéribus pluris estis vos. Dico autem vobis : Omnis, quicúmque conféssus fúerit me coram homínibus, et Fílius hóminis confiténtur illum coram Angelis Dei.
In Missis votives post Septuagesimam in fine sequentæ antiphonæ Allelúia omittitur.
Ant. ad Offertorium. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiae : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace, allelúia.
Secreta
Adésto, Dómine, précibus pópuli tui, adésto munéribus : ut, quæ sacris sunt obláta mystériis, tuórum tibi pláceant intercessióne Sanctórum. Per Dóminum.
Ant. ad Communionem. Matth. 10, 27.
Quod dico vobis in ténebris, dícite in lúmine, dicit Dóminus : et quod in aure audítis, prædicáte super tecta.
Postcommunio
Súmpsimus, Dómine, pignus redemptiónis ætérnæ : quod sit nobis, quǽsumus, interveniéntibus sanctis Martýribus tuis, vitæ præséntis auxílium páriter et futúræ. Per Dóminum.



le 11 août

STS TIBURCE et SUZANNE Vierge

Martyrs

Commémoraison (avant 1960 : simplex)

Introït
Le salut des justes vient du Seigneur : et il est leur protecteur au temps de la tribulation.
Ne porte pas envie aux méchants : ne sois pas jaloux de ceux qui commettent l’iniquité.
Collecte
Faites, Seigneur, que nous soyons toujours soutenus par la protection de vos saints Martyrs Tiburce et Suzanne : puisque vous ne pouvez manquer d’accueillir favorablement ceux qui par votre grâce, jouissent d’un tel appui.
Lecture de l’Épître de saint Paul Apôtre aux Hébreux.
Mes Frères : les Saints, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu l’effet des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la violence du feu, échappé au tranchant de l’épée, triomphé de la maladie, déployé leur vaillance à la guerre, mis en fuite des armées ennemis ; par eux des femmes ont recouvré leurs morts ressuscités. Les uns ont péri dans les tortures, refusant la délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection ; d’autres ont souffert les moqueries et les verges ; de plus, les chaînes et les cachots ; ils ont été lapidés, sciés, éprouvés ; ils sont morts par le tranchant de l’épée ; ils ont erré çà et là, couverts de peaux de brebis et de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne ; Ils ont été errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et dans les antres de la terre. Et tous ceux-là ont obtenu un bon témoignage à cause de leur foi en Jésus-Christ.
Graduel
Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés : et il les a délivrés de toutes leurs tribulations.
V/. Le Seigneur est près de ceux qui ont le cœur affligé : et il sauvera les humbles d’esprit.
Allelúia, allelúia. V/. La blanche armée des Martyrs chante vos louanges, Seigneur. Alléluia.
Suite du Saint Évangile selon saint Luc.
En ce temps-là : Jésus dit à ses disciples : Gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. Il n’y a rien de secret qui ne doive être découvert, ni rien de caché qui ne doive être connu. Car, ce que vous avez dit dans les ténèbres, on le dira dans la lumière ; et ce que vous avez dit à l’oreille, dans les chambres, sera prêché sur les toits. Je vous dis donc à vous, qui êtes mes amis : ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, celui-là, craignez-le. Cinq passereaux ne se vendent-ils pas deux as ? Et pas un d’eux n’est en oubli devant Dieu. Les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez plus que beaucoup de passereaux. Or, je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.
Aux Messes votives après la Septuagésime, on omet l’Allelúia à la fin de l’antienne qui suit.
Offertoire
Les âmes des Justes sont dans la main de Dieu, et le tourment de la mort ne les touchera pas ; aux yeux des insensés, ils ont paru mourir, cependant ils sont en paix, alléluia.
Secrète
Recevez, Seigneur, les prières de votre peuple, recevez ses offrandes : et que ce qui vient d’être présenté pour la célébration des mystères sacrés vous soit rendu agréable par l’intercession de vos saints.
Communion
Ce que je vous dis dans l’obscurité, dites-le dans la lumière, dit le Seigneur ; et ce qui est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.
Postcommunion
Nous avons reçu, Seigneur, le gage de l’éternelle rédemption : par les prières de vos saints Martyrs, qu’il soit pour nous le soutien de la vie présente et le secours pour obtenir la vie future.

Leçon des Matines avant 1960.

Troisième leçon. — Tiburce, fils de Chromatius, préfet de Rome, avait embrassé le christianisme, à la persuasion de saint Sébastien. Amené pour ce motif devant le juge Fabien, il se mit à discourir en sa présence sur divers points de la foi chrétienne. Dans sa fureur, le juge ordonna de couvrir le pavé de charbons ardents, et lui dit : « Tiburce, il faudra, ou que tu sacrifies sans délai aux dieux de l’empire, ou que tu marches nu-pieds sur ces charbons » [3]. Se munissant alors du signe de la croix, le Martyr marcha plein de confiance sur le brasier. « Apprends par là, dit-il an juge, que le Dieu des Chrétiens est le seul Dieu. Tes charbons me semblent être des fleurs » [4]. Ce prodige ayant été attribué à la magie, on conduisit Tiburce hors de la ville sur la voie Lavicane, à trois milles de Rome, où on le décapita et où les Chrétiens l’ensevelirent. Le même jour, Suzanne, vierge d’une grande noblesse [5], qui avait refusé l’alliance de Galère Maxime, fils de l’empereur Dioclétien, à cause de son vœu de virginité, et que de nombreux supplices n’avaient pu détourner de sa résolution sainte, fut décapitée dans sa propre maison, sur l’ordre de l’Empereur. C’est ainsi qu’elle monta au ciel, couronnée de la double gloire de la virginité et du martyre.

[3] Je ne sacrifie, répondit Tiburce qu’à un seul Dieu, le Créateur du monde qui règne sur la terre et dans les cieux, et mon plus grand désir est d’être immolé et sacrifié moi-même pour cette confession.

[4] Pour beaucoup de martyrs le Seigneur voulut adoucir miraculeusement certains supplices. Pour d’autres il laissa aux tourments toute leur acuité. Sa grâce s’est montrée également puissante dans l’un et l’autre cas.

[5] Sainte Suzanne était fille de saint Gabinius, frère du Pape saint Caïus, et proche parente de Dioclétien. Elle subit le martyre en 286.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Tiburce, fils de Chromatius préfet de Rome, suit aujourd’hui Laurent sur les charbons où la confession de sa foi l’amène lui-même. A quarante ans de distance, un même Esprit anime les deux témoins du Seigneur Christ et leur suggère une même réponse à leurs bourreaux. Tiburce, marchant sur le brasier, s’écrie : « Apprends que l’unique Dieu est celui des chrétiens ; car ces charbons me semblent des fleurs ».

Dans ce voisinage immédiat du grand archidiacre, assez brillante elle-même pour n’en être pas éclipsée, une vierge illustre prend place à son tour. Parente à la fois de l’empereur Dioclétien et du saint Pape Caïus, Susanne, dit-on, vit un jour le diadème impérial à ses pieds. La blanche couronne qu’elle lui préféra lui valut la palme du martyre, et toutes deux lui assurent une noblesse à jamais plus grande.

Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Saint Tiburce, martyr. 


Station « ad duas lauros » sur la voie de Labicum.


Saint Tiburce, selon les Actes, était le fils du préfet Chromatius, et il fut mis à mort sous Dioclétien. Son corps fut enseveli dans le cimetière ad duas Lauros, non loin de ce qui devint plus tard la villa impériale de Constantin sur la voie Labicane.

Damase y plaça l’inscription suivante :

TEMPORE • QVO • GLADIVS • SECVIT • PIA • VISCERA • MATRIS 

EGREGIVS • MARTYR • CONTEMPTO • PRINCIPE • MVNDI 
AETHERIS • ALTA • PETIT • CHRISTO • COMITANTE • BEATVS 
HAEC • TIBI • SANCTVS • HONOR • SEMPER • LAVDESQVE • MANEBVNT 
CARE • DEO • VT • FOVEAS • DAMASVM • PRECOR • ALME • TIBVRTI 

Quand le glaive du persécuteur transperçait le sein de la Mère Église, 
ce noble martyr, méprisant les ordres du prince temporel, 
suivit, bienheureux, le Christ au royaume céleste. 
Cela t’a mérité les honneurs de la liturgie sacrée et une louange impérissable. 
O saint martyr Tiburce, cher à Dieu, je te supplie de protéger Damase.


Grégoire IV transféra le corps de Tiburce à Saint-Pierre, et, dans l’Ordo Romanus XI, nous lisons que le Pape, avant de commencer les vigiles solennelles au Vatican, allait encenser l’autel de saint Tiburce.

La liste des Évangiles de Würzbourg, d’accord avec la plus ancienne tradition romaine, n’indique que la seule messe de saint Tiburce, avec la lecture évangélique : Hoc est praeceptum meum [6], comme pour la vigile des Apôtres. Sainte Susanne est venue plus tard.

La messe était ainsi composée : Introït, Iustus ut palma, comme pour la fête de saint Paul ermite, le 15 janvier.

Collecte. — « Que la protection du bienheureux Tiburce nous aide sans cesse, Seigneur, car vous ne pourrez pas ne pas regarder favorablement ceux à qui vous accordez d’avoir un patron si puissant ». Voici un autre argument pour prouver que la dévotion aux saints ne retire rien au culte que nous devons à Dieu. C’est le Seigneur lui-même qui confie l’Église et les âmes des fidèles à la protection des saints, afin que ceux-ci, par leurs prières, soient, avec les anges gardiens, les ministres de la divine Providence pour conduire au salut éternel ceux qui les honorent dévotement.
Le répons-graduel Os iusti est la même que pour saint Pierre Nolasque, le 31 janvier, tandis que le verset alléluiatique, tiré du psaume 8, est le suivant : « Alléluia. Gloria et honore coronasti eum, Domine » [7].

L’antienne pour l’offrande des oblations est la même que le 31 janvier. Suit la collecte sur les oblations : « Recevez, Seigneur, les prières de votre peuple, recevez ses offrandes ; et que ce qui vient d’être présenté pour la célébration des mystères sacrés, vous soit rendu agréable par l’intercession de vos saints. »

Il y avait aussi pour ce jour une préface propre : Vere dignum... Qui dum beati Tiburtii merita gloriosa veneramur, auxilium nobis tuae protectionis adfore deprecamur ; quoniam credimus nos per eorum intercessionem qui tibi placuerunt, peccatorum nostrorum veniam impetrare. Per, etc [8].

L’antienne pour la Communion, Posuisti, est la même que le 26 janvier.

Après la Communion : « Nous avons reçu, Seigneur, le gage de l’éternelle rédemption. Par les prières du bienheureux Tiburce, qu’il soit pour nous le soutien de la vie présente et le secours pour obtenir la vie future ».

Sainte Susanne, vierge et martyre. 


Station « ad duas domus, iuxta Diocletianas ».


Aujourd’hui le Martyrologe Hiéronymien indique la station de l’anniversaire de sainte Susanne dans l’antique titulus Gaii, ou titulus Susannae, près des thermes de Dioclétien, qui remonte au commencement du IVe siècle. Les Actes de la Sainte datent du siècle suivant et leur authenticité est douteuse. Selon ce document, Susanne périt par le glaive dans sa propre demeure, victime de la haine de Dioclétien contre la foi chrétienne. Son corps aurait été d’abord enseveli sur la voie Nomentane, près de la crypte du martyr Alexandre ; plus tard, cependant, on le vénéra dans le Titre élevé sous son vocable ; on y lisait cette inscription sépulcrale :

OLIM • PRESBYTERI • GABINI • FILIA • FELIX HIC • SVSANNA • IACET • IN • PACE • PATRI • SOCIATA [9]

Le culte de sainte Susanne prit, à Rome, un nouveau développement quand Serge Ier, qui avait été prêtre du titulus Susannae, fit restaurer cette église, la dotant de biens. Léon III et Charlemagne durent eux aussi y déployer leur munificence, car leurs images figuraient dans la mosaïque absidale, et une inscription commémorative de ces travaux attestait même que le Pontife avait également transporté en ce temple le corps de sainte Félicité.

Une messe distincte, en l’honneur de sainte Susanne, le 11 août, apparaît déjà en diverses listes de péricopes évangéliques, comme, par exemple, dans les manuscrits de Rheinau et de Spire, publiés par Gerbert, Ranke, etc. Le Missel actuel a fondu les deux synaxes primitives de saint Tiburce et de sainte Susanne — celle de la voie Labicane et celle de l’alta semita, ad duas domus — en une unique messe : (Salus autem), du Commun. Les collectes, avec l’adjonction du nom de Susanne, sont les mêmes que celles que nous avons rapportées plus haut pour saint Tiburce ; et la première lecture est identique à celle de la fête de saint Sébastien, le 20 janvier.

[6] Ioann. 15. 12-16.

[7] Vous l’avez couronné de gloire et d’honneur.

[8] Il est vraiment digne... Alors que nous vénérons les mérites glorieux du bienheureux Tiburce, nous vous prions de nous accorder le secours de votre protection ; car nous croyons que par l’intercession de ceux qui vous ont plus, nous pouvons demander le pardon de nos péchés.

[9] Autrefois heureuse fille du prêtre Gabin, ici Suzanne repose en paix associée son père.

Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique

Témoins du Christ.

1. Saint Tiburce et sainte Suzanne. — Jour de mort : le 11 août, vers 303. Tombeaux : le corps de saint Tiburce fut déposé dans le cimetière proche de la voie de Lavicum ; Grégoire IV le fit plus tard transporter à Saint-Pierre. Les reliques de sainte Suzanne sont à Rome, dans l’église qui porte son nom. Vie : Nous éprouvons toujours une profonde vénération pour les martyrs des anciens temps de l’Église. Quand bien même nous les connaissons fort peu, nous voyons toujours en eux des représentants de la « glorieuse armée des martyrs », des témoins du Christ. Le martyrologe relate : « A Rome, « entre les deux lauriers », fête de saint Tiburce, martyr. Sous le juge Fabien, durant la persécution de Dioclétien, il fut condamné à marcher nu-pieds sur des charbons ardents. Comme il confessait sa foi avec d’autant plus de constance, on le conduisit à trois milles de la ville où il eut la tête tranchée ». D’après les Actes, Tiburce était le fils du préfet Cromatius. — « A Rome, sainte Suzanne, vierge de haute naissance et nièce du pape Caïus, décapitée ; elle mérita ainsi la palme du martyre ».

2. La Messe. — C’est la messe du commun de Martyrs (Salus autem). L’Épître seule est propre (Ép. aux Hébreux, XI, 33-39) ; elle rappelle en peu de mots toute l’étendue des souffrances endurées par nos saints martyrs. Cela uniquement pour rendre témoignage au Christ. En entendant cette épître, sachons reconnaître combien nous sommes petits. Quels sacrifices faisons-nous pour notre foi ? Cette lecture sera plus impressionnante encore, si nous nous représentons au tombeau des martyrs où nous voyons, pour ainsi dire, leurs blessures se rouvrir et saigner.




August 11

St. Susanna, Virgin and Martyr

Third Age.

SHE was nobly born in Rome, and is said to have been niece to Pope Caius. Having made a vow of virginity, she refused to marry; on which account she was impeached as a Christian, and suffered with heroic constancy a cruel martyrdom. No genuine acts of her life are now extant; but she is commemorated in many ancient Martyrologies, and the famous church which is at present served by Cistercian monks, has borne her name ever since the fifth century, when it was one of the titles or parishes of Rome. St. Susanna suffered towards the beginning of Dioclesian’s reign, about the year 295.

Sufferings were to the martyrs the most distinguishing mercy, extraordinary graces, and sources of the greatest crowns and glory. All afflictions which God sends are in like manner the greatest mercies and blessings; they are the most precious talents to be improved by us to the increasing of our love and affection to God, and the exercise of the most heroic virtues of self-denial, patience, humility, resignation, and penance. They are also most useful and necessary to bring us to the knowledge of ourselves and our Creator, which we are too apt to forget without them. Wherefore whatever crosses or calamities befall us, we must be prepared to bear them with a patient resignation to the divine will; we ought to learn from the martyrs to comfort ourselves, and to rejoice in them, as the greatest blessings. How base is our cowardice, and how criminal our folly, if, by neglecting to improve these advantageous talents of sickness, losses, and other afflictions, we make the most precious mercies our heaviest curse! By honouring the martyrs, we pronounce our own condemnation.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.


Sts. Tiburtius and Susanna

Roman martyrs, feast 11 August. The story is related in the legend of St. Sebastian that Chromatius, prefect of Rome, condemned several Christians to death. The prefect, however, was converted by St. Tranquillinus and baptized by Polycarp. Tiburtius, the only son of Chromatius, was also baptized through the persuasion of St. Sebastian, who was his godfather in baptism. Tiburtius during the persecution of Diocletian lay hidden in his father's house. Accused by a traitor, he was brought before the prefect Fabianus and tried. He confessed his faith which he confirmed by a miracle, for protecting himself only by the sign of the cross he walked over red-hot coals barefoot without suffering any injury. But the miracle was ascribed to magic and Tiburtius was beheaded at the third mile-stone of the Via Lavicana. This was in the year 286. The spot of execution was called, "at the two laurel trees".

Saint Susanna, virgin and martyr, is said to have been the daughter of St. Gabinius. She was beheaded about the year 295, at the command of Diocletian, in her father's house. This house and the adjoining one belonging to her uncle, the prefect Caius, which were near the two laurel trees, were turned into a church, later the titular church of St. Susanna ad duas domos (cf. Kehr, "Italia pontificia", I, 61 sq.). The authenticity of the Acts of Sts. Sebastian and Susanna has been rightly questioned; however, the martyrdoms and the day of death (11 August) are established by the witness of the oldest Martyrologies and the earliest places of worship.

Sources

Acta SS., II Feb., 271-7; III April, 14-6; and II August, 613-32

Meier, Gabriel. "Sts. Tiburtius and Susanna." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton Company, 1912. 10 Aug. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/14720a.htm>.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Saint Susanna of Rome

Profile

Roman noble, the beautiful daughter of Saint Gabinus, and niece of Pope Caius, living in the early part of Diocletian‘s reign when the last large-scale persecutions were building steam. Having made a private vow of virginity, and not wanting to be part of a family that murdered her family in faith, she refused to marry Maximian, Diocletian‘s son-in-law. Her piety was such that she converted Claudius and Maximus, relatives and the messengers sent to bring her to Maximian. In revenge, she was exposed as a Christian, beaten, and martyred.

No reliable Acta of her life have survived, but her story has, and she is commemorated in many ancient Martyrologies. A Roman parish and church has borne her name since the fifth century. In 1969 she was dropped from the universal calender of saints, but her memorial is still celebrated in Saint Susanna’s basilica in Rome.

Saint Susanna

Virgin and Martyr

(† 286)

Saint Susanna was nobly born in Rome, the daughter of a certain Gabinius, who after his conversion became a priest; she was also the niece of Pope Saint Caius, her father's brother. This family was also related to the emperor Diocletian. Susanna's father had raised her with great care in the fear of God and love of Jesus Christ, and she had made a private vow of virginity. Diocletian, wishing to obtain the consent of this very beautiful maiden to marry his favorite, Maximian, sent a certain Claudius, another member of her family, to propose the espousals. She refused to consent, making known to her father and Saint Caius her vow, and saying that even if she had not resolved to conserve her chastity, she would not wish to marry a man responsible for the massacre of an infinite number of Christians. The Emperor's messenger was converted by her confession of faith, and became a fervent penitent.

When Diocletian received no answer from his messenger concerning the results of the commission, and then learned of the conversion of Claudius, he was very irritated; then with Claudius he arrested Suzanne, Gabinius her father, and several other Christians. He had Suzanne beaten in her residence, then decapitated secretly. The emperor's wife, Prisca, who was also a Christian in secret, buried her body clandestinely and prayed to her as a holy martyr. Later the house of Gabinius was transformed by Pope Saint Caius into a church; it eventually became a convent for Cistercian nuns. Saint Susanna suffered towards the beginning of Diocletian's reign, about the year 295.

Reflection: Sufferings were to the martyrs extraordinary graces, and sources of the greatest crowns and glory. All afflictions which God sends are His greatest mercies and blessings. They are precious talents which we must make fruitful, to increase our love and affection for God. They are exercises for the most heroic virtues of self-denial, patience, humility, resignation, and penance.

Les Petits Bollandistes: Vies des Saints, by Msgr. Paul Guérin (Bloud et Barral: Paris, 1882), Vol. 9; Little Pictorial Lives of the Saints, a compilation based on Butler's Lives of the Saints and other sources by John Gilmary Shea (Benziger Brothers: New York, 1894).


Virginmartyr Susanna

The Holy Martyr Susanna the Virgin was the daughter of Presbyter Gavinius and a niece of the Holy Bishop Caius of Rome (283-296). She was raised in strict Christian piety and in her youthful years dedicated herself to God. The family of the saint was related to the emperor Diocletian (284-305), who heard reports of her virtue and beauty.

Having decided to give St Susanna in marriage to his co-emperor Maximian (305-311), Diocletian sent his own kinsman, the dignitary Claudius, to the priest Gavinius, and then his own brother Maximus. Both of them, together with the wife of Claudius Prepedigna and her sons Alexander and Cythius, accepted Baptism after conversation with the pious family. Having learned that the entire family of his relatives had been converted to Christianity, Diocletian sent them into exile.

Soon they burned the martyrs at Ostia, not far from Rome, and threw the ashes into the sea. They took the holy virgin Susanna to the palace, and the empress tried to persuade her to submit. But the empress, secretly a Christian, supported the martyr in her intention to preserve her virginity for the sake of the Lord. She explained to the emperor about the virgin’s unwillingness to enter into marriage with a pagan. Diocletian gave permission to his co-ruler to defile the holy virgin, but an angel defended her.

Macedonius began to urge the martyr to offer sacrifice to the idols. “I offer myself in sacrifice to my Lord,” she answered. Then Macedonius cut off the martyr’s head. The empress secretly buried the body of the saint. The room where the murder occurred was consecrated into a church by the holy Bishop Caius. Soon the father of St Susanna, Presbyter Gavinius, accepted a martyr’s end, as did St Caius in the year 296.


Santa Susanna di Roma Martire


Nel Martirologio geronimiano viene commemorata l'11 agosto. Altri codici citano un cimitero di san Susanna ma, a parte questo, si soltanto che a Roma, a partire dal 595, vi era una chiesa a lei dedicata. La "Passio" della santa, forse non del tutto attendibile, dice che era figlia del presbitero Gabinio, fratello del vescovo Gaio e cugino dell'imperatore Diocleziano (fine III - inizio IV sec.). Il suo destino era di diventare la sposa del figlio dell'imperatore, Massimiano. Susanna si oppose ma il rifiuto le costò la vita. Condannata a morte, venne decapitata nella sua stessa casa e sepolta nella zona di Figlinas, l'odierna Coazzo sulla via Nomentana, nel cimitero di sant'Alessandro. Nessuna altra fonte, in ogni caso, fornisce elementi utili per identificare il sepolcro. (Avvenire)

Etimologia: Susanna = giglio, la donna pura, dall'ebraico (in aramaico Shoshana)

Emblema: Palma

Martirologio Romano: Nello stesso luogo, commemorazione di santa Susanna, sotto il cui nome, celebrato tra i martiri negli antichi fasti, fu dedicata a Dio nel VI secolo una basilica nel titolo di Caio presso le Terme di Diocleziano.


Nel Martirologio Geronimiano è commemorata l’11 agosto e altri codici lo confermano citando un cimitero di S. Susanna, ma bisogna dire che in realtà a Roma vi era un titolo (chiesa) intestato a lei a partire dal 595, mentre precedentemente lo stesso titolo era intestato a s. Gaio. 

La “passio” della santa, abbastanza leggendaria, dice che era figlia del presbitero Gabinio, fratello del vescovo Gaio e cugino dell’imperatore Diocleziano; essa fu chiesta per sposa del figlio dell’imperatore, Massimiano ma essendosi rifiutata, fu condannata a morte e decapitata nella sua stessa casa e sepolta nella zona di Figlinas, odierna Coazzo sulla via Nomentana, nel cimitero di s. Alessandro.

Comunque nonostante ciò, nessuna altra fonte ci può indicare dove è stato realmente il suo sepolcro.


Autore: Antonio Borrelli